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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:10

MAN BEHIND GUN (1)
Dans la droite lignée de « LA CARAVANE HÉROÏQUE » ou des « CONQUÉRANTS », autrement dit, un mélange de western, de film de guerre et d’espionnage, « LA TAVERNE MAN BEHIND GUNDES RÉVOLTÉS » (il n’est évidemment jamais question ni de taverne, ni de révoltés !) estMAN BEHIND GUN (3) un film d’aventures sympathique, un peu bourratif, mais joliment coloré.

Curieusement, ce qui ressort le plus du film, est la qualité des décors, surtout le « Buckley Palacios », saloon de luxe, grouillant de figuration, aux spectacles élaborés. Pour le reste, c'est la routine des vieux Errol Flynn : héros « infiltré », trafic d’armes, chassés-croisés amoureux, faire-valoirs comiques (un rusé, un costaud, comme d'habitude) : tout y est. Tout sauf… Errol Flynn, et son remplaçant Randolph Scott, raide et MAN BEHIND GUN (4)dénué d’humour ne fait certes pas un héros très exaltant. Au sein d’un cast plutôt terne, ce sont les deux « latinos » qui s’en sortent le mieux, surtout Lina Romay, pétillante à souhait en « bad girl » dont les deux chansons sur scène sont de jolis moments, et Robert Cabal incarnant le bandit Joaquin Murietta avec « gusto ».

Tout cela a vieilli, impossible à nier, et les coups de théâtre sont téléphonés, mais pour une série B, c'est très bien fichu, et même si on sent parfois que des plans ont été « piqués » dans d’autres films, « LA TAVERNE DES RÉVOLTÉS » a pour mérite de ne jamais faire fauché.
MAN BEHIND GUN (2)

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:06

Déjà, à la base, imaginer Randolph Scott en ex-pistolero/rédacteur en chef n’est pas chose aisée. Le personnage a quelque chose d’absurde, et le voir rédiger et imprimer sa feuille de chou, au début du film, dans un convoi de colons, et leur lire l’édito à la lueur du feu de camp, frôle le surréalisme.

« LA FURIE DU TEXAS » est un drôle de western, dans lequel Scott se fait voler la vedette par David Brian, qui a un rôle plus flamboyant, d’arriviste visionnaire charismatique, mais sans scrupule. Ses voltefaces, traîtrises et repentirs permanents sont à peu près les seuls éléments intéressants du scénario.

Car les personnages féminins sont indigestes, les seconds rôles ridicules (le typographe naïf, le méchant cowboy ricanant, le gros shérif couard), et « Randy » lui-même ne semble guère concerné, affichant un sourire benêt et lointain, dans la plupart des situations.

Curieusement, on retrouve plusieurs situations telles quelles des « CONQUÉRANTS » de Michael Curtiz (la course train-diligence, la fusillade dans le wagon en flammes, l’épilogue), mais cela ne suffit pas à donner une cohérence à ce film bancal et sonnant le creux.

Pour finir sur une note positive, disons que la séquence où Scott et Brian s’échangent leurs revolvers à la volée, est plutôt réussie, que les couleurs sont belles, et qu’on reconnaît quelques seconds couteaux familiers comme Bob Steele (photo), Paul Picerni en lanceur de couteaux, et Sheb Wooley. 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:11

« LA FURIEUSE CHEVAUCHÉE » (titre français faisant allusion à la toute fin du film) est un curieux western de vengeance qui met un certain temps à démarrer vraiment : d'après le dialogue, on a la dérangeante impression que ce qu'il y avait de plus passionnant dans ce scénario s’est passé il y a cinq ans, bien avant que le film ne débute ! Et on n’a droit à aucun flash-back de consolation.

Peu à peu heureusement, les personnages prennent chair et le présent devient plus prenant, mais il faut s’accrocher pendant une bonne moitié.

À nouveau obsédé par la revanche, Randolph Scott accomplit son travail de routine avec professionnalisme (et toujours ce même vieux chapeau informe), mais paraît un peu âgé pour son rôle. Il assure malgré tout une excellente scène de bagarre assez sauvage avec le shérif. Autour de lui, un casting plutôt pâle dans lequel l’inconnue Peggie Castle hérite d’un bon rôle d’entraîneuse au cœur d’or, éclipsant la vedette féminine en titre Dorothy Malone, qui fait ce qu'elle peut d’un personnage ingrat, peu développé. Le vétéran John Dehner est amusant en avocat véreux (une constante dans le western) et seul sort du rang Paul Richards, particulièrement odieux et glauque dans le rôle du « Peso Kid », un porte-flingue vicieux.


Lesley Selander a de bonnes idées, comme ce duel entre Scott et son ennemi juré devenu aveugle, dans une cabane plongée dans la pénombre et la ruée finale, pour prendre possession des terres, annonce celle – à plus grande échelle – de « LA RUÉE VERS L’OUEST » d’Anthony Mann.

« LA FURIEUSE CHEVAUCHÉE » ne laisse pas grand souvenir, mais parvient à distraire le temps qu'il dure. À condition d’avoir passé la première demi-heure un peu ardue.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:25

« LA CARAVANE HÉROÏQUE » est un western à gros budget, à la fois film de guerre, d’espionnage, d’action et d’amour, dont le rythme ne faiblit pas pendant deux bonnes heures, ce qui est déjà un bel exploit en soi, et qui bénéficie de la maîtrise de Michael Curtiz dans les séquences d’action remarquablement réglées.

De plus, le scénario très foisonnant, ne recule devant aucune ambiguïté, puisque celui que l’on présente comme le héros – joué qui plus est, par Errol Flynn – est un espion sournois,  qui se bat du côté du plus fort, flanqué de deux « sidekicks » à moitié demeurés, sortis d’un mauvais burlesque. Alors que le « méchant » (Randolph Scott) est au contraire montré comme un homme droit et courageux, prêt à tous les sacrifices pour sa cause. Le côté naturellement voyou de Flynn, et celui rigide de Scott rendent les choses encore plus compliquées. Il faut vraiment arriver à la fin du film, pour que le Nordiste agisse enfin de façon « normale » pour un héros de western.


« LA CARAVANE HÉROÏQUE » comprend de magnifiques scènes dans le décor de Virginia City, des mouvements de foule impressionnants, et change complètement de style dans sa seconde moitié, pendant la poursuite dans le désert. Le noir & blanc est somptueux, la musique soûlante par instants, mais l’ensemble est un beau morceau de cinéma classique.

Bien sûr, tout n’est pas parfait sous le soleil de l'Ouest : Miriam Hopkins n’est pas des plus crédibles en Mata-Hari sudiste, et son jeu lourdement mélodramatique la rend quelque peu agaçante. Quant à Humphrey Bogart, il joue un hors-la-loi ricanant, avec une petite moustache en baguette, sorti tout droit d’un « serial ». Qui aurait parié que trois ans plus tard, il serait le héros romantique de « CASABLANCA », du même réalisateur ?


À noter, pendant l’attaque des bandits, un échange de répliques frisant l’absurde le plus total, considérant qu'elle fut écrite en 1940 : « Où avez-vous appris à tirer comme ça ? », demande Scott à Flynn. « En Afghanistan, tous les gosses font de même », répond Flynn. Comprenne qui pourra…

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 18:40

Réalisé par un petit maître du film noir (« THE BIG COMBO »), dont on retrouve quelques ambiances en intérieurs, « VILLE SANS LOI » bénéficie d’un excellent scénario, dans lequel se ressent constamment l’influence du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », tourné trois ans plus tôt.

Le héros est un marshal vieillissant, incapable de dormir la nuit, suant de peur quand il met le pied dans la rue chaque matin, il entend « la ville rugir, comme une bête, qui attend de lui sauter dessus ». Sa femme, incapable de supporter la violence, l’a quitté il y a neuf ans, et à la fin du film, il rend son étoile. Il ne la jette pas comme Gary Cooper, il la rend : nuance. Mais bien des détails renvoient au classique de Fred Zinnemann.

C'est un western confiné dans le seul décor de la ville, et même de la rue principale et de ses bâtiments. Ce sont les personnages qui intéressent Joseph H. Lewis, pas les paysages, et ils sont parfaitement dessinés : de Randolph Scott, rigide, ankylosé, diminué par les années et les blessures, à la femme mûrissante et adultère du rancher, en passant par le tueur arriviste, joué par Michael Pate, sosie australien de Jacques Brel. Angela Lansbury, est par contre un drôle de choix, pour incarner cette chanteuse « coquine » capable de rendre fous tous les hommes qu'elle croise.


On notera aussi dans « VILLE SANS LOI », une collection de prénoms abracadabrantesques : Calem, Hamer, Asaph, sans oublier… Dingo.

Si la forme a quelque peu vieilli, « VILLE SANS LOI » vaut pour son dialogue stylé, son décor de ville simple mais crédible, et pour quelques idées embryonnaires, comme le retour du marshal que tout le monde croyait mort, préfigurant certaines obsessions de Clint Eastwood.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 19:03

« LES ÉCUMEURS » est un drôle de western situé en Alaska pendant la ruée vers l’or et préfigurant ainsi un autre film de John Wayne, « LE GRAND SAM » tourné vingt ans plus tard, et qui bénéficiait du CinémaScope et de la couleur. Car si le noir & blanc de ce film est réellement superbe, il pâtit de l’ambiance confinée de cette petite ville boueuse, de ce saloon enfumé, de ce boudoir surchargé. « LES ÉCUMEURS » manque cruellement d’extérieurs et la grande séquence spectaculaire (l’attaque de la mine avec une locomotive) se passe en pleine nuit.

Le scénario est bizarrement écrit, commençant comme une comédie « sexy », avec une Marlène Dietrich égale à elle-même, tout en sous-entendus coquins et œillades affriolantes, et Wayne s’essayant – sans trop de succès – à un personnage de bellâtre suave et sûr de son charme sur les dames. Sa façon d’embrasser « virilement » Marlène, est assez hilarante. L’action se concentre ensuite sur des magouilles pseudo-légales pour spolier les mineurs de leurs biens et s’achève dans une interminable bagarre à poings nus, fort bien filmée, mais gâchée par des accélérés malheureux et des doublures-cascades beaucoup trop identifiables.


Le véritable intérêt du film réside en fait, dans l’affrontement entre l’acteur-fétiche de John Ford, et celui de Budd Boetticher : Randolph Scott. Celui-ci endosse le rôle du « méchant », une crapule cynique, prête à toutes les traîtrises. Peut-être que « LES ÉCUMEURS » aurait été plus mémorable, si les deux vedettes avaient inversé leurs rôles ?

À leurs côtés, le légendaire Harry Carey est excellent en vieux dur à cuire intraitable, parlant à son fusil qui semble mû d’une vie propre, et on pourra être légitimement dérangé par l’éternelle « mamie » noire, roulant des yeux, et trouvant Wayne tout à fait à son goût, quand il a le visage couvert de suie. Difficile à avaler, soixante ans plus tard…

Un film un brin inconsistant, inégal, qu’on peut voir avec plaisir pour son trio de stars, qui semblent s’amuser. Peut-être même plus que le spectateur…

A NOTER : Bien qu'il tienne manifestement le premier rôle, John Wayne se retrouve en troisième position au générique, derrière Randolph Scott, qui apparaît beaucoup moins dans l'action.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 19:51

« COLT .45 » commence comme une pub à peine déguisée pour le fameux « six-coups » de Samuel Colt, et d'ailleurs le héros Randolph Scott est carrément un VRP ! Dans la première séquence, il vend un joli coffret contenant deux revolvers flambant neufs à un shérif réticent.

Ensuite, le film suit un chemin largement balisé par les vieux « serials », avec ses attaques de diligence, sa jeune première bafouée, son héros accusé à tort. Seule petite note d’originalité : le traitement des Indiens, qui se retrouvent ici à jouer les « sidekicks » serviables de notre valeureux VRP, après qu'il ait sauvé la vie de leur chef. Cela donne au passage, la scène de campement indien la moins crédible imaginable, et à l’occasion, l’héroïne se voit offrir par une squaw, une veste blanche à franges du plus ravissant effet !

« COLT .45 » peut donc se suivre avec indulgence, mais sans passion, car le scénario a tendance à piétiner un peu, et il est vraiment fait peu de cas de la psychologie des protagonistes : ainsi Ruth Roman tombe-t-elle amoureuse de Scott, à peine quelques heures après la mort de son mari ! Le casting est assez faible, particulièrement Zachary Scott, épouvantable dans le rôle du chef de bande, roulant des yeux, ricanant, et aboyant ses répliques sans la moindre retenue. Et on reconnaît un tout jeune Lloyd Bridges (père de Jeff), en mineur faux-jeton, mari de la nettement plus âgée Ruth Roman.

À noter un détail curieux : les trois shérifs que l’on voit dans le film, sont tous des vieillards cacochymes, ayant largement dépassé l’âge de la retraite ! Était-ce pour faire paraître Randolph Scott plus jeune ?
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:39

Un excellent petit western en quasi huis clos, mâtiné de suspense, et au casting parfaitement choisi, « LE RELAIS DE L’OR MAUDIT » (« LE NŒUD DU PENDU », en v.o. !) commence par le vol d’une cargaison d’or et le massacre de soldats nordistes, par RELAI-OR-MAUDIT.jpgune brigade sudiste menée par Randolph Scott. Hélas, celui-ci ignorait que la guerre était finie depuis un mois, et qu’en tuant ces hommes, il devenait hors-la-loi.
Réfugié dans un relai de diligences avec sa bande, Scott seRELAI-OR-MAUDIT--2-.jpg retrouve assiégé par des gros ploucs assoiffés d’or. À partir de là, le film reste confiné dans un unique décor, où s’affrontent diverses individualités : l’infirmière stoïque qui finit par craquer pour le bel officier, son prétendant couard et menteur (situation qu’on retrouvera dans un autre western de Scott : « L'HOMME DE L’ARIZONA »), le lieutenant bestial du Sudiste, un vieux fermier et sa fille rendue veuve par la guerre, un puceau naïf et effrayé, etc.

Le film est parfaitement mené, ne connaît aucun temps mort, et les enjeux parviennent encore aujourd'hui, à maintenir un réel intérêt. À peine pourra-t-on tiquer un peu sur la love story quelque peu plaquée et pas vraiment indispensable, mais bon…

RELAI-OR-MAUDIT--3-.jpg
Randolph Scott est très bien, plus animé que dans ses films avec Boetticher, Donna Reed est fine et racée, et le jeune Lee Marvin crève littéralement l’écran dans le rôle de Rolph, l’officier sudiste qui a pris goût à tuer, et a du mal à garder son arme dans son holster. Avec son sourire cauteleux, sa démarche élastique, et cette façon si particulière de tenir son revolver, Marvin crée un personnage qui fait office de bombe à retardement pendant les trois-quarts de l’action. Il retrouvera Randolph Scott pour « LES MASSACREURS DU KANSAS » et surtout un extraordinaire face à face dans « 7 HOMMES À ABATTRE ».

« LE RELAIS DE L’OR MAUDIT » est un bon western, rapide, nerveux, mais jamais idiot, qui exploite jusqu'au bout une situation claustrophobique apparemment inextricable. À noter aussi, l’étonnante présence d’impacts de balles pendant les fusillades, avec (petites) éclaboussures de sang. Rarissime à l’époque !
RELAI-OR-MAUDIT--4-.jpg

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:51

Après la guerre de sécession, les « carpetbaggers », ont écumé le Texas pour profiter des biens des fermiers, incapables de payer leurs impôts. Quelques uns se sont rebellés, devenant des sortes de Robins des Bois locaux, poursuivis par l’Armée. « LA TRAHISON DU CAPITAINE PORTER » (le titre original « THUNDER OVER THE PLAINS » est moins explicite !) suit un officier  de cavalerie, né au Texas et obligé de pourchasser ses amis, bien malgré lui.

Un petit western tourné par le dynamique André de Toth, qui parvient à mener de front plusieurs récits parallèles dans un temps relativement court, et à dessiner des personnages à plusieurs dimensions.

Ainsi, Randolph Scott est-il moins monolithique que de coutume, puisque le cul constamment entre deux chaises. Le vrai « héros » du film est cependant Charles McGraw (photo), qu’on ne voit pas énormément, mais qui incarne le leader charismatique des rebelles, un sauveur à la Jesse James, que ce comédien de second plan souvent passe-partout, défend avec ardeur. Tous les seconds rôles sont d'ailleurs excellents, à commencer par Elisha Cook, Jr. en profiteur qui se découvre une conscience, Lex Barker en officier bellâtre, prêt à tous les coups bas. On aperçoit deux futures vedettes de TV à leurs débuts : Fess Parker (« DAVY CROCKETT ») qui prend rapidement une balle dans le dos, et James Brown (« RINTINTIN ») en sbire du méchant. Phyllis Kirk, comédienne-fétiche du réalisateur, joue l’épouse frustrée du brave capitaine.

L’action est bien menée, les cadres toujours travaillés et efficaces, comme des « cases » de BD, et le scénario parvient la plupart du temps à éviter les clichés. Somme toute, une très bonne surprise.

 

À NOTER : le film est sorti en triple programme, dans un DVD zone 1, avec « LE CAVALIER TRAQUÉ » du même réalisateur, et « LA TAVERNE DES RÉVOLTÉS ». Les trois films ont Randolph Scott pour tête d’affiche. Bonne image, mais aucun sous-titre, pas même anglais.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 19:09

Si « DIX HOMMES À ABATTRE » nous apprend quelque chose, c'est que tout western des années 50 avec Randolph Scott à l’affiche, et comportant les mots « Hommes à abattre » dans son titre français, n’est pas obligatoirement un chef-d’œuvre ! Cette série B signée d’un vétéran des petits budgets et de la télé, n’a rien à voir avec « 7 HOMMES À ABATTRE » sorti l’année suivante, même si les titres et la star peuvent prêter à confusion.

Médiocrement réalisé dans une succession de plans larges sans impact dramatique, pâtissant d’un format 1.33 :1 forcément réducteur dans les extérieurs, « DIX HOMMES À ABATTRE » met longtemps à démarrer pour se retrouver dans une situation de maison assiégée déjà beaucoup vue dans le western. Dont certains films avec Scott, d'ailleurs. Celui-ci a du mal à s’imposer comme véritable héros du film tant son personnage de rancher est inconsistant et finalement peu sympathique. Son neveu impulsif ne vaut guère mieux et on finit par s’intéresser davantage au méchant Richard Boone, qui agit au moins par passion et jalousie. Là encore, le réalisateur ne tire pas tout le potentiel de cet exceptionnel comédien qui se contente de regards haineux et de dents qui grincent, ainsi que d’un face à face final avec une pose très Actors Studio (la photo).

On pourra donc passer le temps à dénombrer les nombreux « usual suspects » du western de cette période : Leo Gordon, en homme de main vicieux, Denver Pyle, Dennis Weaver en shérif inepte et bien sûr Lee Van Cleef qui apparaît le temps de quelques ricanements d’usage avant de se manger sa dose de plomb lors d’un duel expédié avec notre héros, auquel il a préalablement et comme il se doit, bien expliqué les plans de son chef.

Typiquement le genre de western qu’on aimerait aimer, mais qui manque tout simplement de style, de personnages forts et d’enjeux suffisants.

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