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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"LA POURSUITE INFERNALE" (1946)

DARLING CLEMENTINE (2)La légende de Wyatt Earp et du duel à OK-Corral a depuis si longtemps supplanté la réalité, que John Ford n’a eu qu’à reprendre quelques évènements, les remodeler selon sa DARLING CLEMENTINE (1)sensibilité, leur donner une logique, pour que « LA POURSUITE INFERNALE » fasse définitivement oublier ce faits-divers somme toute banal et le transcende en une geste de l'Ouest de proportion mythologique.DARLING CLEMENTINE

Avant toute chose, le film est le portrait d’un homme. Mais un Homme avec un ‘H’ majuscule : un honnête homme, humble, sûr de lui, proche de sa famille, courageux et calme. Earp est jeune, mais il a la sagesse d’un patriarche et comme son père probablement, aime à se balancer sur un rocking chair en regardant sa ville s’éveiller. Il aime aussi aller chez le barbier et se faire beau. Le seul moment où on le voit démuni, c'est devant un sentiment qu'il ignorait jusqu'ici : l’amour. « Mac… » demande-t-il au vieux barman, « As-tu déjà été amoureux ? », « J'ai été barman toute ma vie », répond Mac dans une des plus jolies répliques du film.

Le scénario se concentre sur le comportement de Wyatt Earp, sur ses réactions, quitte à délaisser complètement l’intrigue, autrement dit l’enquête pour confondre les Clanton. Ce qui intéresse Ford, c'est de fantasmer cet homme de l'Ouest, tel qu'il n’a certainement jamais existé, mais que tout le monde aurait rêvé d’avoir comme aïeul. Le choix d’Henry Fonda est un des atouts principaux du réalisateur. Digne, simple, un peu raide, l’acteur investit son personnage, le rendant à la fois extrêmement humain et quasi-métaphorique. Toute la séquence deDARLING CLEMENTINE (3) l’inauguration de l’Église, la marche de Earp au bras de la jolie Clementine et leur danse sur le plancher de bois, serre inexplicablement la gorge par sa pudeur et l’espoir qu'il porte. Un morceau de cinéma apparemment anodin, mais qui pourrait symboliser toute l’œuvre de John Ford.

L’épais Victor Mature est un curieux choix pour incarner le maladif Holliday, mais il s’en sort très bien. Au sein d’un cast d’ensemble formidable, c'est Walter Brennan qui étonne le plus en chef de clan faussement gâteux, fourbe et cruel. Un splendide contremploi !

Il faudrait tout citer dans « LA POURSUITE INFERNALE » (quel curieux titre français, tout de même !), de la photo en clairs-obscurs parfois proche du ‘film noir’, aux cadrages impeccables, en passant par la richesse laconique du dialogue (« M’ame… I sure like that name… Clementine »).

C'est évidemment un chef-d’œuvre du western, mais surtout du cinéma tout court. Et pour paraphraser l’affiche de « JUGE ET HORS-LA-LOI » : « Si ça ne s’est pas passé comme ça… Eh bien, ça aurait dû ! ».

DARLING CLEMENTINE (4)

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V
Comment ai-je pû passer à coté d'un tel chef-d'oeuvre ? Je viens juste de réparer mon erreur monumentale et je suis venue à mon tour dire à quel point ce film est un bijou du cinéma...Et il me<br /> reste encore "L'homme aux colts d'or" et "L'étrange incident" à découvrir...<br /> De plus, après la discussion d'hier sur "Il était une fois dans l'Ouest", j'ai follement envie de revoir cet autre joyaux. Je vais passer la semaine avec le grand Henry.
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C
<br /> Au sujet de l'inépuisable John Ford, je vous signales un cycle de 4 mois sur son Oeuvre à la Cinémathèque royale de Belgique. Voilà l'adresse du cite web: www.cinematek.be<br /> Il y aura des conférences, plus de 100 films... à partir de 29 septembre prochains. Bonne soirée à tous<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Merci du tuyau.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Un chef-d'oeuvre à coup sûr ! Je ne sais plus si je l'avais mis ou non dans ma liste des westerns indispensables mais il l'est. Je me souviens avoir été particulièrement impressionné par la<br /> prestation de Victor Mature.<br /> <br /> Dire que John Ford aurait vraiement rencontré Earp !<br /> <br /> <br />
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