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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 19:46

THE MOB (1)Signalons la sortie en Espagne et sous le titre « EL PODER INVISIBLE » d’un classique du film noir cité dans toutes les anthologies du genre : « DANS LA GUEULE DU LOUP » introuvable depuis des années, et réalisé par l’excellent Robert Parrish chouchou des cinéphiles français dans les années 50.

Le principal intérêt du film, outre son magnifique noir & blanc, provient d’un scénario préfigurant « SUR LES QUAIS » et aussi les polars de Hongkong de John Woo et autres : le héros en est un flic (Broderick Crawford) s’infiltrant parmi les dockers afin de démasquer un gang de racketteurs. Il découvrira qu'il n’est pas seul sur le coup. Le duo d’infiltrés est un concept très en avance sur son temps !

Aux côtés de Crawford et de l’impeccable Richard Kiley jouant son ami-ennemi ambigu, on aperçoit le tout débutant Ernest Borgnine dont c'était le 3ème film, dans un rôle de mafioso rigolard, le menaçant Neville Brand jouant son lieutenant, ainsi qu’une tripotée de « trognes » dans des tout petits rôles comme Frank DeKova, Emile Meyer, John Marley et même Charles Bronson figurant en docker râleur.

THE MOB
La copie sortie en Espagne est de bonne qualité et comprend une v.o. hélas dépourvue de sous-titres. Mais d’ici à ce qu'il sorte en France…

 

À NOTER : le titre original du film est « THE MOB », mais il est intitulé « REMEMBER THAT FACE » en Angleterre.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:01

Réalisé par Don Medford, le 10ème épisode de la série western « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » connaît un changement de guide. Celui qui occupait le poste est tué dans ce film, en sauvant le jeune Kurt Russell qui allait être piétiné par des chevaux affolés et il va être remplacé par un vagabond blessé, recueilli par le « doc » contre l’avis de tous.

DAY KILLER

« THE DAY OF THE KILLER » est intéressant pour plusieurs raisons. D’abord, c'est l’introduction de Charles Bronson dans cette excellente série dont il tournera la plupart des épisodes restants. Et il y tient un rôle très proche de l’archétype qu'il entretiendra lors de son succès européen.
Pistolero taiseux, brusque et peu souriant, Linc Murdock vit à l’écart du genre humain et selon ses propres règles. On en sait peu sur lui, sinon qu'il est traqué par des tueurs mexicains pour avoir couché avec la femme d’un rancher. Sa relation avec le petit Jamie n’est pas sans évoquer les scènes de Bronson avec les muchachos dans « LES 7 MERCENAIRES » et servent à humaniser ce personnage fuyant et mystérieux.

C'est un des meilleurs rôles de Bronson à la TV et son duel avec le bandido Martin Landau (remarquable) est digne d’un grand film : deux gunmen face à face, sans animosité. « Ce soir, l’un de nous deux dormira tranquille », dit Landau avant de dégainer. Quant à DAY KILLER suiteBronson, il parlera à son cadavre : « Je n’avais rien contre toi, Cuccilio. À quoi vont te servir tes dollars, à présent ? ».

L’amateur de ‘spaghetti western’ appréciera les petits signes avant-coureurs de leur genre préféré : Landau qui s’appelle « Cuccilio » un nom familier chez Leone et Sollima, Bronson n’a pour seule possession qu’une montre musicale, souvenir de la femme qu'il aima et qui évoque celle de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et le duel final annonce de façon embryonnaire ceux du western italien. C'est un des meilleurs épisodes de cette bonne série qu’on aimerait vraiment voir ressurgir un jour en coffret DVD.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 13:02

« THE FIGHT » n’est qu’une des nombreuses enquêtes du lieutenant Ballinger, héros de laMSQUAD fight (1) série TV « M-SQUAD ». Mais il revêt une importance particulière pour l’amateur, grâce aux retrouvailles entre Lee Marvin protagoniste de la série et Charles Bronson, « guest star » de l’épisode.

Celui-ci incarne Eddie Loder, champion de boxe déterminé et un peu trop sûr de lui, qui après avoir accidentellement tué un adversaire sur le ring, voit sa vie menacée : on lui tire dessus dans les vestiaires, on essaie de l’empoisonner (c'est le caniche de Mme Loder qui morfle), on pose une bombe dans son casier. Évidemment, Marvin pas tombé de la dernière pluie, soupçonne l’entourage du cogneur, jusqu'à sa femme qui déteste la boxe. Mais le fauteur de troubles n’est finalement que le soigneur de Bronson.

« THE FIGHT » est un sympathique whodunit de 26 minutes, dans lequel Marvin qualifie Bronson de « good kid » alors qu'il a trois ans de moins que lui, et dont les combats de boxe évoquent un peu – de façon extrêmement rudimentaire – le look réaliste recréé par Scorsese dans « RAGING BULL ».

Les deux « tough guys » ne devaient se retrouver que huit ans plus tard pour « 12 SALOPARDS ». Et cette fois, ce ne seront plus les caniches innocents qui vont morfler !


MSQUAD fight
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 20:47

RAUBTIER 2Un éditeur allemand a récemment sorti la suite de « MITRAILLETTE KELLY », toujours interprété par Charles Bronson. Le titre allemand du film de Roger Corman est « DAS RAUBTIER » (« LE FAUVE ») et celui-ci s’intitule donc logiquement « DAS RAUBTIER 2 ». D'ailleurs, toutes les photos face et dos de la jaquette sont tirées du premier film.

Seulement me direz-vous, « MITRAILLETTE KELLY » n’a pas eu de sequel. Officielle ou officieuse… Et en regardant bien, on s’aperçoit qu'il y a un sous-titre « GANG WAR ». Et là, tout s’éclaire ! En fait de suite, il s’agit d’une série B tournée la même année (1958) que le Corman, par l’ancien monteur Gene Fowler, Jr. et dans lequel Charles Bronson incarne un gentil prof de maths, témoin d’un meurtre. Sa femme assassinée par les gangsters pour l’empêcher de témoigner, Bronson décide de rendre justice lui-même. Ça ressemble à « DEATH WISH » à première vue, mais vraiment de loin. Ce n’est qu’un petit film en noir & blanc très fauché, dans lequel Bronson malgré sa première place au générique, n’a pas un rôle très passionnant, ni même excessivement présent à l’image.

Pour l’amateur du comédien – toujours aussi assidu sur « WWW » notons que cette édition, malgré son petit côté attrape-gogo, comporte une version anglaise et que l’image est en CinémaScope respecté mais hélas, en 4/3. Avis au collectionneur compulsif, donc…

En espérant que nos voisins germaniques sortent bientôt « SHOWDOWN AT BOOTHILL », du même duo réalisateur-acteur, mais beaucoup plus intéressant. Même si pour cela, ils doivent l’intituler « DAS RAUBTIER 3 ».
RAUBTIER 2 (1)

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 18:14

MACHINE GUN KELLY (2)Aujourd'hui reconnu pour ses activités de producteur spécialisé dans le « low cost » et pour ses adaptations d’Edgar Poe, Roger Corman a également signé quelques bios de gangsters célèbres dans les années 50 et 60, parmi lesquels Al Capone et Ma Baker. MACHINE GUN KELLY (1)« MITRAILLETTE KELLY », tourné en 1958 est probablement son meilleur film en tant que réalisateur et il est entré dans les classiques du polar, malgré un budget misérable et un tournage d’une huitaine de jours.

George R. Kelly a réellement existé (petite photo), et a défrayé les chroniques criminelles pendant la Grande Dépression. L’individu n’avait rien de glorieux : superstitieux, pleutre, manipulé par sa fiancée, il s’est essayé au kidnapping d’enfant avant de se rendre lâchement, sans opposer de résistance.MITRAILETTE KELLY le vrai

Corman envisagea d’offrir le rôle à des seconds couteaux de son « écurie », avant de choisir Charles Bronson. Alors à peu près inconnu du grand public, celui-ci tenait le premier rôle de séries B, et trouva l’occasion d’un contremploi, et aussi d’un des meilleurs rôles de sa carrière. Pour qui ne l’a connu qu’en justicier implacable, le choc est total : malgré son surnom « flashy », Kelly est un minable, une petite frappe sournoise et influençable, qui se pétrifie à la vue d’un cercueil ou même d’un tatouage en forme de tête de mort. Il ne fanfaronne que sa sulfateuse à la main, mais se montre incapable de prendre des décisions. Quand sa « girl friend » tire sur les flics à la fin du film, il reste planqué contre un mur et pleurniche : « Faut-il vraiment répandre ses tripes partout, pour prouver qu’on en a ? ».

Le rôle est pour le moins inhabituel, et le choix de Bronson le rend encore plus stupéfiant. Le front bas, la lippe molle, l’acteur compose plus qu'il ne l’a jamais fait, modifiant jusqu'à son intonation de voix. Face à lui, Susan Cabot est excellente dans le rôle de Flo, la mante religieuse, et des seconds rôles comme Jack Lambert ou Frank DeKova occupent l’espace de leurs « gueules » insensées.

MACHINE GUN KELLY
« MITRAILLETTE KELLY » est un petit film survolté, sec comme un coup de trique, qui ne cherche pas du tout à dépeindre les gangsters comme des monstres « bigger than life » à la façon du James Cagney de « L’ENFER EST À LUI », mais comme de pauvres types sans cervelle, des losers lancés dans des épopées dérisoires qui les dépassent totalement. Une vision qu'on devine très proche de la réalité...
 

En cela, Roger Corman a tranquillement révolutionné ce sous-genre, et l’interprétation sans concession de Charles Bronson n’est pas étrangère à l’indiscutable réussite du film.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:01

MEDIC Bronson (1)« MEDIC » est une série TV du début des années 50, qui connut un grand succès aux U.S.A. et fit de Richard Boone un nom « bankable ». Il jouait le Dr. Konrad Styner qui apparaissait dans certains épisodes, mais servait parfois seulement d’hôte en présentant des films dans lesquels il ne jouait pas.

C'est le cas de « TO SEARCH FOR TRUTH », un épisode de 1956 dont la « guest » principale est un jeune Charles Bronson de 34 ans.

S’il faut absolument avoir vu ce court-métrage de 26 minutes, ce n’est pas pour sa facture sommaire, ni son scénario basique, mais pour l’ahurissant numéro de l’acteur.

En 1822, un médecin (Ainslie Pryor) sauve la vie d’un trappeur canadien, accidentellement blessé au ventre. Il lui demande ensuite de revenir, pour lui servir de cobaye, afin de parfaire sa connaissance de l’anatomie humaine. Bronson joue donc Alexis Saint-Martin, censé être âgé de 19 ans. Portant une perruque monstrueuse, parlant avec un accent français absolument stupéfiant (« Ah ! Mon ami ! Alexis wants money ! »), l’acteur est méconnaissable et compose tant bien que mal un personnage de benêt matois et avaricieux.
MEDIC Bronson 

Ce « MEDIC » est la preuve que Bronson s’essaya à une grande variété de rôles, avant de se figer dans l’emploi qui fit son succès. Il apparut dans un autre épisode de « MEDIC », contemporain cette fois, où il jouait un jeune médecin impuissant à sauver un gamin accidenté. Là non plus, Boone n’apparaissait pas.

Trois volumes de la série sont disponibles en zone 1, et ils n’ont d’intérêt qu’historique. Mais dans le cas d’Alexis Saint-Martin, le jeu en vaut la chandelle !

 

À NOTER : indiqué sous le titre « WHO SEARCH FOR TRUTH » sur IMDB, l’épisode porte le titre « TO SEARCH FOR TRUTH » au générique.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:50

Épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », « THE DEATH TREE » est mémorable pour la présence de Charles Bronson en « guest » principale.

Dans un rôle de gangster gitan, bootlegger à la solde d’Al Capone, il compose un personnage haineux et obsessionnel. Janoš Colescu, tout en étant un « villain » sans aucun aspect sympathique, entre dans la mystique de l’acteur, par son désir de vengeance : enfant, il a vu son père lapidé par sa tribu, alors qu'il était innocent du vol qu’on lui imputait. Depuis, Bronson ne rêve que d’éradiquer le « sénat » gitan et leurs leaders, les Bartok.

ARBRE DE LA MORT
En costard rayé, robes de chambre de soie, le cheveu soigneusement peigné, Bronson laisse filtrer une rage et une frustration impressionnantes. À ses côtés, la belle Barbara Luna et Ed Asner rapidement descendu.

Comme toujours, la photo de l’épisode est superbe, sculptant les visages, donnant du style à des décors manifestement très minimalistes. À la fin, justice sera rendue par Eliot Ness, mettant fin aux agissements néfastes de ce Colescu.

Bronson lui, fera de la vengeance sa marque de fabrique dans les films de Leone, Winner et pas mal d’autres.
ARBRE DE LA MORT (1)

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 07:20

BREAKHEART PASS (2)
Il y a des films qu’on aimerait aimer, qu’on DEVRAIT aimer, qu'on s'en veut de ne pas aimer. Parce qu'ils ont tout pour eux, qu’on apprécie le réalisateur, les comédiens, le scénariste, le musicien, le sujet même…

BREAKHEART PASSEt puis la magie ne prend pas. « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT » en est l’exemple-type. Écrit parBREAKHEART PASS (1) l’auteur de « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT », réalisé par le très estimable Tom Gries (« WILL PENNY LE SOLITAIRE » d’heureuse mémoire), interprété par Charles Bronson, Ben Johnson, Richard Crenna, Charles Durning, et quelques seconds rôles des seventies, ce mélange de western classique et de « whodunit » à la « DIX PETITS NÈGRES » ne fonctionne pratiquement à aucun niveau.

Confiné à l’intérieur d’un train trop visiblement tourné en studio, dans une lumière tristounette du pourtant excellent Lucien Ballard, le film offre à Bronson un rôle d’agent BREAKHEART PASS (3)secret qui, se faisant passer pour un hors-la-loi, infiltre une bande de trafiquants d’armes à bord d’un convoi en route vers un fort lointain.

Si l’acteur est irremplaçable dans les rôles de taiseux mystérieux, de vengeurs implacables, il n’est pas très à l’aise en espion rusé, affichant sa (feinte) couardise pendant les trois-quarts du film. Le fait qu'il soit entouré de comédiens quinquagénaires, pour la plupart en petite forme physique, que le seul rôle féminin soit tenu par l’inévitable Jill Ireland, n’aide pas à s’enthousiasmer. Dans « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT », même les Indiens sont trop âgés !

Alors, que reste-t-il à aimer ? Les plans de seconde équipe, filmés en hélico, suivant le train dans les paysages enneigés de l’Idaho, passant sur des ponts vertigineux, une bagarre surBREAKHEART PASS (4) le toit du train en marche, opposant Bronson à un cuistot sexagénaire (l’ex-boxeur Archie Moore), et la BO entêtante de Jerry Goldsmith. Ce n’est pas énorme, et l’ennui s’installe trop souvent.

« LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT » est un des derniers westerns à budget conséquent, sortis des studios hollywoodiens, avant le déclin du genre. Trop télévisuel dans son aspect, déjà désuet au moment de sa conception, et utilisant très mal la mystique de star de Bronson qui semble parfois faire de la figuration, le film se laisse regarder avec une certaine nostalgie aujourd'hui, mais suscite toujours cette même sensation de déception. Et c'est un peu rageant !

 

À NOTER : l’excellence du titre français : Bronson n’est jamais solitaire dans le film, et il ne vient pas de Fort Humboldt, mais s’y rend !

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 12:17

MEANEST MEN WEST (2)
Il faut remonter à l’année 1976, et imaginer ce qui a pu se passer dans l’esprit de quelque obscur producteur américain pour se figurer comment a pu exister une abomination intitulée « IL ÉTAIT UNE FOIS…. 2 SALOPARDS » (« LES PLUS MÉCHANTS HOMMES DE L’OUEST », en v.o. !).

Nos anonymes ont déniché deux épisodes d’une série télé (« LE VIRGINIEN » en l’occurrence), le premier de 1963 « IT TOLLS FOR THEE » réalisé par Samuel Fuller, avec Lee Marvin, et le second tourné quatre ans plus tard « THE RECKONING », avec Charles Bronson en « guest ». Ces éléments en main, ils ont dû pondre ce qu’on doit tout de même appeler un scénario, pour faire des deux vedettes des frères ennemis réunis dans une même histoire !

MEANEST MEN WEST
Pour cela, nos amis ont investi et tourné un prologue inédit de vingt minutes montrant le père de nos héros (Michael Conrad), qui le jour de la naissance de Harge (Bronson) décide de sacrifier sa femme pour que l’enfant survive. L’aîné (le futur Marvin, donc) fou de rage, tuera son père avant de fuguer.

Quand le « film » commence, les deux frangins devenus hors-la-loi, braquent une banque. Bronson est étrangement tremblotant : normal, son plan a été « détouré » et sa silhouette MEANEST MEN WEST (1)hâtivement recollée dans le décor de la banque où il n’a évidemment jamais mis les pieds vu que les images ont été tournées quatre ans plus tôt. Vous suivez ?

Ensuite, pour boucher les (nombreux) trous, nos producteurs ont retrouvé les comédiens de l’épisode de ’67 : Miriam Colón, Don Mitchell, Kevin Hagen, leur ont refilé des costumes à peu près ressemblants à ceux qu'ils portaient neuf ans plus tôt et ont filmé des gros-plans avec des répliques explicatives pour faire le lien. Vous suivez toujours ?

Là-dessus, ils ont – pourquoi se gêner ? – piqué des plans de poursuite à cheval dans des vieux serials libres de droits, collé là-dessus une monstrueuse musique d’ascenseur et… emballé, c'est pesé !

C'est ainsi, qu’en 1977 est sorti partout dans le monde « IL ÉTAIT UNE FOIS… 2 SALOPARDS » (bravo au passage, pour le titre français !), un western de Samuel Fuller, avec Charles Bronson et Lee Marvin.

Sur l’affiche ou le matériel publicitaire, aucune mention du tripatouillage, encore moins de l’année du matériau d’origine. Pourquoi tout gâcher ? Le fruit de cette sublime arnaque est absolument irregardable comme il se doit, mais procure une sorte de fascination incrédule : un western-fantôme qui n’existe pas, n’a jamais été tourné ni écrit et qu’on trouve pourtant en DVD aux U.S.A. et en Allemagne.

Franchement, pour l’amateur pervers, c'est un must absolu…

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:07

Épisode de la 1ère saison de « LA GRANDE VALLÉE », « EARTHQUAKE ! » est un film un peu à part dans la série, puisqu’il est bâti sur le schéma des films-catastrophe : tremblement de terre au début, suivi d’un montage parallèle entre ceux qui sont coincés sous les éboulis et ceux qui organisent les secours.

BIG VALLEY enterrés vivants (1)
Barbara Stanwyck est dessous avec Charles Bronson, un ouvrier alcoolique qu'elle a récemment licencié et qui lui demande des comptes, ainsi qu'Alizia Gur une squaw enceinte jusqu'aux yeux. Là-haut, les fils de Stanwyck s’activent, et le notable (marié) qui a engrossé l’Indienne, aimerait bien qu'elle reste où elle est. Rien n’est simple dans la Grande Vallée !
BIG VALLEY enterrés vivants

Réalisé par l’acteur Paul Henreid (le mari pénible de « CASABLANCA »), l’épisode vaut bien sûr pour les face à face entre la star vieillissante de « 40 TUEURS » et le futur Harmonica. Bronson n’est pas vraiment à son avantage ici, puisque jouant Tate un raté vindicatif et aigri qui passe tout le film à se plaindre, à picoler et finit sous un éboulement. Il a heureusement quelques bons moments de tension avec sa prestigieuse partenaire, dont un où elle le menace d’un tesson de bouteille qu'il voulait la forcer à boire. Il ne croise jamais la jolie Audrey Dalton, qu'il terrorisait déjà dans « L’AIGLE SOLITAIRE » et avec laquelle il vivait une love story dans un épisode de « MAN WITH A CAMERA ».

 

À NOTER : l’épisode fut exploité en France sous le titre « ENTERRÉS VIVANTS ». Eh oui ! Même à la télé, les traductions de titres sont parfois fantaisistes !

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