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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"LE FANTÔME DE CAT DANCING" (1973)

Réalisé par celui à qui l’on doit « LE CONVOI SAUVAGE », ce western « maudit » (par la faute d’un tournage éprouvant, où éclata un scandale), réunissant un champion du box-office U.S. et une actrice anglaise sophistiquée, avait tout pour plaire. Le scénario est clairement influencé par « L'HOMME DE L’OUEST » : l’attaque du train, le sac plein d’argent, le strip-tease puis le viol de l’héroïne, la ville-fantôme et même la présence vingt ans après de Lee J. Cobb, tout renvoie au chef-d’œuvre d’Anthony Mann. Mais hélas, nous en sommes loin.

Malgré l’agréable souvenir qu'il a pu laisser à ceux qui l’ont découvert il y a quelques années, « LE FANTÔME DE CAT DANCING » est un western hivernal monotone, manquant terriblement de péripéties pour soutenir l’intérêt. Les scènes montrant les poursuivants sont trop superficielles pour que puisse se développer le moindre suspense et en mari revanchard amoureux des fusils à lunette, George Hamilton est loin d’être aussi inquiétant que Gene Hackman dans « LES CHAROGNARDS » ! Quant à Cobb, il refait son numéro de flic de « L’EXORCISTE » tourné la même année.

La love story, véritable raison d’être du projet, est plombée par le jeu léthargique de Burt Reynolds qui tire une gueule de trois kilomètres pendant tout le film, rendant son personnage complètement opaque. Généralement malicieux voire cabotin, l’acteur s’essaie ici à un style d’interprétation qui deviendra sa signature sur ses vieux jours et qui ne lui réussit pas forcément. N’est pas Charles Bronson qui veut... Sarah Miles, l’inoubliable « FILLE DE RYAN », est mignonne et compose une Catherine originale et imprévisible. Jack Warden est bestial à souhait en hors-la-loi capable de tuer un homme à coups de poing pour une simple dispute et Bo Hopkins écope du rôle du jeune crétin obsédé sexuel.

« LE FANTÔME DE CAT DANCING » est trop long pour la minceur de son scénario et des scènes comme les retrouvailles sous la tente du vieux chef indien, sont subitement bavardes à l’extrême. Le film est arythmé et finit par désintéresser totalement. C'est dommage car les paysages sont aussi beaux que variés et Reynolds a tout de même une sacrée « gueule » en ex-officier barbu hanté par le passé. Une ou deux séquences, comme la bagarre entre lui et Warden dans le village abandonné, sont parfaitement maîtrisées. Mais l’ensemble laisse une sensation d’uniformité soporifique.

 

À NOTER : le film vient de sortir dans la collection « WARNER ARCHIVES », disponible uniquement aux U.S.A.

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C
LE FANTÔME DE CAT DANCING est un film tout à fait réussi. Comme LE CONVOI SAUVAGE, il s'agit d'un film sauvage, de plein air, avec des plans fascinants. Vues aériennes sur des espaces arides, ou<br /> sur de grands sapins majestueux, inquiétants. De même que certaines scènes: appliquer un masque de boue comme écran solaire, ou se laver dans une rivière torse nu, pour une femme quittant ainsi ses<br /> ombrelles, sa belle toilette, se retrouvant en pleine nature, seins nus, s'ébrouant dans l'eau froide... C'est un film d'une belle crudité, tout en préservant une certaine pudeur, et qui ne fait<br /> pas dans la surenchère. Un film à bien des égards moins invraisemblable que certains westerns considérés encore comme des chefs-d'œuvre ( ex: Les sept mercenaires, ou Il était une fois dans<br /> l'ouest, etc.). L'interprétation de Burt Reynolds peut être critiquée, mais elle reste sobre, abrupte, et on comprend pourquoi: elle cadre bien avec le personnage, sa destinée. Au fond, il incarne<br /> un gangster en deuil qui n'a aucune raison d'être enjoué, puisqu'il porte le fardeau d'un geste fou: il a tué sa femme par erreur croyant qu'il s'agissait d'un adultère alors que c'était un viol.<br /> N'est peut-être pas Bronson qui veut, on est d'accord, mais Bronson dans l'homme à l'harmonica n'est pas spécialement souriant non plus, et on comprend pourquoi... Burt Reynolds incarne un<br /> personnage non seulement farouche comme un ours, mais surtout hanté par un passé récent. Et il est normal qu'il ne donne pas facilement dans la dentelle, même s'il finira par céder progressivement<br /> du terrain devant le charme de la belle Catherine. D'où l'intérêt. Soit la superposition de deux destins que tout oppose: d'un côté, un homme désenchanté devenu pilleur de trains, et d'un autre<br /> côté, une femme embourgeoisée fuyant son mari. Aussi, la manière dont ils vont petit à petit sortir de leur enfermement respectif, et s'apprivoiser, est une réussite majeure du film. C'est la ligne<br /> de force du scénario, qui n'est pas si faible qu'il n'y paraît en fin de compte. Car c'est l'histoire d'une Belle et d'un ours. Lui finira par s'adoucir, quand même, et elle, par tuer son mari. Le<br /> tout se déroulant dans des paysages grandioses, au cadre dépouillé, qui ne sont pas là par hasard ni dévolus au seul côté esthétique et photographique. En effet, le cadre va coller parfaitement au<br /> scénario, en renforçant le caractère des personnages de manière subtile et symbolique. De même pour les nombreux moments qui ne sont pas des scènes d'actions proprement dites, mais qui soutiennent<br /> la trame psychologique des personnages. Il ne s'agit pas de longueurs soporifiques mais de correspondances, de résonances liées à une action passée ou une action future. Dans ce cas les actions<br /> n'ont pas besoin de se succéder de manière effrénée sous forme de péripéties pour donner du rythme au rythme. Savamment dosées, ces actions viennent ponctuer des lignes de tension, des énergies en<br /> interactions. À ce niveau le film est très bien fait, il tient parfaitement la route. Et il est tout à fait jouissif! Donc bravo Monsieur Sarafian, beau travail!
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F
<br /> Petit rappel de ce post déjà ancien, pour signaler la sortie de ce film en DVD en France, en double-programme avec "LE CONVOI SAUVAGE" du même réalisateur.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Regardé sur IMDB qui fait un long développement sur le sujet. Effectivement on a découvert le cadavre du fiancé/manager de Sarah Miles dans un motel pendant le tournage. C'est assez glauque. Il<br /> s'était disputé avec elle après qu'elle eût découché pour une soirée avec Reynolds. Faute de mieux on a conclu à un suicide mais la mort est très suspecte. Elle aurait même été plus ou poins<br /> soupçonnée...<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Ah oui... Quand même ! <br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> Cher Fred, tu nous mets l'eau à la bouche. Peux-tu nous en dire plus sur le scandale qui éclata durant le tournage ?<br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Dans mon lointain souvenir, quelqu'un de l'entourage de l'actrice principale s'était donné la mort en plein tournage... A vérifier.<br /> <br /> <br /> Apparemment, le film a laissé d'affreux souvenirs à tous ceux qui l'ont fait. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Par ailleurs, il va bientôt sortir en France en DVD en double-programme avec "LE CONVOI SAUVAGE" du même réalisateur.<br /> <br /> <br /> <br />