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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 08:41

NOISES OFF (2)
Drôle d’entreprise que « NOISES OFF », tiré d’une pièce de théâtre, sur le théâtre, et réalisé par un cinéphile et ex-critique comme Peter Bogdanovich.

NOISES OFF (1)Le film suit les répétitions d’une pièce de boulevard « coquine », puis quelques représentations en tournée, qui tournent au cauchemar, au chaos absolu, pour finir par démontrer que la réussite peut naître justement de ce maelström de sentiments, de faiblesses humaines, d’incompétences.NOISES OFF

La grande réussite du film, c'est de mêler si intimement la pièce elle-même, faite de quiproquos et de claquements de portes, avec la réalité, qu’à un moment donné, on ne sait plus qui se nourrit de l’autre. Ce qui se passe en coulisses devient plus drôle et délirant que ce qui se joue sur la scène au même moment. Certaines séquences sont brillamment exécutées, rejoignant le burlesque des films du Muet.

Le casting est exceptionnel : Michael Caine domine, en metteur en scène débordé, submergé, Denholm Elliott est désopilant en vieux cabot porté sur le whisky et à moitié sourd, Julie Hagerty (l’hôtesse de « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? ») est formidable en régisseuse affolée. La bonne surprise vient de la toute jeune Nicolette Sheridan, qui passe tout le film en sous-vêtements affriolants, dans un rôle d’actrice idiote, constamment à côté de ses pompes.

Sous ses dehors de comédie frénétique, à l’extrême limite de l’hystérie, « NOISES OFF » est un bel hommage au théâtre et à ceux qui le font, une jolie mise en abyme, brillamment exécutée.

 

À NOTER : le film a été édité en France en DVD, sous le titre « BRUITS DE COULISSES ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 09:32

PLUS ESCROC DES 2 (1)
Il faut vraiment beaucoup aimer ce vieux briscard qu’est l’inoxydable Michael Caine, pour supporter le numéro navrant qu’offre Steve Martin (mélange de Jerry Lewis, Jim Carrey et Michel Leeb) dans cette comédie sympathique, mais déséquilibrée.PLUS ESCROC DES 2

Remake des « SÉDUCTEURS », un film de 1964, avec David Niven et Marlon Brando (si, si…), « LE PLUS ESCROC DES DEUX » est bien écrit, souvent hilarant, et utilise à merveille les extérieurs du Sud de la France.

Caine est délectable en aigrefin jouisseur, et sa routine de « roi en exil » escroquant les vieilles milliardaires, un plaisir de gourmet. Glenne Headly est également amusante dans un personnage d’oie blanche plus compliqué qu'il ne paraît. Reste donc Steve Martin, lâché en roue libre, grimaçant, grossier, puéril, qui tire la couverture à lui, hurle et trépigne, et finit par gâcher un peu la fête. Parmi les petits rôles, on reconnaît Frances Conroy (« SIX FEET UNDER ») en victime de Sir Lawrence.

Les fans de Steve Martin (il y en a forcément) trouveront largement leur compte, les autres devront fermer les yeux sur certaines complaisances, et se concentrer sur Michael Caine, au timing parfait comme toujours, et dont on attend impatiemment le comeback dans « HARRY BROWN », polar anglais annoncé comme la rencontre de « DEATH WISH » avec « GRAN TORINO »…

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 17:32

Écrit, réalisé et interprété par Alan Alda la star de la série TV tirée de « M*A*S*H* », « SWEET LIBERTY » est une très charmante comédie, confrontant une petite ville universitaire de province sortie tout droit d’un roman de John Irvin, à la « Hollywood bullshit », via une équipe de tournage venant s’installer pour quelques semaines.

David Mamet avait quelques années plus tard, tourné « SÉQUENCES ET CONSÉQUENCES », sur un postulat très similaire, mais le film d’Alda est moins méchant, plus ludique, et réserve même quelques instants d’émotion.

Il y a de jolies idées, comme cet auteur tombant amoureux de l’actrice jouant son héroïne (Michelle Pfeiffer, parfaite), pour réaliser qu'elle n’a aucun rapport avec elle. Michael Caine est formidable, en acteur hyperactif séduisant et insupportable, et la légendaire Lilian Gish apparaît en mère à moitié gâteuse d’Alda, dans des scènes douces-amères, qui n’ont que peu de rapport avec l’histoire. Seul Bob Hoskins cède à la caricature grossière, dans un personnage mal écrit de scénariste ringard et lèche-bottes.

Le tournage de la bataille finale est un beau morceau de bravoure, par les enjeux dérisoires qui se nouent : les habitants de la ville défendent la vérité historique, contre la bêtise hollywoodienne. Et le credo du réalisateur : « Défier l’autorité, détruire la propriété privée, et enlever les vêtements des gens », se retourne drôlement contre lui.
Léger et acidulé, « SWEET LIBERTY » se laisse regarder avec un sourire permanent, et donne envie de découvrir les autres films réalisés par Alan Alda.

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 18:03

S’il y a quelque chose qu’on ne pourra jamais reprocher à Don Siegel, c'est d’avoir manqué d’éclectisme. Récemment auteur de westerns avec Clint Eastwood, et bientôt avec John Wayne, spécialiste du polar « hard boiled », jadis responsable d’un classique de la SF comme « L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES », Siegel s’expatrie ici, pour signer un thriller anglo-britton, à la facture professionnelle mais totalement anonyme, qui aurait pu être signé par n'importe quel réalisateur du cru.

« CONTRE UNE POIGNÉE DE DIAMANTS » commence comme un film d’espionnage, se poursuit en suspense, et s’achève en film d’action, sans jamais soulever d’enthousiasme.

Le film tient sur les épaules de Michael Caine, qui reprend plus ou moins son emploi d’espion à la Harry Palmer, pour sauver son fils kidnappé. Le complot est aisément déchiffrable, les séquences à Paris un brin touristiques (avec les éternels comédiens français des copros), et le scénario prend des raccourcis peu soignés, comme cette façon absurde qu’a le méchant de donner à Caine des indications sur l’endroit où est détenu l’enfant. Est-on forcément aussi bête, quand on est méchant ? À étudier…

Autour du glacial Michael qui offre ici le minimum syndical, le gratin du cinéma anglais, avec Donald Pleasence, Joss Ackland, l’excellent John Vernon en kidnappeur sans état d’âme, et l’étrange Delphine Seyrig dans le rôle de sa dangereuse et sexy acolyte.

« CONTRE UNE POIGNÉE DE DIAMANTS » se laisse regarder, bien sûr, mais il est surtout intéressant de le voir, pour le comparer au reste de l’œuvre de Siegel, qui n’a strictement rien à voir. Un peu comme « À NOUS LA VICTOIRE » dans la filmographie de John Huston. Une anomalie…


À noter que le film contient quelques clins d’œil, comme cette allusion à Sean Connery que fait Pleasence (lui-même interprète de Blofeld dans un 007), ou le cinéma où Caine donne rendez-vous à sa femme, et qui passe « LA BATAILLE D’ANGLETERRE », dans lequel apparaît… Michael Caine.
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