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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:00

X15 (1)« X-15 » a beau être le premier long-métrage de Richard Donner, l'homme des « ARME FATALE », il a beau traiter d’héroïques pilotes d’avions-prototypes dans les années 60, il a beau compter quelques comédiens sympathiques à sonX15 (3) générique, ce n’est définitivement pas « L’ÉTOFFE DES HÉROS » !

Au niveau du look, le film ressemble plutôt aux vieilles pubs américaines pour machines à laver, avec leurs couleurs ripolinées, leurs vêtements immaculés, leur univers aseptisé. Pour le reste, c'est un mélange de propagande éhontée pour le programme spatial de l’Oncle Sam et de ‘soap opera’ bien-pensant en CinémaScope.X15 (2)

À l’affiche de « X-15 » donc, pour passer le temps, on aperçoit deux des « 7 MERCENAIRES » : Brad Dexter et Charles Bronson. Le second joue un des pilotes, un bon père de famille qui sert de faire-valoir à David MacLean. Le visage dissimulé par son masque à oxygène la moitié du temps, Bronson complètement « débronsonisé » n’a qu’une scène à défendre, celle où il parle à son jeune fils quelques heures avant de se crasher (oups ! Spoiler).

Le téléspectateur nostalgique de la série TV « HONDO » appréciera le retrouver le rare X15Ralph Taeger. On a également droit à Patricia Owens, Mary Tyler-Moore et Kenneth Tobey, tous vétérans de la série B ou des téléfilms. Ah ! Et il y a James Stewart, aussi. Enfin – la voix de James Stewart, qui commente doctement l’action, légitimé par son passé de héros de la WW2.

Le film pourra certainement intéresser le passionné d’aéronautique. Pour le cinéphile moyen, c'est ce qu’on peut poliment appeler une purge. Et bien malin qui aurait pu deviner le parcours de Donner en voyant ces débuts peu encourageants…

 

À NOTER : « X-15 » est sorti en zone 1, dans une copie en CinémaScope 4/3 à moitié floue, qui ne permet même pas de profiter du seul intérêt du film : les séquences en plein ciel.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 10:08

PASSAGER (1)« LE PASSAGER DE LA PLUIE » coproduction franco-italienne fut écrit spécialement par Sébastien Japrisot, pour profiter du succès rencontré par Charles Bronson en France avec PASSAGER« ADIEU L’AMI » (issu de la même équipe producteurs-auteur) et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Le film fut confié à un grand réalisateur, René Clément, dont « JEUXPASSAGER (2) INTERDITS » ou « PLEIN SOLEIL » sont des classiques. Le rôle principal est tenu par la jeune Marlène Jobert, alors en pleine ascension.

Suspense alambiqué, légèrement maniéré, « LE PASSAGER DE LA PLUIE » est un thriller psychologique faisant s’affronter une jeune femme traumatisée à la fois par son enfance malmenée mais aussi par un viol récent, et un étranger aux méthodes brutales. Mellie a tué son agresseur et s’est débarrassée du corps et Harry Dobbs veut récupérer un sac rouge bourré de dollars que celui-ci transportait.

Contre toute attente, le face à face entre les deux comédiens fonctionne à 100%, aidé par le contraste physique accentué par Clément. L'homme est un prédateur, la femme une proie. Jusqu'à ce que progressivement les rôles sans vraiment s’inverser, finissent par se brouiller.

Le film est truffé d’allusions à Lewis Carroll (son héroïne pourrait être une cousine d’Alice au pays des horreurs), à Hitchcock (le méchant se nomme ‘McGuffin’ un terme inventé par PASSAGER (3)le roi du suspense) et pour peu qu’on se laisse prendre à ses méandres, il finit par envoûter durablement. À condition d’oublier un montage « moderne » aujourd'hui très désuet et d’inutiles complications de scénario.

Dobbs est un personnage attachant et inquiétant à la fois, que Bronson joue avec un sourire quasi-permanent, une ironie tranquille. Sa façon de surnommer Marlène Jobert « Love-love » est entrée dans les annales, tout comme son petit jeu avec les noix qu'il balance sur des vitres. Le dernier plan, clin d’œil sympathique, confirme ce qu’on devinait déjà : le stoïque Dobbs n’est pas resté insensible au charme enfantin de Mellie. Ce qui marque un progrès par rapport à « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » où Bronson était complètement asexué.

Parmi les seconds rôles, on reconnaît la fantaisiste belge Annie Cordy, l’Italien Gabriele Tinti un habitué des plateaux de Robert Aldrich et Marc Mazza dans le rôle du violeur à têtePASSAGER (4) de déterré. Jill Ireland apparaît également dans un petit rôle de mauvaise copine lookée comme dans un « AUSTIN POWERS ».

Il est à noter que Bronson est doublé en français par John Berry, réalisateur américain exilé par le maccarthisme.

Sans être un chef-d’œuvre, « LE PASSAGER DE LA PLUIE » a gardé tant d’années plus tard sa petite musique entêtante, son atmosphère vaguement cafardeuse du Midi hors-saison et son parfum d’enfance en train de s’achever. Ambiance parfaitement captée par la BO de Francis Lai.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 13:09

QDLP (3)En découvrant l’affiche de ce film franco-italien, on peut réagir en se disant qu’un face à face entre Norman Bates et Paul Kersey doit être forcément saignant et prometteur d’émotions fortes. Erreur !

Monté par Raymond Danon, collaborateur assidu d’Alain Delon dans les années 60, « QUELQU'UN DERRIÈRE LA PORTE » fut tourné en studio à Boulogne-Billancourt. Tiré d’un roman de Jacques Robert (« MARIE-OCTOBRE »), le film est confié auQDLP suisse Nicolas Gessner alors spécialiste des films multinationaux.

Il s’agit d’un ‘suspense psychologique’ en quasi huis clos, QDLP (2)offrant à Charles Bronson un rôle d’amnésique violent et lent d’esprit, manipulé jusqu'au meurtre par un médecin cocu avide de vengeance. Le ‘pitch’ est intéressant, le thème de la manipulation mentale va même assez loin : de mensonge en fausses preuves, Anthony Perkins finit par faire endosser sa propre vie à cet inconnu qui devient son pantin téléguidé. Le film hélas, n’est pas vraiment au niveau. Paresseusement théâtral, excessivement bavard, il s’étire jusqu'à sa conclusion inévitable. On a quand même droit à une scène assez insensée : Bronson s’excitant devant un polaroïd de la femme du médecin (qu'il pense être la sienne, donc) et celle-ci est jouéeQDLP (4) par… Jill Ireland ! Difficile de faire plus tordu…

L’air hagard, l’œil constamment exorbité, la diction heurtée, l’index rageusement pointé, Bronson le roi de l’underplay surjoue et passe à côté de son rôle. Son amnésique anonyme a davantage l’air d’un idiot du village que d’un dangereux échappé d’HP. Sa scène finale avec Jill Ireland et Henri Garcin l’amant de celle-ci, semble sortie d’un mauvais boulevard tant elle est mal conçue, mal jouée. Quasi-comique. Dommage, car il est plutôt bien dans les scènes où il ne dit rien, comme sa dérive finale sur la plage.

Seul s’en sort Perkins, qui a la sagesse de se réfugier dans une sobriété reposante (qui ne lui ressemble d'ailleurs pas !) et traverse le film sans dommage. Peut-être aurait-il mieux valu inverser les rôles ?

QDLP (1)

Parmi les bons points à mettre à l’actif de « QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE » : quelques extérieurs fouettés par les embruns à l’atmosphère angoissante et l’excellent choix de Béla Bartók pour l’essentiel de la BO.

 

À NOTER : le film est inédit en DVD en France, mais trouvable un peu partout ailleurs en Europe, dans un excellent transfert et des v.f. et sous-titres à foison.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 13:53

DE LA PART suiteRichard Matheson est essentiellement connu pour son travail dans le domaine du fantastique, que ce soit comme romancier (« JE SUIS UNE LÉGENDE ») ou scénariste pour Corman et autres. Son polar « RIDE THE NIGHTMARE » fut adapté en 1962 pour DE LA PART DES COPAINS (1)la série « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », réalisé par Bernard Girard et interprété par Hugh O’Brian et Gena Rowlands. DE LA PART DES COPAINS (2)

Lors de l’accès au vedettariat de Charles Bronson en Europe, le roman fut à nouveau scénarisé, en long-métrage cette fois, pour une coproduction franco-italienne intitulée « DE LA PART DES COPAINS ».

Réalisé par Terence Young alors encore sur sa lancée des premiers 007, c'est un ‘pudding’ multinational où Bronson est entouré de Liv Ullmann qui tentait d’élargir son vedettariat hors du cinéma de Bergman, James Mason vieux routier des navets internationaux, l’excellent comédien français Jean Topart, l’acteur de ‘spaghetti western’ Luigi Pistilli, Michel Constantin (le temps de se faire briser les vertèbres) et bien sûr Jill Ireland.

Tourné dans le Midi de la France, « DE LA PART DES COPAINS » est un suspense DE LA PART DES COPAINS (4)sympathique, plus ou moins inspiré de « LA MAISON DES OTAGES » de William Wyler, mais qui aurait nécessité un réalisateur plus inspiré que Young. Esthétiquement, cela ressemble à un téléfilm pour France 3-Régions, le dialogue est extrêmement faible, les comédiens font de la figuration et – comme souvent à cette époque – le morceau de bravoure est une interminable course-poursuite en voiture.

En revoyant le film aujourd'hui, il paraît clair qu'il n’a été mis en chantier que pour consolider l’image de star tous-terrains de Bronson. Filmé sous toutes les coutures, portant un T-shirt mettant ses bras d’haltérophile en valeur, le cheveu en bataille, l’acteur américain est vraiment la seule raison d’être de ce produit.

Autour de lui, tout le monde semble somnoler et attendre le mot ‘fin’, hormis peut-être Topart, franchement glauque en ex-mercenaire lubrique.

DE LA PART DES COPAINSTypique d’une catégorie de productions des années 70, ce film souvent rediffusé à la TV, n’est en fait mémorable que par l’accumulation de noms prestigieux à son générique. Même s’ils sont mal employés. Film populaire par excellence, il vaut à la rigueur d’être vu pour son premier tiers et pour Bronson, dans une forme olympique. En fermant les yeux sur Jill Ireland en hippie braillarde, le chapeau de pêche de Mason et l’absurdité de certaines situations.

À noter qu'il vaut mieux voir le film en v.o. (dispo sur le DVD sorti en France), car le doublage rend incompréhensibles certains dialogues entre les habitants de Villefranche et le « Ricain ».

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 12:27

LOVE BULLETS (1)Annoncé comme un projet de deux grands noms hollywoodiens, John Huston puis Jules Dassin, le polar « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE » finit entre les mains de Stuart Rosenberg, cinéaste jadis ambitieux réduit alors à accepter n'importe quelle LOVE BULLETScommande. Tourné (un peu) au Texas et (beaucoup) en Suisse, ce petit thriller met en scène un flic (Charles Bronson) qui va chercher à Gstaad une « poule à gangster » (Jill Ireland) prête à témoigner contre son amant, un caïd de la pègre (Rod Steiger). Des tueurs sont lancés àLOVE BULLETS (2) leurs trousses, et… côté scénario, c'est à peu près tout ! 

Le film étant essentiellement un ‘road movie’ et un duo d’acteurs, la présence de Mme Bronson est dommageable. Le film aurait peut-être pu fonctionner avec une Shirley MacLaine par exemple, mais le numéro de bécasse parlant comme Betty Boop de Jill Ireland est tout simplement consternant. Très visiblement fatigué et venu là pour le chèque, Bronson assure le minimum syndical, traînant une évidente LOVE BULLETS (3)mauvaise volonté. Le scénario tente sans légèreté d’utiliser son image déjà pâlissante de justicier : dans sa première séquence, Bronson fait la morale à un jeune flic voulant venger sa fiancée assassinée, lui expliquant qu’on ne rend pas justice soi-même (rires). À la fin bien sûr, Charlie (c'est aussi son prénom dans le film) reviendra à de meilleurs sentiments !

On peut passer le temps à contempler les paysages filmés sous tous les angles imaginables, à écouter la jolie BO de Lalo Schifrin, à observer Rod Steiger lâché en totale liberté dans un rôle de mafieux bègue et geignard. Mais même des vieilles tronches comme Henry Silva, Strother Martin, Michael V. Gazzo ou Paul Koslo ne parviennent à sortir le spectateur de sa torpeur.

LOVE BULLETS (4)On pourra retenir pour l’anecdote la longue scène montrant Bronson en train de fabriquer une sarbacane avec les moyens du bord, pour ensuite projeter des clous dans les yeux de ses poursuivants. Jugée trop explicite, elle fut censurée dans certains pays. D'ailleurs, « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE » fut également allégé de quelques séquences pour sa sortie française. C'est essentiellement le rôle de Silva qui en a pâti. Mais qui va pétitionner pour un ‘director’s cut’ ?

Après l’échec sans appel du « BISON BLANC » et l’insuccès de « UN ESPION DE TROP », ce film marque la fin des années ‘Liste A' de Charles Bronson.

 

À NOTER : le film est sorti un peu partout en DVD, dans des copies recadrées, affreuses. La meilleure édition est encore celle parue en France, dans une copie coupée et en 4/3, mais dont les séquences manquantes sont visibles dans les suppléments.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:17

BAROUDEURS (1)L’acteur Leo Gordon avait une réputation de vrai dur à cuire, ayant fait de la prison haute-sécurité pour avoir accompli des braquages. C'est justement ce qu'il fait en tant que scénariste dans « LES BAROUDEURS » en pillant éhontément le western « VERABAROUDEURS CRUZ », jusque dans les moindres péripéties.

Cette coproduction anglo-américano-turque se traîne une terrible réputation de navet depuis sa sortie à la fin des sixties. Il serait difficile de crier à l’injustice, mais à le revoir aujourd'hui, « LES BAROUDEURS (3)BAROUDEURS » signé du Brtiannique à la mode Peter Collinson, a plutôt bien vieilli, le côté film d’aventures à grand spectacle fonctionne à plein et le dépaysement est toujours bienvenu. Entièrement tourné en Turquie, le film transpose donc l’action du chef-d’œuvre de Robert Aldrich pendant la guerre civile de 1922.

La première moitié est enlevée, mouvementée, colorée, la seconde s’empêtre dans de trop nombreuses séquences de batailles et les protagonistes se perdent dans la foule et la fumée. Mais le CinémaScope est bien employé, l’image lumineuse et les extérieurs sont parfaitement choisis, quitte à faire parfois trop dépliant touristique (la Turquie, ses villages pittoresques, ses temples…).

Charles Bronson, qui tenait un petit rôle de joueur d’harmonica dans « VERA CRUZ », BAROUDEURSF3suitereprend ici le rôle de Lancaster et joue à présent de la guimbarde. Plus musculeux que jamais, plus souriant que d’habitude, il forme un tandem sympathique avec Tony Curtis qui adopte déjà ici ses maniérismes de Danny Wilde. Les deux hommes semblent s’amuser beaucoup et assurent le spectacle avec entrain. À leurs côtés, Michèle Mercier joue les espionnes arabes, reprenant l’emploi que tenait une autre française (Denise Darcel) chez Aldrich. Leo Gordon apparaît dans le rôle du lieutenant de Bronson, et a vraiment une sacrée gueule !

Malgré ses évidents défauts, dont le plagiat n’est pas le moindre, « LES BAROUDEURS » mérite d’être réédité et découvert par une génération de cinéphiles qui n’ont pas eu accès au film depuis des années. Les éditions allemandes et espagnoles sont toutes deux médiocres, recadrées et/ou en 4/3.

BAROUDEURS (4)

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:12

RAID ENTEBBELe 27 juin 1976, un airbus d’Air France est détourné vers l’Ouganda par des Palestiniens qui reçoivent sur place l’aide du dictateur Idi Amin Dada. Israël refusant de négocier, envoie un commando pour libérer les otages.

Pas moins de trois films sont montés cette même année : deux téléfilms U.S. et un long-métrage tourné en Israël. Les faits seront également relatés bien plus tard dans « LE DERNIER ROI D’ÉCOSSE » sans en être le centre d’intérêt.

Le plus intéressant des trois films, « RAID SUR ENTEBBE », est produit pour la chaîne ABC. Tourné en quelques rapides semaines, pour pouvoir être diffusé « à chaud », le film d’une durée de 2 H, est réalisé par Irvin Kerschner faiseur éclectique qui signera entre autres « L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE ». Suivant les faits avec minutie et sans trop céder au pathos ou au manichéisme, le scénario est efficace, crédible et fait habilement monter la tension jusqu'à l’attaque nocturne. La construction et le déroulement font parfois penser aux films-catastrophe, tout particulièrement la série des « AIRPORT » mais lestée par la proximité des évènements relatés.

RAID ENTEBBE (1)

Le casting comprend de grands noms comme Peter Finch dont ce sera la dernière apparition à l’écran, Jack Warden, Yaphet Kotto (excellent en Adi Amin Dada), Martin Balsam, Stephen Macht, Sylvia Sidney, John Saxon, le jeune James Woods et Horst Buchholz dans le rôle du terroriste allemand tenu par Helmut Berger et Klaus Kinski dans les autres films. Sans oublier l’Américain Eddie Constantine incarnant le pilote… français.

Pour tenir le rôle du général Dan Shomron qui mena le raid, Steve McQueen est sollicité, mais finit par décliner. Second choix, Charles Bronson donne son accord, revenant à la télévision après dix années d’absence. Pour lui, c'est l’affaire de quelques jours de tournage, mais auréolé de son image toute récente de ‘vigilante’, il incarne à merveille l’attitude de l’autorité israélienne face aux prises d’otages. S’il n’apparaît pas souvent et n’a guère modifié son aspect physique pour jouer un militaire, sa seule présence ajoute du prestige au film, au même titre que Finch qui venait de rencontrer un grand succès personnel avec le « NETWORK » de Sidney Lumet, qui lui vaudra un Oscar posthume.

« RAID SUR ENTEBBE » légèrement abrégé, connut une sortie en salles dans certains pays, dont la France. Avec Bronson abusivement placé en tête d’affiche, comme il se doit.

 

À NOTER : le film est sorti en DVD aux U.S.A. et dans quelques pays comme l’Allemagne, mais dans des transferts à peine dignes d’une vieille VHS. Une vraie sortie serait bienvenue.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 11:31

DONATO (2)« DONATO & DAUGHTER » conçu comme le ‘pilote’ d’une possible série TV dont Dana Delany et Charles Bronson auraient partagé la vedette, en resta au stade de film unitaire à cause de soucis de santé du vieil acteur. C'est le dernier film où il peut encore prétendre au statut d’homme d’action et se montre à peu près crédible en jouant un personnage bien DONATOplus jeune qu'il ne l’est réellement (71 printemps, tout de même !).

Le concept n’est pas mauvais : un sergent de la Crim’ se retrouve sous les ordres de sa propre fille, avec laquelle il est en froid depuis le décès de son jeune frère. D’abord opposés, ils vont peu à peu se rapprocher pendant l’enquête et finalement (non, ce n’est pas un ‘spoiler’ !) se tomber dans les bras. La-dite enquête n’a rien de révolutionnaire : il s’agit de débusquer un serial killer spécialisé dans… les bonnes sœurs !

Tourné de façon parfaitement anonyme par un honnête téléaste, « DONATO & DAUGHTER » utilise bien ses décors, tente d’épaissir les protagonistes au passage et remplit son contrat. C'est un des rares films qui utilise les dons de peintre de Bronson, qu’on voit chez lui devant une toile. Pour le reste, c'est la routine : une ou deux fusillades, des interrogatoires, une co-équipière tuée qu'il faut venger. On a vraiment la sensation que Bronson a déjà joué tout cela plusieurs fois dans sa longue carrière. Et mieux ! Seule nouveauté : on le voit aller prier à l'église après la mort de sa collègue...

Presque absent, visiblement peu motivé, Bronson laisse la vedette à la très belle Delany (« DESPERATE HOUSEWIVES ») qui s’en sort bien. De bons acteurs comme Xander Berkeley (le tueur), Jenette Goldstein (la légendaire Vasquez de « ALIENS, LE RETOUR ») tiennent des rôles substantiels. Succédant à Jill Ireland, la nouvelle fiancée de Bronson, Kim Weeks, apparaît brièvement en épouse de l’égorgeur.

DONATO (1)

En fait, ce qu'il y a de plus notable concernant ce téléfilm, c'est encore son nombre de titres : « DEAD TO RIGHTS » pour son exploitation vidéo aux U.S.A., « UNDER THREAT » en Angleterre, « PUNISHMENT » en Allemagne, « DONATO PÈRE ET FILLE » en France et aussi « FLIC & JUSTICIER » (ben, voyons !) pour la sortie DVD.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:00

KINJITE (2)« KINJITE – SUJETS TABOUS » est un polar urbain de la Cannon dans lequel Charles Bronson campe un flic de L.A., le lieutenant Crowe (prénom indéterminé), luttant contre les KINJITEtrafiquants de chair humaine, les « macs » et pornographes en tous genres.

Présenté comme un réactionnaire clairement raciste, Crowe comme la plupart des flics campés par Bronson, n’est guèreKINJITE (3) attachant et l’acteur l’incarne avec une évidente mauvaise humeur, assurant tout de même des séquences d’action surprenantes vu son âge. Cherchant probablement à enrichir le personnage, le scénario s’égare dans de curieuses directions, comme le trouble qu’éprouve Crowe devant la puberté de sa propre fille, et qu'il va confesser à un prêtre. Le fait que celui-ci soit joué par Bill McKinney, l’amateur de cochons de « DÉLIVRANCE » ajoute encore à l’étrangeté de la situation !

En fait, comme dans « L’ÉVADÉ » de Tom Gries, le problème vient du fait que le rôle de Bronson est artificiellement mis au premier plan, alors que le vrai protagoniste du film aurait logiquement dû être le business man japonais dont la fille est kidnappée. Cet étranger déraciné à la recherche de son enfant dans les bas-fonds d'une métropole inconnue aurait pu KINJITE (1)donner lieu à un film à la « HARDCORE » de Paul Schrader. Le fait de basculer l’enquête sur un banal flic sorti de n'importe quelle série télé, en désamorce l’essentiel de l’impact.

Retrouvant sa place derrière la caméra, le largement septuagénaire J. Lee-Thompson s’attarde comme souvent sur des détails scabreux, place sa vedette dans des situations inhabituelles, comme lui faire rendre justice à un pervers avec comme arme… un ‘sex-toy’ de belle dimension. L’immonde ‘pimp’ campé par Juan Fernández n’est d'ailleurs pas à la fête, puisqu’au cours de l’action, Bronson l’oblige à avaler sa Rolex et qu’à la fin, il l’accompagne lui-même en prison où il le laisse entre les bras aimants d’un colosse tatoué et déjà énamouré. Cette accumulation de détails sordides, de personnages glauques, de violence gratuite et de bons seconds rôles comme Perry Lopez, Peggy Lipton et Danny Trejo (juste figurant) finissent par rendre « KINJITE » paradoxalement amusant et distrayant. Plus en tout cas que la plupart des efforts communs de Thompson et Bronson des années 80.

KINJITE (4)

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 17:58

TELEFON (3)« UN ESPION DE TROP » fut un des derniers soubresauts de la guerre froide dans le cinéma U.S., à la fin des seventies. Écrit par Peter Hyams (qui devait également le réaliser), TELEFON (1)le scénario est ouvertement inspiré de « UN CRIME DANS LATELEFON (2) TÊTE » de John Frankenheimer, en tout cas sur son idée principale : des agents du KGB hypnotisés, infiltrés parmi la population et attendant un signal pour sortir de leur torpeur et détruire des sites stratégiques. « Quel est le plus secret des agents secrets ? » demande le général russe Patrick Magee. « Celui qui ignore qu'il est un agent secret ».

Un dissident (Donald Pleasence en roue-libre) ayant décidé de déclencher la WW3 en « réveillant » des ‘human bombs’, le KGB envoie un colonel arrêter l’engrenage. Un colonel moustachu, un peu trop chevelu joué par Charles Bronson.

Le scénario épisodique, bizarrement construit, multiplie les décors, les évènements, ne fait TELEFONintervenir les protagonistes principaux qu’au bout de vingt minutes. La mise en scène de Don Siegel ne ressemble en rien à ce qu'il a pu faire auparavant : l’emploi des longues focales rend l’image fade et souvent floue. Sa mauvaise entente avec Bronson sur le tournage se ressent un peu dans le film. Livré à lui-même, l’acteur déambule l’air chafouin, perpétuellement excédé, au point qu’on se demande ce que sa co-équipière peut bien lui trouver. Heureusement, Lee Remick assure dans ce rôle d’agent double, tout en humour et en ambiguïté. Elle a quelques répliques vraiment drôles. Mais c'est la jeune Tyle Daly (récemment partenaire d’Eastwood dans « L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS ») qui tire laTELEFON (4) couverture à elle dans un rôle périphérique d’informaticienne de la CIA maniant des ordis atrocement obsolètes.

La musique « russe » de Lalo Schifrin est excellente, le rythme plutôt soutenu et l’épilogue drolatique, mais « UN ESPION DE TROP » ne parvient jamais à enthousiasmer vraiment et laisse la sensation d’une commande sans âme dans la carrière de Siegel qui a fait beaucoup mieux.

 

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