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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:13

Disons-le tout net : « AN ENEMY OF THE PEOPLE » n’a rien, mais alors rien d’un western ! C'est une pièce norvégienne d’Henrik Ibsen, au faible potentiel cinématographique, qui est resté inédit en salles dans à peu près toutes les contrées du monde. Si nous faisons cet "écart", c'est que ce film a par contre un net rapport avec Steve McQueen qui lui, est très relié au genre qui nous occupe.

À l’approche de la cinquantaine, et influencé par Ali MacGraw, femme cultivée, l’ex-Josh Randall, a subitement eu envie de prouver qu'il n’était pas qu’un cowboy monosyllabique fanatique de grosses motos, et que lui aussi, pouvait jouer des rôles qu’aurait pu choisir Brando. Et en effet, le Dr. Thomas Stockmann, médecin norvégien d’une petite ville de cure, honnête père de famille, et frère du maire, était à mille lieux de ce qu’on pouvait attendre de l’acteur.

Pourtant, à bien y regarder, Stockmann est un rebelle, qui se bat pour faire savoir au monde, que les sources du village sont polluées, quitte à détruire la ville qu'il aime. C'est un rebelle, indomptable, incorruptible, qui se retrouve seul contre tous, et déclaré « ennemi du peuple » par ceux qui furent ses amis. Une facette du personnage que McQueen connaît bien, pour l’avoir souvent interprétée à l’écran.

Les cheveux en crinière de lion, une barbe de patriarche lui mangeant la moitié de la figure, des binocles au nez, McQueen s’est littéralement enterré sous les artifices, et ne seraient-ce les yeux d’un bleu métallique, on oublierait complètement qu'il s’agit bien de l'homme qui fut Bullitt ou Nevada Smith.

Hélas, le film n’est pas à la hauteur de sa courageuse prestation : c'est quasiment une captation théâtrale, rappelant les vieilles « dramatiques » télé d’antan, sans aucune mise en scène, pas l’ombre d’un point de vue. Le réalisateur s’est apparemment concentré sur la direction de comédiens, et de côté-là, rien à dire. Charles Durning est excellent en frère aîné jaloux et comploteur, un rôle qui rappelle le maire dans « LES DENTS DE LA MER », et Bibi Andersson apporte la touche nordique nécessaire.

Le fan exhaustif de Steve McQueen voudra absolument le voir dans ce rôle incroyable qui en fait réellement un autre homme. Les autres comprendront pourquoi malgré son affiche prestigieuse, le film n’a jamais connu de vraie sortie officielle.

« AN ENEMY OF THE PEOPLE » vient de sortir aux U.S.A. chez « Warner Archives ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE STEVE McQUEEN
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:56

"AU NOM DE LA LOI", série datant de 1958 et qui dura trois ans, serait très certainement oubliée depuis des lustres si elle n'avait révélé la personnalité unique de son interprète Steve McQueen.
Le personnage du chasseur de primes Josh Randall qui était apparu dans un épisode de la série "TRACKDOWN", était très novateur pour l'époque et McQueen renforça ses traits de MCQUEENSTEVEsuite.jpgcaractère peu orthodoxes : Randall est un pragmatique, un besogneux courageux mais pas téméraire, toujours hésitant à se mouiller et n'oubliant jamais pourquoi il fait ce job. L'argent.
Avec son jeu faussement hésitant, plein de demi sourires, de tics, de regards obliques, sa façon d'avoir mal aux jointures après avoir donné un coup de poing, cette volonté forcenée de composer un personnage à plusieurs dimensions, McQueen laissait apparaître sa formation Actors Studio, très en vogue au cinéma à l'époque mais peu usitée en TV. C'est par cette accumulation de détails que Randall est encore aujourd'hui une référence du genre et un des meilleurs rôles du comédien, alors âgé seulement de 28 ans.
Une édition DVD extrêmement soignée, est sortie il y a quelques années, ainsi que plusieurs ouvrages, dont "AU NOM DE LA LOI : UNE MYTHOLOGIE DE L'OUEST", de Didier Liardet, qui est d'une précision quasi clinique et finit par donner l'impression que la série est plus épique qu'elle n'est réellement.
Car pour distrayants qu'ils soient, ces épisodes ne sont que des fables rudimentaires, plutôt bien écrites, situées dans des décors fauchés (toutes les villes que traverse Randall sont RIGOUREUSEMENT identiques les unes aux autres !). Parmi les guest stars, McQueen croisait deux des "7 MERCENAIRES", Brad Dexter et James Coburn (dans ses bras, sur la photo), ainsi que Warren Oates (plusieurs fois), Lee Van Cleef (dans un des meilleurs épisodes), Martin Landau, Dyan Cannon ou John Carradine.
Sans doute fan de la série, Sergio Leone lui adressera un clin d'oeil au début de "IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST", en donnant comme arme à
Woody Strode, le fusil à canon scié de Josh Randall.

SMCQUEEN suite

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