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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 11:54

HIGH PLAINS (1)L’étranger qui arrive à Lago, minuscule bourgade au bord d’un lac, a une silhouette familière : certes il n’a pas de poncho à motifs étrusques, mais il est barbu, fume des cigarillos, tire plus vite que son ombre et surtout, il n’a pas de nom. C'est donc bien HIGH PLAINSl’antihéros créé par Sergio Leone qui tient la vedette de « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », réalisé par Clint Eastwood, quelques six ans après ses incursions italiennes.

Mais dès l’ouverture, par le choix des focales, d’une étrange musique aux lointains échos de film d’horreur, par d’intrigants flash-backs, on sent que quelque chose cloche. « L'homme sans nom » n’est pas un chasseur de primes, il est venu à Lago pour une raison bien précise. Engagé par les habitants pour repousser les assauts d’une bande de hors-la-loi qui arrivent pour se venger d’eux, l’étranger va d’abord prendre le pouvoir, humilier lesHIGH PLAINS (2) bourgeois, violer leurs femmes. Il va finir par peindre la ville en rouge et la rebaptiser « Hell ».

Pourquoi ? Là est toute la question. Qui est-il, en fin de compte ? Le frère du shérif assassiné sous le regard indifférent des villageois ? Son fantôme ? Un ange-exterminateur ? Tout le monde se pose encore la question.

« L'HOMME DES HAUTE PLAINES » est et demeure un drôle de western. Les décors posés à la va-vite, le petit nombre de protagonistes, les accents oniriques du scénario, lui donnent des allures de pièce de théâtre en plein-air. Il n’y a aucun personnage auquel se raccrocher : qu’il s’agisse des habitants pleutres, des bandits bestiaux, des femmes nymphomanes ou de l’étranger lui-même, aussi expansif qu’un zombie, c'est un théâtre d’ombres sans substance humaine.

HIGH PLAINS (3)

Filmé de façon détachée, curieusement rythmé, le film supporte étonnamment le poids des ans et les re-visions répétées. Comme si on espérait découvrir à chaque fois de nouveaux éléments de réponse à nos questions, des indices cachés.

Eastwood soigne ses morceaux de bravoure : l’affrontement final sur fond de ville en flammes entre l’étranger et les tueurs est complètement délirant.

La présence de seconds rôles qui ont tourné en Italie comme Walter Barnes ou Dan Vadis et Geoffrey Lewis donnent au film un petit côté ‘spaghetti western’, mais on retrouve également Paul Brinegar qui fut le cuistot de la série « RAWHIDE » aux côtés de Clint.

Il a toujours manqué un petit quelque chose à « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », un « fini », une rigueur que le réalisateur saura donner à « JOSEY WALES, HORS-LA-LOI » ou « PALE RIDER » et surtout « IMPITOYABLE », ses autres westerns. Peut-être est-ce aussi pour cela qu'il intrigue et fascine toujours autant aujourd'hui. Comme une épure, un ‘work in progress’ a jamais inachevé.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:35

TARANTULA (1)« TARANTULA » n'est plus guère connu de nos jours que pour avoir été un des premiers films du jeune comédien Clint Eastwood. C'est vrai qu'il apparaît dans la dernière séquence, TARANTULAen pilote (à moitié dissimulé derrière son masque à oxygène !) et qu'il balance du napalm sur le monstre... Un rôle décisif enTARANTULA (2) quelque sorte, tout en demeurant quasi-invisible !

Mais il n'est pas la seule raison de revoir ce petit nanar divertissant, qui crée des animaux monstrueux simplement en les agrandissant en rétroprojection (le lapin, inénarrable !). L'araignée elle, a du mal à convaincre, car les transparences sont vraiment basiques et laides. Mais pour les arachnophobes, le frisson est garanti. Et TARANTULA (3)quelques plans malgré leur aspect bricolé, font quand même leur petit effet, comme celui où les gigantesques pattes velues de la bestiole apparaissent derrière une colline. Dans le même esprit, le réalisateur Jack Arnold avait signé le mémorable « L'HOMME QUI RÉTRÉCIT ». La même chose mais… à l’envers.

Dans un casting fade et ennuyeux, mené par John Agar, ex-jeune premier chez John Ford, l'hitchcockien Leo G. Carroll joue le savant fou avec une verve toute british, même quand il se met à muter en Quasimodo dégénérescent.

Comme « THE BLOB » avec Steve McQueen, « TARANTULA » possède ce charme éventé des vieilleries sympathiques, à voir par nostalgie.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 11:00

Il aurait bien aimé diriger un épisode de sa série « RAWHIDE », mais les producteurs ne l’ont pas laissé faire. Alors Eastwood a rongé son frein, a appris son futur métier et observé les bons et moins bons réalisateurs avec qui il tournait. C'est à l’âge de 40 ans, qu'il a enfin sauté le pas avec « UN FRISSON DANS LA NUIT », un suspense nonchalant et résolument ‘seventies’, préfigurant « LIAISON FATALE » de plusieurs années.

Le générique-début du film se déroule en grosses lettres vertes sur des plans de Clint roulant en voiture sur les routes de Carmel. Quand le « carton » fatidique arrive, c'est au moment où l’acteur se dirige à pieds vers sa station de radio. Et il vient de se gratter l’arête du nez dans un tic familier.

C'était il y a quarante ans…

CLINT director

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:32

Dans « BREEZY », le quinqua William Holden se promène sur un quai de Carmel avec sa (très) jeune maîtresse la hippie Kay Lenz. Alors qu'ils rentrent des courses, ils passent devant un type accoudé à la balustrade et contemplant la mer. Et ce type, c'est… Clint Eastwood !

CLINT caméo

En même temps rien d’étonnant à cela : déjà, il habite à Carmel. Et puis, c'est lui qui a réalisé le film. Il a donc bien le droit d’y faire une apparition en clin d’œil…

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:06

Pour continuer de fêter les 80 ans de Mr Eastwood, un peu d’Histoire : il fit sa première apparition dans « LA REVANCHE DE LA CRÉATURE » (sequel de « LA CRÉATURE DU LAC NOIR ») dans un rôle de laborantin distrait, qui a oublié une souris blanche dans sa poche. Séquence immortelle s’il en fut…

CLINT débuts

Sa seconde apparition, qui vient seulement de refaire surface et n’est donc jamais répertoriée dans les ouvrages ou filmos consacrées au Clint : « ALLEN IN MOVIELAND » un programme télé tourné en 1955 par Dick McDonough. On y voit le compositeur-interprète-comédien Steve Allen en train de visiter les studios Universal, afin de se préparer pour le rôle-titre de « THE BENNY GOODMAN STORY » qu'il doit bientôt jouer au grand écran.

Là, il croise des vedettes jouant leur propre rôle comme Jeff Chandler, Tony Curtis, Piper Laurie et Audie Murphy, ainsi que de jeunes débutants sous contrat comme Mara Corday (qui apparaîtra dans quatre films de Clint) et… Clint lui-même. Les jeunots interprètent des scènes en bouts d’essai. Dans la sienne, Eastwood joue un aide-soignant. Des débuts sous le signe de la blouse blanche, donc…

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 18:25

JOE KIDD (1)
« JOE KIDD » est peut-être le film le plus mal-aimé de toute la filmographie de Clint Eastwood, qui comprend pourtant quelques fleurons du nanar. Coincé entre deux aventures de Dirty Harry, sorti en plein creux de la vogue du western, « JOE KIDD » souffrit d’un JOE KIDDtournage difficile, lors duquel Eastwood imposa son équipe au vétéran John Sturges, et prit plus ou moins la production en mains.JOE KIDD (3)

De fait, personne ne s’est jamais vraiment intéressé à ce film, on l’oublie régulièrement en citant les westerns d’Eastwood, et une indifférence quasi générale continue de l’entourer. Pas question ici de réhabiliter un chef-d’œuvre méconnu, mais force est de reconnaître que « JOE KIDD » ne mérite pas un tel mépris.

Écrit par Elmore Leonard, magnifiquement photographié par Bruce Surtees, c'est un film assez étrange, une chasse à l'homme languissante, au rythme monotone, dont le personnage central est mal dessiné : Kidd est présenté comme un ex-chasseur de primes, ex-pisteur, rancher de son état, il apparaît d’abord en gandin ivrogne portant chapeau melon, pour se transformer en… Clint Eastwood. Celui-ci joue nonchalamment de ses tics habituels, plissant les yeux, et chuchotant ses répliques. Il est drôle, quand il tire sur un Mexicain sans même le regarder et à la fin du film, se remet subitement à tirer comme « l'homme sans nom », après avoir défoncé un saloon à l’aide d’une locomotive. Sans oublier le gros-plan des yeux, bien sûr. Chassez le naturel…

JOE KIDD (2)
L’histoire de ce mercenaire engagé pour traquer une sorte de Che Guevara chicano, luttant pour ses terres, puis retournant sa veste, est légère et le suspense quasi inexistant. Mais le scénario réserve des surprises, en ne faisant pas du « Che » en question un saint : Luís Chama (John Saxon) est prêt à sacrifier quelques compatriotes, pour en faire des martyrs à sa cause, et quand il s'adresse à Stella Garcia, c'est pour lui dire : « Je t’ai amenée pour les nuits froidesJOE KIDD (4) et les journées où il n’y a rien à faire. Pas pour t’entendre parler ». Cool. Le film contient quelques très bons moments, comme ce duel à distance, au fusil à lunette, où il se passe une bonne seconde entre l'impact de la balle, et le son de la détonation.
 

Plusieurs seconds rôles des seventies, comme Paul Koslo, Don Stroud, entourent Robert Duvall, qui campe le méchant rancher prêt à tuer n'importe qui, pour protéger ses biens.

Le problème de « JOE KIDD » est qu'il aurait probablement été mieux considéré, sans Eastwood à son générique. Mais en 1972, on attendait déjà plus d’ambition de celui-ci, et un petit western en demi-teinte, ni trop violent, ni trop polémique, n’allait pas faire l’affaire. À voir avec un œil neuf, donc, si on veut l’apprécier à sa juste valeur.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 20:05

« INCIDENT OF THE MISPLACED INDIANS » fait partie des bons épisodes de la 1ère saison de « RAWHIDE », car bénéficiant déjà d’une « guest » de choix : Kim Hunter, qui fut la sensuelle Stella de « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR », et se fera (hélas ?) connaître sous le masque de la guenon Zira dans la franchise de « LA PLANÈTE DES SINGES ». Entièrement centré sur elle, l’épisode lui offre le rôle d’une veuve de missionnaire, rendue folle par la peur et la solitude, qui empoisonne des Indiens pacifiques, avant d’être recueillie par nos cowboys préférés. En bonne paranoïaque manipulatrice, elle jette son dévolu sur Rowdy, dont le talon d’Achille a toujours été les dames, et le dresse contre ses compagnons de route.


Kim Hunter est absolument remarquable, jouant jusqu'au bout de l’ambiguïté de son personnage, dont on ne saura jamais vraiment à quel point elle simulait la folie et l’amnésie. Face à elle, Clint Eastwood trouve l’occasion d’approfondir son rôle, laissant apparaître ses failles et faiblesses, et… son intelligence quelque peu limitée. Le personnage de l’Indien Delaware, vêtu en croque-mort, un chapeau dissimulant sa coiffure « Iroquois », est assez effrayant. Comme la Mort qui poursuit Amelia, attendant son heure.

Quelques 38 ans plus tard, Eastwood devenu le réalisateur que l’on connaît, offrira un petit rôle à Kim Hunter dans son « MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL ».
 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 11:37

« LA KERMESSE DE L’OUEST » est certainement le film le plus incongru de la filmographie de Clint Eastwood. Tiré d’une comédie musicale à succès de Broadway, le film souffre de plusieurs problèmes, et le casting n’est pas le moindre ! Réunir les deux « tough guys » les plus populaires de l’époque – Eastwood et Lee Marvin – pour un musical bariolé durant 2 H 50, c'est déjà une drôle d’idée… Mais donner au premier, âgé de 39 ans, un rôle de « p’tit gars » timide et effacé, en est une autre. Le film sortit, allégé de plusieurs numéros musicaux en France, et le public échappa donc à Eastwood, en chemisette rose-bonbon, en train de chanter ces « lyrics » immortels : « Je parle aux arbres, mais ils ne m'écoutent pas… Je parle aux étoiles, mais elles ne m’entendent pas… ». Voilà qui peut écorner un mythe, c'est sûr !

Il y a d’autres détails rétrospectivement amusants dans « LA KERMESSE DE L’OUEST » (« PEINS TON CHARIOT », en v.o. !) : Eastwood est crédité au générique sous son seul surnom « Pardner » (c'est ainsi que l’appelle Marvin), et ce n’est qu’au moment de leur séparation, que l’on apprend le vrai nom du jeune homme : Sylvester Newel. Encore un « Homme sans nom » qui en avait un !

En parlant de « sans-nom », il se trouve que c'est ainsi que les mineurs baptisent leur lieu de travail, dans le film : « NO-NAME CITY ». Clin d’œil ?


Tout cela pour dire que l’amateur de western regrettera toujours que l’unique rencontre entre deux des plus grandes icônes du genre, se soit faite dans un « pudding » aussi indigeste : Marvin en totale liberté, y cabotine jusqu'à la limite du supportable, et Eastwood reste prudemment en retrait, dans un rôle de faire-valoir insipide, vaguement réminiscent de Rowdy Yates.

Reste Jean Seberg, qui n’a jamais été plus ravissante, et la chanson « I was born under a wanderin’star », feulée par Lee Marvin, dans la seule belle et émouvante séquence du film, celle de la désertion de la ville, sous la pluie.

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 20:36

Comme à chaque fois qu'il est l’unique vedette d’un « RAWHIDE », Clint Eastwood change complètement de personnalité, et oublie son rôle de faire-valoir nigaud, pour devenir l’embryon de ce qu'il allait être quelques années plus tard. « INCIDENT OF THE BUFFALO SOLDIER », réalisé par Ted Post (« PENDEZ-LES HAUT ET COURT » et « MAGNUM FORCE ») fait partie des excellents épisodes de cette inégale série western.

Tout d’abord, c'est le face à face de deux légendes du genre : Eastwood, et Woody Strode. Reprenant le rôle d’un « Buffalo soldier » (soldat noir de la Cavalerie), tel qu'il le jouait dans « LE SERGENT NOIR » un an plus tôt, Strode en donne une version bien différente : autant il était noble, généreux et honnête chez John Ford, autant son Gabe Washington est un misanthrope paranoïaque et fauteur de troubles, qui se met dans le pétrin, en tuant un de ses camarades, avant de prendre le maquis. Eastwood fait partie du groupe envoyé à sa poursuite, et finit par le capturer.

L’intérêt de l’épisode vient de l’inexplicable amitié que ressent immédiatement Rowdy Yates pour Gabe, même si celui-ci est désagréable et mal embouché. Jusqu'au bout, il cherchera à l’aider, et à lui prouver qu'il n’est pas ausi méchant qu'il l’affirme lui-même. De fait, après l’avoir pratiquement tué, Gabe sacrifiera sa vie, pour sauver celle de Rowdy, gravement blessé.


Dynamique et bien mené, « INCIDENT OF THE BUFFALO SOLDIER » offre un rôle étonnamment étoffé à Woody Strode, trop souvent confiné à l’arrière-plan au cinéma, loin de tout racisme, ou de tout angélisme. Qu'il soit noir ou blanc, son Gabe est un individu asocial et dangereux, avec tout au fond, une étincelle de compassion, qui lui coûtera d'ailleurs la vie. Strode et Eastwood ont ensemble, une scène de bagarre très impressionnante, d’autant qu'ils ne sont visiblement jamais doublés. Leur dialogue autour du feu de camp, est une des meilleures choses qu’ait faites Strode dans toute sa carrière.

En oubliant qu'il s’agit d’un épisode de « RAWHIDE », c'est un très bon petit film de Ted Post, interprété par deux monstres sacrés du western, au meilleur de leur forme.

A NOTER : En parlant d'Eastwood, voici un lien, pour aller voir une litho signée Maëster, dans son indispensable blog : 
http://maester.over-blog.com/article-clint-lithoswood--39536337.html
 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:01

« INCIDENT OF THE RUNNING MAN », épisode de la 3ème saison de « RAWHIDE », est un film très atypique, puisqu’il n’a pour unique vedette que Clint Eastwood, et que celui-ci n’apparaît jamais en tant que cowboy d'un convoi, mais entre directement dans le vif d’un scénario de complot au sein de l’U.S. Cavalry.

Habituellement relégué à jouer les faire-valoir naïfs et emportés d'Eric Fleming, Eastwood change ici l’essence même de son personnage de Rowdy Yates, qui fait un peu penser à ce qu'il fera quelques années plus tard dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » : bousculé, frappé, menotté, menacé, blessé, humilié, jeté au cachot, Eastwood n’est pas à la fête, et le film se passant pour une bonne partie pendant la nuit, il se résume à la longue traque paranoïaque d’un innocent accusé à tort, et poursuivi par une ville tout entière.

Le scénario est un peu confus, et a dû être recyclé d’une autre série, tant il n’a rien à voir avec les codes de « RAWHIDE », mais le film a l’avantage d’offrir la vedette à Eastwood, qui occupe l’espace avec intensité, se montrant beaucoup moins désinvolte que de coutume. Il est entouré de seconds rôles comme Lloyd Corrigan – étonnant sosie de Jacques Villeret – dans un personnage de croque-morts inquiétant, maniant le coupe-chou, et Robert J. Wilke dans un rôle de shérif réglo mais implacable.

Bénéficiant d’une belle photo contrastée, favorisant les gros-plans, le film s’achève en queue de poisson, mais offre certainement une de ses meilleures opportunités à Clint Eastwood, depuis le début de la série.

 

À NOTER : « INCIDENT OF THE RUNNING MAN » est un des épisodes qui fut utilisé par les Italiens, pour le film de montage « IL MAGNIFICO STRANIERO », sorti dans les années 60, et rapidement interdit par Eastwood.

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