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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"L’AUTRE CÔTÉ DE LA VIOLENCE" (1976)

ROMA (2)« L’AUTRE CÔTÉ DE LA VIOLENCE » est un de ces polars urbains comme il s’en produisait beaucoup en Italie dans les seventies. Marcel Bozzuffi en tourna quelques-uns parfois en truand, parfois en flic affrontant les narcotrafiquants. Ici, il y a une variante : les méchants braqueurs-violeurs-assassins poursuivis par notre cher commissaire franco-romain, ne sont pas de vulgaires malfrats de bas-étage, mais font partie de la « jeunesseROMA (1) dorée » italienne ! Quatre gosses de riches ultra-protégés qui font régner la terreur, sûrs de leur impunité.

Alors que Bozzuffi, flic sympathique mais un peu mou du genou, peine à trouver les coupables, le père d’une victime, l’ex-acteur de ‘spaghetti western’ Anthony Steffen (qui ressemble dans ce film à un chanteur pour thé dansant), s’improvise ‘vigilante’ et prend les choses en main.

Le scénario en vaut un autre et aurait pu donner lieu à un bon thriller et pouvait même développer une thématique intéressante. Hélas ! C'est atrocement mal filmé au zoom (un par plan, à peu près), la photo pique les yeux, la BO de film porno écorche les oreilles ROMAet au lieu de fouiller les personnages, les auteurs préfèrent se vautrer dans d’antédiluviennes poursuites en voiture. C'est truffé de ralentis hideux, les bagarres sont « dynamisées » à coups d’accélérés involontairement hilarants. Bref, c'est visuellement à peine digne d’un épisode de « DERRICK » et on a même droit à une séquence de viol inutilement détaillée et bêtement voyeuriste, dans une serre.

Dans un cast désolant, Bozzuffi règne évidemment en maître. Même si on ne sait strictement rien de la vie personnelle de ce commissaire, il lui donne une certaine chaleur humaine et son étrange relation avec un jeune bon-à-rien lui servant d’indic, laisse deviner une générosité peu utilisée par le scénario.

La confrontation entre un flic intègre mais ligoté par le système et un justicier jusqu'auboutiste n’a jamais été sérieusement traitée au cinéma. Ce n’est pas « L’AUTRE CÔTÉ DE LA VIOLENCE » qui fera exception.

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