Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

Publicité

"MALEVIL" (1981)

Trente ans avant la vogue de films post-apocalyptiques qui a fleuri aux U.S.A. principalement, « MALEVIL » explore déjà le même territoire et s’avère d’autant plus remarquable qu'il s’agit d’une production européenne (franco-allemande pour être précis) et qu’au vu du casting, on ne pouvait guère prévoir une telle réussite.

L’action se déroule à la campagne et suit quelques survivants d’un holocauste nucléaire quiMALEVIL apprennent à s’en sortir dans les cendres et les décombres. Ils feront même connaissance d’un autre groupe, mené par un dictateur givré car, comme l'homme est ce qu'il est, il y aura une guerre, des morts, des luttes de pouvoir alors même qu'il ne subsiste qu’une poignée d’individus.

La fable est belle et poignante, les décors sont d’une magnifique austérité mortuaire, les cadrages en format Scope superbes de maîtrise. On a rarement (jamais ?) vu Michel Serrault aussi sobre et puissant qu’en leader mutique. On sera plus réservé sur le choix de Jacques Villeret dans un rôle de débile mental. Il le joue tout à fait bien, mais sa personnalité est bien trop identifiable pour qu’on y croie un instant. Sans doute cela passait-il mieux à l’époque de la mise en production.

À noter un plus bref mais efficace numéro de Jean-Louis Trintignant jouant le « directeur », gourou mégalo de l’autre groupe, abject personnage pourtant si crédible.

À condition d’accepter d’emblée le rythme extrêmement lent, la rareté des dialogues, la froideur de la narration, « MALEVIL » est vraiment un très beau film, unique dans le cinéma français. On pourra regretter l’épilogue qui tombe comme un cheveu sur la soupe, pas suffisamment explicite pour faire un bon « twist » et gâchant légèrement le ‘mood’ général du film.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Je viens de faire une recherche rapide (que j'aurai du faire avant de poster mon commentaire précédent, désolé) il y a un bon article wikipédia sur le livre, paru en 1972.
Répondre
D
Bonjour, moi non plus, je ne l'ai pas vu en tant que film. Par-contre, j'ai lu le livre qui l'a inspiré: Malevil, de Robert Merle, un très bon roman d'anticipation. A mon avis, la qualité du livre<br /> a sa part dans la réussite du film, car j'en garde un grand souvenir,celui d'une atmosphère très forte de fin du monde et ça fait au moins 15 ans que je l'ai lu. Je le conseille à tout le monde. Et<br /> dans un roman, la lenteur, l'attente sont des atouts que l'on accepte mieux que dans un film. Le genre de livre dans lequel on veut rester, on a pas envie qu'il se termine.
Répondre
F
<br /> <br /> Le film est lent, oui, mais ce n'est pas forcément un défaut. Le premier quart-d'heure est même brillant, alors qu'on n'y voit que des gens choqués, assis par terre, muets...<br /> <br /> <br /> <br />
L
Honte sur moi. Je ne l'ai jamais vu... Il est vrai que l'anticipation à la française en film... Cependant, ce genre a été pas mal fait à la télé française dans les années 60 et 70.
Répondre
F
<br /> <br /> Un DVD de bonne facture vient de sortir. Le film vaut le coup d'oeil...<br /> <br /> <br /> <br />
M
Voilà qui donne envie de voir ce film que je connaissais pas. Fort peu de films d'anticipation français (ne serait-ce que parce que ça coûte un bras), mais je me rappelle vaguement un truc intitulé<br /> 'Demain les mômes', avec Niels Arestrup...
Répondre
P
je ne l'ai pas revu pas récemment mais je n'ai aucun souvenir d'un rythme lent
Répondre