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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 12:21

« INCIDENT NEAR GLOOMY RIVER » fait partie des bons épisodes de la série « RAWHIDE », mais il est surtout à retenir pour la rencontre improbable de deux hommes qui allaient marquer le cinéma américain dans les décennies à venir, chacun à sa façon mais tout aussi profondément : Clint Eastwood d’abord, futur réalisateur majeur, jusque dans les années 2000, toujours actif à 80 ans et John Cassavetes disparu depuis longtemps, mais dont les films d’auteur tournés « à l’arrache », influencent encore bon nombre de cinéastes d’aujourd'hui.

Déjà auteur de « SHADOWS » et « TOO LATE BLUES », Cassavetes tient ici un rôle qu’on dirait écrit pour James Dean, de fils bâtard névrosé et méchant comme une teigne, car hanté par un terrible secret de famille et inconsciemment tenté par l’inceste. Le jeu de l’acteur est extrêmement chargé des vieux tics de la « Méthode », mais il parvient à composer un personnage de vaurien odieux et touchant malgré tout, avec un métier accompli. Face à lui, Eastwood joue encore les jolis cœurs avec un charme naturel, mais sans s’investir énormément. Il a quelques scènes de séduction amusantes, alors qu'il est cloué au lit par une cheville foulée.

Des comédiens chevronnés comme Leif Erickson et John Ericson, complètent la distribution de cet épisode mélodramatique mais prenant, qui doit beaucoup à la présence inquiétante et fiévreuse de Cassavetes dont le personnage rappelle celui qu'il tint au cinéma dans « LIBRE COMME LE VENT ».

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:00
http://eastwoodclint.free.fr/index.php

Petit salut amical à un site français consacré à Clint Eastwood : « CLINT EASTWOOD – LA LÉGENDE », très minutieux et exhaustif, bourré d’infos et de photos rares (particulièrement des petits rôles de ses débuts).

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:05

Juste pour le plaisir de l’œil, cette photo « posée » de Clint Eastwood et Klaus Kinski, prise pendant le tournage de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », en Espagne, pendant l’été 1965.


L’Américain et le Germano-Polonais, qui semblent très complices ou tout au moins alliés, tirent de concert sur un ennemi invisible. On notera que Clint, très « pro » et concentré, regarde sa cible (chose à faire, quand on tire sur quelqu'un), alors que Klaus, plus cabot, fixe… le photographe.
Évidemment, aucune scène du film ne ressemble, de près ou de loin, à cette image. À vrai dire, les deux hommes n’ont aucun échange, pendant le film !

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:58

Alors que des films des fifties dans lesquels Clint Eastwood n’avait que des rôles minuscules (« TARENTULA », « ESCADRILLE LAFAYETTE », « BRISANTS HUMAINS ») sont à présent disponibles en zone 2, il est surprenant que les deux westerns de cette période, qu'il tourna avant le tunnel de sept dans que fut la série « RAWHIDE », et dans lesquels il tient des rôles centraux, soient encore inédits en DVD.

Nous avons déjà parlé de « AMBUSH AT CIMARRON PASS », mais qu’en est-il de « THE FIRST TRAVELING SALESLADY », tourné par Arthur Lubin, en 1956 ? Aux côtés de Ginger Rogers, James Arness, Carol Channing et David Janssen, Eastwood y incarne Jack Rice, un lieutenant des Rangers, amateur de jolies filles. Le film, une comédie « coquine » sur une vendeuse de lingerie fine dans l'Ouest, n’a pas la réputation d’être un chef-d’œuvre, et Clint lui-même doit y être croquignolet, mais la curiosité est indéniablement titillée !

 

À NOTER : le film fut diffusé, il y a bien longtemps à la télévision française, sous le titre « LA VRP DE CHOC ».

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 12:18

Sans être vraiment un bon film, ou une date dans le western, « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » est une étape importante de la carrière de Clint Eastwood, et une charnière très adroitement conçue entre sa notoriété européenne et un possible vedettariat américain. De fait, l’acteur a sciemment ressorti du placard sa vieille image de « RAWHIDE » en commençant le film comme un charmant éleveur pacifique, menant son troupeau, et tue littéralement Rowdy Yates en le faisant lyncher d’office par une bande de justiciers du dimanche. À partir de là, Eastwood renaît de ses cendres, et reconstruit sa mystique personnelle en transformant le gentil Jed Cooper en une sorte de mort-vivant scarifié, un zombie dont se sert le juge pour faire régner un semblant de justice dans l'Ouest en proie au chaos.

Cooper (le nom n’est probablement pas dû au hasard, vu que Gary Cooper a toujours été l’idole d’Eastwood), le visage fermé, l’ombre du stetson cachant ses yeux, apparaît alors comme l’ancêtre embryonnaire des spectres de « L'HOMME DES HAUTES PLAINES » ou « PALE RIDER », et la problématique de la vengeance individuelle confrontée aux lois parfois discutables, sera bien souvent développée dans la série des « DIRTY HARRY ». Le personnage que joue Inger Stevens, cette femme obsédée par la mort de son mari, n’est d'ailleurs pas sans ressembler à celui de Sondra Locke dans « SUDDEN IMPACT ».

Réalisé par le téléaste Ted Post, mais manifestement contrôlé par sa vedette, « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » déborde de messages subliminaux, volontaires ou pas : Ben Johnson, vétéran du western depuis les années 40, apparaît d’abord comme le héros du film, pour disparaître aussitôt, laissant la place à Eastwood. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir le temps de descendre Dennis Hopper, bientôt consacré par « EASY RIDER », et représentant de la « génération LSD ». Hopper a juste le temps de faire un hallucinant numéro de folie furieuse, avant de mourir d’une balle dans le dos. Le message est clair !


Le film a techniquement beaucoup vieilli et ce style hétéroclite mêlant le look téléfilm des années 60, aux tics du western italien n’est pas toujours du meilleur goût. Certaines séquences sont très approximatives, comme cette bagarre dans le sable entre Eastwood et Bruce Dern, où ce dernier est barbu ou glabre d’un cadrage à l’autre. L’effet est franchement comique.


Mais malgré ses évidents défauts, son opportunisme peu discret, « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » vaut encore le coup d’œil, pour son casting remarquable : Pat Hingle en juge implacable, L.Q. Jones, Ed Begley, et pas mal d’autres visages familiers du genre, pour la BO de Dominic Frontiere, et ces images frappantes des pendaisons « de groupe », qui servent de spectacle pour la population en mal de distraction. Le film pose d’intéressantes questions sur la justice (vaut-il mieux une loi expéditive et parfois injuste, que l’anarchie ?) et installe Clint Eastwood comme nouvelle icône d’un western en pleine mutation. Car de Gary Cooper, ce personnage n’a que le nom de famille : froid, inhumain, calciné de l’intérieur, c'est une machine à tuer au service de la loi. Une petite révolution dans le Far West made in U.S.A. !

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:30

Eli Wallach et Clint Eastwood ont formé le plus improbable, mais aussi le plus réjouissant tandem de l’Histoire du western italien dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

L’acteur de composition adepte de l’Actors Studio et le cowboy de série télé, ont incarné le bandit Tuco et le chasseur de primes « Blondin », avec une complémentarité inimitable. On a tenté de reformer des tandems équivalents avec Wallach et Franco Nero ou Terence Hill, mais en vain…

Les deux hommes n’ont plus retravaillé ensemble, jusqu'à l’année 2003, soit près de 40 ans après le tournage de Sergio Leone, pour doubler des séquences inédites de leur seul film en commun, et sortir une « version longue » du classique italien. Dans ses mémoires, Eli Wallach râle en se demandant pourquoi son copain Clint ne lui a jamais proposé de tourner dans les films qu'il  réalisait. Jusqu'à ce jour de la même année, où il reçoit une proposition : un rôle d’une journée dans « MYSTIC RIVER », film noir réalisé par Eastwood, mais dans lequel celui-ci n’apparaît pas. Ce rôle, c'est celui de Mr. Loonie, le propriétaire d’un magasin de liqueurs, qui aide les flics Kevin Bacon et Laurence Fishburne, dans leur enquête. Un « caméo » non-mentionné au générique, un clin d’œil.

Évidemment, on aurait bien aimé revoir Tuco et Blondin côte à côte devant une caméra, mais c'est toujours mieux que rien !

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:02

Même s’il date de 1956, qu'il compte à son générique Jeff Chandler, Julie Adams, Richard Boone, Jock Mahoney, Charles McGraw ou John McIntire, « BRISANTS HUMAINS » n’est (étonnamment) pas un western. C'est un film de guerre signé Joseph Pevney, plutôt très bien fait, comportant de belles scènes d’attaques aériennes.

Mais si le film nous intéresse ici, ce n’est pas pour ses qualités intrinsèques, mais parce qu'il fut une des premières apparitions d’une icône du western : Clint Eastwood. Le film est rarement mentionné dans ses filmographies, et apparemment, ceux qui ont visionné le film ont eu du mal à l’y repérer. Il a pourtant une réplique immortelle : « Le Dr. Bell l’attend en chirurgie, sir ! », et joue un infirmier s’occupant de Chandler, gravement blessé, pendant un raid. Bon, d'accord, ce n’est peut-être pas le rôle de sa vie, mais il fallait tout de même que quelqu’un finisse par le trouver au milieu de ces explosions, et débauche de figurants. C'est maintenant chose faite !

Comme disait Werner Herzog : « Les nains aussi, ont commencé petits »

 

À NOTER : le film est récemment sorti en zone 2, sous son titre original « AWAY ALL BOATS », avec le titre français  en tout petit, en guise de sous-titre.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 18:50

« DE L’OR POUR LES BRAVES », le film de guerre anti-guerre de l’ex-acteur Brian G. Hutton, est un des premiers films américains que Clint Eastwood tourna en tête d’affiche, à son retour d’Italie. 

Le film est sympathique, même si beaucoup trop long, mais il contient surtout une séquence particulière, qui sert à la fois de clin d’œil à Eastwood, et de rappel à ses récents succès avec Leone : quand il s'avance vers un char allemand, flanqué de Donald Sutherland et Telly Savalas, la scène est filmée, cadrée, musiquée et montée comme un duel de « spaghetti western ». L’allusion paraît aujourd'hui lourdingue, mais elle montre néanmoins l’impact qu’a pu avoir la trilogie de Leone sur le public U.S. (avec deux ans de retard par rapport à l’Europe), et achève la transition de Clint Eastwood de « l'homme sans nom » à la star 100% américaine, un mouvement habilement négocié depuis « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », en passant par « UN SHÉRIF À NEW YORK ».

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 13:39

Dans la collection des « raretés de chez raretés », nous avons déniché pour vous, un épisode de la vieille série western « DEATH VALLEY DAYS », bâtie sur le même modèle que « ZANE GREY THEATER » dont nous avons abondamment parlé. Dans l’épisode « THE LAST LETTER », la guest principale s’appelle William Pullen, ce qui ne dit rien à personne, mais en second au générique apparaît un nom beaucoup plus familier : Clint Eastwood ! Un film qui n'est pratiquement jamais mentionné dans ses filmographies, dans les ouvrages français ou étrangers...

Dans ce téléfilm de 26 minutes, un homme organise à lui tout seul un service de courrier entre les mineurs et San Francisco. Tout marche bien pour lui, jusqu'à ce que la concurrence arrive. Alors, il s'apprête à partir ailleurs, quand il s’aperçoit qu’une dernière lettre est restée au fond de son sac, adressée à un certain John Lucas, qui n’est même pas abonné chez lui. Notre héros, consciencieux va passer des semaines à trouver Lucas, et il a bien fait : cette lettre d’avocat apprend au jeune homme qu'il a hérité de deux millions de dollars !

C'est Eastwood qui incarne Lucas, un grand dadais dépressif et solitaire, complètement fauché, qui n’a jamais réussi à extraire une once d’or de sa mine, et s'apprêtait à quitter la région. Affublé d’une ombre de moustache, mais arborant déjà sa célèbre coiffure, le Clint Eastwood de 1956 était l’embryon de ce qu'il allait devenir, et il est amusant de le voir jouer les « p’tits gars » moroses et asociaux.

« THE LAST LETTER » fut jadis exploité en VHS aux U.S.A., avec un autre épisode de la série « DEADLY DECISION » datant de 1963, et avec James Caan en « guest star ».

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 10:54

Quoi ? Clint Eastwood dans un western des années 60, tout vêtu de cuir noir ? Ça ne ressemble à aucun des films de l’acteur, qui ont été recensés, comptabilisés, décortiqués, énumérés dans des dizaines d’ouvrages lui étant consacrés. Alors ? Un film qui aurait échappé à tous les radars, autrement dit, le fantasme ultime du cinéphile un peu « geek » sur les bords : UN WESTERN INÉDIT AVEC CLINT EASTWOOD ???

On se calme ! Premièrement, cette photo n’est pas tirée d’un western, et deuxièmement, le film n’est pas inédit. Il s’agit en fait, d’un extrait du film à sketches « LES SORCIÈRES », monté par Dino de Laurentiis, pour offrir de beaux rôles à sa femme Silvana Mangano, alors en perte de vitesse. Dans ce sketch, réalisé par Vittorio de Sica, Eastwood joue Carlo, un mari (tout ce qu'il y a d'Italien)ennuyeux et casanier, englué dans la routine. Cette image provient d’un des fantasmes de sa femme négligée, qui l’imagine subitement en cowboy. On se demande bien pourquoi ! À l’époque, Eastwood venait de terminer « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », et De Sica avait déclaré qu'il était « le nouveau Gary Cooper », le genre de flatterie qui a dû inciter Clint à apparaître dans ce film très incongru dans sa filmo, mais qui n'a pas dû l'épuiser.

D'ailleurs, c'est un des tout derniers films du comédien, à demeurer inédit en DVD. La photo au-dessous résume bien la situation : la femme du producteur est au premier plan, sous les projecteurs, et l'acteur américain est modestement perdu dans la foule de ses admirateurs, qui plus est, très mal coiffé !

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