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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:23

Il existe plusieurs façons d’aborder les films de gangsters : l’approche « documentaire » avec une étude des us et coutumes des malfrats dans leur milieu naturel (« LES AFFRANCHIS » pourrait être le maître-étalon de ce style) et le symbolisme shakespearien qui propose des personnages ‘bigger than life’ dont le destin utilise les codes de la Tragédie Antique (« LE PARRAIN » ou « SCARFACE »). Pour « THE TAKE », les auteurs n’ont pas choisi et ont fait feu de tout bois. Sur une durée de trois heures (divisées en quatre parties), ils signent un téléfilm d’une violence et d’une noirceur hallucinantes, suivant surTAKE une dizaine d’années le parcours de deux jeunes caïds venus des quartiers populaires et manipulés par un « parrain » emprisonné qui tire les ficelles depuis sa cellule. Rien de nouveau là-dedans bien sûr, hormis le jusqu'auboutisme des situations et la volonté de montrer les choses telles qu'elles sont : ici, pas de glamour, pas de « mythologie », la violence corrompt tout le monde, jusqu'aux enfants et elle se transmet comme un sale virus.

Mais si film fascine et horrifie autant, c'est surtout pour ce qu’y fait Tom Hardy. Acteur-caméléon, souvent méconnaissable d’un film à l’autre, il n’a jamais été aussi impressionnant. Véritable masse compacte de chair blafarde, au regard noyé d’alcool et de drogue, à la diction pâteuse, il incarne une « bête humaine » dénuée de toute compassion ou humanité. Certains gros-plans de son visage font littéralement froid dans le dos ! Il n’agit même pas par ambition, mais pour satisfaire ses désirs les plus vils, pour salir et écraser les autres, sa famille comme ses plus proches amis. Violer la femme de son plus vieux complice ne le gêne pas, ni éborgner son père avec une truelle… C'est un monstre, un fauve, qu’on regarde évoluer avec dégoût et incrédulité. Un énorme numéro d’acteur !

À ses côtés, Brian Cox est parfait dans le rôle du caïd pervers, Shaun Evans joue l’alter-ego intelligent de Hardy, progressivement contaminé et Charlotte Riley est excellente, à fleur de peau.

« THE TAKE » est donc hautement recommandable pour qui n’a pas le cœur trop sensible. Mais la mise en scène et le montage sont suffisamment subtils pour ne pas se complaire dans le ‘gore’ démonstratif et cette manière de contourner les images atroces loin de les amoindrir, les rend peut-être encore plus traumatisantes.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 08:59

À la base, une évidence s’impose : il serait beaucoup plus facile d’aimer « PETER’S FRIENDS » si « LES COPAINS D’ABORD » tourné neuf ans plus tôt, n’existait pas. La comédie douce-amère de Kenneth Branagh est un démarquage fidèle du petit chef-d’œuvrePETER américain de Lawrence Kasdan, dont le principal changement est d’avoir été resitué en Angleterre.

On retrouve à peu près les mêmes archétypes humains. Les anciens amis de fac sont réunis par la mort de l’un d’eux : au début dans le film de ’83 et d’une certaine façon à la fin dans celui-ci. Les correspondances, à commencer par l'utilisation de tubes d'époque, sont trop nombreuses pour y passer plus de temps.

Reste, une fois passées ce constat, que « PETER’S FRIENDS » est un sympathique huis clos, excellemment joué, assumant bien ses ruptures de ton. L’humour paraît un peu forcé par moments, certains acteurs – dont Branagh lui-même – sont parfois en roue-libre, mais dans l’ensemble, c'est bien écrit, plaisant et même émouvant. On s’attache tout particulièrement au couple formé par la remarquable Imelda Staunton et un jeune Hugh Laurie tout lisse et glabre. Mais c'est Emma Thompson qui pique la vedette à tout le monde dans ce rôle de vieille fille bouillonnante d’émotions rentrées et de générosité frustrée : elle est d’une extraordinaire humanité et fait preuve d’un timing idéal en comédie. 

Un film tout à fait recommandable donc, qui souffre constamment de la comparaison avec son aïeul yankee, mais qui devrait se voir sans aucune arrière-pensée si on n’a jamais vu l’original.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 09:04

FRENZY« FRENZY » est l’avant-dernier film d’Alfred Hitchcock et marque un éphémère retour dans son Angleterre natale. Il est surtout notable pour avoir été un des premiers polars centrés sur les méfaits d’un serial killer, un thème qui s’est mué en sous-genre depuis quelques années. Ici, c'est un malade sexuel qui viole des femmes et les étrangle avec sa cravate, avant de jeter leurs cadavres dénudés n'importe où. En parallèle, ‘Hitch’ ressort sa vieille obsession du faux-coupable, en faisant peser les soupçons sur un ex-aviateur devenuFRENZY (1) barman, que tout accuse.

Difficile de s’ébahir devant « FRENZY ». Si l’ambiance du Londres des seventies, du marché, des ruelles est parfaitement rendue, on s’étonne d’un casting aussi faiblard (Jon Finch et Barry Foster sont de bien pâles protagonistes), d’une volonté de choisir des comédiennes au physique systématiquement ingrat et de plans de seins ou de fesses nus plus dérangeants qu’émoustillants. L’humour de certaines situations paraît lourd et tombe à plat, comme ces scènes chez le flic, où sa femme lui sert d’immondes plats français qu'il contemple avec dégoût. La cuisine anglaise prenant une revanche sur l’hexagonale ? Hors-sujet, pataud, pas très drôle…

Reste bien sûr que le vieux maître a encore quelques tours dans son sac et que des morceaux de bravoure valent le coup d’œil, comme cette interminable séquence à l’intérieur d’un camion de pommes-de-terre où l’assassin tente de retrouver son épingle à cravate perdue sur le cadavre. On admire aussi un ou deux travellings ou mouvements de grue magistraux.

Mais le film est beaucoup trop long, truffé de digressions démobilisantes (tout ce qui concerne le vieux pote de régiment qui se propose d’aider Finch dans sa cavale) et de fausses-pistes narratives qui s’achèvent en queue-de-poisson. Une petite déconvenue donc, de la part d’un des plus grands réalisateurs de l’Histoire du 7ème Art, dont la fin de carrière – après « PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE » en 1964 – fut loin d’être à la hauteur de son glorieux passé.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:12

Conclusion du triptyque « THE RED RIDING TRILOGY : 1983 » est le plus satisfaisant des trois films. Avant tout parce qu'il éclaircit enfin des zones d’ombre des deux opus précédents bien sûr, mais aussi parce qu'il est plus simple dans sa narration, plus direct dans sa mise en scène. et enfin – et c'est peut-être le plus important – parce qu'il prend pour protagonistes deux personnages réellement intéressants en quête de rédemption : ce flic joué par DavidRED R 83 Morrissey, un des ripoux entrevus de façon oblique et furtive jusque-là, que la pourriture et le dégoût de soi finissent par suffoquer et Mark Addy, avocaillon insalubre, obèse et ‘loser’ qui se découvre des trésors d’abnégation et règle son propre passé en luttant pour un innocent. Très beaux personnages humains, trop humains, ce que n’étaient pas vraiment le journaliste du n°1 et le flic incorruptible du n°2.

Le choix du réalisateur de ne pas différencier esthétiquement les flash-backs du temps présent prête parfois à confusion et n’aide pas à suivre aisément un scénario déjà bien tortueux, mais le mystère peu à peu révélé de l’identité du serial killer maintient l’intérêt, ainsi que la sous-intrigue du jeune ‘gay’ BJ dont on découvre progressivement l’implication.

L’indéniable fascination que provoque ce n°3 doit énormément à ses comédiens. Outre ceux déjà cités, notons l’incroyable performance de Peter Mullan, celle de Daniel Mays d’une crédibilité totale dans un rôle de débile mental emprisonné à tort ou de l’intense Saskia Reeves en voyante. Encore une fois, quels fabuleux comédiens, ces Anglais !

Un bon conseil pour les futurs spectateurs de la trilogie : il faut absolument visionner les trois films dans la foulée tant le scénario est complexe, touffu, parfois difficilement décryptable. L’intrigue en soi n’est pas compliquée, mais la narration et les changements de point de vue si nombreux, qu’on en garde une sensation de confusion un peu dommageable.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:52

Situé six ans après le premier volet, « THE RED RIDING TRILOGY : 1980 » renoue les fils de l’histoire précédente, en repartant sur une nouvelle enquête concernant un serial killer de prostituées. Un flic de Manchester débarque dans le Yorkshire pour reprendre les RED R 80investigations infructueuses et se heurte à une corruption policière qui gangrène toute la région.

Le plus surprenant dans cette seconde partie, c'est de se dire qu'il s’agit d’un long-métrage cinéma. Malgré le format Scope, cela s’apparente énormément à ces séries glauques du style « WALLANDER », que ce soit dans le style ou les moyens.

Aussi noir qu’on pouvait s’y attendre, mais plus terne et embrouillé que le n°1, ce polar lent et poisseux a du mal à passionner, ne serait-ce que parce que son « héros » incarné par Paddy Considine n’a rien d’attachant. On peine à entrer en empathie avec lui et on s’intéresse plutôt aux méchants, parmi lesquels l’excellent Sean Harris (vu dans le premier film) formidable de malveillance, en flic-tortionnaire à face de rat, complètement ravagé et dangereux. Sa seule présence provoque un vrai malaise. Jim Carter, le majordome de « DOWNTON ABBEY » est également très bien en commissaire pas très clair. Lesley Sharp est hélas, sacrifiée dans le tout petit rôle de l’épouse dépressive du flic.

Monocorde, monochrome, le film illustre un scénario-descente aux enfers, qui confronte un individu à une énorme machine à broyer. La hiérarchie policière est montrée comme une mafia toute-puissante, corrompue jusqu'à l’os. Quand Considine demande au prêtre Peter Mullan qui n’aime pas les flics, s’il ne ferait pas appel à eux, en cas d’agression, celui-ci lui répond : « Pourquoi faire ? Ils seraient déjà sur place, non ? ». Tout est dit. Et la fin plonge encore plus profondément dans le noir intense. No future ! Mais dans quel but, exactement ? Le n°3 répondra peut-être à nos questionnements et justifiera sans doute la sensation de piétinement de ce volet.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:52

« THE RED RIDING TRILOGY : 1974 » est le premier volet d’une trilogie tirée de faits réels qui inspirèrent les romans de David Peace.

C'est l’enquête à première vue classique d’un jeune journaliste du Yorkshire qui en s’intéressant à une série de meurtres de fillettes particulièrement horribles, met le doigt dansRED74 un engrenage de corruption qui le met en grave danger. Porté par la prestation hyper-tendue d’Andrew Garfield, qui compose un personnage obstiné, obsessionnel, pas forcément sympathique de journaleux intuitif mais imprudent, le film nous plonge dans une noirceur suffocante sans échappatoire.

Noir c'est noir, oui. Et notre pauvre antihéros cynique et dévoyé fait vite figure d’idéaliste candide face à la pourriture qui l’entoure : hauts-fonctionnaires de police ripoux, flics en uniforme tortionnaires, patron de presse vendu, collègues abjects… Il n’y a vraiment nulle part où se tourner. Le pire étant le potentat local, admirablement joué par un Sean Bean sanguin et bestial, enivré par sa propre impunité. Magnifique portrait à la fois banal et shakespearien du Mal incarné.

On pourra se lasser d’une photo systématiquement embrumée (même en intérieurs !), de quelques chichis de mise en scène redondants, comme ces plans décadrés, « bougés » pas toujours nécessaires, d’effets de montage parfois déstabilisants dans le bon sens du terme et parfois vainement distractifs. Mais en même temps, cela rappelle les tics des seventies et dans l’ensemble, on reste scotché par cette descente aux enfers, cette plongée en apnée dans les tréfonds de l’âme humaine, dans ce que la Toute-Puissance peut provoquer de pire. À noter quelques formidables seconds rôles comme Eddie Marsan en reporter décavé, Peter Mullan en père d’un suspect et surtout Rebecca Hall, méconnaissable en mère inconsolable mais soumise d’une des petites victimes.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 06:47

PARANO (2)Il faut bien dire que le ‘package’ proposé par « PARANOÏAQUE ! » est alléchant : un sujet à la Daphné Du Maurier, avec secrets de famille, revenants, inceste et suicide à la clé, le nom magique de la firme Hammer à la production et la présence toujours bienvenuePARANO (1) d’Oliver Reed en tête d’affiche.

Freddie Francis fut un immense directeur de la photo et un réalisateur compétent, sans plus. Aussi l’image et les cadrages en Scope sont-ils soignés et imaginatifs, mais le film lui-même est un catalogue de clichés dont la plus insigne faiblesse est une direction PARANO (3)d’acteurs pour le moins flottante. Les actrices minaudent jusqu'à l’exaspération (Janette Scott), cabotinent éhontément (Sheila Burrell en tantine givrée) ou affichent une gaucherie éprouvante (Liliane Brousse). D’un cast masculin tout aussi désolant, l’ami Reed n’a aucune peine à surnager, même si, manifestement pas dirigé du tout, il se laisse aller à des excès qui prêtent parfois PARANOà sourire. Il faut l’avoir vu péter un plomb après que son « frère » ait échappé à une tentative d’assassinat, et littéralement « bouffer le décor » en mordant dans les rideaux !

Il est néanmoins intéressant de le voir, jeune et mince, jouer un alcoolique incontrôlable et un émule de Norman Bates, comme nous le révèlera le dénouement. On note aussi au passage que c'est un des derniers films où Reed apparaît sans la vilaine cicatrice qui lui abimera le visage cette même année 1963, à la suite d’une bagarre.

On peut voir « PARANOÏAQUE ! » (avec un point d’exclamation) pour son ambiance de falaises fouettées par le vent, son noir & blanc contrasté, pour ses tentatives maladroites de faire basculer le film dans l’horreur pure et simple et le gothique, alors que le scénario n’est au fond qu’un mélodrame vaguement freudien aux ressorts usés.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 07:49

4 MORNING (2)Dans la veine réaliste du cinéma anglais des sixties, marqué par une influence « antonionienne », « FOUR IN THE MORNING » suit les premières heures de l’aube de trois femmes : l’une est retrouvée morte noyée et transportée à la morgue, la seconde rencontre un homme qui tente de la séduire, la dernière est une femme au foyer rendue4 MORNING (1) folle par les hurlements de son bébé et laissée seule par son mari parti boire avec un copain. Les hommes aussi sont scrutés en filigrane : dragueur insistant et taiseux ou vieux potes à la relation puérile, teintée d’homosexualité latente.

Il ne se passe pas grand-chose en réalité. Mais la BO de John Barry laisse planer une sensation de mauvais présage pendant 90 minutes et les trois récits évoluant indépendamment les uns des autres, on finit par se demander si la noyée se serait pas en fait, une des deux autres. Cela crée une réelle tension tout au long du film et maintient l’intérêt, malgré l’extrême minceur du scénario.

Il faut dire aussi que, comme c'est souvent le cas en Angleterre, les comédiens sont uniformément 4 MORNINGremarquables, à commencer par Judi Dench, émouvante dans le rôle de cette jeune maman étouffant dans son univers confiné et poussant un dérisoire cri de révolte avant d’accepter son destin. Ann Lynn est également excellente en paumée incapable de gérer sa relation avec un inconnu qui la désire sans l’aimer.

On suit donc en parallèle le possible début d’un amour, la probable fin d’un mariage, sans qu’on voie tout de suite le rapport. Mais quand à la fin, le tiroir de la morgue se referme sur l’inconnue, on croit comprendre ce qu’ont voulu dire les auteurs sur la condition féminine. Et ce n’est pas bien joyeux !

Un cinéma exigeant, soigneusement filmé et photographié, parfois un peu trop chichiteux pour son propre bien, mais qui captive sur des petits riens et laisse des images imprimées dans la mémoire.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:02

« TERREUR SUR LE BRITANNIC », c'est la réponse du cinéma anglais aux films-catastrophe américains alors très en vogue. Une sorte de nouvelle aventure du Poséidon sans naufrage, sans grosse star, sans exploit, concentré sur un suspense traditionnel : les sept JUGGERNAUTbombes à bord d’un paquebot de plaisance vont-elles exploser ? Autre différence essentielle : contrairement aux productions U.S., ce film-là est tourné en décors naturels, souvent en pleine mer, ce qui constitue d'ailleurs un de ses intérêts principaux.

Le premier tiers est assez brillant, extrêmement bien monté. Richard Lester parvient à faire exister une multitude de personnages en quelques touches, à immiscer des clins d’œil acidulés sur la société anglaise, à décrire intelligemment son décor. Et puis quand l’action démarre vraiment, rien ne va plus. Les « comme par hasard » du scénario irritent d’emblée : le flic Anthony Hopkins qui enquête sur le terroriste a JUSTEMENT  sa famille à bord du JUGGERNAUT (1)navire ! Les historiettes parallèles sont ineptes (la relation entre le capitaine Omar Sharif et une passagère désabusée jouée par Shirley Knight) et Lester paraît plus intéressé par le personnage de Roy Kinnear, l’entertainer de bord, que par les rôles principaux qui se traînent, désœuvrés.

Petit à petit, la narration se resserre sur Richard Harris, le démineur parachuté à bord et sur son face à face avec… un baril piégé qu'il doit désamorcer. Doit-il couper le fil bleu ou le rouge ? Sa grande scène de soûlerie dans la cabine de Sharif semble rajoutée à posteriori pour donner un tant soit peu de chair à son personnage.

La dernière partie de « TERREUR SUR LE BRITANNIC » s’avère être une épreuve, alors que le film aurait dû s’achever en ‘climax’. Les monologues de Harris exaspèrent, le masque impassible de Sharif énerve, l’enquête policière à Londres piétine mollement. Bref, qu’on aime ou pas ce genre de film, il semble clair qu’Hollywood est plus apte à les produire que la Grande-Bretagne. La tentative de Lester est louable, mais apparemment, certains films ont besoin d’être cimentés de bons vieux clichés. CQFD.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:48

Fréquemment adapté depuis cent ans, que ce soit au cinéma ou à la télévision, le classique de Charlotte Brontë n’a rien perdu de sa charge de mystère et de romanesque, malgré de JANE EYREmauvaises adaptations (nul n’a oublié celle avec Charlotte Gainsbourg) et une histoire qu’on commence tout de même à connaître par cœur.

Ce nouveau « JANE EYRE » n’a – étonnamment – rien de révolutionnaire, ni même de surprenant. C'est un joli film, soigneusement exécuté, à la photo délicate, à la tonalité un tantinet monocorde et incolore, à la sagesse qui confine parfois à l’effacement. Du neuf ? Des flash-backs émouvants et très bien amenés, quelques timides touches lorgnant vers le surnaturel, mais surtout la justesse du casting qui propose le duo idéal pour incarner Jane et Rochester. Mia Wasikowska a l’âge du rôle, son physique et sa passion contenue. On aura du mal à imaginer Jane Eyre autrement à partir de maintenant. Quant au caméléon Michael Fassbender, il donne une complexité magnifique à ce personnage romantique et torturé, aussi inquiétant que pathétique. Par contre la grande Judi Dench est un peu sous-employée en gouvernante zélée.

Nullement désagréable donc, cette énième version, même si on déplore une platitude qui finit par générer un soupçon d’ennui et une retenue parfois mal gérée. Ainsi, la découverte du mystère de la demeure (non, non, pas de spoiler pour les quelques spectateurs qui ne connaîtraient pas l’histoire !) est-elle excessivement décevante et dépourvue de folie. Un film joliment fabriqué donc, confortable et flatteur pour les yeux, mais qui n’apporte pas grand-chose de neuf au sujet. À voir avant tout pour les deux comédiens vraiment parfaits.

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