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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 21:00

 

Réalisé en 2000, par le chanteur country Dwight Yoakam, ce très étrange néo-western est tiraillé entre de si nombreuses influences, souvent contradictoires, qu'il finit par ne plus ressembler à grand-chose. Par certains aspects, il annonce le "APPALOOSA" d'Ed Harris, mais la réalisation est trop chichiteuse, le scénario trop décousu, et les personnages tous bien trop excentriques, pour accrocher l'intérêt.
Yoakam s'est réservé le beau rôle, celui du shérif taciturne, parti en croisade vengeresse. Il n'a certes pas le physique de l'emploi, même si les vrais shérifs devaient probablement plus ressembler à cela qu'à John Wayne. Il s'est entouré de vétérans des seventies, comme Peter Fonda, Bud Cort (qui reconnaîtrait l'ado de "HAROLD ET MAUDE" ?) ou Bo Hopkins et l'excellent Luke Askew, a offert un petit rôle à Billy Bob Thornton, qui l'avait dirigé dans son grandiose "SLING BLADE", et permis à des comédiens qu'on voit peu comme Bridget Fonda ou Pee-Wee Herman, de refaire un tour de piste. Vince Vaughn est peu convaincant en tueur sadique. L'adjoint du shérif portant une robe par-dessus son pantalon, laisse plus que perplexe, et évoque les inutiles délires de Brando dans "MISSOURI BREAKS".
"SOUTH OF HEAVEN, WEST OF HELL" contient une ou deux fusillades bien réglées, de bons moments (lorsque Bridget Fonda tue l'homme qui s'en prenait à sa fillette, et lui dit froidement "Tiens, touche plutôt ça", avant de le descendre), mais ne réussit pas "L'HOMME SANS FRONTIERE" qui veut, et le film de Dwight Yoakam s'efface de la mémoire, dès que commence le générique de fin.
Dommage, car les westerns ne sont pas si courants, dans les années 90 !
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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:37

Un drôle de film hybride, à la fois série B américaine par son réalisateur (l'acteur Vic Morrow, qui fut remercié après une semaine de tournage) et sa vedette, et spaghetti western, par son producteur Dino de Laurentiis, ses décors (on retrouve le village de "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS") et ses acteurs de second plan.
"UN NOMME SLEDGE", souffre d'un scénario maladroitement bâti en trois actes distincts, presque indépendants les uns des autres, d'un dialogue d'une platitude inouïe ("Avant de te rencontrer, je croyais que quelque chose clochait chez moi", roucoule Ria la prostituée frigide, "Et puis tu es venu..."), et de séquences de fusillade évoquant les spectacles pour touristes, dans les villages western d'Arizona.
James Garner, acteur si à l'aise dans la comédie et l'autodérision (la série, puis le film "MAVERICK"), est beaucoup moins convaincant, quand il joue les durs, comme ici, où sa grosse moustache, sa démarche chaloupée et son air chafouin, desservent un héros déjà bien quelconque. A ses côtés, des seconds couteaux connus comme Claude Akins, Dennis Weaver ("DUEL") ou John Marley(insupportable !) grimacent à loisir, tandis que débute discrètement le futur sex symbol transalpin Laura "MALICIA" Antonelli.
Peu de choses à mettre à l'actif de ce film bâtard donc, surtout pas l'horrible musique. A côté, l'autre chasse au coffre plein d'or, "LA CARAVANE DE FEU" passerait presque pour un classique !

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:50

"VAQUERO" est un petit western, visiblement fauché (hormis pour la séquence où Anthony Quinn se rend en ville avec sa "horde sauvage", riche en figuration), qui ne présente d'intérêt, que par la complexité de ses protagonistes.
Robert Taylor est un curieux héros, taciturne, effacé, opaque, sorte de garde du corps d'un bandido fou furieux campé par Anthony Quinn. La relation plus qu'ambiguë entre les deux personnages fait tout le prix de "VAQUERO", car il est peu contestable que Esquada est amoureux fou de Rio, depuis l'enfance, et qu'il préfère mourir avec lui, que le laisser à quelqu'un d'autre. Surtout une femme... Curieusement, Taylor connaîtra le même genre de relation, avec Richard Widmark dans "LE TRESOR DU PENDU" de John Sturges et même avec John Cassavetes dans "LIBRE COMME LE VENT". Dur d'être un sex-symbol...
Ava Gardner et le très pâlot Howard Keel n'ont que des rôles de pure convention, et "VAQUERO" ne vaut que pour le numéro délirant de Quinn, mi-Quasimodo, mi-Zapata, qui éructe, se contorsionne, transpire, ricane, et abat un de ses propres hommes parce qu'il a bu dans sa bouteille. Du pur cabotinage certes, mais bienvenu en l'occurence. Parmi les seconds rôles, l'incontournable Jack Elam en éminence grise d'Esqueda, qui se moque constamment de sa laideur.

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