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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"SATURN 3" (1980)

« SATURN 3 » n’a rien d’un western, absolument rien. C'est un film de science-fiction mâtiné d’horreur, qui chasse sur les terres des premiers « STAR WARS » et « ALIEN », sortis tout récemment. Le scénario en valait bien un autre, même si à bien y regarder, il était si mince qu'il aurait pu être développé en un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes. C'est d’abord la production qui pèche, par ses décors risibles, évoquant ceux de la série « COSMOS 1999 », par les timides séquences « déshabillées », tentant d’exploiter la silhouette de Farrah Fawcett (et d’un Kirk Douglas de 66 ans par la même occasion !), et un dialogue d’une pauvreté décourageante.

Si ce film nous intéresse ici, c'est par le message sous-jacent qu'il tente de faire passer entre les lignes : en 1980, le western, genre populaire par excellence était à l’agonie, et le succès mondial des films de George Lucas avait fait dire à la critique qu'ils étaient « les westerns de l’an 2000 ». Ce n’était d'ailleurs pas totalement erroné.

À la barre de « SATURN 3 », le vétéran Stanley Donen, pas au top de sa forme, engage un vieil acteur de westerns, quelque peu « has been » comme Douglas, le fait traiter de « vieillard obsolète » à tout bout de champ, mais prend bien soin de montrer qu'il est toujours en pleine forme physique. C'est un peu comme si le cinéma « moderne » se moquait de celui de ses aïeux, par la bouche d’Harvey Keitel ! Résultat ? Le vieux cowboy, capable de sacrifice, parvient malgré tout, à vaincre le méchant robot, là où son jeune rival sans cœur avait lamentablement échoué. La revanche des papys, en somme…

Kirk Douglas grimace énormément, se donne du mal, Farrah Fawcett joue les playmates avec une incroyable gaucherie, et Keitel est entièrement post-synchronisé par un autre comédien. Ils donnent tous trois les pires prestations de leurs carrières. Quant à Elmer Bernstein, qui signa jadis la musique des « 7 MERCENAIRES », les grands espaces infinis, ne sont pas non plus faits pour lui.

« SATURN 3 » est donc un navet, mais peut être vu comme la réponse un peu dérisoire du western moribond, à son successeur arrogant.

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