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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"LE DESERTEUR DE FORT ALAMO" (1953)

Il est certain que sans son Randolph Scott et sans son CinémaScope, Budd Boetticher n’est pas tout à fait lui-même. Et s’il demeure un petit western mouvementé et rondement mené, « LE DÉSERTEUR DE FORT ALAMO » ne possède aucune des qualités que le réalisateur développera quelques années plus tard.

Ce qui épate avant tout dans ce film, c'est son manque de complexe : le siège d’Alamo, les personnages de Bowie, Crockett et Travis, que John Wayne mettra plus de trois heures à établir dans son film « ALAMO », sont ici expédiés en dix minutes, pour ensuite partir sur autre chose : le destin du seul survivant du célèbre fort, parti venger les siens. Le scénario est trop alambiqué, et met longtemps à trouver son rythme, mais sa rapidité le sauve.

Dans un rôle peu flatteur de déserteur malgré lui, bourrelé de remords, haï de tous, Glenn Ford trouve un de ses bons rôles, adapté à sa personnalité légèrement fuyante et peu charismatique. Il n’est d'ailleurs pas interdit de penser que ce personnage ait servi de modèle à Chuck Connors pour son excellente série « LE PROSCRIT » basée sur un postulat similaire. Autour de la vedette, de bons seconds rôles comme Neville Brand, toujours bestial à souhait, Victor Jory en chef de gang sans foi ni loi, et cerise sur le gâteau : Zorro en personne ! Guy Williams (la photo ci-dessous) qui apparaît dans une séquence en sergent de l’Armée Républicaine, et sans sa moustache.

« LE DÉSERTEUR DE FORT ALAMO » est une série B sans aucune prétention, mais les séquences d’action sont parfaitement réglées, comme cette poursuite finale, avec ses charriots lancés à fond de train, ou la scène où les villageois veulent lyncher Ford au début lors de laquelle l’acteur est visiblement très bousculé. Il faudra nous l’avons dit, encore quelques années, pour que Boetticher s’impose comme un véritable « auteur », mais ce genre de petit film n’avait déjà rien de déshonorant. Et la photo lumineuse de Russell Metty, le directeur photo de Douglas Sirk, n'y est pas totalement étrangère.

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