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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:02

CONSUL HONORAIRE (1)La mention d’un suspense politique situé en Argentine, d'après un roman de Graham Greene, avec Michael Caine dans un rôle de consul ivrogne, fait naïvement penser à une CONSUL HONORAIREsorte de « AU-DESSOUS DU VOLCAN » bien poisseux.

On en est hélas, très loin. « LE CONSUL HONORAIRE » est un long pensum monotone et incolore, aux décors tristes, au dépaysement sans exotisme, qui semble ralentir à mesure qu'il progresse. CONSUL HONORAIRE (4)

Si Caine est bien casté dans ce personnage débauché mais curieusement candide, le film ne tourne pas autour du consul, contrairement à ce que laisse penser le titre. Le véritable protagoniste est un jeune médecin paraguayen, qui participe à son kidnapping. Il aurait fallu un Antonio Banderas pour tenir ce rôle ou un Javier Bardem. Mais en 1983, ceux-ci étaient encore en couches-culottes. Aussi les producteurs ont-ils confié le rôle à… Richard Gere. Le plus terne, inexpressif, ennuyeux des jeunes premiers U.S. gâche son rôle qu'il rend incompréhensible, voire antipathique. Heureusement, Bob Hoskins excelle en CONSUL HONORAIRE (3)flic du cru, débonnaire mais implacable, et Elpidia Carillo est très belle.

John Mackenzie avait signé un remarquable « DU SANG SUR LA TAMISE » (déjà avec Hoskins), mais son « CONSUL HONORAIRE » est un travail routinier et sans inspiration, dont le scénario comporte des failles béantes, comme le portrait de ces rebelles kidnappeurs complètement incompétents, véritables branquignols jamais inquiétants. Sans doute aurait-il fallu pousser plus loin dans la comédie, pour que cela devienne drôle... 

L’admirateur de Michael Caine pourra à peine se rabattre sur celui-ci, tant il apparaît peu, sans la moindre « grande scène » à défendre. Pour ce qui est d’un vrai tandem Caine-Graham Greene, mieux vaut revoir l’excellent « UN AMÉRICAIN BIEN TRANQUILLE », plus récent et autrement plus réussi.
CONSUL HONORAIRE (2)

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:45

ASHANTI (2)« ASHANTI » pâtit d’une exécrable réputation. La plupart des comédiens qui y ont participé l’ont assassiné dans leurs mémoires respectives, et il a – il est vrai – des allures de ASHANTIpudding international sans queue ni tête.

Alors disons-le tout de suite, une re-vision ne risque pas de faire basculer la tendance. Mais avec les années, le film a pris une sorte de patine qui le rend amusant et plus supportable. On est bien sûr plus proche de « TINTIN AU CONGO » que du grand pamphlet que ce sujet (l’esclavage moderne) aurait dû susciter. Malgré tout, la photo d’Aldo Tonti est belle, les paysages désertiques sont magnifiques, et cette course-poursuite improbable flirtant bien souventASHANTI (3) avec le ridicule, possède son petit charme éventé.

Côté casting, c'est un défilé de vieilles stars dont on devine qu'elles n’ont pas dû boire que du soda pendant le tournage. William Holden apparaît cinq minutes en mercenaire au cœur d’or (n’ont-ils pas tous un cœur d’or ?), Peter Ustinov en fait des quintaux en négrier arabe visqueux, Rex Harrison passe en voisin. Le top model Beverly Johnson joue comme une savate mais elle est extraordinairement belle. Michael Caine lui, indifférent et d’humeur ronchonne se laisse piquer la vedette par Kabir Bedi, vrai héros du film, dans un rôle de Bédouin aux yeux clairs et au sabre mortel. Caine a tout de même une séquence hilarante, et probablement improvisée, lorsqu’il apprend à monter sur un chameau.

ASHANTI (1)
Si on passe sur un scénario enfantin, une BO démodée, on peut trouver un certain plaisir touristique à « ASHANTI » qui parvient grâce au métier de Richard Fleischer à n’être jamais complètement ennuyeux. Un peu comme une vieille BD jaunie.
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 11:21

EDUCATING RITA (2)Michael Caine considère qu'il donne sa meilleure prestation dans « L’ÉDUCATION DE RITA », et avait d'ailleurs été nommé à l’Oscar, qu'il perdit au profit de Robert Duvall. Il a EDUCATING RITA (1)fait mieux, c'est indéniable, mais il a rarement été aussi sympathique et chaleureux que dans ce rôle.

Inspiré d’une pièce anglaise, le film brasse des thèmes comme l’acquis et l’inné, l’épanouissement par la culture, mais aussi la perte de son âme, l’érosion de sa personnalité, l’amour capable d’effacer des années de désenchantement, etc.EDUCATING RITA

Mais le tout se fait de façon extrêmement ludique, par la confrontation entre un prof alcoolique et autodestructeur, et une fille inculte « brute de pomme » désireuse de devenir une « lady ». On est dans « PYGMALION », dans une version de « MY FAIR LADY » plus ancrée dans la réalité des années 80, et même dans « FRANKENSTEIN » auquel le professeur fait ouvertement allusion. Lui qui était charmé par cette fille spontanée et drôle, qu’a-t-il fait d'elle ? Une sorte de créature, un « sang mêlé » qui ne trouve plus sa place nulle part, ni dans son milieu d’origine, ni dans celui des étudiants snobs et nantis.

C'est finement écrit, sagement filmé, et dès que Michael Caine et Julie Walters ne sont pas ensemble à l’image, le film se vautre nettement.

Mais heureusement, ils sont souvent face à face, et « L’ÉDUCATION DE RITA » demeure un spectacle charmant et intelligent, dont la forme a vieilli (la musique qui fait mal aux oreilles), mais dont le fond n’a rien perdu de sa générosité.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 19:29

FLAWLESS (2)La dernière fois que Demi Moore et Michael Caine s’étaient croisés sur un écran, c'était pour « C'EST LA FAUTE À RIO » de triste mémoire, et elle jouait sa fille adolescente. 25 ans FLAWLESSplus tard, ils se retrouvent et se rachètent brillamment avec un excellent « caper movie » (film de hold-up), original et enlevé intitulé « LE CASSE DU SIÈCLE ».

Élégant, sophistiqué, glacé et pourtant étrangement émouvant, le film n’est jamais prévisible et fait penser à ces polars dont on ne peut s’empêcher de tourner les pages. 

Comédienne généralement peu emballante, Demi MooreFLAWLESS (1) s’était montrée formidable dans « BOBBY », et confirme ici de réels progrès : elle joue cette wonder woman enfermée dans un carcan social étouffant (le film se passe dans les années 60), qui sous ses dehors de glaçon imperturbable, cache une vraie fragilité. À bien y réfléchir, elle n’a peut-être jamais été meilleure. Face à elle, Caine fait des étincelles en vieil homme de ménage boiteux, dont le sourire patelin dissimule une âme complexe et tourmentée. Ils ont quelques faces à faces – dont un dans les égouts – absolument fascinants : deux grands fauves, des bêtes de cinéma lâchés dans l’arène.

Une photo bleutée, un CinémaScope parfaitement utilisé, une BO envoûtante, un scénario diaboliquement construit, et même un soupçon d’émotion : « LE CASSE DU SIÈCLE » est le genre de film dont on n’attend rien, et qui s’avère être une bien belle surprise.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:51

VALLEE PERDUE
« LA VALLÉE PERDUE » est un film unique et extrêmement curieux, qui se déroule en Allemagne au 17ème siècle, pendant la guerre de trente ans. C'est une sorte de fable, de conte philosophique hors du temps, qu’un casting multinational rend encore plus irréel. Si VALLEE PERDUE (2)on ne trouve aucun Allemand au générique, on y dénombre par contre des Anglais, un Égyptien, une Brésilienne, des Suédois, un Américain, un Grec, etc.

Le réalisateur James Clavell – plus connu comme romancier – au lieu de sombrer dans la copro indigeste, transcende ses éléments pour faire de son film un spectacle fascinant, absorbant, et grouillant d’images inoubliables. À peine peut-on déplorer un montage chaotique, où on sent les coupes sauvages et les inversions de séquences. Mais la BO de John Barry est majestueuse, les extérieurs sont splendides.

VALLEE PERDUE (1)
Un soldat et un intellectuel se retrouvent dans un village féérique perdu au fond d’une vallée inviolée, dans un pays en proie à la guerre et à la peste. Ils décident d’y passer VALLEE PERDUE (3)l’hiver, s’arrangent avec les paysans pour une sorte de pacte de non-agression temporaire. Mais les superstitions, les luttes de pouvoir, les conflits religieux et histoires de fesses finissent par faire de cet Éden potentiel, un véritable enfer sur terre. Le capitaine lui, l’a compris : le ciel, l’enfer n’existent pas. C'est l'homme qui crée son malheur, et lui seul.

Dans le rôle du professeur, fugitif perpétuel, Omar Sharif n’a jamais été meilleur. Le visage cendreux, le regard hanté, il compose unVALLEE PERDUE (4) homme déjà mort. Sa fuite au milieu des cadavres, dans les forêts embrumées au début du film, est un magnifique morceau de bravoure visuel. Face à lui, Michael Caine (qui est le seul à adopter un drôle d’accent germanique) est un capitaine arrogant et sans pitié, qui se laisse gagner peu à peu par la beauté des lieux, et la possibilité d’une vie paisible, qu'il n’a jamais connue. Un beau personnage, imprévisible et opaque, dont on saisit mal les limites mais dont on devine les faiblesses. À leurs côtés, la très belle Florinda Bolkan, et Per Oscarsson dans un rôle d’illuminé enragé que n’aurait pas renié Klaus Kinski.

Un presque grand film, très méconnu, qui malgré ses défauts, hante longtemps les mémoires, et fait se poser de bonnes questions sur la nature humaine.

 

À NOTER : le film est sorti chez deux éditeurs en zone 1, ces dernières années, mais dans des copies similaires en 4/3 extrêmement néfaste, vu le format CinémaScope de l’image. Un petit zone 2 plus respectueux de l’œuvre serait donc tout à fait bienvenu…

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:56

CAINE Almeria
Les visiteurs de « WWW » auront remarqué la présence récurrente dans ce blog d’un acteur qu’on aurait du mal à qualifier de westernien : Michael Caine. Bien sûr, l'homme a tourné autant de films américains qu’anglais, mais il n’a jamais approché le genre même s’il CAINE Almeria (1)a tourné avec John Sturges, André de Toth, Robert Aldrich, John Huston, Robert Parrish, Don Siegel, etc.

Il ne figure donc ici que par sa filmographie ahurissante, et une longévité qui force le respect. Pourtant… Il est une fois où les deux galaxies Michael Caine et Western sont entrées en collision.

Dans ses mémoires « WHAT’S IT ALL ABOUT ? » parues en 1992, sir Michael parle de façon fort drôle des tournages à Almeria dans les années 60. Présent là-bas pour tourner le film de guerre « ENFANTS DE SALAUDS », Caine y retrouva son copain Sean Connery qui faisait « SHALAKO ». Deux « spaghetti westerns » tournaient également dans la région.

Caine découvre alors que le fameux désert vu dans tant de films, se résume en réalité à quatre grosses dunes que tout le monde doit se partager ! Un plan trop large révèlerait les plages pleines de touristes à quelques kimomètres…

Un jour, l’inévitable arriva : les tanks de Rommel se retrouvèrent nez à nez avec une diligence poursuivie par des Indiens ! Panique générale, fuite affolée des chevaux, interruption de tournages… Un chaos créé par la faille temporelle.

Voilà pour ce qui est du seul lien unissant Michael Caine au western.

À noter que notre acteur préféré a son site – en Anglais, of course – qu'il entretient lui-même régulièrement, et qu’on peut trouver grâce à ce lien :

http://www.michaelcaine.com/index.php
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:16

KIDNAPPED (1)
Inspiré de romans de Robert Louis Stevenson, déjà souvent adaptés, « KIDNAPPED » est inédit en France, probablement à cause d’un contexte écossais trop complexe et spécifique. KIDNAPPEDC'est pourtant un joli film d’aventures, dans la lignée des « CONTREBANDIERS DE MOONFLEET » mais solidement ancré dans une réalité historique, et bien réalisé par le très éclectique Delbert Mann. 

Le film démarre fort, poursuit sur sa lancée dans une construction très westernienne, avec le trajet des fuyards en pleins highlands, lesKIDNAPPED (2) massacres perpétrés par les Anglais, rappelant les raids indiens. Et puis le rythme ralentit, l’intérêt se recentre progressivement sur le jeune David Balfour et délaisse le plus fascinant Alan Breck. Les longueurs prennent le pas, le dialogue devient surabondant, et lorsque le film s’achève – en queue de poisson excessivement frustrante – on est presque soulagé.

Dans un rôle de fougueux guerrier écossais au charme canaille, qu’on croirait écrit pour Sean Connery, Michael Caine apparaît en pleine forme, et dessine un beau personnage de héros fatigué, qui réalise peu à peu que son combat est devenu obsolète, et que lui-même n’a plus de raison d’être. Donald Pleasence est excellent en oncle avaricieux et sordide du jeune héros, Trevor Howard, Jack Hawkins et quelques autres vieux routiers des superproductions font des apparitions savoureuses.

KIDNAPPED (3)
Manquant un peu de souffle épique et de romantisme échevelé, « KIDNAPPED » n’en demeure pas moins un bon film, une intéressante leçon d’Histoire, et une jolie façon de visiter l’Écosse et ses lochs.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 09:07

SLEUTH (2)
L’idée de refaire « LE LIMIER » de Mankiewicz 35 ans plus tard, en offrant à Michael Caine, qui jouait alors l’amant, le rôle du vieux mari trompé, n’était SLEUTHpas mauvaise en soi. L’idée de faire adapter la pièce par Harold Pinter semblait tout aussi judicieuse. Mais dès les premières images, on commence à se dire qu'il aurait peut-être fallu un Joseph Losey à la caméra.

Réalisateur discutable, Kenneth Branagh surcharge son film de décors conceptuels, de cadrages inutilement biscornusSLEUTH (1) (filmant le bas du corps de ses acteurs, ou à travers un verre à champagne, ou en plongée), et ne cherche jamais à aérer la pièce. De fait, son film n’est rien d’autre que du théâtre filmé, dont l’intérêt se dilue très rapidement dans le bavardage et les effets de surprise ratés (la longue séquence du flic, totalement à côté de la plaque).

Si dans le film de ’72 Caine et Olivier jouaient d’égal à égal, dans celui-ci, le gentil Jude Law est écrabouillé par son aîné. Inégal et dénué de toute ambiguïté, le jeune comédien accapare trop souvent l’écran pour un piètre résultat. Caine lui, impérial, s’ennuie poliment, mais a quelques instants de fulgurance. L’orientation choisie par Pinter, d’accentuer le sous-texte homosexuel, n’apporte pas grand-chose par rapport à la pièce de Schaffer, et si ce « LIMIER » fait une heure de moins que celui de Mankiewicz, il semble beaucoup plus long.

À noter qu’après « ALFIE », c'est la seconde fois que Jude Law reprend un rôle créé par Michael Caine. Et que c'est aussi la seconde fois que Caine apparaît dans le remake d’un de ses propres films après « GET CARTER ». Et les deux fois, sans améliorer le score...

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 10:51

SWARM (2)
Parfois les titres français ont beau être nuls, ils sont d’une franchise désarmante. Ainsi, SWARM« L’INÉVITABLE CATASTROPHE » donne-t-il du film une bien meilleure idée que « L’ESSAIM » de la v.o.

Quatre ans après son triomphe dans « LA TOUR INFERNALE », le producteur Irwin Allen cherche un nouveauSWARM (3) sujet pour une superproduction à effets spéciaux. Et que trouve-t-il, le bougre ? Un gros essaim d’abeilles africaines déterminées à en découdre avec les bons habitants du Texas.

Pour le scénario, pas de souci : on prend celui des « OISEAUX » d’Hitchcock, qu’on mixe avec un charabia pseudo-scientifique, on fait exploser quelques hélicos, on concocte deux ou trois attaques d’insectes au ralenti et ça le fait. Enfin... ça devrait !

Fut un temps où voir réunis dans un même film Henry Fonda, Richard Widmark, Olivia de Havilland, Ben Johnson, Fred McMurray, José Ferrer, Slim Pickens et les plus jeunes (ou moins vieux) Michael Caine, Katharine Ross, Richard Chamberlain, aurait tenu du pur fantasme. Mais en 1978, la moitié de ce « beau linge » avait largement dépassé l’âge de la SWARM (4)retraite et venait cachetonner laborieusement dans des décors « high-tech » sortis de « VOYAGE AU FOND DES MERS » et des F/X à s’étouffer de rire.

Il faut – au moins une fois dans sa vie – avoir vu Fonda en prof paraplégique, s’injecter du venin d’abeille et rouler des yeux effarés avant de faire un infarctus. Eh oui ! Même Henry Fonda pouvait être mauvais ! Et profiter de Widmark en militaire borné, visiblement gêné d’apparaître dans un tel film, de Johnson et McMurray se disputant les faveurs de l’ex-Melanie de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » et bien sûr de l’imperturbable Caine qui parvient à garder un semblant de dignité dans un rôle d’entomologiste héroïque.

« Vous êtes Anglais ? », lui demande Widmark lors de leur rencontre. « Américain », répond absurdement Caine, « Depuis huit ans ».

Faire peur avec un requin-tueur, c'est chose aisée. Effrayer avec des oiseaux demande un certain savoir-faire, mais terroriser avec des abeilles nécessite un génie que les producteurs de « L’INÉVITABLE CATASTROPHE » n’ont pas. Du tout, même !

SWARM (1)
C'est le genre de film à voir entre amis, histoire de rire un bon coup, d’autant que le DVD comprend la version longue de 2 H 35 (vous avez bien lu), alors que le film durait  plus raisonnablement 1 H 56 à sa sortie en salles.

Le film-catastrophe première période, ne s’est jamais vraiment remis de ce naufrage. Doit-on le regretter ?

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:26

IS ANYBODY THERE (2)
La presse anglaise a unanimement salué « IS ANYBODY THERE ? » comme un des IS ANYBODY THERE (1)meilleurs rôles de la carrière de Michael Caine. Ce n’est pas la première fois qu'il reçoit de telles accolades, mais il faut bien dire que cette comédie douce-amère lui offre une magnifique opportunité.

Situé dans une maison de retraite tenue par les parents d’un petit garçon hanté par la mort, le film raconte l’amitié entre celui-ci et un vieux magicien au bout du rouleau, venu mourir là. Rien d’original, et la comédie parfois féroce est un peu convenue, mais à partir du moment où le vieux Clarence commence à perdre la tête, l’émotion monte en puissance, et le film prend une dimension bouleversante.

Agressif, arrogant, mal embouché, Caine nage comme un poisson dans l’eau, mais il assure les séquences plus délicates avec une sobriété totale. Toute la fugue sur la tombe de son ex-femme, et le retour en voiture, font effectivement partie de ses grands accomplissements en tant que comédien.

« IS ANYBODY THERE ? » est un très joli film, à ne surtout pas voir un jour de cafard, car il laisse sur une sensation d’inéluctable assez poignante, malgré une tentative de happy end.

À l’âge où la plupart des acteurs prennent leur retraite, Michael Caine semble encore capable de se réinventer. Chapeau, sir.

Et espérons que ce film connaîtra une sortie en France.
IS ANYBODY THERE

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