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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 18:55

Même s’il n’est pas un western, comment ne pas saluer ici la sortie DVD en France, de « GRAN TORINO », le dernier opus (en date !) de Clint Eastwood, et son premier rôle depuis « MILLION DOLLAR BABY » ?

Le réalisateur avait déjà adapté le thème de « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » dans son « PALE RIDER », en le poussant aux frontières du fantastique. Ici, il en reprend les grandes lignes : une famille menacée, un étranger qui prend leur défense, jusqu'au sacrifice, et joue de son image avec drôlerie et un fond de tristesse.

L'homme a bientôt 80 ans, il n’a pratiquement pas changé… Sa voix s’est enrouée, ses cheveux se sont raréfiés, ses rides creusées, mais il traîne toujours dans son sillage le souvenir vivace de « l'homme sans nom », de Harry Callahan et Josey Wales (qui crachait abondamment sa chique, lui aussi !). Eastwood a toujours été parfaitement conscient de sa propre mythologie, et l’a même construite film après film, avec une rare minutie.

Quand il pointe son index sur les loubards, mimant un revolver, il renvoie à « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », quand il est assis sur son porche, on pense immanquablement à « LA POURSUITE INFERNALE », et quand il se dirige vers le repaire des malfrats, à la fin, on s’attend évidemment à un « showdown » spectaculaire, comme il en a tant joué et filmé. Mais le vieux Clint n’est pas né de la dernière pluie, et sait que pour durer, il faut surprendre.

« GRAN TORINO » n’est certes pas à la hauteur de « IMPITOYABLE » ou « MYSTIC RIVER », mais c'est un « little big film » extrêmement attachant, et surtout le grand retour – peut-être un des derniers – d’un acteur qui a occupé l’écran sans faiblir depuis 45 ans.

Chapeau, donc…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 11:03
En 1956, Clint Eastwood est apparu dans un western oublié de tous, "LA CORDE EST PRÊTE", de Charles Haas, aux côtés de John Agar, Mamie Van Doren et du grand Richard Boone.
"Apparaître" est bien le mot juste, puisque le jeune et longiligne Clint, joue un employé de ranch nommé Tom, qui au début du film, échange une ou deux répliques avec le shérif Agar.
C'était trois ans avant "RAWHIDE", les temps étaient durs pour l'apprenti comédien, que les castings directors jugeaient alors "trop grand, avec les yeux pas en face des trous, et la pomme d'Adam trop proéminente".
Il fallait être vraiment devin, pour discerner dans la fugitive silhouette du gentil "Tom", les promesses de Josey Wales ou Will Munny !
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 20:09
A force, année après année, bouquin après bouquin, "AMBUSH AT CIMARRON PASS" a fini par devenir un film quasi mythique. Première raison : il est totalement introuvable, jamais sorti sur aucun support vidéo, ne passant jamais à la télé, et en plus le seul comédien connu du générique a déclaré à plusieurs reprises que c'était "le plus mauvais western jamais réalisé". Alléchant, non ? Surtout quand le comédien en question n'est autre que Clint Eastwood.
C'est en fait le dernier film de cinéma qu'il tourna avant la longue interruption de six années que fut le tournage de la série TV "RAWHIDE", et son film suivant ne devait être que "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS". Ce film est donc une sorte de chaînon manquant, le lien entre les rôles de têtes brûlées juvéniles, et les "hommes sans nom" à cigarillo...
Alors qu'est-ce que "AMBUSH AT CIMARRON PASS" ? C'est une série B réalisée par un certain Jodie Copelan (?), dont les vedettes sont Scott Brady le Dancing Kid de "JOHNNY GUITARE", et Margia Dean (??). Eastwood y joue Keith Williams, jeune soldat sudiste, haïssant violemment les "blue bellies", à tel quel point que la seule mention de leur nom, le fait sortir de ses gonds. Clint a beaucoup de qualités, mais l'impulsivité et la nervosité à fleur de peau n'en ont jamais fait partie. On peut donc supputer qu'il ne tient pas là son meilleur rôle...
Le film n'est jamais sorti en France, et la seule trace qu'on en trouve - en chinant un peu - c'est ce "photoroman" paru en 1966, et sorti en kiosque pour "1 franc", sous le titre "LE CRI DE GUERRE DES APACHES" ! Tout frais de ses succès avec Leone, Clint se retrouvait naturellement en tête de générique.
Un vrai collector, ce film...
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 06:49
Le concept de "L'homme sans nom", fut inventé par les distributeurs américains de la trilogie de Sergio Leone, qui cherchaient un angle promotionnel pour sortir - presque en même temps - ces films venus de nulle-part (l'Europe), dont la vedette était un quasi inconnu. C'est d'ailleurs probablement ce manque de notoriété de l'acteur, qui a donné l'idée de son sobriquet...
Ce surnom de "The man with no name" colle encore à Clint Eastwood, un demi siècle plus tard. Et pourtant... Son gringo à cigarillo a bien un nom. Enfin, un prénom et même des diminutifs, pour être exact. Dans "POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS", on l'appelle Joe. Dans "...ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS", Monco ou Manco, et "le manchot" en v.f., en relation avec le manchon de cuir qu'il porte au poignet droit. Dans "LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND" enfin, c'est Tuco qui lui donne son patronyme : Blondie ("Blondin" en v.f.). Mais "L'homme sans nom", pistolero barbu et invincible, âpre au gain et avare de paroles, n'avait pas achevé sa carrière avec Leone. Eastwood en créa un premier avatar dans "SIERRA TORRIDE" de Don Siegel, où il se nommait cette fois Hogan. Le chapeau était différent, le poncho avait disparu, mais c'était bien le même "hombre", barbe et cigarillos inclus. La musique du film, signée Ennio Morricone venait en quelque sorte confirmer l'impression.
Puis le personnage revint encore, dans le second film réalisé par Eastwood : "L'HOMME DES HAUTES PLAINES", mais cette fois, il avait évolué. Vraiment anonyme, il débarquait dans une petite ville côtière, pour venger le shérif assassiné. Mystérieux et désincarné, ce "Stranger" se révélait peu à peu comme un ange exterminateur implacable. Un fantôme ? L'incarnation de la mauvaise conscience des habitants ? Sans doute... Mais mis à part son goût pour les jolies femmes, il n'avait plus grand chose d'humain.
C'est à nouveau sous sa forme ectoplasmique, que "No Name" fit sa dernière apparition dans "PALE RIDER", également réalisé par Eastwood en 1985. Toujours barbu, toujours sorti du néant, encore vengeur, ce "Preacher" sans nom était devenu un ange protecteur. Un plan le montrant torse nu, révélait les cicatrices de plusieurs balles dans son dos, qui l'avaient traversé de part en part. Rien que des blessures mortelles !

A la fin, "No name" disparaissait dans le paysage montagneux, tandis que l'adolescente qu'il avait sauvée criait "Preacher ! We love you ! I love you !".
Jolie sortie de scène, pour ce personnage à peine esquissé, qui devait tout au charisme de son interprète, et que celui-ci avait su transcender, poussant son mystère jusqu'a surnaturel.
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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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