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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 11:02

BLOODHOUNDS (1)« BOODHOUNDS OF BROADWAY » est un semi musical réalisé par Harmon Jones et monté comme « véhicule » pour la pétulante chanteuse Mitzi Gaynor.

Ce pastiche du film de gangster est dû à la plume pittoresque de Damon Runyon BLOODHOUNDS(« BLANCHES COLOMBES ET VILAINS MESSIEURS ») et bénéficie d’une bonne chorégraphie et surtout d’un TechniColor rutilant. BLOODHOUNDS (2)

Le scénario n’a que peu d’importance et conte la love story naissant entre un ‘gambler’ professionnel joué par le viril Scott Brady (frère de Lawrence Tierney) et une chanteuse débutante qu'il a sortie de sa cambrousse natale.

Le visiteur de « WWW » sera plutôt intrigué par la présence au générique de Charles Bronson (enfin – Buchinski, en l’occurrence) qui tient le tout petit rôle de ‘Pittsburgh’ Philo BLOODHOUNDS (3)Green, un des gorilles de Brady. Il n’apparaît que dans quelques séquences au milieu d’un groupe d’abrutis en chapeau mou, articule de rares répliques et n’a l’honneur d’aucun gros plan. Il finit serveur en nœud-pap dans la boîte de nuit devenue tout ce qu'il y a d’honorable, à la fin du film.

Le seul moment où on remarque un tant soit peu Bronson, se situe lors de sa visite à l'appartement de Mitzi, où ‘Philo’ est tout ému que la jeune femme lui offre des friandises, alors que « généralement tout le monde le déteste ».

À noter la présence – encore plus modeste – d’un excellent second rôle de l’époque, Timothy Carey, qui joue un pécore querelleur.

« BLOODHOUNDS OF BROADWAY » est demeuré inédit en France, mais est sorti en Belgique sous le titre « GOSSE DES BAS-FONDS », ce qui n’a pas grand rapport avec le scénario !

En 2007, la Fox a restauré le film et l’a édité en DVD, le sortant d’un oubli de plus de cinquante ans.

 

À NOTER : en 1989 un certain Howard Brookner a tourné un remake de ce film sous le même titre, avec Madonna et Rutger Hauer. Une curiosité, pour le moins !

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 12:39

ADIEU AMI« ADIEU L’AMI » est un polar extrêmement singulier portant la griffe de son auteur Sébastien Japrisot à chaque détour de réplique ou de situation. Comme dans tous les ADIEU AMI (1)scénarios dus à l'homme qui signera « L’ÉTÉ MEURTRIER », l’essentiel de l’action s’est déroulée bien avant le début du film. Un acte fondateur-destructeur, un péché impardonnable, un traumatisme d’enfance irréparable. Ici, c'est le meurtre du « père » : Dino Barran (Alain Delon) a accidentellement tué en Algérie son meilleur ami et mentor, appelé Mozart. On ne voit jamais celui-ci, mais allez savoir pourquoi, on l’imagine avec les traits de MauriceADIEU AMI (2) Ronet. Toujours est-il qu’une fois démobilisé, Barran va par devoir, par remords, accomplir une « mission » que Mozart avait acceptée pour aider une amie : pénétrer dans la salle de coffre d'une grosse société pour y remettre des titres volés. Enfin – c'est au début. Ensuite, cela se complique. Terriblement ! Et on n'est pas obligé de tout comprendre... 

Mais Delon n’est pas seul dans « ADIEU L’AMI ». Un autre légionnaire lui colle au train. Un Américain nommé Franz Propp (Charles Bronson), qui le sent sur un gros coup et se retrouve enfermé le soir de Noël dans cette salle des coffres, condamné à mourir par suffocation. Les deux hommes se haïssent mais deviendront amis dans l’épreuve.

L’ambiance du Paris des sixties, captée en quelques plans d’immeubles « modernes », de ADIEU AMI (3)minijupes, ou d'affiches ‘pop’ aux murs, les ambiance de commissariat à la Melville, tout ancre « ADIEU L’AMI » dans ce cinéma français populaire qui faisait rage à l’époque. Mais le dialogue très « écrit » de Japrisot, la complexité labyrinthique de ses personnages, son goût des ‘gimmicks’ (le petit jeu de Bronson avec les pièces plongées dans un verre plein à ras-bord, sa façon de dire « Yeah ! »), donnent une identité très forte au film. Au même titre que la BO de François de Roubaix, trop peu utilisée, mais très marquante.

Au-delà d’un scénario dont les enjeux semblent devenir de plus en plus abstraits à mesure que le film progresse, le cœur du film est bien sûr le face à face Delon-Bronson. Le premier fort de son récent succès dans « LE SAMOURAÏ » et le second catapulté tête d’affiche alors qu'il ramait encore dans son pays natal. Les deux hommes sans se ressembler ont une filiation instantanément identifiable : athlétiques, félins, légèrement narcissiques, le visage dur, l’œil froid, ils pourraient être frères. C'est ce qui fait une partie de l’évidence de leur amitié tacite. Leur bagarre jusqu'à épuisement dans le sous-sol surchauffé fait partie des grands classiques du polar hexagonal de l’époque.

ADIEU AMI (4)

Film imparfait, car trop bavard et conscient de sa propre importance, « ADIEU L’AMI » mixe en quelque sorte le premier degré d’un José Giovanni avec la stylisation ampoulée d’un Melville. Certaines répliques restent définitivement en mémoire : « Tu as une parole ? » demande Delon. « Non » répond Bronson. « Alors donne-la-moi » conclut le Français.

La dernière séquence, cette cigarette allumée entre deux amis à la vie à la mort, qui font semblant de ne pas se connaître, vaut à elle seule qu’on revoie le film. Yeah !!!

 

À NOTER : le film est sorti en Angleterre sous le titre « FAREWELL FRIEND » dans sa version anglaise qui fut tournée simultanément avec la v.f. Il s’agit donc d’un négatif complètement différent, composé de prises alternatives. Presqu’un autre film. Presque…

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:20

SANDPIPER (2)Vincente Minnelli fait partie de ces réalisateurs hollywoodiens adulés des cinéphiles européens et quasi-intouchables. Au point qu'il s’agit d’avancer sur des œufs quand on émet quelques réserves sur son œuvre. Pas question de s’en prendre au magnifique SANDPIPER« COMME UN TORRENT » ou au visuellement somptueux « LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH ». Non…

Mais il est des films qui laissent des regrets. Comme se dire que l’unique rencontre de deux de nos ‘tough guys’ préférés Lee Marvin et Clint Eastwood par exemple, ait eu lieu dans le fastidieux « LA KERMESSE DE L’OUEST ». C'est un peu laSANDPIPER (1) même chose pour « LE CHEVALIER DES SABLES », où se croisent deux grandes icônes des sixties, tous deux ex-mineurs de fond, un Gallois et un Lithuanien également burinés : Richard Burton et Charles Bronson. Pourquoi a-t-il fallu qu'ils se retrouvent là-dedans ? 

Si les extérieurs de Big Sur sont joliment filmés, si la BO de Johnny Mandel reste en mémoire bien après le mot ‘fin’, le film lui-même est un mélodrame extrêmement daté, au casting improbable et au thème complètement éventé. Qui goberait une Liz Taylor déjà bien enrobée dans un rôle de peintre beatnik sauvageonne ? Comment suivre sans sourire la love story « brûlante » entre l’artiste bohème (et pieds nus) et le prêtre marié et coincé joué par Burton ? Aujourd'hui, pas grand-monde. Même si « LE CHEVALIER DES SABLES » a ses défenseurs acharnés parmi les « minnelliens ».

Pour Bronson, c'est un petit rôle d'artiste mal embouché (également pieds nus), ex-amant de Liz, qui sculpte consciencieusement un buste mamelu de son égérie. On l’aperçoit de temps en temps, en T-shirt et pour une bagarre rapidement expédiée avec Burton. Rageant ! Eva Marie Saint en épouse trompée et Robert Webber en vicelard de service complètent le tableau.  

SANDPIPER (3)

Pour résumer, si on tient absolument à voir Burton en soutane, mieux vaut revoir « LA NUIT DE L’IGUANE » (même s’il est défroqué), et si on est fan de son couple avec Liz, « QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ? » est un placement plus sûr.

Pour ce qui est de notre ami Bronson, c'est à peine si on se souvient qu'il fait partie de la distribution de ce Minnelli sans saveur…

Reste éventuellement à fredonner « The shadow of your smile » en s’imaginant sur les sublimes plages californiennes… Déjà pas si mal, au fond.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 18:10

COSA NOSTRATout ce que raconte « COSA NOSTRA » et qui est scrupuleusement tiré du livre de Peter Maas « THE VALACHI PAPERS » est passionnant. Pour la première fois, les rouages de COSA NOSTRA (3)la mafia italo-américaine étaient étalés au grand jour, grâce à la déposition d’un ex-soldat, autrement dit un tueur à la solde des ‘capi’.

Produit dans la foulée du « PARRAIN », le film est hélas une COSA NOSTRA (1)coproduction franco-italienne réalisée par Terence Young. Ce qui signifie automatiquement une image bâclée, un casting hétéroclite, une mise en scène approximative.

La narration en flash-back aurait probablement fonctionné si un jeune comédien avait interprété Joe Valachi à vingt ans (comme dans « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE »). Ici, Charles Bronson – qui avait alors déjà 50 ans passés – débute en vieil homme à cheveux blancs, puis pendant sa confession à un agent du FBI remonte jusqu'à sa jeunesse et ses débuts dans le crime organisé. Là, évidemment, le visage buriné de l’acteur, malgré des perruques noires affreuses, ne fait pas la blague du tout. Cela suffit déjà à décrédibiliser le film. Si on ajoute des F/X amateurs, des décors de téléfilm et des idées de casting absurdes (Jill Ireland en petite Sicilienne !), on comprendra que malgré son affiche plus qu’alléchante, « COSA NOSTRA » soit si indéfendable.

Alors que sauver, si veut absolument le défendre quand même ? Quelques séquences de violence assez traumatisantes comme l’attaque de Valachi dans les douches du pénitencierCOSA NOSTRA (2) et surtout la castration de son copain ‘Gap’ dans un restaurant désert. Et malgré un rôle relativement bref, l’interprétation de Lino Ventura absolument glaçant en mafieux implacable. Cela faisait des années que l’acteur n’avait pas joué un COSA NOSTRA (4)méchant de cet acabit, un emploi où on l’avait cantonné à ses débuts en France. La scène du « baiser de la mort » qu'il échange avec Bronson est mémorable, surtout si on sait que les deux comédiens détestaient embrasser des femmes sur la bouche à l’écran.

Bronson lui, est définitivement mal distribué. Même s’il fait des efforts notables d’expressivité et de gestuelle, il n’a rien d’un « rital » et son rôle de témoin souvent passif des évènements n’aide pas à en faire un protagoniste très passionnant. Seule sa relation avec le vieux parrain Joseph Wiseman suscite un semblant d’intérêt, voire d’émotion.

Cette histoire de la mafia racontée de l’intérieur, méritait vraiment un autre traitement. On rêve d’un remake en minisérie télé, avec des John Turturro, Danny Aiello, Robert De Niro ou Al Pacino. Que des acteurs dont le nom finirait par « o » ou « i ».

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 18:56

COMBAT (1)« COMBAT ! » est une série de guerre particulièrement réaliste, tournée entre 1962 et ’67 en noir & blanc. Elle est éditée en intégralité en zone 1 et permet de revoir de grands comédiens en ‘guests’ aux côtés des héros Rick Jason et Vic Morrow. Parmi ceux-ci : Lee Marvin, Harry Dean Stanton, Keenan Wynn, Robert Culp, Telly Savalas, James Coburn, Richard Basehart, Karl-Heinz Böhm, Leonard Nimoy, William Smith, Mickey Rooney, Neville Brand (vrai héros de la WW2), Robert Duvall (plusieurs fois), Tom Skerritt et… Charles Bronson.

« HERITAGE » est un épisode de la 3ème saison, réalisé par John Peyser. Bronson y joue un caporal spécialiste en explosifs, chargé de faire sauter une montagne pour sauver la vie d’une brigade U.S.

Étrange soldat que ce Velasquez, sculpteur dans le civil, amoureux des pierres et des beaux-arts, pacifiste dans l’âme, brave type mais mauvais soldat, qui tape sur les nerfs de nos deux héros obligés de se le coltiner. Bronson est vraiment utilisé de façon très inhabituelle dans ce film. C'est un caractère doux et paisible, qui au moment de placer ses charges, s’aperçoit qu’une caverne regorge d’œuvres d’art volées. Pour sauver les soldats, il va devoir sacrifier ces chefs-d’œuvre inestimables. Mais Velasquez se rebiffe et refuse d’obéir aux ordres. Au dernier instant, bien sûr, il saura choisir la vie plutôt que l’Art et mourra avec ses chères pierres.

COMBAT

C'est un des rares films montrant Bronson en train de dessiner (« Vous avez un visage intéressant », dit-il à Jason qu'il vient de « croquer ») et la seconde fois où il joue un sculpteur après « LE CHEVALIER DES SABLES » tourné la même année. Bronson en non-violent : à marquer d’une pierre blanche ! C'est le cas de le dire... 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 11:23

ST.IVES (2)À première vue, rien ne différencie « MONSIEUR ST. IVES » d’un ‘pilote’ de série télé lambda. Le scénario est un pâle démarquage de celui du « FAUCON MALTAIS », la réalisation de J. Lee-Thompson est purement fonctionnelle et le film ne comporte ni sexe, ST.IVES (1)ni violence. Seule la présence en tête d’affiche de Charles Bronson encore sur sa lancée de « UN JUSTICIER DANS LAST.IVES VILLE » tourné deux ans plus tôt, peut justifier la sortie de ce polar insipide sur les écrans de cinéma.

Première collaboration Thompson-Bronson (et hélas, pas la dernière !), ce film était censé être le premier d’une ‘franchise’ qui ne vit pas le jour, inspirée d’une série de romans policiers à succès. Mais première surprise, Bronson ne joue ni un flic, ni un justicier. Il est… journaliste. Et pas un très bon, d'ailleurs. Joueur invétéré, glandeur professionnel, il est censé écrire un roman dont il n’a pas tapé la moindre ligne et accepte de servir de « go-between » entre des voleurs et le propriétaire d’un objet précieux. Un concept disons, moyennement excitant !

Truffé de clins d’œil aux grands classiques du ‘film noir’, « MONSIEUR ST. IVES » s’enlise dans un scénario incompréhensible, aligne les coups de théâtre sans générer la moindre émotion et tente surtout de refaçonner l’image de cowboy de Bronson, en un aventurier urbain cynique et sophistiqué. Pas vraiment une réussite ! Comme il le fera systématiquement pendant sa fin de carrière, l’acteur choisit de traverser le film en touriste, ST.IVES (3)troquant son habituelle présence pour une absence polie.

Ses partenaires ne semblent pas beaucoup plus motivés : Jacqueline Bisset est mal castée en femme fatale, Maximilian Schell joue un médecin bizarroïde et le producteur John Houseman est l’employeur de St-Ives, un milliardaire visionnant de vieux films muets. Le spectateur à l’œil exercé reconnaîtra quelques débutants promis à un avenir meilleur comme Jeff Goldblum, Robert Englund, Daniel J. Travanti et un « vieux de la vieille » Elisha Cook, Jr. vivant hommage aux classiques de Bogart auxquels ce film aimerait tant ressembler.

Sans grand intérêt donc. Mais le réalisateur fera tellement pire, par la suite…

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 08:43

KID GALAHAD (2)Mélo simpliste, aux seconds rôles redoutables : Wayne Morris en champion benêt ou l'insupportable cabotine Jane Bryan, « LE DERNIER ROUND » trouve tout son intérêt dans la KID GALAHAD (1)description assez crue des magouilles du monde de la boxe, de la manipulation des médias. Le personnage de Nick Donati est décrit sans aucun ‘glamour’ ou romantisme, même noir et Edward G. Robinson l'incarne comme une brute âpre au gain, insensible et stupide, mais connaissant son job par cœur. Bette Davis est assez inhabituelle en fiancée intelligente etKID GALAHAD malheureuse en amour. Quant à Humphrey Bogart, encore second rôle besogneux, l'œil noir, le rictus mauvais, il campe un gangster nerveux comme il en a tant joué jusqu'au « FAUCON MALTAIS ». Six ans plus tard, Michael Curtiz le dirigera à nouveau dans « CASABLANCA ». Il a dans « LE DERNIER ROUND » une scène amusante, où il transforme le pantalon du futur champion en short en le découpant au cran d'arrêt.

KID GALAHAD (5)Bien rythmé, rétro à souhait, ce film aurait sûrement bénéficié d'un meilleur acteur dans le rôle du jeune champion, mais demeure intéressant comme document à chaud d'une époque et d’un milieu.

« UN DIRECT AU CŒUR » est le remake peu fidèle du « DERNIER ROUND ». C’est surtout un ‘véhicule’ pour Elvis Presley, alors idole incontestée des teenagers. Ce qui n'est pas vraiment un progrès par rapport à Wayne Morris ! Réalisé par Phil Karlson, vétéran du film d’action, le film raconte l’histoire d’un mécano fraîchement sorti de l’Armée et désireux de faire carrière sur le ring. Entre deux combats mous du genou, Elvis pousse (évidemment) la chansonnette, achevantKID GALAHAD (3) de décrédibiliser ce film sans saveur, dont il est pourtant la seule raison d’être.

Karlson l’a judicieusement entouré d’excellents seconds rôles comme Gig Young ou Ed Asner et Charles Bronson, ainsi que la troublante Lola Albright.

Pour l’amateur, il est clair que l’unique raison de visionner ou de tenter de visionner « UN DIRECT AU CŒUR » tient dans le plaisir de voir se côtoyer les deux icônes des sixties que sont Elvis et Bronson. Malgré un rôle assez présent, ce dernier demeure effacé et n’a qu’une seule séquence centrée sur son personnage, lorsqu’il refuse de se laisser acheter par des gangsters et finit les mains broyées. Séquence probablement rajoutée pendant le tournage, pour justifier les bandages entourant les mains de Bronson (anecdote amusante que nous racontons par ailleurs).

Bronson tient le rôle de Lew Nyack, ex-champion de boxe reconverti en coach. Vieilli par des tempes grisonnantes, boitillant, Bronson est ce qu'il y a de meilleur dans le film. Enfin – disons de moins pire. Sous son masque impassible, perce parfois une vraie chaleur humaine et Presley lui-même semble parfois moins mauvais dans leurs scènes communes.

Regrettons au passage que Bronson n’ait jamais retrouvé Phil Karlson, car celui-ci signa dans les années 70 de bons thrillers comme « JUSTICE SAUVAGE », sur une thématique proche de celle qui fit de Bronson une star aux États-Unis.

KID GALAHAD (4)

L’amateur de kitsch se régalera donc de la vision de ce navet bariolé dont l’absurdité éclate pendant les loooongues séquences où Elvis chante sous le regard patient de ses partenaires. Ainsi la scène où il conduit sa vieille guimbarde (tournée en transparence affreuse) en chantant, pendant qu’à l’arrière Gig Young et Bronson font des mimiques et grimaces, atteint-elle des sommets d’absurdité. À voir, quand même.

 

À NOTER : les deux films portent le même titre en v.o. : « KID GALAHAD », du nom « de ring » du pugiliste.

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:18

CABOBLANCO (2)Sorte d’hommage à « CASABLANCA » (le titre, déjà !) et « LE PORT DE L’ANGOISSE » ou « KEY LARGO », voire à Humphrey Bogart de façon plus générale, « CABO BLANCO » réalisé par J. Lee-Thompson, fut tourné au Mexique censé représenter le Pérou de CABOBLANCOl’immédiat Après-guerre.

Nazis en cavale, trésor de guerre, femme fatale venue d’Europe, mystérieux patron de bar yankee exilé, tous les éléments sont présents pour un film nostalgique, même un peu (trop) passéiste. Thompson hélas,CABOBLANCO (1) n’est définitivement plus l'homme qui fit illusion avec « LES NERFS À VIF » quelques quinze ans plus tôt et sa réalisation est bâclée, réduite à d’incessants travellings-avant, qui font office de cache misère. Seule une belle photo et des paysages de rêve sauvent les meubles.

C'est Charles Bronson qui endosse la vieille défroque de ‘Bogie’, dans un rôle d’aventurier recherché pour meurtre aux U.S.A., et qui s’est réfugié à Lima où il tient un hôtel. L’acteur déambule avec décontraction dans ce film inconsistant, oubliant complètement son côté « tough guy » pour adopter un jeu nonchalant. Son couple avec Dominique Sanda ne génère aucune alchimie, les deux comédiens étant aussi froids l’un que l’autre. On pouvait attendre mieux de cette rencontre avec l’actrice du « CONFORMISTE ».

Bronson retrouve Jason Robards dix ans après « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Leurs scènes ensemble ne leur permettent hélas, pas de retrouver leur complémentarité du film de Sergio Leone. Robards visiblement venu là pour le chèque, s’ennuie ostensiblement CABOBLANCO (3)dans un rôle d’ex-nazi cynique et âpre au gain. C'est encore l’espagnol Fernando Rey qui s’en sort le mieux dans un personnage ambigu de flic corrompu et chaud-lapin, mais pas antipathique. Le pendant parfait de Claude Rains dans le chef-d’œuvre de Michael Curtiz. Curieusement, Aldo Sambrell figure au générique en tant que « policier », mais il est impossible à repérer dans le film. Coupé au montage ? C'est finalement un perroquet nommé « Lefty » qui pique la vedette à tout ce beau monde !

Embrouillé et dénué de toute substance, « CABO BLANCO », œuvrette en total décalage avec son époque, et plus encore avec la nôtre, a sombré corps et bien dans un oubli assez mérité.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:36

MESSAGER MORTJ. Lee-Thompson n’est pas Peter Weir et donc, par conséquent, « LE MESSAGER DE LA MORT » n’est pas « WITNESS ». CQFD ! Surfant sur le succès du film sorti trois ans plus tôt et situé dans l’univers des Amish, la Cannon s’immisce dans celui des Mormons duMESSAGER MORT (1) Colorado par le biais d’un suspense vaguement teinté de fantastique.

Un Charles Bronson de 66 ans tient paresseusement le rôle de Garr Smith, journaliste enquêtant sur le massacre d’une famille mormone. Il remonte jusqu'aux hautes sphères du pouvoir. Le scénario est embrouillé, d’une absolue platitude et le héros ne présente aucun relief. « Débronsonisé », emmitouflé dans de gros anoraks fourrés, l’acteur déambule, calepin à la main, assure quelques séquences d’action sans démériter, mais n’arrive pas à sauver MESSAGER MORT (2)le film de l’indifférence. Comble des combles, la seule et unique fois où il utilise une arme à feu, c'est pour tirer au fusil de chasse sur… un cercueil vide !

Le cast est plutôt intéressant, avec les vétérans John Ireland, Charles Dierkop et Jeff Corey en Mormons haut-en-couleurs et dans le rôle habituellement réservé à Jill Ireland, une autre « femme de », la charmante Trish Van Devere, Mme George C. Scott à la ville.

À noter tout de même que l’image est soignée comparativement aux autres polars Cannon du tandem Thompson-Bronson, les décors parfois luxueux. Autre bon point : les premières minutes du film (le carnage), étonnamment bien filmées et montées, probablement dues à un réalisateur de seconde équipe, au vu du reste du film.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:13

ASSASSINATION (2)Vétéran des plateaux des 007, Peter Hunt avait déjà dirigé Charles Bronson dans l’honorable « CHASSE À MORT ». « PROTECTION RAPPROCHÉE » est un polar de la Cannon mettant en scène la first lady et son garde du corps. Un thème qui sera à nouveauASSASSINATION (1) traité plus tard dans « UN ANGE-GARDIEN POUR TESS » avec Shirley MacLaine et Nicolas Cage.

Handicapé par un budget très ASSASSINATIONvisiblement insuffisant, un scénario bancal et sans surprise, par des comédiens bien trop âgés pour leurs rôles et un dialogue d’une lourdeur impensable, « PROTECTION RAPPROCHÉE » se traîne de poursuites interminables, en séquences humoristiques poussives.

Dans le rôle de Jay Killian, Bronson campe donc un vétéran de la sécurité de la Maison Blanche, un dur à cuire sans état d’âme qui finit par tomber amoureux de celle qu'il est chargé de protéger. Grisonnant et affable, Bronson s’efface galamment pour laisser la place à Jill Ireland qui fait ici un comeback après plusieurs années d’absence forcée. C'est bien sûr touchant en soi, mais cela n’arrange guère le film tant la comédienne anglaise semble déplacée dans ce ASSASSINATION (3)rôle. C'est néanmoins la dernière fois que le couple Bronson se retrouve face à face à l’écran, même si on préfèrera se souvenir de leur duo dans « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES ». Parmi les seconds rôles, des vétérans fatigués comme William Prince ou Michael Ansara.

Pas grand-chose à sauver donc, surtout pas les séquences d’action où on identifie parfaitement le visage des cascadeurs. Le fan peu regardant pourra éventuellement trouver les scènes entre Bronson et sa jeune co-équipière asiatique Jan Gan Boyd plutôt sympathiques. Et apprécier ce clin d’œil au western, lorsqu’à la fin Bronson se sort d’affaire en dégainant un petit ‘Derringer’ de secours.

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