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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 17:36

DUSK (2)Malgré les années qui passent, les sequels ratées, les remakes déguisés, la mode écœurante des films de vampires, « UNE NUIT EN ENFER » n’a rien perdu de son énergie, de son humour ravageur et de son infantilisme nihiliste. C'est l’exemple-type du plaisir coupable assumé depuis le premier plan jusqu'à la fin du générique.

Bien sûr, la première partie – c'est-à-dire avant l’arrivée des buveurs de sang – est plus rigoureuse, maîtrisée et prenante. George Clooney qui faisait son entrée dans la Cour desDUSK Grands, s’y montre animal et charismatique comme il ne le sera jamais plus. Il porte cette partie du film sur les épaules avec une assurance de grande star et une « coolitude » digne des ‘tough guys’ des années 50. On peut être moins emballé par le numéro complaisant et inutilement chargé de Quentin Tarantino en frérot débile, mais l’un dans l’autre c'est un excellent moment de polar ‘hard boiled’ qui s’achève dans un Mexique où planent les mânes de Peckinpah. À l’arrivée au ‘Titty Twister », le bar où se passe le reste de l’action, c'est le délire le plus total. Robert Rodriguez part en roue-libre et laisse libre cours à son imaginaire nourri de BD, de séries Z d’horreur. C'est incontestablement amusant, même si l’orgie de violence ‘gore’, de coups de feu, de sang et de boyaux qui giclent finissent par générer une certaine lassitude au bout d’une demi-heure. Mais comment résister à DUSK (1)Danny Trejo en barman-vampire ? À Fred Williamson racontant son passé de viet-vet ? À Tom Savini et sa quéquette-revolver ? Difficile. Et Rodriguez le sait, car il se permet absolument n'importe quoi sans aucune retenue.

Ce qui démarrait en film-culte âpre et brutal, s’achève donc en pochade adolescente débridée et infiniment sympathique. On retrouve avec plaisir Harvey Keitel qui garde un sérieux imperturbable dans son rôle de prêcheur hanté par le doute et Juliette Lewis en plein dans son emploi de Lolita ‘trash’. Sans parler de la courte mais époustouflante apparition de Salma Hayek, iconique, comme échappée d'une toile de Frazetta.

On aurait aimé un peu plus de concentration sur le matériau, un peu moins de clins d’œil (pourquoi Cheech Marin tient-il trois rôles différents ?), mais nous l’avons dit, impossible de ne pas aimer ce film. Il respire un tel enthousiasme, un tel amour du cinoche populaire, qu'il emporte tout sur son passage. Même les réticences.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 17:47

Si des lecteurs fanatiques de « STARFIX » avaient fait un gros héritage et avaient décidé de produire eux-mêmes leur « film ultime », il y a fort à parier qu'il aurait ressemblé à « EXPENDABLES 2 ». Le premier était déjà un drôle d’engin, mais celui-ci complètement XP2décomplexé, passe à la vitesse supérieure et fait fi de toute vraisemblance, de toute logique, de tout semblant de bon goût. C'est parfois goûteux (la réplique « Rest in pieces », qu’on a envie de se repasser en boucle), parfois ridicule et raté (l’arrivée de Chuck Norris sur la musique du « BON, LA BRUTE, LE TRUAND »), mais toujours infiniment sympathique.

Mais plus ne signifie pas forcément mieux. Et il manque à cet opus réalisé par le compétent Simon West, l’aspect bordélique et cracra qu’avait su donner Stallone au précédent. La violence est plus « tous publics », la photo plus jolie. Et il manque un élément essentiel : Mickey Rourke, pour que le bonheur soit parfait.

Le scénario tient vraiment sur un coin de nappe, cela ressemble parfois aux vieux navets des années 70 comme « L’OURAGAN VIENT DE NAVARONE » et on ne risque pas d’attraper la migraine à suivre le scénario. Mais les polymusclés font toujours merveille et leur énergie fait plaisir à voir. ‘Sly’ est en pleine forme et son duo semi-comique avec Jason Statham est fort plaisant, ‘Schwarzie’ apparaît peu, mais se moque de lui-même avec un humour non exempt de lourdeur, quant à Jean-Claude Van Damme, puisqu’il joue le méchant, autant l’appeler « Vilain » !

Ce n°2 est donc un digne successeur du premier, même s’il est plus lisse et policé. Il faut le voir pour ce qu'il est : une grosse déconnade entre vieux copains qui n’en reviennent pas d’avoir droit à ce dernier tour de piste au box-office. En cela, il ne peut qu’attendrir les fans qui ont connu leur heure de gloire, avant les liftings, les teintures, les navets et le semi-oubli.

They are back ! Comme dirait l’autre… Et on attend la suite.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:52

On le sait, les sequels tardives donnent rarement de bons films et ceux-ci ont trop souvent la fade saveur du surgelé bas-de-gamme. C'est pourquoi « MEN IN BLACK 3 » est une aussi bonne surprise.

Écrit par Etan Cohen (attention ce n’est pas le presque homonyme frangin Coen !), le scénario MIB3au lieu de remâcher les acquis des deux précédents opus, se focalise plutôt sur le thème difficile mais toujours payant du paradoxe temporel et envoie Will Smith dans le passé, pour sauver la vie de son co-équipier Tommy Lee Jones (et accessoirement empêcher la destruction de la Terre). Le mouvement est incessant, les idées visuelles pullulent à chaque plan, les gags sont drôles sans jamais être plaqués et le film s’offre même le luxe inouï de s’achever dans un joli moment d’émotion qui cueille complètement et fait réfléchir à l’essence même de la ‘franchise’.

La vraie bonne surprise du film, c'est l’effacement de Jones, qui paraît bizarrement momifié dans son vieux rôle de ‘K’, au profit de Josh Brolin qui l’incarne à l’âge de 30 ans. Cet excellent acteur, qui ne cesse de s’améliorer d’année en année, fait ici une imitation-réincarnation absolument sidérante du jeu si particulier de son aîné et retrouve l’alchimie intacte avec son partenaire. Rien que pour cela, le film vaut d’être vu. Mais ce n’est pas le seul plaisir : d’abord, Smith pris dans le rythme effréné, n’a pas trop le loisir de se complaire dans l’auto-célébration de lui-même et c'est bien agréable. Ensuite, Emma Thompson est délectable en nouveau chef du MIB. Son premier discours en langage extra-terrestre est à hurler de rire.

Pas une seconde d’ennui, du suspense, des F/X magnifiques et – comme nous l’avons dit – une pointe d’émotion en bonus, ce « MEN IN BLACK 3 » surprend où on ne l’attendait pas et donne envie d’applaudir des deux mains. Ou des trois, si on vient d'ailleurs...

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 05:58

« REC 3 : GÉNÉSIS » aurait parfaitement pu se passer de la référence aux deux premiers films de la saga zombiesque espagnole, sans le bonus commercial que cela représentait de toute évidence. On parle de ‘prequel’, admettons. En fait, hormis l’état physique des « infectés », le film n’a que très peu d’attaches avec les précédents et possède sa propre identité.

REC3

D’abord et avant tout, c'est un hommage de fan, un clin d’œil énamouré à l’œuvre de Sam Raimi et tout particulièrement à sa trilogie des « EVIL DEAD ». On ne cesse d’y penser tout au long de la projection, à cause de l’humour potache qui ne cesse de s’imposer peu à peu, de clins d’œil flagrants comme la tronçonneuse ou même l’armure médiévale du jeune marié.

Car la grande trouvaille est de démarrer le film comme un « found footage » avec les images vidéo amateur d’un mariage, puis après vingt minutes, de basculer dans la fiction – et un filmage plus traditionnel – pour un maelström de plans ‘gore’, de hurlements, de folles poursuites. Même si le scénario est excessivement mince, anémié dirons-nous, l’histoire est cimentée par la love story entre les nouveaux époux, touchante malgré tout. Malgré le sang et les tripes, malgré le ridicule qui guette, malgré le second degré. Et puis, Leticia Dolera est une héroïne idéale, avec ses grands yeux épouvantés à la Shelley Duvall dans « SHINING » et l’image iconique qu'elle parvient à créer avec sa robe de mariée déchirée, maculée de sang et sa tronçonneuse rugissante.

L’amateur de films de zombies appréciera l’enthousiasme et la pêche dégagés par ce film de « geek », fermera les yeux sur l’intrusion légèrement dérangeante de la religion (oui, les infectés-zombies sont paralysés par les prières d’un prêtre !) et applaudira à un final qui « cueille » complètement par son lyrisme soudain et son pessimisme inattendu.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:48

Disons-le tout net et n’y allons pas par quatre chemins : « EXPENDABLES » est un film qui gagne à être revu, en prenant du recul, en ayant oublié l’exceptionnelle attente qu'il avait suscité à l’époque de sa sortie en salles, la déception puis les sarcasmes qui accueillirent son EXP DSCexploitation et enfin la sale réputation qu'il a acquise en deux ans à peine.

Est-ce le recul qui le rend meilleur aujourd'hui ou alors les fameuses 13 minutes supplémentaires de ce « EXPENDABLES : EXTENDED DIRECTOR’S CUT » annoncé depuis longtemps ? Les deux, probablement. Car si on serait bien en peine de dire précisément ce qu’ont ajouté ces poignées de scènes et/ou de répliques, force est de reconnaître que le film fonctionne mieux, qu'il paraît moins syncopé, moins idiot et mieux bâti. À première vue, il semblerait que c'est le personnage de Jet-Li qui a le plus bénéficié de ce ‘redux’, mais qui aura le courage de revoir le montage original pour comparer ?

Le fait est qu’on peut – toute honte ravalée – prendre grand plaisir à la (re)vision de ce film qui s’inscrit dans la lignée des « 12 SALOPARDS », des « OIES SAUVAGES » et du génial « CHIENS DE GUERRE ». Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et s’être bien entendus, on trouve des répliques-culte (« Size matters ») et on a son soûl de gros fusils qui transforment tout en « sauce rouge et en gelée ». Encore une grande réplique !

Dans son introduction – tournée sur le plateau de la sequel – Stallone s’avoue content de ce remontage et considère que le film a « plus de cœur ». Du cœur, c'est peut-être beaucoup dire, mais il a certainement plus de « quelque chose », c'est indéniable.

Et à la fin, quand Jason Statham lance son gros couteau en direction de la caméra, on se surprend à penser qu’on serait bien envoyé le n°2 dans la foulée. C'est dire !

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 08:10

D'accord, le titre « VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE 2 : L’ÎLE MYSTÉRIEUSE » est grotesque. Mais si le n°1 de la franchise était une hideuse bande-démo pour la 3D, sa sequel ressemble davantage à un vrai film de cinéma. En fait, on dirait un épisode de « JURASSIC PARK » destiné aux classes de maternelle.

Ne parlons pas de scénario, il n’y en a pas. Reste un hommage couillon mais sympathique à l’univers de Jules Verne, quelques F/X (pas tous !) réussis, comme ce lézard à colleretteJOURNEY 2 géant, un héros sorti tout droit d’une BD : ‘The Rock’, qui ressemble à un morphing entre Schwarzenegger et Woody Strode et, bien sûr, Michael Caine. L’unique raison pour laquelle « WWW » s’est infligé la vision de ces deux films.

Le retrouver là-dedans, c'est comme rendre visite à un vieil oncle turbulent et constater avec plaisir qu'il est en pleine forme et s’amuse comme un petit fou, pendant sa pré-retraite. Dans un rôle d’Indiana Jones du 3ème âge, Sir Michael poursuit son parcours chaotique, passant d’un film majeur comme « HARRY BROWN » à… ça. Fidèle à lui-même, en somme ! Il nous aura vraiment tout fait, le bougre : jusqu'à chevaucher une abeille géante ou écouter ‘The Rock’ chanter à la guitare au coin du feu. Peur de rien ! À noter qu'il est souvent fait allusion au capitaine Nemo et que le film s’achève à bord du Nautilus, des noms familiers à Caine, puisqu’il incarna ce personnage dans une version télé de « 20.000 LIEUX SOUS LES MERS » il y a quelques années.

On retrouve aussi Luis Guzmán qui n’a jamais autant cabotiné. Il campe son personnage de pilote d’hélico couard avec la subtilité d’un Galabru dans un film des Charlots.

Ce n°2 bénéficie donc d’une meilleure facture que son prédécesseur, d’une utilisation plus maîtrisée des effets 3D, d’un casting plus ambitieux. Cela n’en fait évidemment pas un bon film, en tout cas, pas pour adultes, mais on sent une volonté d’amélioration. À encourager, donc. Quant à la fin ouverte sur un voyage vers la lune, espérons que Michael Caine ne sera pas de la partie, afin de ne pas se sentir obligés de le visionner !

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:43

Pour parler honnêtement de « VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE », il faudrait pouvoir se redémarrer soi-même comme un ordinateur, programmer un ‘reboot’ de sa personnalité et revenir en pré-ado amateur de jeux vidéo en 3D. Là et seulement là, on pourrait VOYAGEéventuellement se faire une opinion à peu près juste d’un tel film.

Car cette lointaine adaptation de Jules Verne, qui donna déjà lieu à un petit classique dans les sixties, n’est fondamentalement qu’une bande-démo du cinéma en relief. Le scénario n’est qu’un prétexte à F/X, à séquences d’action, à décors entièrement recréés. Le film est donc plongé dans une totale irréalité, on ne sent jamais le moindre danger, la plus petite empathie pour les personnages, car malgré ses efforts, on sent constamment le tournage sur fond vert : l’eau ne mouille pas, les dinosaures semblent échappés d’une pub, les petits oiseaux fluo renvoient à Walt Disney. Bref, tout cela est impalpable, inexistant, virtuel de A jusqu'à Z. Mais comme il faut toujours trouver quelque chose de positif à mettre à l’actif d’une œuvre, disons que l’idée d’adaptation n’était pas mauvaise : les explorateurs découvrent que le roman de Verne était en fait basé sur un témoignage réel et ils l’utilisent quasiment comme un guide du routard. C'est amusant.

Brendan Fraser qui fut jadis un acteur valable, comme il le prouva dans « GODS AND MONSTERS » ou « UN AMÉRICAIN BIEN TRANQUILLE », rejoint ici la cohorte des acteurs-à-tout-faire hollywoodiens, globuleux et grimaçant, dans la noble lignée des Nicolas Cage ou Vin Diesel. Quant à ses partenaires, tirons un voile pudique sur leurs prestations.

Un conseil donc : si vous avez plus de neuf ans, débranchez votre cerveau, oubliez qu’un film a besoin d’un scénario, de comédiens et de mise en scène et plongez-vous là-dedans comme on lit une BD bariolée pour faire passer le temps pendant un long trajet en train. C'est le mieux qu’on puisse faire.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 08:51

4ème et dernier film en date de la ‘franchise’, « UNDERWORLD : NOUVELLE ÈRE » marque surtout le retour aux affaires de Kate Beckinsale dans le rôle qui l’a fait connaître. La remise en route de son personnage est un tantinet laborieuse : il faut expliquer en introduction, ce qui a UNDERWORLD 4suivi la fin du n°2 : capture des deux amants, congélation, décongélation, extermination par les humains des lycans et des vampires, etc. Le tout en une sorte de flash-back survolté et trop vite expédié, et en l’absence de Scott Speedman, remplacé par un figurant à peine identifiable. Ça sent déjà le bricolage !

Sans être une cata, c'est le moins inventif et le moins élégant des quatre films. Les auteurs tournent le dos à l’imagerie gothique et post-Matrix, pour adopter un look très « TERMINATOR » que ce soit dans le visuel ou la thématique. Cela rend le film encore plus intemporel et déconnecté du cinéma actuel. Une certaine platitude dans le découpage et dans le choix d’extérieurs, lui donne même parfois des faux airs de téléfilm de luxe.

Mais malgré tout, il y a matière à se réjouir : Kate, mûrie et endurcie, est toujours une héroïne de BD comme on n’ose pas en fantasmer. Elle évolue avec grâce dans ses tenues de cuir noir et manie ses deux flingues en experte. Sa maternité nouvelle, sa résurrection dans un monde qu'elle ne connaît plus, en fait une sorte de petite sœur de la ‘Ripley’ de la saga « ALIEN ». Les seconds rôles sont plus faibles que dans les opus précédents, moins bien écrits aussi : Charles Dance n’a strictement rien à faire ! Stephen Rea traîne sa bouille de Droopy en savant fou de service.

Dans la colonne des points positifs, on ne s’ennuie guère, les F/X sont convaincants, les séquences d’action bien menées. Dans les négatifs : l’esprit de la franchise est quelque peu dévoyé, cela tourne souvent à vide et le film a un petit côté « rétro » qui le ringardise parfois. Mais quoi… Si on en a vu trois, on peut – on doit ! – en voir quatre, non ?

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 09:11

Trois ans se passent à nouveau avant que n’arrive un nouveau film de la ‘franchise’. « UNDERWORLD 3 : LE SOULÈVEMENT DES LYCANS » est cette fois une ‘prequel’, qui développe en long-métrage un rapide flash-back du premier opus. À savoir, l’histoire d’amour entre le lycan Lucian et la fille du vampire Viktor, qui s’achève tragiquement et UNDERWORLD 3marque le début de la guerre entre les deux espèces.

Contre toute attente, le film est une fois encore une réussite. Peut-être pas aussi évidente que les deux premiers, mais se donnant des allures de blockbuster médiéval malgré un budget qu’on devine plus maigre que les productions U.S.

Présent depuis le n°1, le versatile Michael Sheen (il fut la même année un des protagonistes du très austère « FROST/NIXON » !) est le seul héros de ce n°3. Mélange de Spartacus (il soulève ses frères loups-garous), de Robin des bois (il monte son armée dans la forêt et a même son Petit-Jean) et du Christ (il est flagellé avec un fouet emprunté à Mel Gibson), Lucian est un personnage riche et intéressant, auquel le physique inhabituel de Sheen apporte beaucoup. Il n’a rien d’un M. Muscle et son visage asymétrique, intense, son regard incandescent sont parfaitement utilisés ici. Par contre, on peut regretter le choix de l’inexpressive Rhona Mitra, qui ne possède aucune des qualités de Kate Beckinsale, dont elle reprend plus ou moins l’emploi d’héroïne-vampire. Bill Nighy est épatant dans le rôle de l’infâme leader des buveurs de sang. Avec quelle assurance et quelle aisance ces comédiens anglais parviennent-ils à faire avaler à peu près n'importe quoi et à jouer à peu près n'importe quel personnage, aussi dément soit-il !

Les séquences d’action sont très bien réglées, les F/X convaincants, tout particulièrement les métamorphoses plus fluides que précédemment et le film se suit sans une seconde d’ennui, d’autant qu’à ce stade, les codes de la série sont complètement lisibles et logiques. Aberrants, mais logiques !

Un 3ème film très valable donc, qui sert à combler les trous chronologiques laissés par ses prédécesseurs et à consolider les bases d’une saga dont la solidité et le sérieux surprennent. Qui l’eût cru ?

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 16:16

UNDERWORLD 2 (2)Il a fallu trois ans pour sortir une sequel au film de 2003. Mais parce qu'il réunit toute l’équipe de l’original, « UNDERWORLD 2 : ÉVOLUTION » n’a rien à envier à son prédécesseur et on peut même se demander s’il n’améliore pas légèrement le score.

Le scénario est une suite directe au n°1, au point qu’on dirait davantage la seconde partie UNDERWORLD 2 (1)d’un long film de 3 H 30, qu’une suite à proprement parler. Moins urbain, plus gothique, ce n°2 évolue parfaitement dans sa mythologie autoproclamée, un univers de monstres mutants, de tueurs en cuir noir, de malédictions ancestrales assez proche de celui des superhéros de BD. La violence et le ‘gore’ en plus. Tout cela est souvent prétexte à accumuler les séquences spectaculaires bien sûr, mais l’ensemble a une vraie cohérence et le personnage de ‘Selene’ (prononcer ‘Céline’) est attachant par le background qu’affinent ici les auteurs. Et la délicieuse Kate Beckinsale ne démérite pas, elle ferait même rougir Chow Yun-Fat dans sa dextérité à manier ses deux pistolets et à les recharger presque sans cesser de tirer. On a la surprise de retrouver le vétéran shakespearien Derek Jacobi, très digne dans un rôle d’aïeul mal loti en descendance.

La grande réussite du film tient dans ses F/X, surtout ceux concernant les deux jumeaux maudits : le vampire et le loup garou, extrêmement bien conçus et animés. UNDERWORLD 2Le premier surtout, avec ses ailes de cuir évoque le monstre de « JEEPER CREEPER » et fait son petit effet. Et puis il faut signaler une baston finale absolument sidérante, qui enchaîne les actions les plus délirantes : soldats ressuscitant en ‘lycans’, hélico qui s’écrase et devient un véritable hachoir à viande, etc. Ce n’est pas du Bergman, c'est sûr, mais qu'est-ce qu’on rigole !

Oui, « UNDERWORLD » est bien une ‘franchise’ comme on les aime, un plaisir coupable comme les « RESIDENT EVIL » : des belles héroïnes, des gros flingues, des monstres baveux. Que demande le peuple ?

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