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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 17:24

« LA GUERRE DES GANGS » est un polar napolitain réalisé par Lucio Fulci, plus habitué à œuvrer dans le film d’horreur et le ‘gore’. D'ailleurs, certains détails particulièrement GUERRErépugnants et plans sanguinolents trahissent les véritables goûts du signore !

Fabio Testi est un contrebandier dont le frère est tué – en même temps que d’autres mafiosi – par un gangster français (salaud de français !) surnommé « Le Marseillais ». Celui-ci demande au beau Fabio de collaborer avec lui pour passer des chargements de coke, mais notre héros qui a une solide fibre morale, refuse car il n’aime pas la drogue. Le ‘Marsigliese’ continue donc de tuer tout le monde, il fait même violer la femme de Fabio par ses sbires. Tout cela neGUERRE (1) s'arrêtera que lorsque les vieux parrains de Naples à la retraite ressortent les flingues pour faire le ménage dans leur chère cité. Unique idée à peu près amusante du film !

Mal filmé au zoom, baignant dans une photo laiteuse et souvent floue, achevé par une musique de film porno, « LA GUERRE DES GANGS » est d’un ennui abyssal. Le scénario est tellement mal fichu que Testi a du mal à s’imposer réellement comme le héros du film, tant son rôle est passif, impuissant. Il passe plus de temps chez un toubib véreux à se faire rafistoler, qu’à accomplir sa vendetta.

Le film vaut d’être vu à l’extrême rigueur pour Marcel Bozzuffi qui semble s’amuser beaucoup dans ce personnage du « Marseillais » auquel il était prédestiné après son succès dans « FRENCH CONNECTION ». Malfrat parfumé comme une cocotte, souriant et sadique, il brûle au chalumeau le visage d’une « passeuse » et vide le chargeur de sa mitraillette sur le cadavre en carton-pâte d’un rival. On l’a rarement vu aussi enjoué !

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 16:59

OMBRE (2)La fin de carrière de Yul Brynner ne fut pas très brillante et la qualité de ses films internationaux n’était pas toujours au rendez-vous. « L’OMBRE D'UN TUEUR » signé par un pape du « bis » qui toucha à tous les genres, est un polar napolitain au scénario flasque et OMBRE (1)désossé, qui offre à la star américaine en villégiature un rôle de ‘hit man’ new-yorkais d’origines italiennes (quoi ? Il n’a pas l’air italien, Yul ?) qui débarque à Naples pour tuer un mafioso responsable de l’assassinat de son jeune frère. Pendant sonOMBRE séjour, Yul tombe amoureux de la stripteaseuse Barbara Bouchet et trouve un disciple en la personne du jeune Massimo Ranieri auquel il apprend les ficelles du métier. C'est tout ? Ben, oui. Ah ! Si. Il croise aussi un commissaire local joué par son compatriote Martin Balsam, avec lequel il tisse une curieuse relation de chat et de souris.

Que dire ? C'est long, pas très bien filmé, la photo est très laide, on s’ennuie fréquemment. Margheriti met un point d’honneur à nous faire visiter Napoli-by-day, à l’occasion de trois ou quatre poursuites en voiture bien étirées et mollassonnes.

Tout vêtu de noir, histoire de changer un peu, Brynner s’efforce de se montrer plus animé OMBRE (3)que d’habitude, d’exprimer des sentiments à peu près humains. Il y parvient de temps en temps, mais son rôle est sous-écrit et il n’est pas aidé par une idée scénaristique grotesque : le stress provoqué par la mort de son frère lui provoque des flash-backs hideux ! Des arrêts sur image noir & blanc submergés par un dégueulis rouge-sang, qui provoquent une cécité provisoire. Comment peut-on jouer ça ? Eh bien… Mal, en l’occurrence.

« L’OMBRE D'UN TUEUR » est à réserver aux cinéphiles de l’extrême, de ceux qui fréquentent « WWW » et sont prêts à expérimenter des OVNI sur pellicule, attirés qu'ils sont par l’affiche, comme des papillons de nuit vers la flamme. Pour les autres, passez votre chemin car il n’y a pas grand-chose à voir.

À noter qu’au début, on voit Brynner – excellent photographe dans le civil – s’amuser avec ses appareils-photo. Espérons que la production lui en a fait cadeau à la fin du tournage, histoire de justifier le voyage.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 18:18

ASSASSINATION (1)Il y a des titres comme ça, qui s’avèrent irrésistibles pour l’amateur – un peu tordu, c'est vrai – de choses étranges venues d'ailleurs. Ainsi « WWW » ne pouvait pas esquiver un thriller italien dont le titre français est « LA PEUR AUX TRIPES » !

Évidemment, si le titre est rigolo et si la présence au générique d’une de nos mascottes, le ASSASSINATIONriant Henry Silva incitent à l’indulgence, le reste de l’œuvre est une accablante déconvenue. On voit bien ce qu’ont voulu faire les auteurs : capitaliser sur la mode des 007 en y ajoutant une pincée de suspense politique façon « UN CRIME DANS LA TÊTE » (où Silva avait d'ailleurs un rôle). Au final, ça ressemble davantage à une aventure du Fantômas avec De Funès, sans les gags.

Le scénario est totalement impénétrable, la BO affreusement sixties, les seconds rôles italo-allemands sont abominables et le rythme est soporifique. Rien ne tient debout dans cette histoire : ce type condamné à la chaise électrique, sauvé in extremis par une mystérieuse organisation qui l’utilise pour assassiner un émissaire de paix ! Comme si ça ne suffisait pas, Silva se fait passer pour son frère jumeau (qui n’a jamais existé) et harcèle sa propre veuve déjà maquée à un autre homme. Quand on s’aperçoit que ce complot compliqué n’aboutit en fin de compte qu’à un simple coup de fusil, on se demande pourquoi les méchants se sont donné un mal pareil ! N’y a-t-il pas des snipers plus faciles à enrôler ?

Malgré toute l’affection qu’on peut porter à l’inimitable ‘Johnny Cool’, force est de ASSASSINATION (2)reconnaître qu'il n’était pas le choix idéal pour un tel rôle. Le visage figé, l’œil fixe, la démarche raide, il n’exprime rien, à part une espèce de rage contenue et n’est jamais attachant ou même vaguement intéressant. Heureusement, il s’avère remarquable dans la première séquence dans sa cellule, jusqu'à son exécution.

On aurait aimé aimer un film intitulé « LA PEUR AUX TRIPES » avec Henry Silva en vedette. Mais malgré toute la mauvaise foi du monde, malgré notre snobisme (un peu particulier, c'est vrai !), cela s’avère vraiment mission impossible.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 07:59

JUST CAUSE (2)« JUSTE CAUSE » présente pas mal de points communs avec le remake de « LES NERFS À VIF » sorti quatre ans plus tôt : le décor du vieux Sud, le jeu de chat et souris entre un avocat et son client, le final dans les Everglades, etc. Mais on se prend à regretter que Martin Scorsese n’ait pas plutôt tourné ce scénario-là ! Autant son thriller était visuellement JUST CAUSE (1)somptueux, stylistiquement extraordinaire, autant son scénario était inconsistant, voire prétentieux. Alors que si celui de « JUSTE CAUSE » est en béton armé, la mise enJUST CAUSE scène est au mieux anonyme, au pire insuffisante.

Écrit au cordeau donc, ce suspense tire sa force de ses personnages, tous inattendus, présentant diverses facettes et jamais figés dans un stéréotype. Sean Connery par exemple, incarne pour la première – et seule ? – fois de sa carrière, un homme « normal », incertain et physiquement vulnérable, faisant oublier sa carrure et son passé de star, par quelques touches subtiles : un regard moins malicieux que d’habitude, des chapeaux peu seyants, une émotivité qu’on ne lui connaissait pas.

« JUSTE CAUSE » joue de façon machiavélique sur nos préjugés, nos opinions toutes faites, sur les apparences, pour mieux ménager des coups de théâtre très bien amenés, sans paraître trop tirés par les cheveux. Le travail sur les personnages de Blair Underwood, serial killer abject ou martyr innocent et de Larry Fishburne, bon flic ou brute vicieuse, est remarquable et oblige à se poser de bonnes questions sur le système judiciaire et sur la complexité de l’âme humaine de façon plus générale.

Mais s’il faut absolument voir ce film, ce sera pour l’hallucinant numéro d’acteur d’Ed Harris. En tueur en série bestial et fou à lier, il fait froid dans le dos. Ses face à faces avec Connery JUST CAUSE (3)sont véritablement de grands moments, la tension est réellement palpable. Sur le fil très mince entre la pure démence et le cabotinage contrôlé, Harris n’a peut-être jamais été aussi impressionnant.

On fermera les yeux sur quelques facilités dans le traitement des seconds rôles (la documentaliste mexicaine obèse et nympho, le personnage à peine esquissé de Chris Sarandon), sur des invraisemblances difficiles à avaler (pourquoi le tueur se contente-t-il de bâillonner gentiment ses otages à la fin, au lieu de les massacrer ?) et sur une conclusion sanglante qui ne règle rien et déçoit un peu, pour rester sur la bonne impression d’un thriller psychologique moite et ambigu, offrant à des comédiens aguerris des rôles à leur mesure.

À noter que la fillette de Connery n’est autre que la toute jeune Scarlett Johannsson !

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 17:07

« WWW » n’a jamais fait grand cas des films de Chuck Norris. À peine un « DELTA FORCE » survolé, et encore parce qu'il comptait Lee Marvin à son générique ! Alors, quoi ? Une mea culpa inopinée ? Sans doute pas… Mais la tardive découverte de « SALE TEMPS POUR UN FLIC » due à sa sortie en Blu-ray, est quelque peu déstabilisante : car c'est un vrai bon CODEpolar ! Dans la lignée thématique des ‘Dirty Harry’ et allant même jusqu'à préfigurer « ROBOCOP » tourné deux ans plus tard, ce film efficacement réalisé par Andrew Davis à qui l’on doit « LE FUGITIF », bénéficie d’un scénario qui tient très bien la route et d’un souci de réalisme dans la vision de la police et du déroulement des investigations.

Bien sûr certains détails datent terriblement l’affaire : la BO soûlante, voire insupportable par moments, les brushings bouffants de chanteurs disco, les trop longues poursuites de rigueur à l’époque. Mais malgré cela, le film reste accrocheur, bien fichu, il avance implacablement avec une logique sans faille et même un certain suspense, suivant plusieurs pistes à la fois (le procès du flic lâche, la guerre des gangs, la chaste relation entre ‘Cusack’ et la fille d’un caïd) sans confusion.

Que dire du vieux Chuck ? De ce côté-là, pas de révélation, hélas. L'homme ne change pas d’expression pendant 100 minutes. Il n’est même pas impassible, c'est autre chose : il est… neutre. Sans émotion, sans intention, sans charisme. Il se contente de se battre (bien), de débiter ses répliques à voix basse en bon émule d’Eastwood et c'est tout. Mais n’est pas Clint qui veut, justement… À ses côtés, l’excellent Dennis Farina en co-équipier truculent et l’irremplaçable Henry Silva en parrain ‘latino’ sadique : il faut l’avoir vu vanter la « cravate colombienne » à Norris avec un sourire glouton !

« SALE TEMPS POUR UN FLIC » n’a rien d’un chef-d’œuvre, modérons nos ardeurs, mais c'est infiniment meilleur que ne le laisseraient penser son titre français et la présence de Norris en tête d’affiche. Et reconnaissons que très peu de polars de cette période sont encore regardables aujourd'hui sans pouffer à chaque plan. Étonnamment recommandable, donc.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 08:15

DESEMPARES (2)Réalisé par Max Ophüls lors de son expérience hollywoodienne, « LES DÉSEMPARÉS » est un curieux ‘film noir’, faisant se télescoper deux univers qui normalement n’auraient jamais dû se croiser, quasiment deux dimensions parallèles entrant en collision : la vie d’une mère de famille (Joan Bennett) et celle d’un duo de maîtres chanteurs des bas-fonds.

Obligée pour protéger sa fille écervelée, de se débarrasser d’un cadavre, la maman va être DESEMPARES (1)confrontée à James Mason, un mystérieux individu qui exige 5000 $ sous peine de jeter l’adolescente en pâture à la police. La matriarche va connaître deux jours d’enfer à courir à droite et à gauche, à vendre ses bijoux, à supplier sa banque, pour réunir la somme et protéger sa couvée. Entretemps, le voyou tombe amoureux d'elle – ou plutôt de ce qu'elle représente – et se dresse contre son boss, beaucoup plus dangereux que lui.

Ce qui accroche le plus dans ce suspense intimiste, c'est la personnalité de Joan Bennett, petite bonne femme calme, déterminée, jamais débordée ou hystérique, qui endosse le rôleDESEMPARES de chef de famille (son mari, qu’on ne verra jamais, est toujours en voyage d’affaires) avec une détermination sans faille. Délibérément banalisée par des petites lunettes de vue et des tenues sans glamour, l’actrice porte le film sur les épaules avec une surprenante autorité. Face à elle, Mason paraît un peu trop élégant et subtil, pour être tout à fait crédible en crapule irlandaise, même s’il évolue au cours de l’action. Mais leur duo fonctionne très bien.

Le scénario est une belle mécanique d’engrenage, à la logique implacable, la mise en scène est fluide, malgré quelques ‘couacs’ dans l’alternance de scènes tournées en extérieurs et les gros-plans filmés en studio (ainsi tout le moment où l’héroïne découvre le cadavre sur la plage et s’en débarrasse, paraît-il bizarrement monté, à peine lisible). À voir pour l’impossible love story qui en ressort finalement, en filigrane, une rencontre entre deux mondes pas faits pour coexister.

 

À NOTER : un remake pas inintéressant sera tourné en 2001, sous le titre « BLEU PROFOND », avec Tilda Swinton et Goran Visznic.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 08:14

Conçu dans le seul et unique but de mettre en valeur la championne de kickboxing Gina Carano, « PIÉGÉE » souffre d’une flagrante erreur de casting. Non, on ne parle pas de Gina, mais… de Steven Soderbergh, qui a réalisé la chose. On le sait, année après année, ses PIEGEEprojets sont toujours intrigants, excitants, il bénéficie des meilleurs castings et à chaque fois on en ressort déçu, dépité, insatisfait. Même chose pour « PIÉGÉE » qui avait besoin d’un réalisateur carré et efficace, focalisé sur les séquences d’action et sur son héroïne. À la place, on a la mise en scène « élégante » de Soderbergh, ses plans-séquences, ses effets de montage antédiluviens, ses chichis habituels (ralentis, plans en noir & blanc, flash-forwards, etc.) et le film ne s’en remet pas.

Pourtant, Miss Carano n’est pas à blâmer. Enfant caché de Bruce Lee et Cameron Diaz, sa gaucherie est rafraîchissante et ses (trop rares) scènes de baston impressionnent : il faut l’avoir vue grimper littéralement aux murs ! Peu confiants en ses capacités, les producteurs l’ont entourée d’une ribambelle de ‘guest stars’ venues cachetonner sans enthousiasme : Michael Douglas, très classe en chef-espion, Antonio Banderas cabotin et barbu en traître, Ewan McGregor horriblement coiffé en Némésis. Seul sort du lot le décidément excellent Michael Fassbender, parfait en ‘hitman’ distingué et glacial.

Lent, esthétisant, compliqué jusqu'au ridicule, confus (malgré le nom des villes inscrit sur l’écran, on oublie régulièrement où on se trouve et quand), « PIÉGÉE » aura au moins eu le mérite de révéler Gina Carano au public international. Son visage boudeur, sa démarche de docker et son jeu brut-de-décoffrage mais attachant, ne demandent qu’à être revus dans de plus adéquates conditions. À suivre…

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:37

BALAFREÀ bien y regarder, « LE BALAFRÉ » n’avait pas suffisamment de matière pour faire un long-métrage : les rouages du scénario peinent à s’enclencher, les « comme par hasard » s’enchaînent de façon presque comique, les coups de théâtre sont téléphonés des heures à l’avance et le concept même de l’histoire « à chute » fait penser à un épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE » de 26 minutes. À part qu’ici, on a droit à 50 minutes de plus !BALAFRE (1)

La première vraie erreur est d’avoir donné le rôle de ce ‘tough guy’ implacable et tête brûlée à… Paul Henreid. Acteur fade et ennuyeux, jouant les amants passifs dans « UNE FEMME CHERCHE SON DESTIN » et les résistants cocus dans « CASABLANCA », il tient justement ici un rôle à la Bogart. Henreid, acteur civilisé et élégant s’il en fut, n’est absolument pas à sa place et plombe gravement le film. Mais il faut dire qu'il en était le producteur ! Qui d’autre aurait pensé à lui pour jouer ce dur-à-cuire ? Fort heureusement, il a en face de lui la roborative et sexy Joan Bennett, tout à fait délectable en secrétaire médicale blasée et revenue de tout, amoureuse sans vouloir le montrer, soumise mais rétive. Sa seule présence apporte un semblant de vie et d’énergie au film.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît les jeunes Henry Brandon en braqueur peu téméraire et Jack Webb en ‘torpedo’ maigrichon.

Les histoires de sosies ont toujours du mal à convaincre et celle-ci n’a même pas fait l’effort de trouver les petites touches qui l’auraient rendue à peu près crédible. On suit donc ce petit jeu d’ombres avec un ennui poli, on sourit à quelques bonnes idées (la photo tirée à l’envers) et on remarque que la toute fin a été carrément empruntée à… « PÉPÉ LE MOKO » ! Pour les fans de Joan Bennett, donc.

 

À NOTER : le film est connu sous les titres « HOLLOW TRIUMPH », « THE SCAR » et « THE MAN WHO MURDERED HIMSELF » !

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 17:51

Pour être tout à fait honnête, on s’attendait à un hommage foutraque et bordélique à la BADASS« HOBO WITH A SHOTGUN », concocté par des ‘geeks’ émules de Robert Rodriguez. Eh bien, bonne nouvelle : « BAD ASS », ce n’est pas du tout ça ! C'est beaucoup mieux. C'est un hommage, certes, mais qui a le bon goût (enfin... façon de parler !) d’être fait au premier degré, sans clin d’œil ou presque, avec un vrai respect du genre et surtout affichant une approche inédite de sa star Danny Trejo.

Celui-ci joue un loser, un viet vet laissé-pour-compte devenu vendeur de hot-dogs, qui devient une star du Web en cassant la gueule à deux voyous dans un bus. Pris au jeu, il va devenir un justicier dans la ville du 3ème âge et venger son vieux pote assassiné.

Le scénario est archi-classique, mais le portrait qui est fait du héros est réussi. Débarrassé de son aspect iconique caricatural, adouci par une grosse barbe, Trejo est filmé avec sympathie et même tendresse par son réalisateur et se révèle humain et drôle. L’auteurBADASS2 emprunte à « GRAN TORINO », « HARRY BROWN » et plus inattendu à « ROLLING THUNDER » (la main dans le broyeur). Il n’esquive pas l’inévitable clin d’œil à « DEATH WISH » : un flic surnomme Trejo ‘Charles Bronson’, comme il se doit. Mais l’essentiel n’est pas là. Il est dans le sérieux et l’émotion avec lesquels l’acteur incarne ce ‘Bad Ass’. Il faut l’avoir vu avec ses shorts, sa casquette de baseball, ses sourires timides avec sa jolie voisine. Plus les années passent, plus il fait penser à Anthony Quinn. D'ailleurs, dans une séquence, la musique reprend l’air de « ZORBA LE GREC ». Était-ce une filiation délibérée avec l’autre grand ‘chicano’ du cinéma U.S. ?

Cela reste de la série B simpliste et primitive, bien sûr, mais nullement honteuse et on sent que Craig Moss a tiré le maximum de son petit budget. Dans un cast homogène et bien dirigé, on aperçoit Ron Perlman en maire ripou et Charles S. Dutton qui affronte Trejo dans un duel de vieux titans particulièrement brutal.

Contre toute attente, « BAD ASS » est donc hautement recommandé par « WWW », parce qu'il ne prend pas le spectateur pour un abruti abreuvé de jeux vidéo, parce qu'il adopte le style visuel et narratif des films des seventies sans aucun passéisme et tout bêtement parce qu'il fait passer 1 H 30 de pure distraction, sans un soupçon d’ennui. Qui dit mieux ?

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 16:42

Un an après « LA FEMME AU PORTRAIT », Fritz Lang semble avoir voulu en faire une sorte de remake drolatique : il réemploie le même trio d’acteurs, trouve un sujet thématiquement RUE ROUGE (1)proche, mais le développe cette fois avec une liberté de ton et un cynisme enjoué qui l’éloignent du pur ‘film noir’ et en font une sorte de variation sur le genre.

« LA RUE ROUGE » met en place un engrenage criminel dont on comprend assez vite les tenants et aboutissants. Mais Lang parvient à surprendre et à dérouter en n’hésitant jamais à plonger dans le rocambolesque le plus total : le pauvre caissier peintre du dimanche (Edward G. Robinson) s’avère être un génie méconnu, ses toiles signées par une fille vulgaire et inculte (Joan Bennett) se vendent à prix d’or. Quant au défunt premier mari de sa virago d’épouse, il revient d’entre les morts dans un rebondissement digne du plus décomplexé des vaudevilles. Et alors qu’on pense avoir compris l’esprit du film, la dernière partie sombre dans le mélodrame plus noir que noir, avec l’exécution d’un innocent et la déchéance du protagoniste devenu à moitié fou.

C'est dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde à la vision de « LA RUE ROUGE », qui manie l’humour noir avec maestria et s’amuse des codes du genre avec une virtuosité jamais prise en défaut. Robinson, vieilli par le maquillage, est excellent en pauvre type faible et médiocre, balloté par la vie. Dan Duryea est formidable en infâme petite frappe, à moitié proxo, véritable parasite sans foi ni loi. Mais c'est Joan Bennett qui leur pique la vedette : elle crève l’écran en garce paresseuse et languide, aussi sexy qu'elle est bête. À l’opposé de son rôle dans le film précédent : quelle belle actrice méconnue !

RUE ROUGE

À voir donc, pour les surprises qu'il réserve, pour le culot de sa narration et l’humour pince-sans-rire qui – comme quoi il faut se méfier des a priori – ne semblait pas être la qualité première de Fritz Lang.

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