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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 19:58

RAMBO franchise (2)À l’origine fut un roman de David Morell intitulé « FIRST BLOOD » (« LE PREMIER SANG ») contant le baroud d’honneur d’un viet-vet rejeté par la société, contre l’ordre RAMBO franchise (4)établi. Le personnage de John Rambo (nommé ainsi en hommage à… Arthur Rimbaud !) fut proposé à George C. Scott puis à Steve McQueen, ce qui laisse à penser qu'il devait être plus âgé que Sylvester Stallone – alors 36 ans – qui hérita finalement du rôle.

Tourné au Canada par Ted Kotcheff pas vraiment spécialisé dans le cinéma d’action « RAMBO » fut un ‘sleeper’, autrement dit un succès-surprise. Excellente série B, le film bénéficiait de remarquables séquences d’action, violentes et crédibles, d’extérieurs majestueux et d’un bon cast de seconds rôles parmi lesquels l’imposant Brian Dennehy. Sans oublier les répliques-culte : « Je vais te faire une guerre comme t’en as jamais vu ». Kirk Douglas devait incarner le colonel Trautman, l'homme qui avait dressé Rambo à devenir une bête de guerre et finissait par « l’achever ». Mais quand Stallone refusa tout net de mourir, le vieux Kirk laissa la place à Richard Crenna, plus mou, moins prestigieux. Tant d’années après, « RAMBO » tient encore la distance et Stallone y est vraiment exceptionnel.

Trois ans plus tard, George Pan Cosmatos mit en chantier une sequel, « RAMBO 2 : LA MISSION », écrite par James Cameron et Stallone. Le film est devenu aujourd'hui un inépuisable objet de dérision et de pastiches. À l’époque on le traita de propagandeRAMBO franchise (1) reaganienne, mais à le revoir aujourd'hui, on ne peut qu’en sourire. Le brushing bouffant, les muscles tétanisés au bord de l’explosion, Stallone au summum de son narcissisme retourne au Vietnam, libère les POW (prisonniers de guerre) restés là-bas depuis la guerre, et en profite pour détruire à lui tout seul les armées vietnamiennes et russes. Le film est un festival pyrotechnique ininterrompu, la photo du grand Jack Cardiff est spectaculaire, mais le dialogue est totalement grotesque, aussi subtil que des ‘one liners’ de bande-annonce (« Ce que les autres appellent l’enfer, il appelle ça ‘chez lui’ ! »). Au RAMBO franchise (3)résultat, un triomphe planétaire, mais qui sur la longueur, desservit la carrière de Stallone qui en perdit toute crédibilité. Le tragique Rambo était devenu un héros de comic-books.RAMBO franchise (5)

Encore trois ans plus tard, le chef-op Peter MacDonald (remplaçant Russell Mulcahy renvoyé à ses chères études) tourne « RAMBO 3 », où le culturiste part en Afghanistan, sauver son vieux colonel qui a été kidnappé. On serait mal venu de réhabiliter ce film insauvable, mais il est indéniablement moins ridicule que le précédent, mieux réalisé, les séquences de combat sont efficaces et il y a même quelques répliques VOLONTAIREMENT drôles. Stallone y arbore un brushing toujours impeccable, des muscles en béton armé et de jolis petits polos ras-de-cou aux couleurs chatoyantes. Mais la mode était déjà passée, et même s’il fonctionna commercialement, le film sentait déjà le « combat de trop ».

RAMBO franchise

Ce n’est que vingt années plus tard que Stallone sortit le personnage du placard où il prenait la poussière pour un « JOHN RAMBO » étonnamment réussi. Nous en parlons plus longuement ailleurs.

Le film doit bientôt ressortir dans une version « director’s cut » sur laquelle nous nous ruerons évidemment avec avidité.

Récemment, Sylvester Stallone envisagea un 5ème film, mais revint sur sa décision, décrétant que John Rambo avait achevé son parcours. À voir…

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 20:27

12 SALOPARDS (5)Tout le monde sait que « LES 7 MERCENAIRES » a donné lieu à une ‘franchise’ et même une série télé, d’autant plus que les films viennent d’être réédités en Blu-ray. Mais ce qu’on sait moins, c'est que « 12 SALOPARDS » a connu plus ou moins le même sort, mais de 12 SALOPARDSfaçon plus confidentielle.

Tourné en 1966, le classique de Robert Aldrich fut un énorme succès populaire, reprenant la logique des « 7 MERCENAIRES » adaptée à la WW2. Mais Aldrich étant Aldrich, il a ôté toute espèce de noblesse à ses « héros » pour en faire des rebuts de l’U.S. Army, des psychopathes irrécupérables, menés par un officier aussi chaleureux qu’une glacière.

Quand les douze soldats s’en prennent au château plein d’Allemands, c'est un véritable carnage. On ne sait plus très bien si on doit avoir peur des nazis ou des « salopards » ! Porté par un casting en or, avec à sa tête Lee Marvin (dans un rôle originellement écrit pour John Wayne !), le film est tellement cynique, grinçant et violent, qu'il n’a pas pris une ride. Tarantino peut vraiment aller se rhabiller ! Car ne nous y trompons pas, « 12 SALOPARDS » est tout aussi irréaliste et iconoclaste que « INGLOURIOUS BASTERDS » : la NEXT MISSIONpetite armée de Marvin comprend un mafioso (John Cassavetes), un fanatique religieux (Telly Savalas), un demeuré (Donald Sutherland), un ex-mineur (Charles Bronson, who else ?), un footballeur noir (Jim Brown évidemment), un chanteur hispanique (Trini Lopez, pourquoi pas ?), un « Native » (Clint Walker), tous condamnés à mort et enrôlés pour une mission-suicide. La formule est efficace et fut d'ailleurs plagiée d’innombrables fois, particulièrement dans le western.

Les choses en restèrent là jusqu’en 1985, soit presque vingt ans après, où il fut décidé de tourner une sequel pour la TV : « THE DIRTY DOZEN : THE NEXT MISSION ». C'est Andrew V. McLaglen qui fut chargé de la tâche et il réunit trois survivants du premier film : Marvin, Ernest Borgnine qui jouait le général et Richard Jaeckel le sergent. Seul souci, les trois hommes – et c'est bien normal – avaient pris un sacré coup de vieux, et l’action se situait que12 SALOPARDS (4)lques mois après celle du premier film ! Qu’importe… Nos vieux soldats blanchis sous le harnais reprennent donc du service pour un navet atroce, poussif, au casting sans aucun relief. Leur mission : tuer un général allemand. Ken Wahl, Sonny Landham et Gavan O’Herlihy espoirs (déçus) des eighties font bien pâle figure comparés à leur aînés.

Mais l’affaire est loin d’être finie : deux ans après est tourné un autre téléfilm « DIRTY DOZEN : THE DEADLY12 SALOPARDS (3) MISSION » réalisé par Lee Katzin. Borgnine revient gentiment, mais c'est Savalas qui a pris la place de Marvin pour jouer un major appelé Wright. Autour d’eux : Bo Svenson, Vince Edwards, Randall ‘Tex’ Cobb et Paul Picerni (souvent partenaire de Savalas). Il s’agit maintenant de détruire une usine de carburant… Bon !

Katzin, Savalas et Borgnine rempilent l’année d'après pour « THE DIRTY DOZEN : THE FATAL MISSION » (ils se sont vraiment foulés pour les titres !), entourés de Ernie Hudson, Erik Estrada, Alex Cord et même quelques comédiennes croates.

12 SALOPARDS (2)En 1988, la franchise atteint le bout de la route avec « THE DIRTY DOZEN – THE SERIES » qui ne comptera heureusement qu’une saison de dix épisodes.

Cette fois plus de vieux acteurs-vedettes venus cachetonner, mais des inconnus complets dont le plus fameux est encore Ben Murphy. Aucune ‘guest star’ non plus, hormis Ian McShane alors en plein creux de la vague. Ce qui en dit long sur l’attrait du produit.

Car à bien y réfléchir, et en repensant à ces sequels calamiteuses, à tous les plagiats que le film original a engendré, pourquoi personne n’a pensé que la vraie recette pour réussir un bon « 12 SALOPARDS », c'était peut-être Robert Aldrich… Et Lee Marvin… Et Charles Bronson… Et John Cassavetes… Et Robert Ryan, etc. etc. ? Sans eux, c'était peine perdue.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 11:19

HARRY franchise (5)Disponible en coffret Blu-ray depuis un certain temps en France, la collection des « DIRTY HARRY » sort en ce moment aux U.S.A. sur ce support, en même temps que la plupart des films du grand Clint.

Le rôle de Harry Callahan, lieutenant à la Crim’ de San Francisco, était originellement écrit pour Frank HARRY franchise (3)Sinatra. Après son départ, « L’INSPECTEUR HARRY » fut proposé à John Wayne qui refusa. Premier indice intéressant, donc : le personnage était manifestement beaucoup plus âgé que Clint Eastwood qui n’avait que 40 ans en 1971. Ce qui explique peut-être quelques vestiges scénaristiques comme son attitude de mentor revenu de tout avec son jeune co-équipier et ses costards ringards et vieillots. Sans oublier ce veuvage dont il  ne se remet pas (détail complètement occulté dans les sequels). Le choix d’Eastwood dans ce personnage de flic solitaire, mal embouché a créé bien des polémiques. Pourtant, Harry n’a rien d’un facho. C'est juste un cowboy. Il ne comprend pas pourquoi on l’empêche de descendre les ‘bad guys’ au six-coups et encore moins pourquoi on les relâche pour défaut de procédure. Et quand à la fin, il a enfin rendu sa justice, il ne peut que clore son parcours à la façon de Gary Cooper dans « LE TRAINHARRY franchise (2) SIFFLERA TROIS FOIS » : en jetant son badge dans la rivière où flotte déjà le cadavre de son ennemi. « L’INSPECTEUR HARRY » (titre français faiblard, même si on s’y est habitué à force) est un polar qui vieillit étonnamment peu, grâce au dynamisme de Don Siegel et à la BO de Lalo Schifrin. Dans une Amérique pétrie d’incertitudes, le film proposait un retour aux vieilles valeurs, même si la fin laissait clairement entendre qu'il était déjà trop tard.

Personnellement attaqué pour son discours radical assimilé à l’extrême-droite, Eastwood mit en chantier « MAGNUM FORCE » et en confia la réalisation à son vieux copain des années télé, Ted Post avec qui il avait tourné « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » un western traitant déjà de la justice individuelle et de ses conséquences. Si le film est moins rigoureux que le premier, il sert surtout de tribune à l’acteur : « Je crains que vous n’ayez une fausse opinion de moi », dit-il à des jeunes collègues venus lui proposer de faire partie d’un escadron de la mort, autrement dit des flics-justiciers exécutant les suspects trop protégés par le Système. Pour bien prouver qu'il n’a rien d’un facho raciste, Harry a cette fois un co-équipier noir et sort avec une Asiatique. Si le film est un peu primaire mais sympathique, le propos est moyennement convaincant et parfois même redondant. Quel était d'ailleurs le but ? Montrer que Callahan HARRY suiteest finalement un brave type, puisqu’il y a bien pire que lui au sein des forces de police ? Curieuse démonstration par l’absurde…

« L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS » (encore un titre français bien gratiné !) tourné par un assistant de Clint, est un produit purement et résolument commercial. Une resucée à l’écriture télévisuelle, l’exploitation d’un archétype devenu un banal héros de série. L’accent est mis sur un dialogue vachard, parfois amusant et Harry a cette fois une co-équipière. Future héroïne de la série télé « CAGNEY & LACEY », Tyne Daly estHARRY franchise (1) d'ailleurs le seul élément vraiment intéressant du film. Pas une pin-up, ni une ‘bimbo’, juste une « working girl » au physique quelconque mais à la personnalité attachante. Eastwood se traîne, semble mettre peu de cœur à l’ouvrage et utilise déjà le personnage comme un contrepoids à des films plus personnels qu'il met en chantier comme réalisateur. Le final à Alcatraz annonce l’excellent film de prison que l’acteur tournera bientôt là-bas avec Don Siegel. Mais les terroristes à brushing bouffant de cette seconde sequel datent terriblement le film.

En réalisant lui-même « SUDDEN IMPACT », Eastwood s’amuse avec le personnage de Harry, se délecte d’un scénario qui évoque un film à sketches : une succession HARRY suite2ininterrompue de morceaux de bravoure, de répliques qui tuent (« Make my day », évidemment !). Il mixe le tout avec une sous-intrigue évoquant son « UN FRISSON DANS LA NUIT », fait tourner sa copine Sondra Locke dans un rôle principal, et saupoudre de chiens péteurs, de flingues monstrueux et d’un ultime comeback de Harry silhouetté en revenant fantomatique comme « L'HOMME DES HAUTES PLAINES ». Il est tout à fait clair que la ‘franchise’ aurait dû s'arrêter là. On ne pouvait rêver meilleure sortie de scène pour Callahan, traité ici en icône chimérique, non dénuée d’autodérision.  Il y eut hélas un 5ème film. Le film de trop. « LA DERNIÈRE CIBLE » tourné par un ex-cascadeur de l’équipe d’Eastwood. Comme pour le 3ème film – et peut-être plus encore – on retrouve une esthétique télévisuelle et un scénario complètement anecdotique dans lequel Harry n’a pas réellement sa place. Après le Mexicain, le Noir, la femme et… le bulldog pétomane, Harry a pour co-équipier un Asiatique. Aurait-il en fait quelque chose contre les ‘caucasiens’ ? Et il enquête mollement sur une série de meurtres liés à un réalisateur de films d’horreur. La séquence la plus mémorable est une poursuite en voiture, dans laquelle Harry est menacé par une maquette téléguidée et explosive. C'est dire…

HARRY franchise (4)

Seul (minuscule) intérêt aujourd'hui, la présence de débutants devenus célèbres comme Liam Neeson, Jim Carrey (qui en fait déjà trop) ou Patricia Clarkson. Le film lui, vaut à peine mieux qu’un épisode de « L'HOMME QUI TOMBE À PIC ».

Les années ont passé, Eastwood a joué d’autres flics, mais le rôle lui colle encore et toujours à la peau. À égalité avec le « No Name » de Leone. Au point qu'il est possible de voir « GRAN TORINO » comme l’adieu de Harry à son public. Vieux, retraité, solitaire, grincheux, raciste (enfin – en apparence seulement), le personnage aurait parfaitement pu s’appeler Harry Callahan…

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:36

TREMORS« TREMORS : THE COMPLETE SERIES » vient de sortir en DVD aux U.S.A.

Inspirés de la tétralogie cinéma ou direct-to-vidéo créée par S.S. Wilson, ces (seulement) 13 épisodes ont pour vedettes Victor Browne et Gladys Jimenez, sans oublier Michael Gross TREMORS (1)qui participa à tous les avatars de la ‘franchise’ datant de 1990.

Le premier « TREMORS » réalisé par Ron Underwood, est un petit bijou de série B horrifique mêlée d’humour plouc, de western et de pyrotechnie à la Rambo. Un vrai plaisir coupable confrontant des antihéros du fin fond du Far West moderne à d’énormes et répugnants vers géants préhistoriques. Les excellents Kevin Bacon et Fred Ward jouaient deux hommes à tout faire pas bien malins et Michael Gross était hilarant en obsédé des armes à feu.

Six ans après « TREMORS 2 : LES DENTS DE LA TERRE » réalisé par son créateur S.S. Wilson est une série B amusante, qui sent un peu le réchauffé, mais permet de retrouver Fred Ward, Gross et la très séduisante Helen Shaver. De la sequel sympathique et décemment produite où on chasse le « graboïd » à la dynamite.

« TREMORS – LE RETOUR » tourné en 2001, est peut-être le plus faible de la série, mettant Gross en vedette face à des F/X numériques des plus rudimentaires et des monstres peu convaincants.

Sorti trois ans plus tard « TREMORS – LA LÉGENDE COMMENCE » à nouveau réalisé par Wilson, remonte carrément dans le temps, à l’époque du western, pour raconter la première apparition des monstres des profondeurs. Michael Gross y joue le lord anglais Hiram Gummer, aïeul du Burt des autres films, et le film contre toute attente est plutôt réussi et sympathique. On y retrouve la « tronche » de Billy Drago second rôle dans « PALE RIDER ». Et on apprend que le premier nom de la ville de ‘Perfection’, décor principal des films, était… ‘Rejection’.

 

À NOTER : le premier et le plus réussi de la série, le film de 1990 est quasiment introuvable quelle que soit la région dans de bonnes copies en 16/9. Reste à espérer une réédition en Blu-ray.

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 10:53

GRINCHEUX« LES GRINCHEUX » lança une vogue de comédies gériatriques, mais fut le seul à bénéficier d’un cast bien rodé en la personne de Jack Lemmon et Walter Matthau qui trimballaient avec eux tout un passé cinématographique orchestré par Billy Wilder, depuis les années 60.

La réussite du film est d’avoir su dépasser les gros gags du début, les engueulades puériles des deux vieillards, pour laisser filtrer progressivement une vraie réflexion sur la vieillesse, la solitude et l’amitié.

Mélange de mignardises bien américaines et de petites touches plus « trash », le film se suit avec plaisir et les seconds rôles sont délectables, particulièrement Burgess Meredith qui joue le père salace du septuagénaire Lemmon, qu'il traite encore en morveux.

Si l’histoire d’amour entre Jack Lemmon et la toujours sémillante Ann-Margret semble trop belle pour être vraie, le plaisir des « GRINCHEUX » est le numéro extravagant de Walter Matthau, incarnation du grand chien mou des cartoons de Tex Avery, qui compose un personnage de râleur égoïste irrésistible. La moindre mimique, le plus petit plissement d’yeux provoque le rire. À noter qu'il faut absolument regarder le générique-fin du film, pour voir le meilleur gag : une prise ratée avec la GRINCHEUX (1)réplique « Who left ? », qui dans le contexte est hilarante. À se repasser en boucle.

Le film vient de ressortir en Blu-ray aux U.S.A. en double-programme avec sa sequel tournée deux ans plus tard. « LES GRINCHEUX 2 » (quelle bonne idée de titre français !) n’était pas indispensable et ressemble à du radotage un brin pathétique. Lemmon a pris un coup de vieux notable, le scénario est inexistant et voir Matthau jouer les jolis cœurs avec… Sophia Loren est totalement surréaliste. Il y a quelques scènes sympathiques bien sûr, grâce aux vétérans, mais le film représente vraiment tout ce qu’on reproche généralement aux sequels : le rabâchage, l’exploitation à outrance d’une recette faite pour fonctionner une seule fois, la banalisation d’une bonne idée.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 18:54

ROCKY BLU RAYLa saga de « ROCKY » ressort en Blu-Ray dans son intégralité de six films. C'est l’occasion ROCKY BLU RAY (1)de revenir sur un parcours quasi-autobiographique de son auteur-interprète (et réalisateur par quatre fois) : Sylvester Stallone.

Parti de rien, arrivé au sommet du jour au lendemain, pourri gâté par la gloire et revenu à pas grand-chose, Rocky Balboa est le jumeau de son créateur qui a suivi un cheminement étonnamment identique à Hollywood. De film en film, on le voit évoluer physiquement, se modifier, se métamorphoser, comme une sorte de pantin de pâte à modeler en perpétuelle mutation.

Le premier « ROCKY » datant de 35 ans, est devenu un vrai classique américain, pas si éloigné dans sa construction de « SUR LES QUAIS », et glorifiant un héros prolétaire, à peu près illettré, pas très malin, mais débordant de courage et de générosité. Les personnages frisent la caricature (la fiancée vieille fille sortie de « MARTY », le beauf geignard, le coach bourru au cœur d’or, l’adversaire fier-à-bras), mais le film fonctionne par le regard posé sur les petites gens, et l’American Dream (« Only in America »).

« ROCKY 2 : LA REVANCHE », réalisé par Stallone est une autre paire de manches : capitalisant sur la réussite du premier, il ressasse les mêmes idées, s’étale complaisamment dans des impros interminables, sombre dans le « soap » le plus rébarbatif (la looooongue séquence de coma d’Adrian), et finit par une victoire sans surprise ni saveur.

« ROCKY 3 – L’ŒIL DU TIGRE » change radicalement de style : très inspiré par le clip, Stallone adopte un système de narration résolument visuelle, au montage encore efficaceROCKY BLU RAY (2) aujourd'hui. Il joue sur le viscéral, le premier degré à outrance. Si le scénario est simplet, l’exécution est bluffante, et certaines répliques sont encore dans les mémoires (« I pity the fool »). Le combat final est un authentique morceau de bravoure cinématographique, et fait pardonner l’impardonnable : la course des deux culturistes huilés sur la plage, finissant par une danse au ralenti.

« ROCKY 4 » reste dans le même registre, mais se vautre en envoyant Balboa se battre en URSS contre un boxeur-robotisé. Les « russkies » sont présentés comme des nazis de série B, un peu comme dans l’hilarant « TOP SECRET ! », et le discours final de Stallone devant toute la Russie en larmes, atteint des cimes dans le comique involontaire. Dolph Lundgren emporte le morceau en Frankenstein anabolisé auquel un protège-dents noir donne l’air d’un zombie.

« ROCKY 5 » permet de retrouver John Avildsen, réalisateur du premier film. S’il a été très décrié à sa sortie, le film tient plutôt bien la distance. Ce retour aux sources est certes quelque peu déprimant (qui a envie de suivre un héros dans sa lente chute jusqu'à l’anonymat ?), mais le scénario est moins crétin, les personnages plus compliqués, et le final en anti-apothéose a quelque chose de rafraîchissant. Malgré tout, un sixième film ne s’imposait pas…

ROCKY BLU RAY (3)Et pourtant, tourné plus de quinze ans après le 5ème film, « ROCKY BALBOA » dont personne n’espérait rien, que tout le monde attendait plutôt en se frottant les mains, la moquerie au bord des lèvres, fut une vraie surprise. Le film, émouvant, voire pathétique par moments, a « cueilli » les détracteurs, a redonné une seconde jeunesse à Stallone, qui s’exposant sans pudeur, avec ses 60 ans, son corps fatigué, son visage botoxé, sa détresse, a forcé le respect général. Ce n’est pas un grand film, comme a pu l’être le similaire « THE WRESTLER », mais l’Étalon Italien qui a réussi un improbable doublé avec « RAMBO 4 », semble être reparti pour quelques années de gros biceps et de testostérone.

On ne va quand même pas s’en plaindre…

Tous les films du coffret « ANTHOLOGIE » sont bien sûr au format respecté, en 16/9 mais dans des transferts inégaux. Ainsi, le moins bon des « ROCKY » (le second) a-t-il également la plus vilaine copie.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:40

COLD PREY 2 (1)
La principale qualité de ce n°2, est d’apparaître clairement comme une continuité logique du
premier, plutôt qu’une bête sequel tirée par les cheveux. C'est une vraie 2ème partie, moins mystérieuse que l’original, mais également plus nerveuse, moins étouffante, et réservant quelques surprises.

COLD PREY 2

« COLD PREY 2 » reprend la trame de départ du médiocre « HALLOWEEN 2 » de 1982, en situant l’action quelques heures après celle du premier, et en choisissant un hôpital comme décor principal. Mais en dessinant des personnages attachants et crédibles, et en précisant le passé du tueur de façon tout à fait flippante, les auteurs ont su ne pas se répéter, et enrichir leur univers.

Ingrid Bølso Berdal passe du stade de teenager hurleuse, à celle de tueuse de monstres à la Ripley, avec une belle aisance, et la fin lui réserve une bonne sortie héroïque. Don’t fuck with Ingrid !

En somme, du cinéma prémâché et englué dans ses références, mais très bien fait, et débarrassé des irritants passages obligés du cinéma de genre U.S. Quel soulagement, de voir un personnage de petit garçon en danger présenté sans pathos, ni sentimentalisme bêtifiant !

On ne doute pas que le tueur au piolet risque de revenir un de ces quatre matins, mais après ce qu'il a pris dans la tronche, cela risque de prendre un certain temps… Et un bon staff de scénaristes imaginatifs pour expliquer comment il s’y est pris !

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:19

COLD PREY
La vraie différence entre « COLD PREY » et tous les slashers américains pompés sur « HALLOWEEN » depuis trente ans ? Au lieu de massacrer des jeunes crétins yankees, le serial killer éradique de jeunes crétins norvégiens. À coups de piolet !

COLD PREY (1)Très inspiré de ses aînés, le réalisateur puise dans l’œuvre de John Carpenter et son film est un mélange de « THE THING », « SHINING » de Kubrick entre autres. Strictement rien d’original donc, hormis le dépaysement créé par la langue et le physique des « djeuns » en péril, qui n'ont rien des WASP habituels.

Le décor de cet hôtel désaffecté est un peu cheap et monotone, les meurtres n’ont rien de très frappant visuellement, et seule la conclusion au bord de la crevasse réveille un peu, avec sa façon très efficace de révéler le passé de l’assassin en quelques plans sans dialogue. Pour le reste, c'est de l’honnête suspense, respectant tous les codes du genre avec zèle, plutôt bien rythmé, mais jamais captivant. L’image monochrome finit par lasser l’œil.

Les comédiens tiennent bien leurs rôles-clichés, particulièrement l’héroïne Ingrid Bølso Berdal, dans la droite lignée de Jamie Lee Curtis ou de la protagoniste de « THE DESCENT ».

Apparemment, le croque-mitaine est ressorti de sa crevasse, puisqu’un « COLD PREY 2 » a été tourné peu de temps après celui-ci. Ils sortent en ce moment, dans un même coffret. 

Décidément increvables, ces saligauds ! Qu'ils soient ricains ou norvégiens…

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 14:10

JUSTICIER la franchise (4)
Ces dernières années, le cinéma anglo-saxon est revenu aux films de « vigilantes », à nouveau attiré par la thématique très seventies de l’autodéfense, de la justice individuelle et du retour aux valeurs des pionniers qui bâtirent le Nouveau Monde.

JUSTICIER la franchise (5)Des films comme « À VIF », « DEATH SENTENCE », « HARRY BROWN », « OUTLAW » ou « CLOSURE » en Angleterre, ont fleuri et Sylvester Stallone a même annoncé son intention de tourner un remake de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE ».

Car tout est parti de « DEATH WISH », le roman de Brian Garfield qui donna naissance à une « franchise » qui comprend cinq films sur une vingtaine d’années.

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE » tourné JUSTICIER la franchiseen 1974, aurait pu (dû ?) être un film très différent de ce qu'il est devenu. D’abord proposé à Henry Fonda et Burt Lancaster, il laissait entendre que Paul Kersey était un sexagénaire plutôt intello, ce qui rendait sa métamorphose en équarisseur de loubards encore plus drastique. En offrant le rôle-titre de « HARRY BROWN » à Michael Caine, les producteurs de ce film sont revenus à cette passionnante optique. Contacté pour réaliser le film, l’Anglais Michael Winner préfère allouer le rôle à Charles Bronson.

Simple comptable dans le livre, Kersey devient alors architecte, mais le choix de Bronson demeure problématique : son image est celle d’un homme d’action, d’un Indien aux muscles d’acier, d’un vengeur de l'Ouest. En lisant le scénario, l’acteur lui-même juge qu'il serait plus adapté à un Dustin Hoffman.

Tout cela est vrai, mais le succès de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » fit enfin de Charles Bronson une superstar en Amérique à l’âge de 52 ans, balayant les réticences.JUSTICIER la franchise (6) Malgré ses aspects racoleurs, simplificateurs, sa mauvaise foi inouïe, le film de Winner demeure efficace et jouissif en mettant l’accent sur les racines d’un scénario profondément plantées dans la mythologie westernienne. L’arme avec laquelle Kersey extermine les voyous est celle des pistoleros du temps jadis.

Huit ans après ce succès, la carrière de Winner était tombée au plus bas et celle de Bronson était également en chute libre. Aussi finirent-ils par accepter « UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 », passé entre les mains des productions Cannon, spécialistes des films JUSTICIER la franchise (1)d’exploitation à petit budget.

Cette fois, Brian Garfield n’a rien à voir dans l’affaire, même si peu de temps avant, la suite de son roman (« DEATH SENTENCE ») avait failli se monter avec Bronson et… Natalie Wood.

Le scénario finalement tourné n’a rien à voir avec le roman. C'est un quasi remake du premier relocalisé à L.A. et dans lequel Winner se lâche sans complexe dans l’ultra-violence et la quasi-pornographie. Les séquences de viol sont d’un voyeurisme insensé, les meurtres truffés de one liners (« Tu crois en Jésus ? Tant mieux, parce que tu vas le voir de près »). Bronson se traîne sans conviction dans un absurde déguisement de SDF et il a amené sa femme avec lui, dans un rôle de journaliste libérale, ridiculisée par un dialogue partisan. Le peu d’ambiguïté qui planait encore dans le n°1 quant à la teneur du discours, a totalement disparu : Kersey s’introduit dans un hôpital psychiatrique pour abattre un des violeurs ! Au moins, le message est clair.

« LE JUSTICIER DE NEW YORK » passe un cap. Le film est tellement stupide et agressivement fascisant, qu'il en est devenu culte. Kersey s’installe dans une banlieue mal famée de Big Apple (recréée àJUSTICIER la franchise (2) Londres, soit dit en passant !) et décime les gangs de jeunes au pistolet, à la mitrailleuse, pour les finir au lance-roquettes. 

Vieilli et fatigué, changé par la chirurgie plastique, Bronson JUSTICIER la franchise (7)sentant qu'il se fourvoyait, se fâcha avec Michael Winner en découvrant le film en projection. On peut comprendre ! Par son manque de retenue, le film s’est acquis un public célébrant régulièrement leur chef-d’œuvre sur le Web. « DEATH WISH 3 » tient davantage de la BD trash que du cinéma et le personnage auquel Bronson tentait de donner une épaisseur humaine, douze ans plus tôt, n’est plus qu’un vieux monsieur ventripotent en survêt, tirant sur des « djeuns » tatoués comme au balltrap, sous les applaudissements des seniors du quartier.

J. Lee-Thompson, réalisateur attitré de la fin de carrière de Charles Bronson, reprend les rênes pour « LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS » (magnifique titre français !),JUSTICIER la franchise (3) même s’il a largement dépassé l’âge de la retraite.

Revenant à un style plus… classique, il envoie Kersey se venger des dealers qu'il juge responsable de la mort de la fille de sa fiancée. Tout cela est bien poussif et tiré par les cheveux. Bronson semble plus en forme que dans le 3ème opus, il porte un joli blouson de cuir, mais ne fait même plus l’effort de jouer la comédie. Quand sa fiancée est JUSTICIER suiteabattue par le méchant John P. Ryan, il exprime sa souffrance par un imperceptible battement de paupière. Il faut dire que Kersey doit être blindé, à force !

Le dernier film de la série, « LE JUSTICIER : L'ULTIME COMBAT » est un « direct to video » tourné au Canada et qui à l'origine, n’était même pas censé être une aventure de Kersey.

Bronson devait y jouer un avocat nommé Steve Weston s’attaquant aux racketteurs du monde de la haute-couture. Au dernier moment, il fut décidé que Paul Kersey devait absolument faire son comeback. Et là, on atteint vraiment le fond. Le réalisateur est un débutant et « DEATH WISH 5 » ressemble à un téléfilm allemand : les décors sont hideux, les comédiens atroces et Bronson septuagénaire, n’apparaît que par intermittence.

Triste sortie de scène pour le personnage et pour son interprète. Mais à vrai dire, pas vraiment surprenante : le second film n’était-il pas déjà superflu ?

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 09:58

ICE AGE
La période de Noël est propice aux dessins animés, c'est logique. Et tout particulièrement à ceux qui se passent dans la neige. C'est dire que la sortie récente du DVD de « L’ÂGE DE GLACE 3 » tombe très bien. Et le coffret regroupant les trois films en Blu-Ray, encore mieux !

ICE AGE (1)À revoir le triptyque, il faut admettre qu'il ne baisse jamais en qualité, que l’écriture est pointue, préservant constamment les deux niveaux de lecture (pour enfants en bas âge, et parents accompagnateurs), et que les personnages sont extrêmement attachants.

Le 1er film est encore un peu hésitant, calque son schéma sur « LE LIVRE DE LA JUNGLE », en introduisant comme enjeu un « petit d’homme » cher à Kipling, mais les conflits au sein du groupe sont hilarants, et l’abrasif Denis Leary donne un relief extraordinaire au tigre à dents de sabre Diego. Son personnage perd un peu en intérêt dans les films suivants.

Le 2ème film – le plus fascinant, peut-être – est un film de crise. Beaucoup plus noir, il délaisse complètement l’être humain, et fait évoluer nos héros dans un univers instable, en voie d’annihilation, où la menace est partout, même sous nos pieds. L’air de rien, « L’ÂGE DE GLACE 2 » parle de la fin annoncée d’un monde, de perte d’identité, d’extinction d’espèces. Une manière frontale (et distrayante) de parler écologie !ICE AGE (2)

Le 3ème est plus dirigé vers un public jeune, joue avec les poncifs du film d’aventures, balance des centaines de dinosaures sur l’écran, dont une femelle T-Rex pas si méchante que ça. La plus belle réussite : la belette borgne obsédée par le monstre albinos, véritable transposition de Achab/Moby Dick en cartoon. Doublée par Simon Pegg, la bestiole dont les crises de démence sont décoiffantes, a un formidable impact. Mais ceci mis à part, les auteurs sacrifient le second degré de lecture, pour viser un public enfantin. L’adulte – même s’il a gardé son âme d’enfant – ne peut que le regretter. Heureusement, l'écureuil fou avec son gland, est toujours là pour dynamiser l'action.

C'est de toute façon, de la très belle ouvrage. À quand le 4ème ?

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