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Contrairement aux films de superhéros Marvel qui veulent avoir une approche « adulte » des vieilles têtes de gondole des comic books, « GREEN LANTERN » s'adresse clairement à un public beaucoup plus jeune, voire enfantin. Il faut dire qu’à la base, le héros en question est difficile à définir, ses pouvoirs et les univers où il évolue sont compliqués à mettre en place et
surtout, il n’est pas le plus célèbre des musclors en collants bariolés.
Les auteurs adoptent une narration spielberguienne avec ce prologue sur l’enfance du futur héros et ne craignent pas le prêchi-prêcha avec leur discours sur les « vraies valeurs » : ici, la toute-puissance vient de la volonté, alors que le Mal est engendré par la peur, dont se nourrit le gros monstre galactique. Pourquoi pas ? Tout cela est bien gentil, mais force est de reconnaître que le casting est très faible, les comédiens manquent du charisme le plus élémentaire, à commencer par Ryan Reynolds qui – pour rester courtois – n’a pas l’air excessivement dégourdi. Peter Sarsgaard quant à lui, joue un ‘geek’ qui se transforme en Elephant Man au cheveu gras. Il a bien du mérite ! Une fois de plus, on déplore le sous-emploi d’Angela Bassett qui apparaît brièvement en savante.
Le scénario se résume à des allers-retours incessants entre la Terre et la planète Oa (sic !), à des bastons en F/X un brin lassantes. Mais pour fastidieux qu'il soit, « GREEN LANTERN » est presque sauvé par une seule séquence : alors que le superhéros vient rendre visite à sa copine d’enfance sur son balcon (sympathique clin d’œil à ‘Superman’), celle-ci le reconnaît immédiatement, malgré son petit masque vert. ENFIN ! On attendait de voir ça depuis « ZORRO » ! Des décennies à se demander pourquoi personne ne parvient à identifier les héros masqués uniquement par la grâce de quelques centimètres de tissu. Ces quelques secondes de plaisir cathartique sauvent (presque) la mise !