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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 09:23

ABOVE2Second téléfilm de la collection (série serait un terme légèrement abusif) « INSOUPÇONNABLE », « LE DAHLIA ROUGE » est en net progrès si on le compare au n°1, mais garde à peu près les mêmes vices de forme.

D’abord et avant tout, le scénario souffre d’énormes invraisemblances et impasses. CeABOVE (1) énième serial killer calquant sa méthodologie sur le tueur des années 40 à L.A., qui assassina et découpa en morceaux une starlette surnommée le « Dahlia Noir ». Aucun des flics ou des journalistes de l’épisode ne semble avoir entendu parler de cette affaire qui a pourtant été adaptée en roman, puis en films divers et variés au fil des ans ! De plus, le fait que le meurtrier ‘copycat’ ressemble physiquement au suspect américain d’il y a 50 ans n’est jamais explicité ou développé. On reste sur d’énormes interrogations.

Reste malgré tout, que cela fonctionne, un peu à la manière de l’adaptation anglaise de « WALLANDER », sur l’ambiance, la lenteur et la personnalité des protagonistes. La relation ambiguë entre Kelly Reilly douée, déterminée mais naïve et son supérieur vieillissant et protecteur sous ses dehors désagréables, est accrocheuse et originale. La comédienne, extrêmement photogénique, fait preuve d’une présence à l’écran assez rare et d’un gros capital sympathie.

Étrange concept que ce « INSOUPÇONNABLE », qui suit d’abord l’enquête sur des meurtres particulièrement ‘gore’ et atroces, isole un suspect et un seul et se concentre ensuite sur la façon de le coincer. On ne peut pas dire que le suspense soit à son comble, mais cela se laisse regarder avec un plaisir passif et pépère.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:44

ABOVEPilote d’une collection de polars anglais, « INSOUPÇONNABLE » est signé Lynda La Plante, auteur célébrée de la série « SUSPECT N°1 » avec Helen Mirren. Curieusement, on ne retrouve pas grand-chose dans ce nouvel opus, du réalisme extrême et de l’ambianceABOVE (1) oppressante de cette belle réussite télévisuelle.

Non pas que « INSOUPÇONNABLE » soit un échec, mais on s’étonne de la simplicité de sa narration, de l’invraisemblance fondamentale de son intrigue et du manque total de suspense. L’enquête se focalise sur un serial killer (un de plus !) qui s’attaque aux prostituées blondes d’un certain âge. Pas de fausse-piste, pas vraiment d’investigation, les soupçons se portent sur une vedette de l’écran, qui fut un enfant maltraité et se venge aujourd'hui de ses malheurs. Point-barre.

Tout cela est difficile à avaler, le scénario prend d’étranges et inutiles chemins de traverse (un petit aller-retour complètement oiseux en Espagne pour interroger un témoin) et la conclusion arrive platement sans qu’on n’ait jamais eu la sensation d’un réel danger ou de la possibilité d’une erreur judiciaire.

Alors pourquoi regarde-t-on tout de même ce téléfilm sans déplaisir ? Grâce à son tandem d’acteurs : la délicieuse Kelly Reilly, parfaite en fliquette novice au flair prometteur, qui tient le film à bout de bras malgré un rôle sous-écrit et le toujours fiable Ciarán Hinds en commissaire bougon mais séducteur.

En somme un sympathique téléfilm légèrement désuet, remis au goût du jour par quelques plans de nu et de ‘gore’ presque incongrus, mais qui tient malgré ses défauts et ses manques, le pari de susciter une curiosité et une attente sur une suite éventuelle. À suivre, donc.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:59

Ça démarre bien. Et même très bien ! L’ambiance rappelle celle des récents polars scandinaves. Le filmage est à la fois brut-de-pomme et élégant, le montage remarquable de dynamisme et d’effets constants mais discrets, le dialogue est réaliste comme dans un Ken Loach et les auteurs ne font qu’ouvrir des pistes de plus en plus mystérieuses et intrigantes : qui sont les deux héros de « KILL LIST » ? Des ex-militaires devenus tueurs à gages ? Des anges exterminateurs ?

Puis à mesure que le film avance, l’ambiance devient irréelle, cauchemardesque, la violence se fait apocalyptique, le mixage sonore laisse entendre que tout se passe peut-être dans la tête paranoïaque du protagoniste. Serait-ce un remake de « L’ÉCHELLE DE JACOB » ? Et puis, non…

KILL LIST

À vrai dire, à partir d’un moment, quand après quelques contrats bien saignants, quelques exécutions à coups de marteau particulièrement horribles, nos antihéros sont confrontés à une espèce de secte échappée de « WICKER MAN », on n’y comprend plus rien ! La narration se fait « lynchienne », quasi-abstraite, la violence se retourne contre le tueur qui finit par massacrer sa… Mais non ! Pas de ‘spoiler’ ! Même si de toute façon, on n’a absolument aucune idée de ce que peut bien signifier la fin. Mais alors, aucune !

Intéressant donc, ce polar « d’auteur » extrêmement bien interprété, chargé d’énigmes jamais résolues et de questions à jamais sans réponse. Mais on ne peut pas nier que la conclusion en queue-de-poisson est à la fois assez prétentieuse et singulièrement irritante.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:49

CIBLE (1)Quand on tombe sur un de ces vieux polars anglais des seventies au scénario ‘hard boiled’, on pense immédiatement à « LA LOI DU MILIEU » et on espère retrouver le même univers, une âpreté similaire. Pour « LA CIBLE HURLANTE » on n’est pas passé loin. Du moins CIBLEdans la première moitié, qui mixe assez élégamment un filmage extrêmement réaliste à une stylisation constante dans la lumière et les cadrages. Mais c'est du côté du scénario que cela pèche. Après une superbe évasion de prison stressante et bien menée, le film trouve rapidement ses limites : une bête histoire de CIBLE (2)vengeance, des protagonistes antipathiques, voire repoussants et un ‘twist’ final certes inattendu mais sans grand intérêt en soi.

À la moitié, tout s’effiloche, se délite, part en quenouille et c'est en bâillant, un œil sur sa montre, qu’on assiste à la fin de cette cavale mollement sanglante dont les personnages nous indifférent totalement. Restent quelques bons comédiens comme Oliver Reed avec son physique de taureau enragé, crédible en voyou psychopathe et obsessionnel, l’excellent Ian McShane en gouape ricanante et la ‘James Bond girl’ Jill Saint-John dans un rôle de traîtresse bâclé à l’écriture.

CIBLE (3)

Ne pas s’attendre donc à une excavation miraculeuse avec « LA CIBLE HURLANTE », une redécouverte inespérée. Non, hélas. C'est un petit thriller noir qui ressemble plus à un film de cadreur que de metteur en scène, et qui gâche ses quelques atouts par un manque évident de travail sur le matériau de base. Le fan d’Oliver Reed notera qu'il finit à peu près comme son personnage dans le chef-d’œuvre « LES DIABLES » : au barbecue !

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:28

DALLOWAYAdapté du célèbre roman de Virginia Woolf, « MRS. DALLOWAY » est un film subtil et délicat, dressant le portrait d’une femme du début du 20ème siècle, que sa peur de l’aventure a poussée très jeune à choisir une vie sans passion, sans risque. Un choix qui la rattrape le soir où, devenue une femme mûre, elle organise une ‘party’ chez elle et revoit tous ses amis de jadis.

Alternant les séquences du passé et du présent de l’héroïne – incarnée par NataschaDALLOWAY (1) McElhone puis par Vanessa Redgrave – le film met un certain temps à installer sa thématique, puis finit par envoûter par son infinie tristesse. La vie ne serait donc qu’une succession de renoncements ? De deuils ? De petites lâchetés qui nous font passer à côté de l’essentiel ? À côté du grand amour ? C'est à cette conclusion qu’arrive Clarissa à l’automne de son existence alors que sa jeunesse et son présent se mélangent soudainement.

C'est poétique et profond, jamais insistant et on en ressort troublé et vaguement cafardeux. Mais comme dans la plupart des films anglais, la distribution est un feu d’artifice. Outre Mrs. Redgrave, aérienne, sur le fil, extrêmement émouvante, on retrouve de remarquables comédiens comme Rupert Graves en jeune homme détruit par la guerre, Lena Headey et Amanda Bullmore.

À noter qu'il est très recommandé de voir ce film en double-programme avec « THE HOURS », grand film qui fait constamment allusion à l’œuvre de Virginia Woolf. Les échos d’un film à l’autre sont absolument passionnants.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 21:58

HELL CITY (1)Avant tout et comme d'habitude, le titre français « UN HOMME POUR LE BAGNE » n’a strictement rien à voir avec le film. Mais alors RIEN ! Il y a bien un homme, mais il est bon pour l’échafaud. Bref !

Ce polar anglais produit par la Hammer, s’il est extrêmement classique et sans surprise, peut intéresser aujourd'hui pour sa volonté de réalisme dans la description d’une chasse àHELL CITY (2) l'homme. L’action se déroule dans un Manchester populaire, qu’on peut voir tel qu'il était dans les sixties.

Le solide et imperturbable Stanley Baker incarne un HELL CITYflic sans aucun glamour. Un fonctionnaire de police obsédé par son job, qui délaisse sa femme et refuse de lui faire l’amour parce qu'elle ne veut pas d’enfant (sic !). Il n’est pas plus sympathique ou attachant que le tueur psychopathe qu'il traque et qu'il connaît depuis l’enfance. Dommage d'ailleurs que cet élément soit si peu utilisé par le scénario qui demeure toujours en surface.

On retrouve Donald Pleasence en ‘bookie’ dévalisé, mais ce sont les comédiennes qui tirent leur épingle du jeu, dans des rôles originaux et bien écrits : Vanda Godsell en barmaid aguicheuse bien qu'elle n’ait rien d’une pin-up, Billie Whitelaw étonnamment sexy en épouse adultère et Maxine Audley, ravissante en sourde-muette.

Le rythme est languissant, c'est ce qui a le plus vieilli dans le film et l’enquête n’est jamais très palpitante. Mais Baker imprime sa marque à ce rôle de flic sans humour ni joie de vivre et l’ambiance générale vaut le coup d’œil.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 09:36

La 2ème saison de la série anglaise « SCOTT & BAILEY », non contente de ne pas décevoir les attentes, améliore même le score des superbes six premiers épisodes. Déjà, on a droit à deux films de plus, ce qui n’est pas négligeable, quand c'est d’une telle qualité et ensuite, au lieu de capitaliser sur son acquis, comme c'est souvent le cas avec ce genre de série, la saisonSCOTT2 2 pousse encore plus loin les curseurs, va jusqu'au bout de ses personnages et de leur logique.

Les auteurs ont trouvé l’équilibre à peu près idéal entre la vie privée des héroïnes et les enquêtes policières. À peu près, parce que les personnages sont si fouillés et concrets, qu’on finit par presque trouver certaines scènes de procédure longuettes, voire parasites. Il y a pourtant un vrai souci de réalisme dans les interrogatoires, dans la description du travail de terrain. Les suspects sont monstrueux, mais constamment crédibles. Même l’émule d’Hannibal Lecter, que ‘Janet Scott’ doit affronter dans un pénible face à face en prison, ne sombre pas dans la caricature « à l’Américaine ». Des monstres oui, mais ordinaires.

L’implication personnelle des deux fliquettes est constante. Elle les fragilise, les rend vulnérables, parfois même pathétiques. Les bitures de ‘Bailey’, ses accès de violence, son refus de l’intimité, ce frère qui porte la scoumoune… Tout cela est bien réel, loin du cliché télé. Tout comme le minable mari de ‘Scott’, sa pauvre aventure extra-conjugale avec un collègue pour le moins bizarre.

Chapeau bas encore une fois aux comédiennes : Suranne Jones, torturée, immature, surdouée mais incontrôlable. Et Lesley Sharp, électrisante comme toujours. Les rares moments où elle laisse exploser sa colère et sa frustration sont d’une vérité rarement vue. Hormis dans le grand cinéma britannique contemporain, chez Mike Leigh ou Ken Loach.

Bonne nouvelle : une 3ème saison est annoncée en tournage pour le mois de novembre. On attend !

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:05

« STEAMING » est le dernier film réalisé par Joseph Losey et aussi un de ses plus attachants depuis longtemps. Ce n’est bien sûr que du théâtre filmé, un huis clos sis dansSTEAMING (1) un bain turc au cœur de Londres, mais c'est simple et fluide, la mise en scène est entièrement au service du texte et des comédiennes, le montage est invisible et progressivement, on entre dans l’esprit de ces quelques femmes dénudées au sens propre comme figuré, qui semblent représenter toutes les femmes du monde.

De cette demi-douzaine de personnages se détache un trio ô combien symbolique : la ‘wonder woman’ riche et professionnellement comblée, mais qui se retrouve seule et sans enfant, la divorcée qui a toujours vécu à l’ombre d’un époux qui l’a quittée et la ‘working class girl’, inculte, grande gueule, perpétuellement en galère. Elles vont s’apprécier, s’engueuler, se confronter et finir par unir leurs différences pour sauver leur hammam de la destruction.

C'est joliment dialogué, intelligemment féministe, militant sans jamais être haineux et surtout – malgré les embûches du sujet lui-même – jamais bêtement voyeuriste. La nudité des comédiennes est parfaitement intégrée au récit et finit par ne plus se remarquer.

STEAMING

Si Vanessa Redgrave et Sarah Miles sont formidables d’humanité en vieilles amies déçues par la tournure qu’ont pris leurs vies, elles se font souffler la vedette par Patti Love, qui hérite du rôle le mieux écrit, le plus « payant », dans lequel elle fait preuve d’une gouaille, d’un abattage et d’une roborative vulgarité, qui en font le cœur et l’âme du film.

« STEAMING » n’est pas un grand film, ni même un grand Losey. C'est un exercice de style élégamment exécuté, filmé avec humilité et sensibilité et offrant un bel espace d’expression à de grandes comédiennes anglaises.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:56

VERDICT (2)Sous ses allures de drame psychologique british au casting prestigieux, « LE VERDICT » cache un bien drôle de film. On pourrait croire qu'il s’agit de la love story interdite entre un VERDICT (1)prof timide et mûrissant (Laurence Olivier) et une élève de 15 ans (Sarah Miles) amoureuse de lui. On suppose ensuite qu’on va suivre le procès pour viol qui s’ensuit, malgré l’innocence du pauvre homme. Mais pas du tout. En fait, le vrai sujet du film se révèle dans tout l’éclat de sa perversité dans sa dernière scène : les femmes préfèrent vivre avec un menteur manipulateur qui les trompe, plutôt qu’avec un lâche ! Et le petit prof devra mentir sur ses actes, avouer quelque chose qu'il n’a pas fait, pour éviter que sa femme ne le quitte ! Autrement dit, pour obtenir le respect, mieux vaut être une ordure qu’un type bien.

Pour en arriver à cette stupéfiante conclusion, « LE VERDICT » prend le temps de développer ses protagonistes dans le détail. Olivier a rarement été meilleur qu’en petit homme pusillanime et pleutre. S’il refuse de coucher avec l’adolescente qui s’offre à lui, est-ce par décence ou par couardise ? That is the question, comme dirait un copain de Sir Laurence. Aussi attachant que vaguement répugnant, ce personnage à multiples facettes est le centre d’intérêt d’un scénarioVERDICT incroyablement subtil et tordu. Simone Signoret est également excellente en épouse amère et déçue, minée par le dégoût que lui inspire son mariage. La jeune Sarah Miles nuance elle aussi son portrait de jeune écervelée, y injectant des touches de bêtise et de cruauté. Et on remarque le tout jeune Terence Stamp dans un rôle de « sauvageon » violent et rebelle.

Malgré ses presque deux heures, la complexité des caractères en présence, l’absence d’empathie pour les personnages, « LE VERDICT » passionne de bout en bout et tient en haleine jusqu'à son épilogue qui laisse un drôle d’arrière-goût. C'est un cinéma que les Anglais font mieux que quiconque et qui n’a pas pris une ride.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:02

SCOTT BAILEY« SCOTT & BAILEY » est une série anglaise qui n’a connu que deux saisons et 14 épisodes en tout, contemporaine de son équivalent américain « RIZZOLI & ISLES ». Impossible de ne pas comparer. Si la série U.S. est sympathique, efficace, très bien interprétée, elle fait subitement pâle figure comparée à la britannique. Ancrée dans un réel que savent si bien retranscrire les cinéastes anglais, « SCOTT & BAILEY » trouve d’emblée le parfait équilibre entre polar ultra-réaliste et vie privée des protagonistes. Les actrices n’ont rien de top models, leur amitié échappe aux archétypes, le dialogue est totalement quotidien.

L’écriture est pointue, acérée, même. Les conflits, les enjeux personnels sont toujours graves. On parle ici d’éthique, de responsabilité, mais aussi de la vie qui passe, des occasions qu’on laisse passer, des mensonges qui nous suivent et nous rattrapent. Bref, on est bien au-dessus de la moyenne des habituelles séries policières et cette exigence se reconnaît dans le casting absolument superbe : on retrouve avec délectation la formidableSCOTT BAILEY (1) Lesley Sharpe, quelques années après « AFTERLIFE ». En enquêtrice ultra-pro, mûrissante, trop indulgente avec sa co-équipière, elle compose un personnage d’une totale crédibilité. Son duo avec l’également magnifique Suranne Jones est une franche réussite. Excellent flic, mais femme influençable, paumée et même nunuche dans ses relations aux hommes, celle-ci est un idéal complément à sa collègue. Elles n’ont rien de clichés sur pattes, ce sont des individus à part entière, faillibles et compliqués. Elles pourraient jouer dans un film de Mike Leigh ! C'est si rare, à la télé.

Cerise sur le gâteau, même leur supérieure hiérarchique, campée par l’excellente Amelia Bullmore, échappe au stéréotype et parvient à faire de la série l’histoire d’un trio, plutôt que d’un classique duo.

Les enquêtes elles-mêmes sont suffisamment simples pour laisser de l’espace au relationnel, les drames humains sont sordides et parfois atroces, mais décrits avec finesse. Il y a même un fil rouge passionnant sur un meurtre survenu trente ans plus tôt, qui hante une des héroïnes. Le filmage est simple et sans recherche particulière, hormis quelques flous bizarres recréés en post-production et pas toujours très heureux.

Le seul vrai reproche qu’on puisse faire à cette 1ère saison est finalement de ne compter que six épisodes !

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