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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:19

DOC (4)Le célèbre ‘gunfight’ à OK-Corral a inspiré et inspirera encore sans doute bien des films et des interprétations. « DOC » fait partie de la vague ultra-réaliste du début des seventies qui DOCdéferla sur le western, recyclant les apports du ‘spaghetti western’ et de Sam Peckinpah et tournant résolument le dos à toute mythification.

C'est à travers le personnage de John ‘Doc’ Holliday que Frank Perry auteur de l’intéressant « THE SWIMMER », revisite la légende. Et il jette une lumière DOC (1)passablement glauque sur les évènements : Wyatt Earp n’était qu’une pâle crapule qui instrumentalisa la fusillade – et même la mort d’un de ses frères – pour être élu shérif et mettre main-basse sur Tombstone. Les Clanton eux, n’avaient rien de dangereux hors-la-loi, ce n’étaient que des ivrognes querelleurs au mauvais moment, au mauvais endroit.

L’intérêt principal de ce drôle de film tourné à Almeria, c'est d’abord la relation entre Doc DOC (2)incarné par un Stacy Keach dénué de tout aura légendaire et la prostituée Kate Elder, jouée par une Faye Dunaway en verve. Mais aussi l’étrange rapport père-fils qu'il entretient avec le jeune Billy Clanton à qui il apprend à tirer, mais qu'il abattra de sang-froid, probablement pour ne pas qu'il devienne un jour un autre lui-même. Ces deux axes narratifs sont passionnants et soutiennent le film tout entier, bien que l’on connaisse par cœur la moindre péripétie. Notons également une vraie qualité de dialogue avec des répliques savoureuses comme : « Dégaine et tu te retrouveras avec deux trous du cul, dont un entre tes yeux ! ».

DOC (3)

Honnêtement filmé, sans style particulier dans des décors espagnols un peu pauvrets, « DOC » vaut pour cette volonté de montrer les choses telles qu'elles ont dû être, une démarche impitoyable pour nos rêves d’enfant qu’on retrouvera bien plus tard dans la série TV « DEADWOOD ». Mais c'est aussi un regard triste et désabusé sur les héros du Far-West, réduits ici à l’état de pauvres types à la dérive comme Doc ou de grenouilleurs répugnants comme Wyatt. Ils sont bien loin Henry Fonda, Burt Lancaster, Kirk Douglas ou même Kurt Russell !

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:12

CHAROGNARDS (1)« LES CHAROGNARDS » s’ouvre sur le gros-plan d’un veau en train de se faire égorger. Et en montage parallèle, Candice Bergen grimaçant de douleur pendant que son mari Gene Hackman la brutalise au lit. Autant dire que Don Medford annonce clairement la couleur et CHAROGNARDSqu'il ne ment pas sur la marchandise.Tourné deux ans après « LA HORDE SAUVAGE » et la même année que « LES COLLINES DE LA TERREUR » (on retrouve d'ailleurs des comédiens de ces deux films au CHAROGNARDS (3)générique de celui-ci), avec lesquels il présente de multiples similtudes thématiques, ce western sans être parfait, loin de là, est fascinant, voire hypnotique. C'est une chasse à l'homme traditionnelle bien sûr, une ‘posse’ traquant une bande de hors-la-loi qui a kidnappé la femme d’un richissime rancher, mais les dés sont pipés : le chef des bandits veut seulement apprendre à lire et a pris la jeune femme pour une institutrice et le rancher est un psychopathe sadique et bestial qui chasse le gang non pas pour se venger, mais pour le plaisir d’abattre des êtres humains  comme du vulgaire gibier.

Le scénario se réduit à une longue poursuite, interrompue par des massacres au fusil à lunette. La séquence du point d’eau tournée au ralenti avec des giclures de sang « à la Peckinpah » est assez brillante et d’une brutalité insensée. Plus ça va, plus le postulat s’épure, se simplifie et le film s’achèvera au milieu de nulle part – un symbolique désert – dans un bain de sang jusqu'auboutiste qui confine au nihilisme absolu.

CHAROGNARDS (4)

Nul romantisme westernien dans « LES CHAROGNARDS » : les bandits sont des brutes analphabètes sans dieu ni maître, l’histoire d’amour entre leur chef et l’otage tient plus du syndrome de Stockholm que d’une relation plausible et contrairement à la plupart des westerns, ici pas de blessures-sans-gravité-qui-guérissent-très-vite : les blessures à l’épaule ou aux jambes sont atrocement douloureuses et souvent mortelles et les blessés agonisent dans des spasmes insoutenables.

Bien qu'il soit un drôle de choix pour jouer un ‘bandido’ américain, Oliver Reed a une CHAROGNARDS (2)sacrée gueule et même s’il lui arrive de surjouer un peu, il est toujours intéressant à regarder. Candice Bergen n’a rien d’une « faible femme » ce qui change agréablement et Hackman joue à fond l’ignominie de son personnage : tellement abject qu'il en devient presque surnaturel. Sans oublier le plaisir de retrouver des « trognes » comme L.Q. Jones ou Simon Oakland.

Sans être un grand western, « LES CHAROGNARDS » a le mérite d’aller au bout de sa logique et de laisser sur un arrière-goût désagréable. À la différence de Peckinpah qui, quoi qu’on en dise, donnait la violence en spectacle et lui insufflait des bouffées d’héroïsme même perverti, Medford la montre pour ce qu'elle est réellement : une affreuse boucherie. Voir le premier plan du film !

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:11

5 MEN ARMYTant qu’à piocher dans les œuvres d’autrui, autant aller chercher parmi les meilleurs. C'est 5 MEN ARMY (2)ce qu’ont dû se dire les auteurs de « 5 HOMMES ARMÉS », un western ‘Zapata’ cosigné par Dario Argento.

Le générique-début, montrant des photos authentiques de la ‘revolución’ sur une BO5 MEN ARMY (3) endiablée d’Ennio Morricone est encourageant.

Le premier tiers plagie allègrement « LES 7 MERCE-NAIRES » (le recrutement des gunmen, le lanceur de couteaux) et « LES PROFES-SIONNELS » (le dynamiteur, le contexte général) et la présence de Peter Graves alors héros de la série « MISSION : IMPOSSIBLE » renforce la sensation qu’on regarde un épisode « spaghettisé » du show de Bruce Geller. Hélas, on se rend vite compte que le scénario n’est pas suffisamment écrit pour tenir sur la durée et que les péripéties sont plaquées, dérivatives, comme improvisées au jour le jour. Quant au détournement du train, censé être le morceau de bravoure du film, il s’éternise au-delà du supportable. La fin, truffée de trahisons, de voltefaces et de bonne énergie 5 MEN ARMY (1)arrive un peu tard pour sauver les meubles.

Sans être une catastrophe, « 5 HOMMES ARMÉS » n’arrive pas à la cheville de ses modèles et dilue sa maigre idée de départ en un long pensum dont les protagonistes peinent à exister vraiment. Si Graves traverse tout cela en touriste, l’air absent, comme un ‘Jim Phelps’ en villégiature, Bud Spencer est toujours pittoresque en Obélix morfal et crasseux et Tetsurô Tanba vole aisément la vedette à tout le monde – sans une ligne de dialogue ! – en samouraï exilé. La longue séquence où il court derrière le train pour le rattraper est probablement ce qu'il y a de plus réussi dans le film.

À noter que le réalisateur Don Taylor – également acteur de second plan – n’est apparemment là que comme prête-nom, le film étant en fait tourné par l’italien Italo Zingarelli. Encore un mystère des copros multinationales !

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 18:17

NIGHT GRIZZLY (2)« LE RANCH MAUDIT » (remarquable traduction du titre anglais « LA NUIT DU GRIZZLY ») est un étrange mélange de genres, qu’on pourrait résumer rapidement en disant que c'est un mix entre « LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE » et « L’OMBRE ET LA PROIE », un ours remplaçant les lions.

Malgré le format Scope, le film a tout d’un produit télé et il a d'ailleurs été concocté par une partie de l’équipe de « CHEYENNE » la série TV de Clint Walker, qui tient ici le rôle NIGHT GRIZZLY (1)principal. Il joue un ex-shérif qui s’installe dans une fermeNIGHT GRIZZLY convoitée par un rancher local et qui est régulièrement attaquée par un grizzly démoniaque surnommé… ‘Satan’.

C'est balourd et naïf dans la description de la famille idéale du brave Clint, les seconds rôles sont des caricatures impossibles comme cette épicière vieille fille échappée d’une sitcom comique (il ne manque que la piste de rires ‘off’ !) ou ce bon vieux Jack Elam dans un rôle d’ivrogne du village sympathique et serviable où il évolue en roue-libre, sans la moindre direction.

Si l’immense Walker est physiquement impressionnant, il demeure un comédien limité et empesé, comme empêtré de sa propre carcasse. Heureusement, on retrouve quelques seconds rôles de l’époque comme Keenan Wynn en méchant bien-élevé, le futur Tarzan NIGHT GRIZZLY (3)Ron Ely jouant son fiston et surtout Leo Gordon, qui vole la vedette à tout le monde dans un beau rôle de chasseur de primes au look sauvage, arpentant l'Ouest avec sa carriole et ses chiens. Lui et Walker assurent sans doublures une assez belle bagarre au bord d’une rivière.

Dommage que les séquences avec l’ours soient atrocement mal filmées et montées, que les scènes familiales soient aussi mièvres, car on devine qu’avec un traitement un peu plus sérieux, l’affrontement entre ce colosse ‘All American’ et cette bête féroce dont il a violé le territoire, aurait pu donner un tout autre film.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:51

Fort de sa récente et heureuse expérience avec « JOHN CARTER », film maudit, moqué, ignoré, gros échec commercial, mais excellente surprise au final, « WWW » a décidé de retenter le diable avec le plus ancien (deux ans !) « JONAH HEX ». Mais comme le dit le vieux dicton : la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit ! Et ce post-western HEXinspiré d’une BD assez ancienne, est une bouillie informe, qui déçoit à tous les niveaux. Et qui, lui, a bel et bien mérité son funeste sort.

Pourtant, ça commence plutôt bien, comme un ‘spaghetti western’ cartoonesque, truffé de ‘one liners’, d’effets visuels grossiers mais amusants et proposant un héros inhabituel, sorte de mélange de Django et du fantôme de l’Opéra. Mais on déchante très vite et rapidement, le scénario se délite, part en tous sens et s’égare dans un nombre insensé de séquences nocturnes fatigantes pour l’œil et fatales à l’attention. On se prend à penser à un autre mauvais souvenir : l’horrible « WILD WILD WEST » avec Will Smith. C'est dire…

Pourtant Josh Brolin ne se sort pas trop mal de ce rôle impossible de ‘bounty hunter’ défiguré et dur-à-cuire, qui feule ses répliques en plissant les yeux et discute avec les morts. On se dit même qu'il aurait fait un excellent Blueberry dans une vraie adaptation des BD de Gir & Charlier. Face à lui, John Malkovich est difficile à avaler en général illuminé, qui a dû suivre les mêmes cours de comédie que Johnny Depp quand il joue les pirates. Megan Fox est belle, évidemment et on ne lui demandait rien d’autre et Michael Fassbender (mais qu’est-il venu faire dans cette galère ???) s’amuse beaucoup en homme de main ricanant et sadique.

« JONAH HEX », c'est le genre de film que « WWW » aurait aimé défendre bec et ongles envers et contre tous, qu'il aurait aimé réhabiliter, arracher à l’oubli, ne fut-ce qu’auprès de quelques visiteurs convaincus, quitte à faire preuve de mauvaise foi. Mais à l’impossible, nul n’est tenu. Les BD sont intrigantes sans être géniales, le film a cru bon de se passer d’un scénario qui tienne la route. Dommage…

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:47

SEAOFGRASS (2)Il y a pas mal de choses déroutantes dans « LE MAÎTRE DE LA PRAIRIE » et la signature d’Elia Kazan n’est pas des moindres. Complètement atypique dans sa filmographie, ce mélodrame westernien bâti autour du couple Spencer Tracy-Katharine Hepburn, se distingue par sa longueur peu appropriée et par l’ambiguïté constante de son propos.

En deux heures, Kazan tente de raconter une véritable saga familiale et 25 ans d’Histoire de l'Ouest, avec l’arrivée des colons, la résistance des gros éleveurs, etc. C'est trop court ou SEAOFGRASS (1)trop long, et quelques ellipses dans le récit sont vraiment sévères et dommageables (le début est cavalièrement expédié), empêchant d’entrer complètement dans le film. Quant à l’ambiguïté (oui, là éventuellement, on peut reconnaître la griffe du réalisateur !), elle est inhérente au scénario : car au fond, que raconte le film ? Quelle en est la morale ? Tracy, un riche rancher, est amoureux de sa prairie qu'il a dû jadis arracher aux Indiens. Il veut la préserver telle quelle et refuse de la céder aux émigrants. Il passe d’abord pour un égoïste et un sale capitaliste sans cœur. Mais l’épilogue lui donne raison : ayant trop et mal exploité la terre, les fermiers en ont fait un désert stérile, un cimetière. Qu’en conclure ?

Même chose pour les aspects plus intimes de l’histoire : ‘Kate’ a une liaison avec le juge Melvyn Douglas, d’où naît un fils bâtard élevé par Tracy. Les époux se séparent pendant vingt ans et il faut la mort du garçon pour qu'ils seSEAOFGRASS réunissent. Drôle de morale, là aussi !

On suit donc ces personnages peu sympathiques dans leurs drames familiaux, sans jamais s’impliquer. Les stars ne sont pas très bien castées : elle trop âgée et minaudante, lui manquant singulièrement de dimension « épique » pour un tel emploi. Robert Walker s’en sort plutôt mieux dans le rôle du bâtard tête brûlée.

« LE MAÎTRE DE LA PRAIRIE » est donc un film bancal, dont certains plans évoquent John Ford et d’autres souffrent de transparences hideuses. Malgré une ou deux séquences réussies, comme ce bétail perdu dans la tempête, on serait bien en peine de deviner la carrière à venir de Kazan.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 15:57

JAYHAWKERSÀ l’instar de plusieurs westerns des années 50 tels que « VAQUERO », « LE TRÉSOR DU PENDU » ou « L'HOMME AUX COLTS D’OR », « VIOLENCE AU KANSAS » décrit ni plus ni moins que l’histoire d’amour entre deux hommes. L’un est un ex-soldat chargé deJAYHAWKERS (1) capturer le chef d’une bande de pillards mégalo, l’autre (le chef) se prend pour Napoléon et veut conquérir le Kansas ville par ville. Les JAYHAWKERS (2)enjeux psychologiques sont un peu compliqués, mais le fait est que plusieurs scènes entre les gaillards sont filmées de façon plus qu’ambiguë avec musique romantique en toile de fond et leur affrontement final ne laisse planer que peu de doutes sur la vraie nature de leurs relations.

Le film est hélas handicapé par un casting très inégal : Fess Parker est un piètre héros, aussi peu charismatique que possible, traînant une moue dubitative et parlant d’une voix monocorde. L’accent de la française Nicole Maurey est à la limite du supportable, sans même mentionner les deux mioches littéralement atroces. Seul Jeff Chandler sauve les JAYHAWKERS (3)meubles, dans le rôle du conquérant illuminé, vêtu en dandy, sirotant de bons vins et pratiquant la démagogie en parfait politicien du Far-West. Une des plus belles compositions de la carrière de cet acteur sous-estimé et à peu près oublié aujourd'hui.

À noter un cast de seconds rôles hauts-de-gamme comme Henry Silva  - hélas, sous-utilisé – en porte-flingue de noir vêtu, Leo Gordon en gros benêt sympathique (pas vraiment son emploi, généralement !) ou Frank DeKova qui apparaît le temps de se faire dûment descendre. On aperçoit même un jeunot Harry Dean Stanton en shérif-adjoint au début.

« VIOLENCE AU KANSAS » laisse une sensation de trop-plein, à cause d’un scénario surchargé, bourratif, courant trop de lièvres à la fois. Mais grâce à quelques bonnes séquences d’action, un ou deux coups de théâtre et une intéressante complexité dans les rapports entre les deux protagonistes, on ne s’y ennuie pas trop.

JAYHAWKERS (4)

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:45

TIRE DJANGO (1)Bon ! Déjà, pour que tout soit parfaitement clair : personne ne s’appelle Django dans « TIRE DJANGO, TIRE ! ». Ce petit point de détail réglé, ce ‘spaghetti western’ est bien signé Corbucci, mais pas Sergio hélas : Bruno, son petit frangin. Évidemment tout de suite, ça calme…

Pourtant, à tout prendre, on a vu bien pire dans le genre. À bien y regarder, malgré ses emprunts scénaristiques aux classiques de Leone ou Sollima, le film semble annoncer avecTIRE DJANGO six ans d’avance le thème de « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA ». Toutes ces références sont alléchantes. Maintenant, il faut être lucide, si « TIRE TIRE DJANGO (3)DJANGO, TIRE ! » n’est pas trop ennuyeux et s’il est même plutôt bien filmé, il n’en demeure pas moins extrêmement bancal et surtout, plombé par une BO atroce, qui tente d’ajouter après-coup une ambiance humoristique à un film qui n’a rien de drôle. Par moments, on se croirait dans une comédie napolitaine avec Totó !

Chargé de ramener son fils à un riche rancher mexicain, un pistolero retrouve celui-ci au sein d’une bande de hors-la-loi et le kidnappe. Le film devient alors une sorte de ‘road movie’ égayé de péripéties mollassonnes, décrivant l’amitié naissante entre les deux gaillards. Le physique d’angelot blond à frange du garçon ajoutant une ambiance très TIRE DJANGO (2)crypto-gay à l’ensemble. La brève apparition d’Erica Blanc en veuve avenante, ne sert manifestement que d’alibi aux relations ambiguës des ‘hombres’ qui partiront d'ailleurs côte à côte vers le soleil couchant à la fin.

C'est l’américain Brian Kelly qui joue le héros à cigarillo. Si on se souvient de lui en gentil papa des bambins dans la série « FLIPPER LE DAUPHIN », le changement est évidemment notable. À part ça, il ne fait rien d’extraordinaire si ce n'est de jouer les sous-Eastwood et de manier le fouet. On aperçoit aussi Keenan Wynn, qui tournait la même année dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », jouant un chef de bande semi-comique et amouraché d’un… canard. Un ‘gimmick’ ridicule, qui ne sert strictement à rien dans l’histoire ! Le vétéran italien Folco Lulli joue sans conviction les Emilio Fernández de service.

On ne peut qu’imaginer quel film cela aurait pu être avec une musique moins invasive et exaspérante. Mais celle-ci est tellement présente, tellement à contretemps, à contre-tout, qu’on ne se souvient finalement que d'elle.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 16:56

« BLACKTHORN » est un western littéralement sorti de nulle part. Une production espagnole au casting international, qui se présente comme une sorte de sequel tardive à « BUTCH CASSIDY & LE KID ». Comme « YOUNG GUNS 2 » affirmait que Garrett n’avait pas tué BillyBTH the Kid, « BLACKTHORN » part du principe que Butch et Sundance ne sont pas morts comme l’avait montré George Roy Hill il y a 45 ans, entrant de plain-pied dans la légende de l'Ouest.

Alors qu'il s'apprête à retourner au pays après des années d’exil solitaire en Bolivie, Butch croise la route d’un ingénieur espagnol traqué pour avoir dérobé 50.000 $ à un exploitant minier. Une amitié s’amorce, la grande aventure repointe son nez, jusqu'à ce que le vieux Butch réalise que les temps ont changé, que les hommes n’ont plus de parole ni de principe.

Basé sur un excellent scénario, à la fois hommage au genre, au film de Hill mais aussi au « bon vieux temps » disparu à jamais, « BLACKTHORN » est un beau film lent et subtil, porté par la présence inimitable de Sam Shepard dans le rôle-titre (Blackthorn est le pseudo adopté par Cassidy, qui était déjà un pseudo pour Parker). Calme, introverti, l'homme est aux portes de la vieillesse, mais son charisme est intact et ses relations avec son vieil ennemi Stephen Rea, ex-flic de la Pinkerton, sont émouvantes et justes. On pense à Robin et au shérif dans « LA ROSE ET LA FLÈCHE » que ce western évoque parfois.

La violence est traitée sobrement mais avec une redoutable efficacité, l’humour est toujours présent en filigrane et les flash-backs sont extrêmement bien intégrés au récit. Au passage, saluons l’extraordinaire ressemblance physique entre Shepard et le jeune acteur (danois !) qui l’incarne à la trentaine.

Un joli film lent et prenant comme une ballade, qui ne tente pas de renouveler ou de révolutionner le genre, mais lui rend un hommage tendre et respectueux.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 07:43

cowboys and aliensComme l'immortel « SERPENTS DANS L’AVION », « COWBOYS ET ENVAHISSEURS » est résumé tout entier dans son titre. Un western donc, où les ‘bad guys’ sont de vilains extraterrestres amateurs d’or et affrontent des westerners singeant plus ou moins laborieusement les vieux poncifs du genre.

Le scénario enfantin et exagérément naïf fait s’unir les Indiens, les honnêtes citoyens et les hors-la-loi pour chasser les monstres. C’est simpliste et linéaire, un brin longuet, aussi. On ne comprend toujours pas pourquoi les ‘blockbusters’ décérébrés persistent à dépasser les deux heures !

Harrison Ford, bougon et accusant son âge, joue un rôle à la John Wayne dans « LA RIVIÈRE ROUGE » et Daniel Craig, plutôt efficace, ne dégage aucune sympathie, aucun charisme particulier. Étrange parcours pour ce comédien excellent dans les rôles de composition et systématiquement transparent quand il joue les héros. On retrouve le toujours parfait Michael Beach dans le plus joli personnage : le fils adoptif ‘native’ de Ford.

Du cinoche popcorn pas déplaisant bien sûr, et contenant même quelques séquences franchement réussies, mais dont le vide intersidéral du propos finit par laisser indifférent. Le genre de film qu’on a complètement oublié quelques jours après l’avoir visionné. Ce qui permet de le revoir sans problème, me direz-vous et justifie l’achat du DVD !

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