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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:08

Coécrit, coproduit par John Cusack qui tient le personnage principal et a donné un rôle à sa sœur Joan ainsi qu’à divers membres de sa famille, « GROSSE POINTE BLANK » a tout du ‘vanity project’ de star à la mode. Mais heureusement, sa singularité évite une trop grande complaisance, même si l’omniprésence de l’acteur peut irriter par instants.GPBLANK

C'est une sorte de greffe contre-nature entre la comédie dramatique à la Lawrence Kasdan et les films de ‘hitmen’ à la John Woo. Un tueur à gages en proie au doute existentiel revient dans sa ville natale pour assister à la fête des anciens du lycée et retrouve son ex-copine dont il est toujours amoureux.

Le film fonctionne par son humour pince-sans-rire, ses bouffées d’émotion et une justesse dans l’étude de caractères. Mais le mélange de genres a du mal à se faire réellement. Les fusillades apocalyptiques ont toujours l’air incongrues et brisent un ‘mood’ général plutôt mélancolique. Même chose pour les seconds rôles comme Dan Aykroyd en vieux tueur syndiqué, Alan Arkin en psy terrorisé ou Hank Azaria en agent de la CIA pas futé, qui jouent sur le ton de la grosse parodie. Tout cela laisse la sensation d’un cocktail qu’on n’aurait pas suffisamment mélangé et dont on sentirait trop le goût de chaque ingrédient sans qu'ils ne s’harmonisent.

Cusack est très bien en ‘mechanic’ à l’étrange comportement sincère et candide, tout de noir vêtu. Il a d’excellentes scènes avec sa mère à l’hospice par exemple et avec la piquante Minnie Driver. Mais il a tout de même tendance à se regarder jouer et à s’écouter parler, ce qui plombe souvent le rythme du montage.

Au bout du compte, « GROSSE POINTE BLANK » laisse sur un sentiment mitigé, mais parvient envers et contre tout à faire entendre sa petite musique. Ce qui après tout, n’est déjà pas rien.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 06:46

Généralement considéré comme un bon ‘giallo’, « MAIS QU’AVEZ-VOUS FAIT À SOLANGE ? » est d’abord et avant tout une drôle de bouillabaisse multinationale. Le film est situé à Londres, mais hormis Fabio Testi qui joue un Italien installé en Angleterre, les britons sont joués par des comédiens italiens et… allemands ! Et bien sûr, dans la v.o., tout ce beauSOLANGE monde s’exprime dans la langue de Pirandello. Autant dire qu’on a un peu de mal à savoir exactement où on est !

Il y a 40 ans, il est possible que ce ‘whodunit’ légèrement voyeuriste avec pour toile de fond le thème de l’avortement clandestin, ait pu sembler scandaleux. Aujourd'hui, c'est à peine plus choquant et passionnant qu’un épisode de « DERRICK » et le scénario prend l’eau de partout. L’enquête menée par ce prof d’Italien (et de gym !) qui devance constamment les flics, est totalement invraisemblable, la résolution de l’énigme est d’une simplicité désarmante et elle est d'ailleurs expédiée en trois répliques et c'est plié. Autant dire qu’on s’ennuie copieusement, qu’on aurait aimé que quelqu’un confisque son zoom au signore Dallamano tant il en abuse sans retenue et que le beau Fabio est à peu près aussi crédible en professeur qu'il l’aurait été en rat de bibliothèque puceau. Il a quelques répliques cocasses. Alors qu'il se prélasse dans un parc avec sa femme et décrit les « dépravations » des lycéennes d’un air effaré : partouzes, homosexualité, etc., il conclut d’un air grave : « Ça ne m’étonnerait pas qu'elles se droguent ». Sacré Fabio.

Des raisons de tenter tout de même le coup ? Pas beaucoup, franchement. La BO du maestro Morricone, qui ne s’est pas exagérément foulé, quelques jolis plans de la Tamise, des fringues et coiffures « vintage » à mourir de rire et la curiosité de voir Camille Keaton, la petite-fille de Buster et héroïne de « I SPIT ON YOUR GRAVE » dans un rôle catatonique. Voilà, en gros…

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 06:49

On ne peut pas dire que Kevin Smith nous ait souvent convaincu par le passé. Et la citation de Tarantino sur l’affiche (« I freakin’ love this movie ! ») est plus inquiétante qu’autre chose. Mais parfois, des films sortis de nulle part s’avèrent être de bonnes surprises. Et « RED STATE » en est une.RED-STATE-copie-1.jpg

Ce n’est pas un chef-d’œuvre, bien sûr, mais avec une énergie frénétique, un bon sens du mouvement et de la violence, Smith parle d’une Amérique qui fait peur, qui dégoûte et qu’on ne voit pas très souvent au cinéma, du moins dans ce genre de série B. À bien y regarder, l'auteur a utilisé le cadre du thriller pour traiter de sujets brûlants comme l’intolérance, la religion dévoyée, l’homophobie, la vente libre d'armes à feu et renvoie tout le monde dos à dos, de cette secte d’allumés assassins aux flics incompétents et n’hésitant pas à tuer de sang-froid pour couvrir leurs erreurs.

Avec un manque de complexe rafraîchissant, il n’hésite pas à éliminer des personnages qu’on pensait centraux et donne la part belle à des vétérans absolument déchaînés : John Goodman (qu’on n’a jamais vu aussi mince !) en SWAT anti-terroriste à la morale élastique, Melissa Leo hallucinante en fanatique illuminée et dangereuse et surtout Michael Parks qu’on n’a jamais vu meilleur qu’en gourou verbeux et charismatique.

On ne voit pas le temps passer, même pendant les longs sermons de Parks, car ils sont toujours sous-tendus d’une menace en filigrane, on est scotché par des fusillades très bien mises en scène et on se surprend même à sourire par instants, grâce à quelques idées absurdes et/ou dérisoires assez réjouissantes de cynisme. Bref, s’il n’est pas indispensable, « RED STATE » tend un miroir peu complaisant à l’Oncle Sam. Et ce n’est déjà pas rien.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 06:31

« WΔZ » est une production anglaise qui se donne beaucoup de mal pour paraître américaine et… qui y parvient brillamment. Alors qu’on s’attend à un énième ersatz de « SE7EN » à la sauce ‘torture porn’, il suffit d'à peine dix minutes pour être agréablement surpris. Cueilli, même. Sans être un grand film, c'est un polar d’une noirceur effrayante, bâti sur un postulatWAZ tiré par les cheveux mais qui ne laisse pas indifférent et dont les coups de théâtre sont soigneusement amenés, sans mépris du public.

La mise en scène tout en caméra « bougée », en clair-obscur et couleurs désaturées, est complètement justifiée et l’approche de la violence est finement distillée, atroce sans jamais être complaisante, choquante (les clous sous les ongles ! Aaaaarrrghhhh !!!) sans excès de ‘gore’.

Mais ce qui différence « WΔZ » des dizaines de DTV produits sur le même schéma, c'est son casting Quatre Étoiles qui hisse le film vers le haut. En tête, Stellan Skarsgård dans un rôle de flic bourru et usé à la Liam Neeson, qu'il tient avec un total réalisme, laissant filtrer suffisamment d’indices sur sa nature profonde, pour que la fin ne semble pas trafiquée. Face à lui, Melissa George intense et émouvante en fliquette débutante mais obstinée, Selma Blair assez bluffante en serial killeuse avide de vengeance. Et puis en bonus, Tom Hardy, dans un rôle secondaire de chef de gang à cagoule particulièrement odieux et abject.

L’utilisation du format Scope, la BO obsédante, le teint livide des comédiens, les flashes sanglants, tout se conjugue pour faire de « WΔZ » une excellente surprise et un polar sinon plaisant (à moins d’être un tantinet maso), du moins passionnant et tenant ses promesses. Ce n’est pas si courant…

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:22

TMENAvant toute considération, un coup de chapeau au titre français « LA BRIGADE DU SUICIDE » qui n’a strictement rien à voir avec le contenu du film. Les « traducteurs » ont-ils voulu insinuer que le travail des flics infiltrés tenait de la mission-suicide ? Mystère…

Réalisé par Anthony Mann alors dans sa période ‘film noir’, ce polar dur et sombre doit beaucoup à sa photographie – signée de l’immense John Alton – et à l’audace de ses cadrages. Certains plans en clair-obscur placent des visages au premier plan, décadrés, sont étonnamment modernes et inhabituels, de nombreuses scènes se déroulent dans la pénombre. À peu près dépourvu de sentimentalisme, « T-MEN » semble annoncer avec une décennie d’avance la série TV « LES INCORRUPTIBLES » : les flics y sont entièrement dévoués à leur travail, ils n’ont aucun humour, aucune vie privée et la voix ‘off’ ressemble même de façon troublante à celle de Walter Winchell.

Si on admire l’esthétique, on a du mal à se passionner réellement pour l’enquête du pâle Dennis O’Keefe dans le milieu des faux-monnayeurs. Les seconds rôles sont très caricaturaux, les femmes ne font que passer et sont toutes idiotes ou soumises et la résolution trop vite expédiée ne tient que par le dynamisme visuel de Mann. À peine peut-on s’accrocher à Charles McGraw magnifiquement filmé, dont l’étonnant visage semble taillé dans le granit et qui joue un homme de main sadique et glacial à faire dresser les cheveux sur la tête.

TMEN (1)

À voir pour le complétiste de la carrière d’Anthony Mann donc, car malgré d’indéniables qualités, le film manque tout de même sévèrement d’une des grandes figures du genre comme Bogart ou Sterling Hayden, pour s’inscrire dans le panthéon du genre.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 06:47

TUEUR ELITE (2)Après plusieurs décennies d’invisibilité complète, puis d’éditions DVD pourries, « TUEUR TUEUR ELITE (1)D’ÉLITE » avait fini par se créer une mythologie de film-culte au sein de la filmo de Sam Peckinpah. Mal-aimé, atypique, incompris. Voilà qu’aujourd'hui une réédition inespérée et en ‘director’s cut’ (d’autant plus inespérée qu'elle est française !) permet de remettre les pendules à l’heure. Le film est-il une pépite mal polie à redécouvrir ? Oui et non.

Oui parce que le premier tiers est très étonnant. D’un rythme excessivement lent, presque détaché, il excelle à décrire la connivence entre deux co-équipiers tueurs/espions/bodyguards travaillant pour une société elle-même œuvrant pour la CIA. En quelques courtes impros entre James Caan et Robert Duvall, le thème de la trahison est brillamment posé. Estropié par son traître de copain, Caan va devoir se rééduquer. Là encore, Peckinpah prend son temps, n’épargne rien des efforts de l'homme pour retrouver autonomie et dignité. C'est un peu laborieux, mais intéressant tout de même. Cela se gâte unTUEUR ELITE peu quand notre héros reprend du service pour protéger un opposant chinois (mais faisant tout de même très japonais !) d’une bande de ninjas eux-mêmes plus ou moins associés à Duvall.

À partir de là, la lenteur se transforme en longueurs. Le rythme s’effondre pendant une longue séquence nocturne sur les docks. Le face à face entre les deux ex-amis est décevant, escamoté, dédramatisé au possible. Quant à la fin, on dirait qu'elle n’existe que pour exploiter le magnifique décor d’un cimetière de navires de guerre. Il est filmé sous toutes les coutures au détriment du scénario et de l’action.

On reste sur le même sentiment qu’on a toujours eu concernant « TUEUR D’ÉLITE » : un Peckinpah oui, mais fait du bout des lèvres, sans implication, réutilisant de vieux tics de mise en scène devenus un label comme les ralentis, les sons qui chevauchent d’une séquence à la suivante. Le jeu étrangement décalé de Caan, qui semble sous antidépresseurs ajoute à l’étrangeté du film.

De sympathiques seconds rôles font leur numéro, comme Bo Hopkins en flingueur légèrement cinglé ou Burt Young qui nous ressert son ‘Paulie’ de « ROCKY » sans trop se creuser.

À voir en connaissance de cause, donc. Mais un Peckinpah, ça ne se refuse pas de toute façon.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:07

L’idée d’intégrer le romancier Dashiell Hammett dans une de ses propres fictions, d’en faire le héros d’une enquête en eaux troubles comme il en écrivait tant est plutôt bonne en soi, même si à la base, trop cérébrale.HAMMETT

Mais « HAMMETT » ne parvient jamais à prendre vie, à intéresser réellement à ce qui se passe à l’écran et au destin de ses personnages. Cela est et demeure jusqu'au bout un exercice de style complaisant et ‘atmospheric’ comme disent nos amis anglo-saxons, dont les véritables héros sont le décorateur Dean Tavoularis et le musicien de génie John Barry. Pour réussies qu'elles soient, les rues de Frisco reconstituées en studio finissent par devenir étouffantes et donnent la sensation qu’on tourne perpétuellement en rond autour du même pâté de maisons. Quant au scénario, sorte de pot-pourri de toutes les aventures de Sam Spade, Philip Marlowe ou Mike Hammer, ce n’est qu’un prétexte cousu de fil blanc dont le déroulement n’évite aucun cliché et semble même s’y vautrer avec ravissement.

Complètement dénué de rythme ou d’émotion, le film est tenu à bout de bras par Frederic Forrest, impeccable dans le rôle-titre, aux côtés duquel on reconnaît des figures mythiques du ‘film noir’ des années 30 et 40 telles que Sylvia Sidney, Elisha Cook, Jr. (amusant en taxi anarchiste), Samuel Fuller ou encore Hank Worden et Royal Dano. Ces petits plaisirs fugaces ne font hélas, pas oublier à quel point le temps semble long et combien paraît vain ce « à la manière de » trop stylisé et dévitalisé.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 05:59

Après le surprenant « BONS BAISERS DE BRUGES », on attendait avec curiosité le retour de son réalisateur. Heureusement, « 7 PSYCHOPATHES » ne déçoit en aucune façon. Bien au contraire ! Si le film démarre comme une « tarantinerie » de plus avec ce que ça peut avoir de plaisant mais aussi d’irritant, sa seconde moitié dévie complètement et se met à s'adresser7 PSY directement au public en détricotant avec un culot inouï ce qu'il est en train de construire depuis les premières images.

L’exercice est périlleux parce qu’excessivement cérébral et parce qu'il risque de laisser une partie du public sur le carreau. Le personnage de Sam Rockwell est là pour rappeler que cela ne doit pas virer au « french movie » (des gens en train de causer, en gros !) et qu'il faut son lot de fusillades et de cadavres. Quant au scénariste campé par un Colin Farrell en bonne forme, on ne sait jamais à quel point tout ce qu’on est en train de voir n’est pas le mécanisme de création qui se met en branle quand il écrit et si tout ne se passe pas dans sa tête.

Miraculeusement, aucune prétention là-dedans, mais un plaisir de diriger les acteurs, un vrai sens du dialogue (certaines répliques et situations sont à mourir de rire) et un perpétuel slalom entre réalité, imaginaire, rêve et fantasme, qui laisse épuisé mais épaté.

Christopher Walken est génial en vieil escroc lessivé. Sa dernière scène est proprement anthologique (« I have a gun ! » le menace le gangster, « I don’t care », répond-il tranquillement) et on a droit à de brèves apparitions de Michael Pitt en ‘hitman’ et Harry Dean Stanton en Quaker flippant.

C'est un film compliqué et sinueux, qu'il ne faut pas trop raconter pour ne pas le déflorer et qu'il est beaucoup facile de regarder que d’en parler. À voir en tout cas.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 06:27

Passons sur le titre « DU RIFIFI CHEZ LES FEMMES », allusion pas légère-légère au succès de Jules Dassin sorti quatre ans plus tôt et également signé Auguste Le Breton. C'est un bien drôle de ‘film noir’ que celui-ci !

Très nettement inspiré des classiques américains du genre, que ce soit dans le ton ou dans la photo, mettant la pédale douce sur l’argot folklorique, Alex Joffé tente une épure glacéeRIFIFI et désincarnée et y parvient parfois. Mais n’est pas Jacques Becker qui veut. Et si dans « LE TROU », la description in extenso et en « temps réel » d’une évasion était fascinante, l’exécution du braquage est ici fastidieuse et soporifique. Voir Robert Hossein transporter des sacs de ciment pendant de longues minutes a de quoi exaspérer le plus endurant des spectateurs !

Situé à Bruxelles, le film évite les clichés des polars français des années 50 et il y règne une ambiance bizarre où on sent les traces laissées par l’occupation allemande. L’héroïne elle-même, Nadja Tiller, ne contemple-t-elle pas avec émotion une photo de son papa chéri en uniforme nazi ?

Si le rythme est languissant, la noirceur systématique adoptée par les auteurs, finit par créer un vrai climat. Et c'est un défilé de seconds rôles d’époque : en tête, Roger Hanin excellent en caïd venu des U.S.A. et appelé ‘Le Bug’ (sic !), le toujours fiable Jean Gaven, l’extra-terrestre Silvia Monfort en ‘bitch from Hell’ nommée… ‘Yoko’ ! Sans oublier les « anciens » Pierre Blanchar en ‘capo de tutti capi’ et Françoise Rosay en madone des malfrats. Et des silhouettes comme Maurice Garrel ou Claude Piéplu. À noter la présence incongrue d’Eddie Constantine dans sa tenue de Lemmy Caution, qui apparaît dans deux courtes séquences en flic américain en goguette carrément échappé d’un autre film. À se demander si son personnage n’a pas été rajouté a posteriori pour faire une affiche plus attractive…

« DU RIFIFI CHEZ LES FEMMES » est donc une sorte d’OVNI, de pot-pourri recyclant les trucs et tics du polar international en un cocktail parfois intrigant mais le plus souvent confus et pesant.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:52

REVOLVER (3)« LA POURSUITE IMPLACABLE » commence comme un thriller de série B italien plutôt banal, mais rendu attirant par son étrange casting. Puis à la surprise générale, il se REVOLVERdéveloppe de façon tout à fait inattendue en ‘road movie’ à travers l’Italie et la France et s’achève en complot politique agrémenté d’un discours sur la société et ses différentes façons de se protéger (« L’administration, la prison et le revolver »).

Si l’emballage a pas mal vieilli : la garde-robe monstrueuse de Fabio Testi et surtout de Daniel Beretta jouant un sous-Johnny Hallyday,REVOLVER (1) l’emploi du zoom et la BO « belmondienne » d’Ennio Morricone, le film tient étonnamment bien la route et se laisse suivre sans une ombre d’ennui. Cela doit beaucoup à la présence tendue et sanguine d’Oliver Reed, jouant un ex-flic devenu directeur de prison napolitain (sic !), pris dans un engrenage fatal. Il ne décroche pas un sourire de tout le film, semble constamment prêt à faire un infarctus tant il est à cran, et occupe REVOLVER (2)l’espace avec un métier qui force le respect. Face à lui, dans un rôle de malfrat drolatique à cervelle d’oiseau, Testi est lui aussi très bien, faisant croire à l’étrange amitié naissant entre les deux hommes. Dans un casting de copro italo- française, on reconnaît la très ravissante Agostina Belli, le toujours inquiétant Marc Mazza en juge et même – en cherchant bien – Bernard Giraudeau quasi-figurant en passant qui se prend une balle au visage.

Bien construit, mais s’autorisant quelques digressions nullement désagréables, simple et linéaire, mais cherchant visiblement à créer un sous-texte politique (un peu fumeux, certes…), ce film est une heureuse surprise et confirme que Sergio Sollima fut un des meilleurs faiseurs italiens de cette époque, celui dont les films ont le mieux passé l’épreuve des ans.

REVOLVER2

 

À NOTER : le titre original est « REVOLVER », alors que les seules armes de poing utilisées dans le film sont des… pistolets !

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