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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:19

« À FEU ET À SANG » s’inspire de personnages réels, les frères Dalton et Bill Doolin, dit le « Cimarron Kid », pour les placer dans une version édulcorée et mouvementée des évènements comme l’attaque de Coffeyville, et offrir un rôle de gentil hors-la-loi malgré lui, victime d’une terrible injustice, à Audie Murphy, fameux héros de la WW2 et acteur médiocre, de son propre aveu (« J'ai un gros handicap », avait-il coutume de dire, « Je n’ai aucun talent »).


Le scénario narre une succession assez pathétique de braquages ratés, de plans foireux, de trahisons, jusqu'à l’éradication complète du gang, et l’arrestation du Kid, qui – par un miracle inexplicable – va apparemment s’en sortir sans trop de bobo.

C'est du Boetticher première manière, c'est à dire en rien différent de tous les réalisateurs de westerns « B », qui pullulaient à cette époque. Les séquences d’action sont bien menées, le TechniColor est fort joli, et toute l’affaire est rondement menée, sans passionner réellement. Parmi les seconds rôles, on note la présence de James Best, Noah Beery, Jr., et Hugh O’Brian en bandit rouquin particulièrement méchant et idiot. Le seul personnage vraiment intéressant est joué par Yvette Duguay, qui campe la maîtresse mexicaine d’un membre du gang, qu'elle idolâtre littéralement, prête à tout pour lui plaire.


Un petit western désuet et sympathique, à voir pour l’admirateur de Budd Boetticher, alors grand réalisateur « en devenir », et qui faisait ses classes avec des produits mineurs. Vraiment difficile d’imaginer qu'il allait signer un jour des œuvres magistrales comme « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE ».

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 17:27

« RANCHO BRAVO » (oui, vraiment bravo au titre français, qui n’a strictement rien à voir avec le film !) est un des nombreux westerns « familiaux » tournés par Andrew V. McLaglen à la fin des années 60, réutilisant les acteurs et techniciens vieillissants de son maître John Ford, pour des films le plus souvent jolis à regarder, mais singulièrement insignifiants.

Celui-ci est plus bizarre qu’insignifiant, car l’enjeu principal est l’implantation au Texas, d’une race bovine venue d’Angleterre. Pas sûr que cela passionne tout le monde !

Le scénario fait tous les efforts nécessaires pour tenter de capter l’intérêt : méchants convoitant le taureau, bétail en panique, bagarres à répétition, histoires d’amour compliquées, et même un bovidé répondant quand on lui siffle « God save the Queen ». Mission pas tout à fait remplie, car l’ennui pointe souvent son nez, et l’humour pachydermique des dialogues n’aide en rien. Alors on se console avec les belles images ripolinées de William Clothier, et un casting de premier choix, tirant ses dernières cartouches dans le genre : Jimmy Stewart, qui fait bien plus âgé que ses 58 ans, ne lésine pas sur le cabotinage et les mimiques, un peu à la façon d’un Fernandel en France. Maureen O’Hara ressert son vieux numéro de maîtresse-femme qui n’a pas froid aux yeux, et retrouve Brian Keith, son partenaire de « NEW MEXICO ».

Celui-ci, couvert de postiches, et braillant ses répliques avec un ahurissant accent écossais, semble échappé d’un autre film. La jeune génération est représentée par Juliet Mills et Don Galloway, futur adjoint de « L'HOMME DE FER » de la série TV. Et pour le plaisir, on retrouve des vétérans du western comme Jack Elam, très méchant qui assure trois bagarres d’affilée avec Stewart, Ben Johnson ou Harry Carey, Jr.


Le film oscille entre comédie et mélo, s’enlise un peu dans le décor très curieux d’un fort enneigé en plein Texas, peuplé de « serfs » mexicains, soumis à leur patron écossais, et finit par une happy end pas vraiment surprenante, et un gros-plan de la vraie vedette et raison d’être de tout le projet : un bœuf sans corne à tête blanche.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 20:53

« AU MÉPRIS DES LOIS » est un western classique, réminiscent des films de garnison de John Ford, ne serait-ce que par ses extérieurs, et plutôt honnête quant à la question indienne, même si la façon de décrire le « bon Indien » au début, peut faire grincer des dents aujourd'hui. Car au fond, même s’il est ici montré en « villain » sanguinaire, c'est tout de même Geronimo qui voit juste dans la menace que représentent les « white eyes » pour le peuple apache, et le noble et généreux Cochise, si amical avec l’Armée, est finalement bien naïf, voire quelque peu couillon.

Le film est bien réalisé, surtout les séquences d’action d’un dynamisme rare, mais il pèche curieusement par son manque de personnage central.

Tous les comédiens ont des rôles de même importance, et John Lund est si transparent, dans le rôle du major ami des Apaches, qu'il n’arrive même pas à imprimer la rétine, encore moins de s’accaparer la vedette.
De fait, on a un peu de mal à s’intéresser vraiment aux protagonistes, hormis peut-être Cochise, interprété par Jeff Chandler (qui avait créé le rôle dans « LA FLÈCHE BRISÉE ») et Susan Cabot, dans le rôle de sa « squaw ». L’histoire d’amour larvée entre le major et l’institutrice est totalement superflue, et freine l’action. Heureusement, les seconds rôles sont très bien, avec en tête le viril Richard Egan en sergent fiable, Hugh O’Brian à peine reconnaissable, James Best en clairon, et l’irremplaçable Jack Elam dans un personnage abject de fauteur de troubles visqueux et torve, comme lui seul savait les croquer.


« AU MÉPRIS DES LOIS » est donc un bon film, malgré un scénario légèrement bancal, sauvé par la maîtrise de George Sherman dans les scènes de bataille, et le cadrage des paysages d’un ocre magnifique.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:44

« LA BATAILLE DE LA VALLÉE DU DIABLE » n’est pas auréolé d’une réputation exceptionnelle et il est fort à parier qu'il serait aujourd'hui totalement oublié sans sa réédition en DVD. Pourtant, ce film réalisé en 1966, c'est à dire l’année où le western italien est apparu aux U.S.A., réserve bien des surprises. D’abord et avant tout, c'est un excellent film d’action sans le moindre temps mort, ensuite le traitement est d’un réalisme, d’une âpreté terribles, montrant la violence non pas comme du spectacle mais comme quelque chose d’atroce et inhumain. Les personnages sont tous intéressants, jusqu'au plus petit rôle de sergent et le casting est de premier choix : James Garner a une sacrée présence en scout meurtri mais généreux, Bibi Andersson qu’on a plus l’habitude de voir chez Ingmar Bergman, compose un personnage fordien de femme enlevée par les Indiens (qui nous renvoie à « LES DEUX CAVALIERS »), Sidney Poitier est parfait en ex-soldat élégant et joueur. À noter d'ailleurs, chose rarissime pour l’époque, qu'il n’est jamais fait aucune allusion à la couleur de la peau du personnage de Toller qui aurait tout à fait pu être joué par un acteur blanc. Dennis Weaver défend vaillamment un rôle indéfendable d’ordure infâme avec des élans de dignité.

« LA BATAILLE DE LA VALLÉE DU DIABLE » file à toute allure, soigne ses morceaux de bravoure qui laissent parfois pantois et on notera l’excellence des séquences d’action, que ce soit les bagarres à poings nus ou les cascades à cheval. En bref, une bien belle surprise que ce film peu connu et qui offre une fin magnifique digne d’entrer dans les annales du genre : Garner retrouve enfin le meurtrier de sa femme et se voit forcé, au lieu de le tuer par vengeance, de l’aider à mourir par compassion.

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 17:44

« DUEL SANS MERCI » a beau avoir été tourné en 1952, il paraît dater d’au moins une décennie de moins. Comme ces vieux serials des années 40, il est composé de poursuites endiablées, de personnages tout d’une pièce, de héros valeureux, de traîtres (et traîtresses) infâmes. Les personnages ont des noms hallucinants : Johnny Sombrero, Silver Kid, Pop Musick (sic !) et même le héros est appelé « L’Éclair » ! D'ailleurs, en surnommant « Brown Eyes » une demoiselle qui a l’heur de lui plaire, il lui demande : « Appelez-moi l’Éclair ».

Tout cela est infantile et charmant, malgré un casting tellement faible, que comparé aux navrants Stephen McNally et Faith Domergue, le juvénile Audie Murphy semble shakespearien.

Bien malin celui qui, en voyant ce film, pourrait deviner que le dénommé Don Siegel, tournerait un jour « L’INSPECTEUR HARRY », « LES PROIES » ou « TUEZ CHARLEY VARRICK ». Douze ans avant son « À BOUT PORTANT », Siegel dirige déjà le jeune Lee Marvin, qui fait ses classes dans un rôle de joueur provocateur et moustachu, tellement minuscule qu’on se souvient à peine de lui. Susan Cabot, future égérie de Roger Corman s’en sort plutôt bien dans un rôle de garçon manqué.

« DUEL SANS MERCI » n’est visible aujourd'hui que comme un document sur les débuts de Siegel et à la rigueur pour le personnage de Silver Kid, qui annonce avec six ans d’avance, celui que jouera Ricky Nelson dans « RIO BRAVO ». À part ça…

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 09:31

« L’ESCLAVE LIBRE » chasse d’emblée sur les terres de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », jusqu'à s’offrir la présence de Clark Gable, dont les tenues et les cigares ne peuvent que faire penser à Rhett Butler. Le scénario est romanesque à souhait, pas très loin d’un roman à l’eau de rose, mais heureusement le discours sur l’esclavage, et surtout le personnage de Rau-Ru empêchent le film de sombrer dans le mélo absolu.

Reste que Raoul Walsh n’a pas su imprimer au film son rythme coutumier, et qu’avec ses 2 H 05, « L’ESCLAVE LIBRE » s’avère assez pénible par moments, voire soporifique. De plus – et c'est plus embêtant – les deux stars sont beaucoup trop âgées pour leurs rôles : Gable grimace beaucoup, mais semble usé et fatigué, et Yvonne De Carlo qui joue une jeune pucelle de 18 ans, rend par son âge réel (35 ans !), son personnage irritant et tête à claques. Seuls s’en sortent vraiment Sidney Poitier, excellent dans un personnage de rebelle pourtant moyennement écrit (il passe la plupart de ses scènes à répéter exactement la même chose !), et surtout Carrolle Drake (dont c'est l’unique apparition au cinéma), impeccable dans le rôle de l’ancienne maîtresse de Gable, au jeu étonnamment moderne.

Hamish Bond, cet ancien esclavagiste devenu bon samaritain, n’est pas sans annoncer le personnage que jouera De Niro dans « MISSION », mais les bonnes intentions sont noyées dans le mélo le plus primaire, et la question raciale, soulevée par la nature d’Amantha, est loin d’être aussi bien exploitée que dans « MIRAGE DE LA VIE » de Douglas Sirk, basé sur un postulat similaire. En bref, un film très joli à regarder, mais infiniment trop long, et dont les grosses ficelles sont aujourd'hui trop voyantes, pour jouir pleinement du spectacle.

 

À NOTER : sur le DVD récemment sorti en zone 2, le film est annoncé en CinémaScope (2.40 :1 est-il même précisé) et 16/9, alors qu'il n’est en réalité qu’en format carré et donc 4/3. Pour simplifier le tout, IMDB nous apprend que le format réel du film est 1.85 :1. Pourtant, à première vue, le format carré n’est jamais gênant dans « L’ESCLAVE LIBRE ». Peut-être a-t-il été tourné ainsi, et projeté en salles avec des caches ?

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:42

« LE CAVALIER DU CRÉPUSCULE » ne se distinguerait en rien de toutes les séries B des fifties, basées sur le retour des vaincus dans le vieux Sud dévasté, sans la présence fort incongrue du jeune prodige du rock’n roll : Elvis Presley. Pourtant celui-ci n’a pas le premier rôle, et à vrai dire écope d’un personnage des plus ingrats : le petit frangin couillon, qui a épousé la fiancée de son aîné, et passe son temps à chanter (quatre chansons in extenso, quand même !), pendant que la belle re-craque pour son ex, qu'elle avait cru mort à la guerre. Son retournement dans le dernier tiers est proprement invraisemblable, le benêt se transformant subitement en bête sauvage ivre de jalousie, l’écume aux lèvres. Peut-être par la faiblesse du jeu de Presley, probablement aussi par la légèreté du scénario.

Tourné en CinémaScope et en noir & blanc (dommage, en l’occurrence), « LE CAVALIER DU CRÉPUSCULE » bénéficie de la forte présence de Richard Egan, et surtout de la très belle Debra Paget à l’incroyable photogénie. Autour d’eux, des visages familiers comme Neville Brand, L.Q. Jones ou James Drury, ainsi que Robert Middleton dans le rôle du légendaire Charlie Siringo.

À cause de la présence d’Elvis, et des « tunnels » que représentent ses chansons, ce petit western est difficile à prendre au sérieux. Mais les fans du rocker diront exactement le contraire : trop de western et de coups de feu, et pas suffisamment de chansons ! C'est tout le problème de ce genre de film, visiblement pas « pensé » pour Elvis, mais auquel on a tenté maladroitement de l’intégrer de force. Quant au générique final, montrant le « king » en surimpression, entonnant une dernière fois « Love me tender », alors que sa famille rentre à la ferme, c'est un sommet de kitsch irrésistible.

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 20:01

Tourné deux ans après le seul et unique « DJANGO » et pas par Sergio Corbucci, cette resucée qui a connu de multiples changements de titres, puise son inspiration un peu partout et sans complexe, de « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » (le passage à tabac du héros) au « BON, LA BRUTE, LE TRUAND » (les fausses pendaisons comme source de revenus), jusqu'à « COLORADO » (le politicien véreux) et bien sûr le film original avec son cimetière final, sa mitrailleuse dans le cercueil, etc.

L’aspect surnaturel est plutôt accentué ici : on voit clairement Django achevé de deux balles dans le corps au début du film, alors qu'il agonise et quand on le retrouve, il a complètement changé d’apparence (il est devenu un clone de Franco Nero, en fait !) et enterre son propre cercueil avec une croix marquée à son nom. Il va ensuite recruter une petite armée de morts-vivants, des hommes qu'il a sauvés du gibet pour mener sa vengeance.

« DJANGO PRÉPARE TON CERCUEIL » manque cruellement de moyens, de beaux décors, de figuration et le jeune Terence Hill, s’il ressemble comme deux gouttes d’eau à Nero, n’en possède nullement la présence à l’image. L’impassibilité et la froideur n’ont jamais été le fort de l’ex-Mario Girotti qui n’avait pas encore trouvé son personnage de cinéma et se contente d’une pâle imitation du vengeur mal rasé initié par Eastwood et repris par Nero et tant d’autres. À ses côtés, le méchant Horst Frank a une allure de nazi tête-à-claques et les seconds rôles ont peu d’épaisseur.

Fausse sequel, faux remake, le film fut rebaptisé « TRINITA, PRÉPARE TON CERCUEIL », pour d’évidentes raisons mercantiles, mais n’atteignit jamais la réputation du « DJANGO » millésimé ’66.

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 16:23

Ce qui surprend le plus, dans ce premier long-métrage réalisé par Sam Peckinpah, c'est à quel point toutes ses obsessions ou presque sont déjà présentes et de façon assez marquée. Dès la première séquence, Steve Cochran tire sur son reflet dans un miroir, comme le fera James Coburn dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID », un enfant joue de l'harmonica et se fait tuer comme dans « CROIX DE FER », son cadavre sera transporté sous le cagnard jusqu'au bout des bouts, comme la tête coupée de « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA ».

Il y a quelque chose d'affreusement désespéré et sordide dans « NEW MEXICO », des relations humaines terribles, une atmosphère constamment glauque malgré la photo lumineuse du chef-op de John Ford, William Clothier, le souvenir poisseux de violences atroces, d’humiliations irréparables. Et bien sûr la mort accidentelle d’un enfant, qui est finalement la seule chose qui relie les deux protagonistes et scelle leur histoire d’amour.

Le personnage de Turk, incarné par Chill Wills, est une sorte de monstre obscène à moitié gâteux, qui cristallise toutes les névroses du héros « Yellowlegs », son obsession de vengeance. Incarné avec force par Brian Keith, ce dernier est une masse de haine et d’aigreur, un antihéros mutilé, abimé par la vie, dont le premier acte dans le film est de tuer un enfant par erreur, parce que son bras estropié est incapable de soulever son revolver. À ses côtés, Maureen O’Hara, un peu trop âgée à 40 ans passés pour son personnage de prostituée mère d'un garçonnet, est tout de même émouvante, assumant superbement les revirements et sautes d’humeur de cette femme meurtrie. La scène au cimetière vers la fin, où elle-même commence à douter de sa raison, est une petite merveille de finesse. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Strother Martin, familier du réalisateur dans un rôle de prêcheur intarissable.

S’il fallait mettre un vrai bémol à notre enthousiasme pour « NEW MEXICO », ce serait par rapport à la musique de Marlin Skiles, complètement en porte-à-faux avec ce qu'il se passe à l’écran et frisant même le ridicule dans la chanson susurrée par Maureen O’Hara, aux génériques début et fin : un summum de kitsch sans aucun rapport avec le reste du film.

Loin d’être un coup d’essai de débutant, comme certains critiques le laissent parfois entendre en mentionnant le film, « NEW MEXICO » est un beau western, du pur Peckinpah, un film hanté par la mort et l’échec à l’instar de ses futurs chefs-d’œuvre. Indispensable, autrement dit.

 

À NOTER : le film est sorti en DVD en France, mais dans une copie CinémaScope en 4/3. On le trouve heureusement en Angleterre (sans sous-titres) dans la collection « Western Classics », en 16/9.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 22:59

« LA PEINE DU TALION », western adulte assez peu connu, sortit en 1948, c'est à dire peu de temps après la WW2. De fait, son thème principal est l’état dans lequel rentraient parfois les « héros » des champs de bataille, fêtés et admirés, mais complètement détruits mentalement. C'est ce qui arrive à Glenn Ford brillant officier qui sur la fin de la guerre de sécession, a décidé d’ignorer le drapeau blanc et de massacrer des ennemis épuisés, incapables de se défendre. Nommé juge, sa folie de tuer continuera de plus belle sous l’œil effaré de son ex-capitaine institué marshal…

Le film parle également de ces simples soldats partis se battre et qui de retour chez eux, se sont fait voler leurs terres et leurs mines par de gros industriels, parfaitement dans leur droit. On le voit, « LA PEINE DU TALION » n’a rien d’un « cowboys et Indiens », c'est un film engagé, lucide, qui aborde frontalement certains problèmes et évite tout manichéisme : le « méchant » est un psychopathe irresponsable, le « héros » n’a peut-être pas que de bonnes raisons de vouloir la peau de son ex-ami, vu qu'il est amoureux de celle qu'il a épousé, les rebelles luttant pour leur bien, ne sont pas des anges de miséricorde. Quant à la fille, ses valses-hésitations la rendent très irritante.

Les enjeux sont bien posés et toujours intéressants, les personnages très bien dessinés jusqu'au plus petit rôle, le TechniColor est somptueux et l’affrontement final, dans la ville enflammée est d’un symbolisme outrancier, mais fort efficace. Glenn Ford trouve un de ses meilleurs rôles, en juge ivre de sang, William Holden – lisse et juvénile, encore bien loin de « LA HORDE SAUVAGE » - est un sympathique marshal, hésitant entre deux camps. Les deux acteurs se complètent à merveille.

Cet « HOMME DU COLORADO » (traduction littérale du titre en v.o.) vaut amplement le détour.

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