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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:23

Un chargement de plusieurs millions de dollars, un vieux convoyeur et son jeune co-équipier, des hors-la-loi qui les attirent dans une embuscade, un shérif et ses adjoints, une jeune héroïne en péril… Le résumé d’un vieux western de Randolph Scott ? Raté : c'est « PLUIE D’ENFER », un suspense mâtiné de thriller et de film-catastrophe, auquel les auteurs ont rajouté un déluge de pluie ininterrompu, une inondation géante, un barrage qui cède.

Le film est une simple transposition des vieux clichés du western de série B, dans le monde d’aujourd'hui, tous les éléments usés jusqu'à la corde, sont recyclés avec plus ou moins d’inventivité, et l’intérêt principal vient de la prouesse technique qu’a dû représenter un tournage entièrement nocturne, où tout le monde était perpétuellement trempé.

Si Christian Slater retrouve à peu près son emploi de tête brûlée increvable de « BROKEN ARROW », entouré des peu passionnants Minnie Driver et Randy Quaid, c'est Morgan Freeman, impérial comme toujours, qui pique la vedette à ses partenaires, dans un rôle de braqueur apparemment impitoyable, mais au fond réglo et plutôt sympathique. Le chapeau de cowboy qu'il arbore dans la première moitié du film, enfonce le clou, quant aux origines du scénario. Parmi les seconds rôles, on reconnaît le vétéran Ed Asner et Dann Florek, connu pour son rôle de commissaire dans la série « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE », qui joue ici une sorte de Géo Trouvetout du braquage.

« PLUIE D’ENFER » est plutôt sympathique le temps qu'il dure, mais ne laisse aucune empreinte marquante, et s’achève en un arrêt sur image bâclé et terriblement décevant. Tout ça pour ça ?

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:16

Écrit par l’auteur-culte Elmore Leonard, réalisé (étonnamment) par l'homme qui signa « SHAKESPEARE IN LOVE », et interprété par l’éternel Phénix Mickey Rourke, récemment ressuscité par le magnifique « THE WRESTLER », ce petit polar noir, tourné exactement comme dans les années 70, se range du côté des séries B violentes comme « MISTER MAJESTYK » ou « TUEZ CHARLEY VARRICK », par sa sèche brutalité, son absence de chichi, et l’extrême linéarité de son scénario.

Dans « KILLSHOT », on évolue dans une Amérique figée dans le temps, où les conflits se règlent encore à coups de fusil, où on tue pour éviter d’être tué. Une étrange survivance de l’époque des pionniers, avec pour faire bonne mesure, un tueur à gages d’origine indienne. Les cheveux tressés, le visage abîmé, méconnaissable, Rourke offre une prestation minimaliste, mais parvient à laisser percer des vestiges d’humanité dans son personnage d’assassin professionnel. Il porte le film sur les épaules, l’enrichit par sa seule présence physique. À ses cotés, Diane Lane sa partenaire de « RUSTY JAMES », joue sa proie récalcitrante, Thomas Jane est toujours aussi transparent, et Rosario Dawson est excellente dans un rôle secondaire de « pauvre fille », fascinée par le tueur.

« KILLSHOT » est vraiment un drôle de film, en ce début de 21ème siècle, car il est profondément ancré dans le passé, que ce soit au niveau de la facture, du sujet, ou même de son casting. Il en résulte un intérêt flottant, mais aussi une certaine nostalgie, qui ajoute un peu d’âme à un sujet autrement dénué d’originalité. À voir pour Mickey Rourke, de toute façon, un acteur qui a traversé l’enfer, qui l’a souvent fait traverser à ses admirateurs qui l’ont suivi dans des nanars infâmes, mais qui de temps à autres, retrouve la flamme de ses débuts.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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