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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 20:58

« JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR » a toujours été le mal-aimé de la brève filmographie de Sam Peckinpah. Peut-être parce qu'il est totalement dénué de violence, que son scénario tire vers la chronique douce-amère, et que le sex-symbol Steve McQueen y incarne un antihéros triste et paumé, un champion de rodéo vieillissant, largué par ces fameux « temps qui changent » chers à l’auteur. Toujours est-il que le film n’a pas marché à sa sortie en 1972 et que toutes ses éditions DVD, que ce soit en zone 1 ou 2, sont des misères : un pauvre 4/3 en CinémaScope aux U.S.A. et carrément un Pan & Scan préhistorique ailleurs.

Pourquoi tant de haine ?

Alors que « GETAWAY », que les deux hommes tournèrent juste après, enchaîne réédition sur réédition, toujours plus beau, jusqu'à un magnifique Blu-Ray, on espère qu’un jour un éditeur pensera à re-mastériser ce joli film qui se situe davantage dans la lignée de « UN NOMMÉ CABLE HOGUE », que dans celle de « LA HORDE SAUVAGE ».

Ce qui s’appelle être victime de son succès…

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:01

Don McGuire n'a pas laissé une empreinte très profonde dans l'Histoire du 7ème Art. Et pourtant, à bien y regarder, cet acteur-scénariste-réalisateur des années 50, a signé quelques films de Jerry Lewis, écrit l'adaptation de "UN HOMME EST PASSE" (quand même !), et trouvé le postulat de départ de "TOOTSIE". Ce qui en soi, compose déjà un honnête palmarès !
Il a également réalisé "JOHNNY CONCHO" en 1956, un petit western "en chambre", une série B que les vrais amateurs du genre n'ont jamais oubliée, alors qu'elle est invisible depuis des lustres.
Confiné dans le décor d'une petite ville assoupie, "JOHNNY CONCHO" raconte l'histoire du petit frère d'un pistolero célèbre, qui grâce à la réputation de son aîné, règne en despote minable sur les habitants, et fait sa loi. Jusqu'à ce que deux gunmen débarquent en ville, et décident de prendre le pouvoir. Que fera le lâche Johnny ?
C'est Frank Sinatra qui tient le rôle-titre, ce qui est courageux de sa part, vu l'ignominie du personnage. Autour de lui, la délicieuse Phyllis Kirk vue dans les films d'André de Toth, ainsi que William Conrad (le futur "CANNON" de la série TV) en gros dur, Keenan Wynn en ex-pistolero devenu prêtre, et les "tronches" habituelles de l'époque : Claude Akins, Leo Gordon, Strother Martin.
Le film a fêté son cinquantenaire il y a déjà quelque temps, pas la peine d'attendre le prochain pour l'éditer en DVD. Voilà un western singulier, qui aurait tout à fait sa place dans la collection "Les Introuvables", qui nous ont gratifié ces dernières années, de quelques heureuses surprises.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:44
"RUN OF THE ARROW" demeure un des films les plus connus de l'oeuvre de Sam Fuller, et paradoxalement un des moins visibles. A peine pourra-t-on recenser une édition DVD en Angleterre et quelques autres pays.
Pourtant, le film annonce clairement "DANSE AVEC LES LOUPS", de Costner sans en avoir l'ampleur épique, et propose un antihéros original, en la personne de ce Sudiste aigri et haineux, qui intègre une tribu Sioux, après la reddition de son camp. La séquence du supplice de la flèche est entrée dans les annales du western, ainsi que celle des sables mouvants, mais contrairement à d'autres films du réalisateur, "RUN OF THE ARROW" a un peu vieilli, survole trop hâtivement ses thèmes, et laisse finalement sur sa faim. Ce qui n'empêche pas d'admirer le dynamisme visuel de Fuller, en particulier lors du fulgurant prologue du film, lorsque O'Meara tire "la dernière balle de la guerre de sécession". Le genre d'idée à l'emporte-pièce que seul "Sam" pouvait vendre...
Autour d'un Rod Steiger grassouillet et peu sympathique, dont le jeu lourdement cérébral dessert le personnage de O'Meara, quelques grands seconds rôles des années cinquante, comme Brian Keith, Ralph Meeker et Charles Bronson, dont l'apparition en chef Indien tolérant, tient de l'exhibition culturiste. Sarita Montiel dont l'accent mexicain était trop prononcé pour être crédible en squaw, fut post-synchronisée par Angie Dickinson, alors à peu près inconnue.
Un film qu'on aimerait voir sortir en DVD, un de ces jours... Parce qu'il le vaut bien.
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