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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:58

LEGENDE JESSE JAMES (3)Malgré la bêtise profonde de son titre français en total contresens (on n'ose croire qu'il s'agisse d'ironie !), « LA LÉGENDE DE JESSE JAMES » est une version excessivement réaliste du mythe du hors-la-loi américain. Tellement réaliste d'ailleurs, qu’on en vient àLEGENDE JESSE JAMES (1) adhérer à 100% au vieil adage de Ford, quant à la réalité et la légende, en l’adaptant un peu : quand la réalité est ennuyeuse et cafardeuse, filmez plutôt la légende !

Ce néo-western situé dans le courant démythifiant des seventies, souffre d'un manque de structure et de rythme absolument rédhibitoire, qui en rend la vision pénible. Le LEGENDE JESSE JAMES (2)scénario part en tous sens, s'attarde par exemple pendant de longues minutes sur un match de baseball grotesque et hors-sujet ou sur des personnages secondaires (la petite vieille collectionneuse de poupées) abstraits et oiseux, et bâcle ses rôles principaux. Si Cliff Robertson, acteur incolore s'il en fut, n’as pas la stature pour créer un personnage ‘bigger than life’ comme Cole Younger, Robert Duvall – malgré son temps relativement court de présence à l'image – est par contre un Jesse psychopathe et illuminé tout à fait original. À sa première apparition, il est assis sur des latrines de fortune, pantalon aux chevilles, au milieu des mouches en train de pérorer : difficile d'aller plus loin dans la démystification ! Idem pour les « superflics » de l'agence Pinkerton, réduits à l'état de clowns revanchards, constamment en retard et à côté de la plaque. On retrouve parfois le ton irrévérencieux et anti-establishment de « L’ÉTOFFE DES HÉROS », futur succès du réalisateur.

LEGENDE JESSE JAMES

Les seconds rôles savoureux annoncent ceux de « PAT GARRETT & BILLY THE KID » tourné l’année suivante et on retrouve d'ailleurs plusieurs comédiens communs aux deux films comme Matt Clark, Luke Askew, R.G. Armstrong ou Elisha Cook, Jr.

Mais Philip Kaufman n'est pas Peckinpah et « LA LÉGENDE DE JESSE JAMES » n'est qu'un pensum interminable sans queue ni tête, dont on peut remettre la nécessité en question. Huit ans plus tard, et dans une tonalité pas si éloignée, Walter Hill saura réussir son « LONG RIDERS », relatant exactement les mêmes événements.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:40

LOI PRAIRIE (2)Robert Wise était décidément et définitivement un immense réalisateur. Et quand il s’attaquait à un genre, il le marquait d’une empreinte profonde. « LA LOI DE LA PRAIRIE », son troisième western, est une réussite épatante, que ce soit sur leLOI PRAIRIE (1) plan esthétique ou thématique.

Il s’agit en fait du portrait d’un homme, le ‘bad man’ du titre original, un éleveur de chevaux vieillissant, connu pour faire régner sa loi en lynchant volontiers ceux qui se LOI PRAIRIE (3)trouvent sur sa route. Un homme de l'Ouest tel qu’on l’imagine : violent, rugueux, sans pitié, à l’image de la terre où il vit. Là où n'importe qui aurait distribué John Wayne dans le rôle, Wise engage… James Cagney ! Connu pour ses comédies musicales dans les années 30 et surtout ses rôles de gangsters, Cagney apporte une fraîcheur à cet emploi qu’on a pourtant l’impression de connaître par cœur. Trapu, véritable boule d’énergie mauvaise, l’acteur use de son rictus de pitbull, de sa diction hachée et crée un personnage extraordinaire. C'est lui qui porte le film sur les épaules. Son couple avec la jeune Irène Papas fonctionne étonnamment bien. Contre toute attente, la tragédienne grecque s’intègre parfaitement dans cet univers si loin LOI PRAIRIEdu sien. Parmi les seconds rôles : Royal Dano, Vic Morrow plus ‘Actors Studio’ que jamais et Lee Van Cleef dans une quasi-figuration de ‘wrangler’, qui passe toutes ses (petites) scènes à jeter son couteau sur un bout de bois. Et à rêver de… femmes en corset !

Les paysages sont magnifiques, le CinémaScope est glorieusement utilisé et le morceau de bravoure du film (Cagney oblige des voleurs qui ont mutilé ses chevaux à traverser le désert pieds-nus) a très certainement influencé Sergio Leone pour « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

Œuvre âpre, parfois cruelle, « LA LOI DE LA PRAIRIE » demeure un film intimiste et psychologique. Et Cagney, au seuil de la vieillesse (même s'il n'avait que 57 ans), mais encore vigoureux et dégageant une tension explosive, y trouve un de ses très bons rôles.

LOI PRAIRIE (4)

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 07:52

TRUE GRIT (2)D’abord et avant tout, abordons le sujet qui fâche concernant « TRUE GRIT ». Est-ce TRUE GRITvraiment une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis comme le clament ses auteurs ou un remake pur et simple du film de ’69 réalisé par Henry Hathaway ? Honnêtement, les deux mon général.

Si le scénario des Coen ellipse certains évènements (l’assassinat du père de Mattie), accélère le début et invente un épilogue tristounet, le cœur du film est rigoureusement identique à celui des sixties. C'est parfois pratiquement du scène par scène et on retrouve des répliques telles quelles.TRUE GRIT (1) « CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF » n’ayant pas spécialement vieilli, on est alors en droit de se questionner sur l'absolue nécessité d’un tel remake.

Ceci mis à part, la version 2010 est joliment troussée, filmée avec rigueur même si on peine à reconnaître le style des Coen bros, hormis dans un humour à froid très typique. Cette indéniable ressemblance, quasi-gémellité, entre les deux films oblige au petit jeu permanent des comparaisons, alors qu’on aimerait simplement profiter du spectacle : la petite Hailee Steinfeld a bien l’âge du rôle, quand Kim Darby en avait dix de plus. Elle fait donc une Mattie plus crédible et subtile, mais moins pittoresque. Même chose pour Jeff Bridges : sa composition est indéniablement formidable, que ce soit physiquement ou vocalement, il est quasi-méconnaissable. Mais il bataille dur pour faire oublier le fantôme goguenard de ‘Duke’ Wayne qui plane au-dessus du film tout entier. Matt Damon est un réel progrès par rapport à l’inepte Glen Campbell et les seconds rôles (Josh Brolin, Barry Pepper – qui joue Ned… Pepper !) valent bien leurs prédécesseurs.

« TRUE GRIT » est donc un film extrêmement difficile à juger ou même à appréhender pour ses seules qualités propres. Le déroulement est si identique, les cadrages parfois si semblables (le duel à cheval de la fin, par exemple), que tout finit par se brouiller. Et par forcément à l’avantage des Coen.

La seule vraie recommandation que l’on puisse faire est donc de voir ce film sans chercher à visionner l’original d’abord.

Reste la VRAIE question posée par cette production : pourquoi diable avoir remaké « CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF » ?

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 18:02

2 HOMMES OUEST (1)« DEUX HOMMES DANS L’OUEST » n’a rien, mais vraiment rien d’un film de Blake Edwards. C'est un western qui s’inscrit dans la veine réaliste des seventies, après « WILL PENNY, LE SOLITAIRE » ou « LA POUSSIÈRE, LA SUEUR ET LA POUDRE », mais dans un2 HOMMES OUEST style légèrement abâtardi d’esthétisme à la mode de l’époque : ralentis, fondus-enchaînés, etc.

Le film est long, lent. Trop long et trop lent. Mais peu à peu on devine ce qu’a voulu faire ressentir le réalisateur. Le dérisoire de tout cela. Pas tant de l’histoire qu'il raconte, que de la mythologie ‘western’ dans son ensemble. Les personnages ont toujours l’air minuscule dans l’immensité des paysages, il faut 2 HOMMES OUEST (2)chevaucher des jours et des jours avant de tomber sur une ville. Tous les poncifs du genre sont retournés comme des gants : le hold-up d’une banque se fait tranquillement, sans violence, avec courtoisie. Les deux protagonistes n’ont rien de héros, ce sont des cowboys pas bien malins, condamnés à une vie d’errance et dont les pauvres rêves (avoir un ranch, comme d'habitude !) sont clairement bidons. Quant aux justiciers, ce sont des fils à papa dont la seule motivation est de ne pas décevoir leur géniteur. Même post-mortem.

Cela ne rend pas le film très palpitant, mais en opérant par touches subtiles, impressionnistes, Edwards donne une épaisseur humaine à son Far-West. William Holden2 HOMMES OUEST (3)qui rappelle énormément ce qu'il fut dans « LA HORDE SAUVAGE » – fait bien plus vieux que son âge. Son visage abimé, sa silhouette alourdie apportent une belle émotion à son cowboy fatigué. Ryan O’Neal en fait un peu trop dans l’hyperactivité systématique. Karl Malden est très bien en rancher bourru dont les fils sont joués par les excellents Tom Skerritt et Joe Don Baker. Ce dernier est particulièrement intrigant en gros garçon indolent et non-violent, lancé dans une chasse à l'homme qui ne le concerne pas.

« DEUX HOMMES DANS L’OUEST » contient de très jolis moments, mais son manque de rythme et certaines facilités de mise en scène lui ont donné un petit coup de vieux. Quoiqu’il en soit, pour sa seule visite dans l'Ouest, Blake Edwards n’a pas démérité.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:00

LONG RIDERS (3)Loin des enjolivures hollywoodiennes de la version King Vidor, très éloigné aussi de la vision « rebelle sans cause » de Nicholas Ray, mais pas proche non plus de la démystification radicale de Philip Kaufman, « LE GANG DES FRÈRES JAMES » de Walter Hill propose une regard inédit sur l’histoire de Jesse James.

Avec un souci de réalisme maniaque, jusque dans le plus petit détail de décor ou de costume et une narration « impressionniste » captant comme au hasard des moments-clé de la vie des hors-la-loi,LONG RIDERS (2) assemblés en scénario à peine structuré, le film est entièrement centré sur l’attaque de Northfield. Celle-ci LONG RIDERSdevient une sorte d’apothéose et d’apocalypse clôturant en un bel hommage à Sam Peckinpah, un film introspectif, voire contemplatif.

Le ‘gimmick’ de choisir de vrais fratries pour incarner les frères James, Younger ou Ford est aussi vain que sympathique. Il est surtout efficace concernant James et Stacy Keach, dont la ressemblance physique est frappante. Les paysages verdoyants du Missouri sont magnifiquement filmés, la BO de Ry Cooder ajoute encore au réalisme de ce film qu’on a peine à qualifier de ‘western’ tant il semble ancré dans l’authenticité. Démarche que Hill aboutira avec la série « DEADWOOD » dont il réalisera le pilote bien des années plus tard.

D’un casting plutôt riche, se détachent David Carradine, qui n’a jamais été plus charismatique qu’en Cole Younger placide mais dangereux, le tout jeune Dennis Quaid en jeune crétin impulsif et l’excellente Pamela Reed en prostituée.

LONG RIDERS (1)

Le film est beau à voir, souvent même impressionnant, mais on du mal à entrer en empathie avec ses protagonistes. À force de les montrer tels qu'ils devaient être réellement, c'est à dire d’anciens garçons de ferme incultes transformés par la guerre en machines à tuer, Hill a pris le risque de les rendre antipathiques. C'est flagrant dans le portrait que James Keach offre de Jesse, un leader terne, inexpressif, dénué de tout charme ou même de folie. Une sorte de fonctionnaire du braquage de banque. Rien d’une légende vivante.

À mi-chemin du rêve d’un John Ford et du cauchemar d’un Cimino, Walter Hill filme en fait la réalité dans une lumière mythique.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 16:19

CHARGE (2)Victor Mature n'a jamais été un comédien de la trempe de James Stewart ou Gary Cooper, CHARGEmais un sympathique acteur de séries B au physique « rustique » et au jeu limité à quelques expressions et mouvements de front. Ce qui ne l’a pas empêché de tourner avecCHARGE (1) de grands réalisateurs et d’apparaître dans quelques grands films.

Si John Ford l'avait excellemment utilisé en ‘Doc’ Holliday dans « LA POURSUITE INFERNALE », Anthony Mann s'en sort moins bien dans « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES » (titre français résolument et totalement hors-sujet !). Excessif, grimaçant, dénué du moindre soupçon de subtilité, Mature est certes amusant en trappeur illettré et il a le physique de l’emploi, mais il n'a pas suffisamment de profondeur pour porter un scénario reposant autant sur la psychologie des protagonistes et leur évolution morale. Ainsi, son couple avec Anne Bancroft est-il totalement invraisemblable. Qu'est-ce que la future Mrs. Robinson irait faire avec le Cro-Magnon de « UN MILLION D’ANNÉES AVJC » ?

Mann filme les paysages comme personne, ce n'est pas nouveau, mais confine trop souvent son film dans l’enceinte du fort, créant une certaine lassitude. Reste que les protagonistes sont intéressants, parce que jamais manichéens. Même le colonel campé par le toujours parfaitCHARGE (3) Robert Preston, pour détestable qu'il soit, possède tout de même un certain sens de l'honneur. Quant aux relations entre Jed et le capitaine, elles sont encore ce qu'il y a de plus réussi dans le film. Parmi les officiers, le spectateur à l’œil acéré pourra identifier Guy Williams, le futur Zorro de Disney.

« LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES » est majestueusement filmé, mais à cause du mauvais casting de Mature et un certain manque d’ampleur, peine à se hisser au niveau des grandes réussites d’Anthony Mann dans le genre.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 11:08

DEADLY TRACKERS (1)« LE SHÉRIF NE PARDONNE PAS » (encore un titre français comme on les aime !) s'ouvre sur des images arrêtées en noir & blanc, pendant que se déroule la bande-son du DEADLY TRACKERSfilm. Non, le DVD n'est pas défectueux et votre lecteur n’est pas en panne. Ces résidus de plans constituent en fait, ce qu'il reste du travail de Samuel Fuller avant que celui-ci ne se fasse congédier par Richard Harris pour « différends artistiques ».DEADLY TRACKERS (2) On peut dire – et c'est une litote ! – que ça ne commence pas sous d’excellents augures !

En fait cela ne fait même qu'empirer par la suite, et la faute en incombe manifestement à Harris en totale roue-libre, dans son rôle de shérif vengeur, pour lequel il ressort tout l'arsenal déjà démodé à l'époque de la « Méthode » de l'Actors Studio. Marmonnant, grimaçant, prenant des poses tourmentées incompréhensibles, l'acteur irlandais semble singer les pires moments de Marlon Brando et offre une triste exhibition de grand n'importe quoi.

Le film n'arrive pas à s'en remettre, d'autant que les seconds rôles sont du même tonneau : Rod Taylor mal casté en ‘bad guy’ psychopathe, Neville Brand dont une des mains est DEADLY TRACKERS (3)remplacée par... un tronçon de rail (sic !) et William ‘Falconetti’ Smith pour le moins déconcertant en débile mental. Seul Al Lettieri s'en sort à peu près, dans un des rares rôles sympathiques de sa carrière. Tellement sympathique d'ailleurs, que c'est lui (attention : SPOILER !) qui finit par nous débarrasser de Richard Harris ! Merci, Al.

Le scénario du « SHÉRIF NE PARDONNE PAS » truffé de situations déplaisantes (enfants tués ou pris en otages par des tueurs sanguinaires) n'avait rien de transcendant à la base, mais aurait pu en d'autres mains (celles de Fuller, par exemple !), donner une série B bien saignante et âpre dans le style des « CHAROGNARDS » ou « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Là, c'est un infâme gâchis du début à la fin.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 17:40

APACHE RIFLES« LA FUREUR DES APACHES », western de garnison de facture extrêmement APACHE RIFLES (1)conventionnelle a été tourné la même année que « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » et semble pourtant dater des années 50.

Tourné par William Witney, vétéran des serials, ce film vaut surtout pour son message pro-indien et antiraciste. Le héros, un capitaineAPACHE RIFLES (2) haïssant les Apaches à cause d’un vieux drame familial, va progressivement évoluer et devenir leur allié. Sans compter qu'il va même finir par épouser une métisse ! C'est naïf et un peu couillon, mais l’indéniable métier de faiseur de Witney maintient un semblant de rythme et les séquences d’action sont bien réglées.

On a toujours du mal à accepter Audie Murphy en westerner. Aussi petit qu’Alan Ladd mais encore moins expressif, l’ex-héros de la WW2 traîne sa moue boudeuse APACHE RIFLES (3)de scène en scène, incapable d’insuffler la moindre humanité ou le plus petit soupçon d’humour à son personnage. Il faut une sacrée présence et une forte personnalité pour se permettre des prestations aussi minimalistes. Le brave Audie ne possédait ni l’une, ni l’autre. Aussi se laisse-t-il voler la vedette par Michael Dante jouant le fils du vieux chef Vittorio avec fougue et par L.Q. Jones immonde à souhait en chercheur d’or fauteur de troubles, répétant plus ou moins ce qu'il faisait deux ans plus tôt dans « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA ».

« LA FUREUR DES APACHES » est un film de série sans réel intérêt aujourd'hui, hormis son point de vue généreux qui s’efforce d’avoir une vision honnête des guerres indiennes.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 06:51

OUTRAGE (1)Il est des films qui sont restés invisibles si longtemps, qu'ils en deviennent quasi-mythiques. Et quand ils refont enfin surface, on se dit souvent qu’ils n’auraient OUTRAGEprobablement jamais dû revoir la lumière du jour.

Inspiré d'une pièce de Broadway, elle-même adaptée de « RASHÔMON » un des premiers chefs-d’œuvre d’Akira Kurosawa, « L'OUTRAGE » est un ratage total, d'autant plusOUTRAGE (2) surprenant que son générique n'est composé que de grosses pointures. On ne sait pas quelle mouche a piqué l’habituellement raisonnable Martin Ritt, mais le film s'enlise dès son premier tiers, vire au comique involontaire avec le témoignage du vieil Indien et sombre dans le burlesque avec la version du chercheur d'or, dans laquelle les protagonistes exécutent un numéro parodique embarrassant. Les extérieurs en studio d'une rare laideur, finissent d'ôter toute crédibilité à OUTRAGE (3)l'ensemble. Le passage du Japon aux Amériques avait réussi aux « 7 MERCENAIRES » et à « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » (curieusement tourné la même année), mais là…

Le pire demeure Paul Newman grimé en Mexicain, affublé d'un faux nez et d'une perruque noire, qui s'est fait la voix d’Akim Tamiroff dans « POUR QUI SONNE LE GLAS », pour jouer ce ‘bandido’ chaud-lapin et vantard, échappé d'un scopitone de Dario Moreno. Jamais vu ça ! Comment un comédien de cette envergure a-t-il pu autant se fourvoyer ?

Claire Bloom, Laurence Harvey ou Edward G. Robinson font ce qu'ils peuvent (pas lourd) et la seule raison d’endurer cet « OUTRAGE » jusqu'au bout, est la belle photo de James Wong Howe qui retrouve par instants, la magie des films de Kurosawa.

Le film n’a jamais eu une excellente réputation et sa réapparition en DVD ne fera certainement rien pour le réhabiliter.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:57

GOOD GUYS (1)La même année, Burt Kennedy réussissait à merveille « NE TIREZ PAS SUR LE SHÉRIFF », mixant avec finesse les clichés du western et le pastiche le plus déjanté.

On ne peut pas dire que « UN HOMME FAIT LA LOI » soit aussi abouti, malgré un GOOD GUYScasting a priori plus riche et un sujet potentiellement plus intéressant, proche de « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA » de Sam Peckinpah.

Si le film commence plutôt bien avec la mise à pied du vieux shérif, les retrouvailles avec son ancien ennemi tout aussi lessivé que lui, le scénario s'enlise très vite dans desGOOD GUYS (2) péripéties mollassonnes et finit dans une interminable poursuite, traitée en ‘slapstick’, comme dans les films muets.

Robert Mitchum a de bons moments mais paraît bien fatigué et blasé. Il enchaînait les westerns à cette époque et ne prenait même plus la peine de changer de vêtements ou de Stetson d'un tournage à l'autre. George Kennedy est bien trop jeune pour son rôle de ‘old timer’. Seul le toujours réjouissant Martin Balsam trouve le ton juste, en maire faux-jeton, opportuniste, grandiloquent, « le parfait homme du 20ème GOOD GUYS (3)siècle », comme le définit Mitchum à la fin du film. Un jeune David Carradine moustachu joue le ‘bad guy’ sans grand relief tandis que son papa John apparaît brièvement en chef de train irascible. Sans oublier de belles comédiennes comme Tina Louise et Lois Nettleton et des seconds rôles familiers tels que John Davis Chandler.

« UN HOMME FAIT LA LOI » est un petit film criard, très démodé dans sa forme (les chansons lourdingues expliquant l'action, sans jamais retrouver la juste mesure de « CAT BALLOU »), dont le scénario aurait pu (dû ?) être traité de façon dramatique, mais que Kennedy a réduit à une parodie agitée, digne d’un cartoon infiniment trop long.

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