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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 09:15

PUMPKIN (1)Anne Bancroft, Peter Finch, James Mason, Maggie Smith, Richard Johnson à l’affiche, Jack Clayton (« LES INNOCENTS ») à la mise en scène, Harold Pinter au scénario et Georges PUMPKINDelerue à la musique. Étonnant qu’un film avec un tel générique soit si peu renommé !

« LE MANGEUR DE CITROUILLES » n’est certes pas une œuvre facile d’accès. C'est la description clinique d’une dépression nerveuse chez une mère de famille anglaise, dont la névrose consiste à faire des enfants. À changer de mari s’il le faut, mais à « pondre » perpétuellement comme une reine de la ruche, jusqu'à effrayer son entourage. C'est aussi unePUMPKIN (3) chronique de l’infidélité et certainement de beaucoup d’autres choses moins décryptables. Car l’écriture de Pinter, on le sait, n’a rien d’explicite et il faut souvent se contenter de questions sans réponse, d’amorces de drames avortés, de résolutions bancales.

Magnifiquement filmé en noir & blanc et joliment cadré par cet amoureux de l’image qu’était Clayton, « LE MANGEUR DE CITROUILLES » tient entièrement sur les épaules d’Anne Bancroft, absolument extraordinaire dans ce rôle complexe, auquel elle apporte toute sa profondeur instable. À ses côtés, James Mason apparaît peu mais fait impression, dans un rôle de cocu excessivement glauque et Maggie Smith toute jeune, joue une bécasse trop bavarde. 

Ce film, pas si éloigné des préoccupations d’un Ingmar Bergman, n’est évidemment pas à mettre entre toutes les mains, mais il est récemment sorti en Angleterre en DVD, dans une belle copie en 16/9, sous-titrée en Anglais.
PUMPKIN (2)

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 08:35

INVENTION LYING (1)Écrit et réalisé par Ricky Gervais, auteur des séries anglaises « THE OFFICE » et surtout du génial « EXTRAS », « THE INVENTION OF LYING » s’est fait étriller par la presse INVENTION LYINGbritannique. Film à « high concept » dont le sujet n’aurait pasINVENTION LYING (3) déparé dans la déprimante filmo d’un Jim Carrey, la comédie de Gervais contient pourtant quelques idées absolument foudroyantes.

Dans un monde où le mensonge n’existe même pas en tant que concept (il n’y a pas de verbe « mentir »), au point que la fiction n’a jamais été inventée, un individu va proférer le premier mensonge de l’Histoire de l’Humanité.

Le scénario est hélas bâclé et anecdotique, centré sur une histoireINVENTION LYING (2) d’amour archi-prévisible. Mais le film vaut le coup d’œil pour un seul passage : l’agonie de la mère du héros, poussant celui-ci à inventer… la religion. La séquence des Tables de la Loi sur des cartons à pizza, est extraordinaire.

« THE INVENTION OF LYING » pour longuet et inégal qu'il soit, vaut donc pour trois ou quatre fulgurances de ce tonneau-là. Pour la vieille obsession de l’auteur de l’humiliation en public, thème central de « EXTRAS ». Pour Jennifer Garner aussi bien sûr, on n’est pas de bois. Et pour des apparitions-surprise comme celles de Philip Seymour Hoffman ou Edward Norton.

 

À NOTER : le film sort en France en mars prochain.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 17:47

MEPRISE (1)
Inspiré du beau roman de L.P. Hartley, « LA MÉPRISE » est un chef-d’œuvre du cinéma anglais, qui malgré un prix à Cannes, est aujourd'hui pratiquement oublié. Le film vient MEPRISEheureusement d’être édité en DVD dans son pays d’origine, permettant à un nouveau public de le découvrir enfin.

« LA MÉPRISE » narre la rencontre entre une lady qui a sombré dans la dépression après la mort de son mari, et un chauffeur deMEPRISE (3) maître.

Parce qu'elle trouve en lui une oreille attentive, elle devient familière, s’assied même à côté de lui. Grâce à cette amitié singulière, elle va de mieux en mieux, mais lui… se méprend. D’une incroyable finesse, pratiquement écrit entre les lignes, de non-dits en malentendus, ce film magnifiquement photographié, parle du fossé infranchissable entre les nantis et les prolos, de ces places qu'il faut « savoir garder », sous peine d’impardonnable transgression.

Dans le rôle du chauffeur, le fabuleux Robert Shaw donne sa meilleure prestation. Ex-militaire, boxeur, célibataire endurci, on le voit évoluer, s’enfoncer lentement dans une MEPRISE (2)illusion fatale, que Shaw traduit par des gestes inachevés, une façon de sourire. Sa déclaration d’amour au passage à niveau, fait carrément peur, tant l'homme est devenu une bombe à retardement, et toute la fin du film est extraordinaire. On imagine mal un autre acteur dans ce personnage. Sarah Miles lui donne une réplique idéale, jamais mièvre ni stupide, odieuse sans même s’en rendre compte, attirante comme un fruit défendu.

« LA MÉPRISE » cristallise vraiment ce que les Britanniques savent faire de mieux : les drames feutrés, les passions réprimées, les sentiments embarrassants, le choc de mondes parallèles qui ne devraient jamais se croiser.

Maintenant que le master vidéo (excellent par ailleurs) existe quelque part, il serait de bon ton que le film sorte enfin en France, où il est invisible depuis trois décades.
MEPRISE (4)

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 16:31

« WILD WILD WESTERN » ne pouvait que s’intéresser à un film portant un tel titre.BRONSON Pourtant, « BRONSON » n’a rien d’un biopic consacré à l’acteur préféré des visiteurs du blog, et c'est encore moins un western. Qu'est-ce, alors ? La bio « tirée de faits réels », d’un taulard anglais à moitié cinglé, qui a passé les trois-quarts de sa vie en cellule. Pendant un de ses brefs séjours à l’extérieur, on lui a demandé quel pseudo il voulait prendre, pour devenir boxeur à poings nus, et il a choisi… Charlton Heston.

« Charlton Heston ? », lui dit son manager gay. « C'est une connasse, dont personne n’a rien à foutre. Non, toi tu serais plutôt du genre Charles Bronson ».

C'est une des rares allusions à l’acteur américain. Le reste est un film ultra-violent, excessivement stylisé, où l’on perçoit de lointains échos de « ORANGE MÉCANIQUE » ou « TUEURS NÉS », et qui tient uniquement sur la performance physique de Tom Hardy, qui se donne à 100% dans ce rôle de « bête humaine », de brute masochiste et suicidaire.

Alors oui, c'est brillamment filmé, non ce n’est pas toujours bien rythmé ni très passionnant, oui c'est bien joué. Mais la question à se poser, c'est : a-t-on vraiment envie de passer 90 minutes avec un individu pareil ?
BRONSON2

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 09:54

Étonnant qu’un réalisateur typiquement américain, et même new-yorkais, ait si souvent tourné des films intrinsèquement anglais, comme « EQUUS », « THE OFFENCE » (peut-être son chef-d’œuvre), « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS » et ce « M15 DEMANDE PROTECTION »  (« LIAISON MORTELLE », en v.o. !).

Avec ce film, Sidney Lumet explore l’univers glauque de John LeCarré, ses espions semi-retraités, son Londres glacé et pluvieux, ses embrouilles inextricables, ses trahisons feutrées, et y nage comme un poisson dans l’eau. Dire que « M15 DEMANDE PROTECTION » est un film très excitant, serait exagéré, on s’y ennuie même, de temps en temps, mais il est remarquablement interprété par James Mason, en vieil espion grugé, fragilisé par sa jeune épouse nymphomane, et sa relation père-fils avec une  barbouze « venue du froid ».

Les personnages secondaires sont très bien dessinés, comme Harry Andrews en flic amorti, mais redoutablement efficace quand il le faut, et Simone Signoret en rescapée des camps nazis, au comportement des plus ambigus. On aperçoit même David Warner (non-mentionné au générique) sur la scène de la Royal Shakespeare Company, en pleine représentation.

Anti-James Bond parfait, « M15 DEMANDE PROTECTION » est une bonne illustration de l’œuvre du romancier, et l’occasion de voir James Mason dans un « vrai » rôle, loin de ses habituels « caméos » dans ces copros internationales, qu'il enchaînait à la fin de sa carrière.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:10

Il fut une icône incontestée des années 60, grâce à ses rôles dans « LE LAURÉAT » et « MACADAM COWBOY », il a tourné un western entré dans les classiques, « LITTLE BIG MAN », mais Dustin Hoffman a toujours séparé le public en deux camps : ceux qui le considèrent comme un gigantesque acteur, impliqué et versatile, et les autres qui le voient comme un besogneux, dont les trucs et tics sont parfois trop visibles.

Pendant le tournage de « PAPILLON », Steve McQueen lui recommanda aimablement d’en « faire moins ». Pendant « MARATHON MAN », Laurence Olivier le voyant s’épuiser à courir avant les prises, lui conseilla avec une certaine condescendance de « jouer, tout simplement », quant à Sydney Pollack, il jura bien, après l’épreuve que fut « TOOTSIE », de ne plus retravailler avec lui. 

Tout cela pour dire, que « LAST CHANCE FOR LOVE » vient de sortir en DVD, c'est une comédie romantique pour « seniors », mais qui recèle une excellente surprise : à 70 ans bien tassés, Dustin Hoffman a évolué ! Son jeu s’est allégé, son émotion semble sincère, et simplement retranscrite, et il est réellement formidable. Tout comme sa partenaire Emma Thompson, d'ailleurs, qu’on n’avait plus vue aussi bien depuis ses films avec James Ivory. Ils forment un tandem réaliste et touchant, qui transcende un scénario sympathique, mais  relativement banal, et font même pardonner le clin d’œil vu et revu à « PRETTY WOMAN » (oui, ENCORE un essayage de robes en musique !).


Bref, pour tous ceux qui avaient une vieille dent contre Dustin Hoffman, « LAST CHANCE HARVEY » devrait sonner l’heure de la réconciliation. Mieux vaut tard que jamais…

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