Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:02

SCOTT BAILEY« SCOTT & BAILEY » est une série anglaise qui n’a connu que deux saisons et 14 épisodes en tout, contemporaine de son équivalent américain « RIZZOLI & ISLES ». Impossible de ne pas comparer. Si la série U.S. est sympathique, efficace, très bien interprétée, elle fait subitement pâle figure comparée à la britannique. Ancrée dans un réel que savent si bien retranscrire les cinéastes anglais, « SCOTT & BAILEY » trouve d’emblée le parfait équilibre entre polar ultra-réaliste et vie privée des protagonistes. Les actrices n’ont rien de top models, leur amitié échappe aux archétypes, le dialogue est totalement quotidien.

L’écriture est pointue, acérée, même. Les conflits, les enjeux personnels sont toujours graves. On parle ici d’éthique, de responsabilité, mais aussi de la vie qui passe, des occasions qu’on laisse passer, des mensonges qui nous suivent et nous rattrapent. Bref, on est bien au-dessus de la moyenne des habituelles séries policières et cette exigence se reconnaît dans le casting absolument superbe : on retrouve avec délectation la formidableSCOTT BAILEY (1) Lesley Sharpe, quelques années après « AFTERLIFE ». En enquêtrice ultra-pro, mûrissante, trop indulgente avec sa co-équipière, elle compose un personnage d’une totale crédibilité. Son duo avec l’également magnifique Suranne Jones est une franche réussite. Excellent flic, mais femme influençable, paumée et même nunuche dans ses relations aux hommes, celle-ci est un idéal complément à sa collègue. Elles n’ont rien de clichés sur pattes, ce sont des individus à part entière, faillibles et compliqués. Elles pourraient jouer dans un film de Mike Leigh ! C'est si rare, à la télé.

Cerise sur le gâteau, même leur supérieure hiérarchique, campée par l’excellente Amelia Bullmore, échappe au stéréotype et parvient à faire de la série l’histoire d’un trio, plutôt que d’un classique duo.

Les enquêtes elles-mêmes sont suffisamment simples pour laisser de l’espace au relationnel, les drames humains sont sordides et parfois atroces, mais décrits avec finesse. Il y a même un fil rouge passionnant sur un meurtre survenu trente ans plus tôt, qui hante une des héroïnes. Le filmage est simple et sans recherche particulière, hormis quelques flous bizarres recréés en post-production et pas toujours très heureux.

Le seul vrai reproche qu’on puisse faire à cette 1ère saison est finalement de ne compter que six épisodes !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:14

WETHERBY (3)Il est des films qui fascinent sans qu’on les comprenne tout à fait. Sans qu’on les comprenne du tout, parfois. « WETHERBY » fait certainement partie de cette catégorie. On y pénètre tout doucement, presque malgré soi, agacé d’abord par la construction en WETHERBYflash-backs assez compliquée, par un dialogue surabondant et intellectualisant, par ses aspects théâtraux. Mais on finit par y pénétrer.

Le suicide d’un mystérieux jeune homme aux allures de serial killer en herbe, sous les yeux d’une prof solitaire, va réveiller le passé de celle-ci, affoler la petite communauté de banlieue de Wetherby et s’achever en queue de poisson, laissant plusWETHERBY (2) de questions sans réponses, que de solutions à nos questionnements.

Vanessa Redgrave porte le film sur ses épaules, dans ce qui est un de ses plus beaux rôles. Sa propre fille Joely Richardson – qui lui ressemble de façon hallucinante – l’incarne dans les retours au passé. Elles seront mère et fille dans la série « NIP/TUCK », vingt ans plus tard.

Ambiguë, opaque, comme perdue en permanence dans ses rêveries et ses regrets, l’actrice WETHERBY (1)(les actrices !) compose(nt) un personnage en trois dimensions qu'elle(s) habite(nt) avec intensité. Face à elle(s), de grands acteurs britanniques comme Ian Holm, Stuart Wilson et Judi Dench, dans un petit rôle de bonne copine un peu godiche. Et Tom Wilkinson en prof verbeux, qu’on a rarement vu aussi jeune.

« WETHERBY » n’est pas une œuvre facile d’accès, il faut en accepter les règles, les impasses, les sous-entendus abscons mais pour peu qu’on s’y abandonne, on se prend à se laisser dériver, à bondir au plafond lors de la scène du suicide très traumatisante, à saisir quelques bribes du message de David Hare d’une façon fugace et imprécise.

De quoi parle-t-il, ce film ? De solitude ? De sentiments qui à force d’être tus, finissent par nous ronger ? De la responsabilité qu’on endosse dès qu’on s’ouvre à quelqu’un ? Sans doute. Entre autres… À voir, en tout cas.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:31

BOMBSHELLSÀ la mort de son mari, une anonyme « vieille dame indigne » se souvient que pendant la WW2, elle fut membre d’un orchestre de jazz, les « Blonde Bombshells » qui fit swinguer Londres sous les bombes. Elle décide alors de ressortir son vieux saxo et de réunir les BOMBSHELLS (1)survivantes du groupe, pour un ultime concert pour la fête de l’école de sa petite-fille.

« THE LAST OF THE BLONDE BOMBSHELLS » est un très joli et touchant téléfilm anglais, aux moyens assez conséquents et au scénario tendre et sensible, bâti sur le principe archi-usé du « recrutement », devenu un standard depuis « LES 7 SAMOURAÏS ». Les trois-quarts du film sont en fait les voyages de l’héroïne pour réunir ces vieilles femmes et les arracher à l’oubli pour un dernier tour de piste, un baroud d’honneur.

Le film doit tout à Judi Dench. Dégageant une énergie, un humour et une détermination incroyables, la grande actrice nage comme un poisson dansBOMBSHELLS (2) l’eau, cimentant cette histoire somme toute bien légère et lui donnant tout son poids de nostalgie et de pathétique. L’humour règne malgré tout en maître et les seconds rôles sont délectables : Ian Holm, formidable en vieux séducteur insatiable et filou, Olympia Dukakis en pochtronne joyeuse ou Leslie Caron en ‘prima donna’ flamboyante.

Tout cela est bien sûr sans surprise, mais on se surprend à s’attacher à ces personnages qui ont le tact de ne pas abuser de la corde sensible et pendant le concert qui clôt le film, malgré les sourires, la danse, les fous rires complices, on ne peut que repenser au fameux poème : « Cueillez, cueillez les roses de la vie ».

Très joli et un peu triste. Mais Dame Judi a vraiment du génie.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:39

TALKINGS’inscrivant dans la mouvance du cinéma réaliste anglais des années 60, le dramaturge John Hopkins signe avec « TALKING TO A STRANGER » une pièce en quatre actes, sur le week-end d’une jeune femme enceinte, seule et désespérée, adaptée en « dramatique » pour la BBC.

Malmenant sa ‘coloc’, passant un dimanche horrible chez ses culpabilisants parents, retrouvant par hasard un ex dans un restaurant, ‘Terry’ passe par tous les états de la solitude, de l’agressivité, de la mythomanie et du malheur à l’état brut.

TALKING (1)Rien de bien joyeux là-dedans, d’autant que la facture très « live » du film n’a rien de très attractif. Mais le texte connaît de belles envolées et surtout, surtout, c'est une occasion rare de voir Judi Dench jeune !

Âgée de 32 ans et déjà en pleine possession de ses moyens, elle incarne cette « pauvre fille » à la fois émouvante et tête-à-claques, avec une profondeur et une maturité exceptionnelles. Ses scènes avec sa mère sont presque douloureuses tant elles s’enfoncent dans l’incommunicabilité et le non-dit. Car après tout, Terry n’est-elle pas en train de gâcher sa vie – et probablement celle de son enfant à naître – parce que cette mère ne l’a jamais prise dans ses bras, pour lui dire « Je t’aime » ?

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:12

Judi Dench et Maggie Smith sont de grandes dames de la scène et du cinéma anglais, de véritables « trésors nationaux » qui ont su évoluer avec les années, rester dans la course et LADIEScontinuer d’épater à près de 80 ans. Elles ont tourné quatre longs-métrages ensemble, dont « LES DAMES DE CORNOUAILLES » où elles sont sœurs. Un film romantique et délicat, écrit et réalisé par l’acteur Charles Dance.

Deux sœurs d’un certain âge vivent ensemble dans une maison isolée des Cornouailles. Elles recueillent un jeune naufragé polonais (Daniel Brühl), qui va bouleverser leur existence tranquille. Veuve, Maggie Smith va voir s’éveiller son instinct maternel, alors que Judi Dench, vieille fille, va connaître son premier émoi amoureux. Un peu tard, hélas…

Entièrement dédié à ses deux monstres sacrés, le film est joliment filmé, un peu alourdi par ses effets superflus (ralentis, arrêts sur image) et un montage parfois trop abrupt. Mais il s’en dégage une vraie sensualité, une émotion diffuse mais parfois saisissante, essentiellement due à la performance de Miss Dench, dont la souffrance affleure en permanence sur un visage ridé et marqué, où on devine encore les vestiges de la jeune fille qu'elle fut jadis.

Si la mise en scène s’avère inégale, Dance sait filmer ses comédiens et les met constamment en valeur. Parmi les seconds rôles, quelques pointures comme David Warner en médecin peu sympathique, Natascha McElhone absolument radieuse de photogénie et Toby Jones en facteur.

« LES DAMES DE CORNOUAILLES » est un film subtil et sensible, bâti sur presque rien, qui donne une aura romanesque à des personnages que normalement on ne voit pas et sur lesquels on n’écrit pas d’histoire. Quelques balades tristes au bord de la plage, l’épilogue à Londres, sont autant de séquences qui touchent au cœur et s’inscrivent dans la mémoire.

 

À NOTER : le DVD disponible en France édité par RCV, a pour particularité de présenter le film en v.f. et en v.o., mais… sans le moindre sous-titre !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:55

NAKED (2)S’il ne s’était pas intitulé « NAKED », le film de Mike Leigh aurait très bien porté le titre « VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT », s’il n’était déjà pris. Presque entièrement tourné de nuit, dans un Londres vide et suintant de misère, c'est un ‘bad trip’ urbain, sur la condition NAKEDhumaine et surtout une véritable baffe dans la figure, dont peut avoir du mal à se relever.

Sans construction apparente, le scénario va de rencontre en rencontre, certaines drolatiques, d’autres sordides, mais quiNAKED (3) s’achèvent toutes dans le pathétique le plus complet. David Thewlis, sorte de clochard philosophe et lubrique, provocateur et odieux, lamentable et grandiose dans son jusqu’au-boutisme, va croiser des spécimens dont le seul point commun est d’être au bord du gouffre : du gardien de nuit malade de solitude à la serveuse à la tristesse insoutenable, en passant par ce jeune Écossais bourré de tics. Les gens se cognent les uns dans les autres, parfois douloureusement, s’insultent, s’humilient, se rejettent violemment et repartent dans la nuit.

Quand le jour se lève enfin, on croit comprendre le sens du film : n’était-ce pas une histoire d’amour ? Thewlis n’a-t-il pas accompli ce chemin de croix pour retrouver enfin la seule NAKED (1)femme qu'il ait aimé ? On aimerait se réfugier dans cette promesse de happy end, mais Mike Leigh ne nous fera pas ce plaisir.

Thewlis est tellement prodigieux qu’on se demande comment il a pu faire ensuite une carrière aussi décevante et terne. Face à lui, un trio de comédiennes fabuleuses : la regrettée Katrin Cartlidge en paumée systématiquement victimisée par tous les hommes qu'elle croise, Lesley Sharp émouvante en petite bonne femme déracinée mais étonnamment équilibrée au milieu du chaos et Gina McKee poignante et presque dérangeante de désespoir.

De quoi parle « NAKED » ? D’incommunicabilité ? De la chair qui est triste ? De solitude ? D’apocalypse ? Ou tout simplement de nous ?

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:30

Inspiré de l’histoire vraie d’un théâtre londonien qui présenta le premier spectacle nu en Angleterre, pendant la WW2, « MADAME HENDERSON PRÉSENTE » est une agréable MRS H.comédie british, construite sous forme de chronique. C'est fin et drôle, comme il se doit, mais le scénario semble parfois faire du sur-place et même se répéter. La qualité des décors et surtout de l’interprétation fait que cela demeure tout de même plaisant, mais le temps semble un peu longuet par endroits. Le tout, élégant et confortable, laisse la sensation de plusieurs autres films de Stephen Frears, de n’être pas allé au fond des choses.

Le film est porté à bout de bras par l’immense Judi Dench, qui parvient – tout en incarnant une « vieille dame indigne » – à dégager une féminité, voire une séduction, qui font tout le prix de son personnage. Elle a une très belle scène, lorsqu’elle révèle devant une foule de soldats et d’officiels guindés, les vraies raisons qui l’ont poussée à financer le spectacle « scandaleux ». Un vrai moment d’émotion, que l’actrice joue sans pathos. Face à elle, le débonnaire et énergique Bob Hoskins (également producteur du film) est excellent en metteur en scène autoritaire. Leurs scènes de dispute teintées d’affection mutuelle, sont ce qu'il y a de plus goûteux. Dans un cast de formidables seconds rôles se détachent la délicieuse Kelly Reilly, en actrice nue au cœur d’artichaut et on reconnaît Toby Jones en régisseur, dans une quasi-figuration.

Une œuvre mineure et sans réelle substance, mais qui se laisse regarder pour le seul plaisir du tandem Dench-Hoskins, dont la jubilation à jouer ensemble crève littéralement l’écran.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 08:52

AFTERLIFE-copie-1Après le sans-faute absolu que fut la 1ère saison, la série « AFTERLIFE » connaît un net rétropédalage avec la seconde. On a même la sensation qu’Alison Mundy aurait dû mourir après la « séance » du dernier épisode et que la série aurait pu s'arrêter au 6ème épisode.

Composée de huit films, cette saison adopte davantage le point de vue du psy AndrewAFTERLIFE (1) Lincoln, atteint d’un mal incurable, qui va « guérir » Alison lors d’une psychanalyse « sauvage » qui donne d'ailleurs lieu au meilleur épisode (« MIND THE BUGS DON’T BITE »). La confrontation logique/paranormal est alors au sommet de son efficacité, le film peut être vu de deux façons et ouvre l’esprit de belle manière. Toute la thématique de la série est résumée et concentrée dans ce magnifique face à face. Un épisode digne de la 1ère saison, carrément pétrifiant. On ne peut hélas, pas en dire autant du reste de cette saison.

Certains téléfilms sont à côté de la plaque comme le faiblard « THE RAT MAN », histoire très « américaine » de serial killer emprisonné qui aurait fait un parfait « MÉDIUM », ou pire encore, très mal conçus comme « LULLABY » que ses choix de mise en scène rendent quasiment incompréhensible.

Reste alors « ROADSIDE BOUQUETS » dont la chute finale n’est pas sans évoquer « SIXIÈME SENS » et qui s’avère vraiment surprenant, et le final : « A NAME WRITTEN IN WATER », qui abandonne toute intrigue secondaire pour se concentrer uniquement sur l’agonie et le passage de « l’autre côté » du personnage central. Émouvant bien sûr, mais pas entièrement satisfaisant comme conclusion à cette série si stimulante.

Un brin décevante donc, cette seconde et dernière saison, même si Lesley Sharp reste absolument électrisante dans ce rôle ‘borderline’ qu'elle pousse jusqu'au bout de la désespérance. Et même si malgré les réticences, « AFTERLIFE » se place tout de même largement au-dessus du lot des séries sur un thème similaire.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:10

Le succès du « SIXIÈME SENS » de l’éphémère M. Night Shyamalan a généré une flopée de longs-métrages et de séries TV dont les héros voyaient des « dead people ». Les plus durables furent la sympathique « MÉDIUM » et l’infantile « GHOST WHISPERER ». Mais c'est d’Angleterre que vint la plus éclatante réussite avec « AFTERLIFE », une relativement courte série de deux saisons et 14 épisodes.

Ancrée dans une Grande-Bretagne concrète et réelle jusqu'à la déprime, cette série met en scène une médium rescapée d’un accident de train, harcelée par des esprits réclamant justice ou cherchant à communiquer avec leurs proches. Mais ‘Allison Mundy’ n’a rien d’une héroïne traditionnelle : c'est une femme meurtrie dans sa chair et son âme, une sorte de sainte martyre qui noie ses angoisses dans l’alcool et poursuit sa « mission » avec une sorte AFTERLIFEde masochisme aveugle. Les épisodes doivent beaucoup – presque tout, en fait – à l’interprétation extraordinaire de Lesley Sharp, comédienne au physique quelconque, mais au regard fascinant, à l’intensité presque embarrassante par moments. Elle dégage une compassion mêlée de terreur, qui happe littéralement dans l’univers glacé dans lequel évolue son personnage.

Outre la révélation de cette actrice hors-pair, ce qui frappe dans la série, c'est que certains épisodes pourraient parfaitement tenir sur une durée de 90 minutes, comme le terrifiant « DANIEL ONE AND TWO », qui file carrément le frisson et hante la mémoire tel un cauchemar particulièrement atroce, le malsain « SLEEPING WITH THE DEAD » dont la chute laisse pantois et admiratif ou encore le dernier épisode de la 1ère saison « THE 7: 59 CLUB » qui offre la séance de spiritisme la plus terrifiante et crédible (terrifiante PARCE QUE crédible !) de mémoire de spectateur.

Six épisodes d’une remarquable densité, d’une rigueur irréprochable, qui font passer leurs équivalents américains pour d’amusantes fantaisies dignes de Casper le fantôme. De la très grande télévision qui en plus, s’offre le luxe d’aller au-delà de la peur, pour ouvrir de vraies pistes de réflexion sur la mort, l’au-delà, le deuil et… la vie tout court. Magistral !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 06:15

Que retenir du cinéma de Franco Zeffirelli, cinéaste esthète et maniéré, privilégiant toujours la forme au fond et signant des films de décorateur croulant sous les stars internationales ? « LA MÉGÈRE APPRIVOISÉE », peut-être, pour le couple Burton-Taylor…

Inspiré de sa propre jeunesse, « UN THÉ AVEC MUSSOLINI » fait partie de ses vraies TEAréussites. Il n’oublie pas bien sûr, de lécher sa photo, d’empiler les décors fastueux, mais ce film a un cœur et bénéficie surtout de la présence de quelques vieilles routardes du cinéma british dans une forme olympique.

Le scénario est la chronique de la vie à Florence dans les années 30, d’une colonie d’Anglaises surnommées « les scorpions », qui se retrouvent malmenées par l’Histoire en marche et bientôt prisonnières du ‘Duce’. C'est aussi le parcours initiatique d’un ‘bastardo’, élevé par des femmes âgées, qui s’éveille à l’Art et à l’amour. Pas grand-chose en fait, mais la richesse palpable de l’atmosphère, la belle homogénéité du casting, font que le film se laisse regarder avec plaisir, sans se poser trop de questions sur son intérêt fondamental.

Les actrices américaines Cher et Lily Tomlin, ne font vraiment pas le poids face aux « poids-lourds » de la scène anglaise : Maggie Smith, fabuleuse en veuve d’ambassadeur fielleuse et imbue d’elle-même. Un personnage caricatural qu'elle humanise subitement à la fin, pour nous « cueillir » par surprise. Joan Plowright déploie son habituelle chaleur humaine et Judi Dench est formidable en « artiste » peu douée, mais exaltée et mélodramatique.

Le film est trop long, a parfois du mal à se focaliser sur tel ou tel personnage, Zeffirelli n’aurait sans doute pas dû montrer Mussolini, dont les apparitions sont plates et décevantes, mais si on prend le film pour ce qu'il est : un voyage nostalgique dans le temps et un séjour ensoleillé en Italie, on peut y prendre un certain plaisir. Et puis… Maggie, Judi, Joan…

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens