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« EVIL SPIRITS : THE LIFE OF OLIVER REED » écrit en 2000 par Cliff Goodwin, commence par un chapitre saisissant sur la mort de l’acteur, dans un bar à Malte où il se soûlait consciencieusement pendant le tournage de « GLADIATOR ». Le reste du livre est un flash-back sur la vie et la carrière de ce neveu du vénérable réalisateur Carol Reed, destiné à devenir une énorme star, mais plombé par son comportement suicidaire.
C'est un peu triste, mais souvent amusant. On apprend ainsi qu’Oliver s’était fait faire un
tatouage sur la zigounette qu'il aimait à exhiber dans les restaurants. Robert Mitchum ou Robert Vaughn en firent les frais. On est surpris de savoir qu'il fut sérieusement envisagé pour jouer 007, mais que l’inconnu George Lazenby lui fut préféré, qu’Anthony Burgess s’inspira de lui pour créer le personnage d’Alex dans son roman « ORANGE MÉCANIQUE ».
On « assiste » à la bagarre qui lui valut cette vilaine cicatrice au visage. On est navré d’apprendre qu'il ne s’entendit guère avec Lee Marvin, à la personnalité pourtant voisine. Que Bette Davis et Raquel Welch le haïssaient profondément. Qu'il fut viré d’un film de Renny Harlin la veille du tournage, pour s’être soûlé en public. Mais on s’amuse quand Sarah Miles sur le plateau de « VENIN », lui demande d’éjecter Klaus Kinski, dont les crises de nerfs exaspèrent tout le monde. « Je suis cinglé », répondra ‘Ollie’ prudent quand il le fallait, « Mais pas idiot ».
Cette biographie survole cette personnalité volatile et complexe sans en donner réellement les clés. Mais à travers les témoignages, les anecdotes et le souvenir de ses trop rares grands rôles, se dessine un parcours erratique, gâché, qui laisse pas mal de regrets. Car des « LOVE » et des « DIABLES », il n’y en a finalement pas beaucoup eu dans la filmographie d’Oliver Reed…