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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 11:14

MAN CAMERA dickinson (1)« CLOSE-UP ON VIOLENCE », un des premiers épisodes diffusés de la série « MAN WITH A CAMERA » réalisé par le vétéran du western William Castle, vaut pour l’unique rencontre à l’écran de deux icônes du cinéma U.S. : Angie Dickinson et Charles Bronson. Ils figureront au même générique dans « CHASSE À MORT » bien des années plus tard, sans avoir de scène ensemble.

La jeune comédienne devait tourner « RIO BRAVO » la même année. Dans cet épisode, elle est la fille d’un ex-caïd évadé, qu'elle aide à se planquer dans un building désert. Le vieil homme compte sur quelques loubards pour lui faire quitter la ville, mais ceux-ci n’espèrent qu’une chose : récupérer le butin qu'il cache quelque part. Heureusement, Mike Kovac, parce qu'il a pris accidentellement une photo d’Angie, va retrouver celle-ci et l’aider à se sortir de ce cul-de-sac.

MAN CAMERA dickinson

L’épisode est simple, la chute amusante : Kovac convainc le gangster de jeter (littéralement) son argent par la fenêtre, pour échapper à ses poursuivants. On sent que les auteurs tentent de faire de Kovac autre chose qu’un simple flic sans badge. Pour retrouver la fille, il découpe diverses photos de ses archives et reconstitue son visage, comme un portrait-robot ! Un peu tiré par les cheveux, mais l’effort est méritoire. Si Bronson et Angie n’ont que peu d’interaction, il a des scènes sympathiques avec son vieux père, qui lui reproche de toujours faire des photos sous-ex.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 11:43

BRONSON HITCH (2)Charles Bronson n’a hélas, jamais tourné sous la direction d’Alfred Hitchcock. Il faut avouer qu'il n’avait pas tout à fait le profil des acteurs-fétiche du maître du suspense. Pourtant,BRONSON HITCH (1) leurs noms ont été associés et par trois fois, pendant les années 50 et 60. Grâce à la mythique collection produite et présentée par le réalisateur...

Robert Stevenson réalisateur anglais installé à Hollywood devait se rendre célèbre grâce à ses films avec la firme Disney. C'est lui qui signa par exemple l’increvable « MARY POPPINS ». Après avoir fait tourner Charles Bronson dans un épisode de « GUNSMOKE », il refait appel à lui pour deux épisodes de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », tournés en 1956.

Dans « AND SO DIED RIABOUCHINSKA » inspiré d’une nouvelle de Ray Bradbury, Bronson enquête dans un music hall, où un meurtre a été commis. Soupçonnant rapidement le ventriloque Claude Rains, Bronson comprend qu'il arrivera à obtenir des aveux en interrogeant… sa marionnette. Ce lieutenant Krovich est un des premiers flics incarnés par Bronson et c'est avec présence et autorité qu'il affronte d’égal à égal Rains, vétéran roué et volontiers cabotin. Impatient et brusque, Bronson cache des trésors de psychologie et de finesse sous des allures de brute en costume. Un joli face à face.

BRONSON HITCH (4)

« THERE WAS AN OLD WOMAN » est une comédie noire, dans l’esprit des films UK du style « TUEURS DE DAMES ». Cette fois Bronson joue Frank Bramwell, un escroc minable BRONSON HITCH (3)qui arpente le pays avec sa femme, l’excellente Norma Crane, à la recherche d’une victime à pigeonner. Il commet l’erreur de s’en prendre à une vieille dame mythomane et solitaire, chez qui il s’introduit, mais qu'il quittera les pieds devant. Un bon rôle de voyou sans scrupule, prêt à jouer du couteau, terrorisant sa pauvre femme et n’hésitant pas à menacer une pauvre petite vieille. Celle-ci est campée par la pittoresque Estelle Winwood (« LES PRODUCTEURS ») qui tient admirablement tête à Bronson, dans des confrontations d’anthologie.

Après six années d’interruption, Charles Bronson reparaît dans la série de maître Alfred pour l’épisode « THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE », réalisé cette fois parBRONSON HITCH l’ex-monteur d’Aldrich : Alan Crosland.

Bronson y incarne Ray Bardon, un tueur évadé, handicapé par une blessure, qui abat un pompiste avant de prendre une cliente de la station-service en otage. Celle-ci l’aidera, gagnera sa confiance, mais pour mieux le tuer elle-même. Pourquoi ? Le pompiste était son fiancé !

Si Bronson est excellent en desperado mal rasé, exténué et dénué de toute humanité, il trouve une partenaire à sa mesure, en la remarquable Lola Albright, tout en ambiguïté. Et la chute, brutale, inattendue, montre un Bronson impuissant, vulnérable, froidement abattu par une femme, dans son lit de motel. Pas une image qu’on voit tous les jours…

 

À NOTER : lors de leur diffusion en France les épisodes en question furent intitulés « AINSI MOURUT RIABOUCHINSKA », « LA VIEILLE » et « INSTINCT DE SURVIE ».

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 20:50

FUGITIF one got away« THE ONE THAT GOT AWAY » est un des derniers épisodes de la mythique série « LE FUGITIF » tourné en 1967 par Leo Penn, le père de Sean.FUGITIF one got away (1)

Charles Bronson est donc le seul acteur à avoir été dirigé par le père ET le fils. Car il est la ‘guest’ de ce suspense de 52 minutes, un huis clos dans un bateau de plaisance. Richard Kimble (David Janssen) n’a pas de bol. À l’instar de Chuck Connors qui passait son temps à croiser des gens qui avaient perdu un membre de leur famille à cause de lui dans « LE PROSCRIT », Kimble a le chic pour se fourrer dans les pires ennuis. Ainsi, quand il se fait passer pour un mousse, il tombe en pleine enquête du FBI ! La femme d’un escroc disparu (Anne Francis qui nous a quittés récemment) loue un yacht pour une croisière. Soupçonnant qu'elle va retrouver l’époux envolé, le « Bureau » envoie un de ses hommes (Bronson) qui se fait passer pour le capitaine. En chemin évidemment, il découvrira l’identité de Kimble. Pas de bol, vraiment !

FUGITIF one got away (2)

Bronson qui présente la même apparence capillaire que dans « 12 SALOPARDS », est plutôt inhabituel dans ce personnage de flic indélicat et lourdement dragueur. Brûlé lors d’un incendie à bord, il est soigné par Kimble mais tentera tout de même de l’arrêter. Malgré les cloques et les bandages, Bronson affiche les biceps des grands jours et traverse le film avec décontraction et arrogance. Ce n’est pas un rôle particulièrement attachant, même si un soupçon d’empathie passe de temps en temps dans son regard. Et c'est un plaisir de le voir échanger des répliques avec l’irremplaçable Janssen et Anne Francis, tout à fait ravissante en maillot de bain comme elle le fut en minijupe dans « PLANÈTE INTERDITE ». À noter aussi la présence de Rico Alaniz, qui fut un des peones dans « LES 7 MERCENAIRES ».

 

À NOTER : l’épisode qui s’intitule « CELUI QUI A PRIS LE LARGE » en v.o. a été retitré « CROISIÈRE MOUVEMENTÉE » lors de sa diffusion en France.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 19:18

BIG HOUSE (1)« BIG HOUSE, U.S.A. » est un film de série B tournant autour du kidnapping d’un petit garçon asthmatique qui meurt accidentellement. Le maître-chanteur a le temps de planquer la rançon avant d’être envoyé en prison. Là, ses compagnons de cellule le… kidnappent àBIG HOUSE (2) son tour, pour s’évader et retrouver l’argent.

Un sujet pas plus bête qu’un autre, avec quelques bonnes idées, mais dont le scénario est beaucoup trop linéaire pour passionner vraiment. Peut-être une construction en flash-back aurait-elle ajouté un peu de tension ? Tel quel, l’arrivée au BIG HOUSE2pénitencier de Ralph Meeker arrive très tard et l’enquête du FBI n’est guère palpitante. À l’époque, peut-être…

Outre une photo noir & blanc très « documentaire » et une violence assez âpre pour un film de 1955, le film vaut surtout pour la brochette de ‘trognes’ qui squattent le casting : outre Meeker jouant le « Iceman », un escroc froid et antipathique dans la lignée de son Mike Hammer dans « EN QUATRI­ÈME VITESSE » tourné la même année, on reconnaît Broderick Crawford en caïd de la prison aussi bien éduqué qu'il est pleutre. Lon Chaney, Jr. et William Talman jouent ses sbires moyennement intelligents. Et la surprise du chef, c'est Charles Bronson. En jeune taulard musculeux, il n’apparaît QUE torse-nu ! Le budget costumes a dû être extrêmement avantageux pour la production. Qu'il soit en cellule, aux machines ou sous l’eau, il expose ses biceps hypertrophiés avec un plaisir mal dissimulé. À peine si on le BIG HOUSEreconnaît quand il enfile une veste pour la promenade dans la cour du pénitencier. D'ailleurs, le premier plan où il apparaît le montre en train de lire une revue intitulée… « MUSCLES » !

C'est un petit rôle sans intérêt qui disparaît de façon assez horrible : alors qu'il vient de sauver Crawford de la noyade, celui-ci ordonne qu'il soit tué à coups de marteau pendant son sommeil et brûlé au chalumeau pour le rendre méconnaissable.

« BIG HOUSE, U.S.A. » est trop simpliste et peu élaboré pour devenir un classique du ‘film noir’ et certains raccourcis de scénario concernant l’enquête policière sont extrêmement grossiers. Mais cela se laisse regarder, beaucoup par nostalgie, un peu pour les acteurs et aussi parce que le gosse kidnappé – insupportable petit cabotin hollywoodien – est rapidement éliminé et sans prendre de gants. Les auteurs devaient être de l’avis de W.C. Fields concernant les enfants à l’écran !

BIG HOUSE (3)

 

À NOTER : le film est inédit en France, mais il sortit en Belgique sous le titre « LE PACTE DES TUEURS ». Il vient d’être édité aux États-Unis dans la collection « MGM LIMITED EDITION », en DVD-R.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:32

LAST ROUND (1)La série « ONE STEP BEYOND » fut une concurrente un peu ‘cheap’ et moins prestigieuse à « TWILIGHT ZONE ». Ses auteurs et ‘guest stars’ furent moins célèbres et elle n’a pas connu la même pérennité.

« THE LAST ROUND » est un plutôt bon épisode, dont l’invité est Charles Bronson. Tourné dans deux décors : un vestiaire et une salle de boxe, ce film de 26 minutes confronte un boxeur U.S. exilé à Londres pendant la WW2 et le fantôme d’un champion mort sur le ring : seul souci, quiconque voit le spectre meurt aussitôt après en combattant ! Bronson aperçoit ‘Paddy’ juste avant un match, mais apprend qu'il s’agit d’une supercherie destinée à le démoraliser. Par contre, une fois sur le ring, il le voit à nouveau. Et cette fois, c'est le vrai ! La preuve : une bombe allemande vient faire exploser la salle quelques secondes après.

Cette petite histoire à chute sans surprise, vaut pour l’interprétation de Bronson dans le rôle de ‘Yank’ Dawson. Ex-marin, il devrait cesser de boxer à cause d’une vilaine blessure à la tête et aussi de son âge avancé. Mais Yank rêve de gagner assez d’argent pour ouvrir un pub et il ne connaît que ce moyen. L’essentiel du rôle de Bronson est un dialogue avec son manager qui lui conseille de raccrocher les gants avant qu'il ne soit trop tard. À 39 ans, c'est le premier rôle de Bronson faisant allusion à son âge. En pleine forme physique, l’acteur assure la séquence de combat en vrai « pro » et se montre même assez touchant.

« THE LAST ROUND » est trouvable en zone 1 dans diverses éditions et compilations, mais hélas dans des transferts affreux.

LAST ROUND

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 11:05

SADIE THOMPSON (2)« LA BELLE DU PACIFIQUE » est une adaptation de Somerset Maugham dont l’œuvre « RAIN » avait déjà donné lieu au film muet « SADIE THOMPSON », réalisé par Raoul Walsh en 1928. Prévu comme un « véhicule » pour Jane Russell, cette version futSADIE THOMPSON finalement interprétée par Rita Hayworth et réalisée par l’Allemand Curtis Bernhardt. Le 3-D étant en pleine vogue depuis un an, le film fut tourné en relief et en grande partie en extérieurs à Hawaii.

C'est un mélodrame extrêmement daté qui confronte une chanteuse délurée en escale sur une petite île du Pacifique à un homme d’église rigide, dont l’intolérance dissimule en fait une attirance morbide pour la jeune femme qu'il finira par violer. C'est José Ferrer qui interprète l’hypocrite que son péché poussera au suicide.

« LA BELLE DU PACIFIQUE » est bruyant, surjoué, le scénario tente artificiellement de donner des airs de comédie à un sujet qui ne prête pas à rire. Et au bout du compte, la seule raison valable d’y jeter un coup d’œil sera le numéro extraverti de « Gilda », d’une rare sensualité et ses passages chantés d’une belle énergie.

Parmi les seconds rôles, un jeune Charles Bronson joue un ‘marines’ en garnison sur cette île paradisiaque, où il passe ses journées à glander avec son sergent (Aldo Ray) et deux copains. Une casquette vissée sur le crâne, l’air joyeusement égrillard, Bronson visiblement pas dirigé en fait des tonnes, grimace, parle fort et gesticule, sans parvenir à vraiment exister. Il ne bénéficie d’aucun gros plan, d’aucune séquence marquante et disparaît au milieu du film sans crier gare.

À voir donc éventuellement pour la beauté des paysages, un TechniColor rutilant et surtout pour Rita Hayworth qui parvient à laisser filtrer des nuances de pathétique et de détresse dans un personnage que les auteurs ont choisi de ne traiter qu’en surface.

SADIE THOMPSON (1)

 

À NOTER : édité en France il y a quelques années, le film est récemment ressorti en zone 1 dans un coffret consacré à Rita comprenant « LA REINE DE BROADWAY », « TONIGHT AND EVERY NIGHT », « GILDA » (évidemment !) et « SALOMÉ ».

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:32

HOUSE WAX (1)« L'HOMME AU MASQUE DE CIRE » est un remake du « MYSTÈRE DU MUSÉE DE CIRE » de Michael Curtiz et engendra lui-même plusieurs resucées au fil des décennies.

Conçu pour le 3-D alors balbutiant, c'est un très agréable film d’horreur à l’ancienne, coloré et bien rythmé, qu’on revoit aujourd'hui comme on feuillète de vieux albums de BD cornés. Malgré ses personnages simplistes et ses effets « relief » un peu ridicules (surtout à plat !), « L'HOMME AU MASQUE DE CIRE » contient quelques moments réellement horrifiques comme la révélation du visage hideux de Vincent Price, réduit par le feu à l’état de masse blanchâtre et gélatineuse. Toute la fin au musée, où l’héroïne est attachée nue tandis que la cire brûlante s'apprête à la transformer en statue, est un petit bijou de kitsch et d’efficacité.

HOUSE WAX (2)

Signé André de Toth (un borgne qui ne put donc jamais voir le résultat de son travail en relief !), le film marque les débuts de Price dans un genre qu'il hanta pendant des années, alors que rien ne l'y prédestinait. De l’esthète maniéré du début, il se mue en vengeur haineux, sorte de mélange de Jack l’Éventreur et du futur « DARKMAN » de Sam Raimi. Et de sculpteur, il devient tout naturellement récupérateur de cadavres, utilisant ses victimes comme œuvres d’art.

À ses côtés, la ravissante Phyllis Kirk en ‘scream queen’ et sosie de Marie-Antoinette, le futur incorruptible Paul Picerni et le quasi-débutant Charles Bronson (alors Buchinsky), inoubliable dans un petit rôle de sculpteur sourd-muet au physique de gorille qui s’exprime par grognements. Les manches retroussées sur des biceps sous-tension, les traits enlaidis par un maquillage charbonneux, Bronson apparaît dans plusieurs séquences restées dans les annales, comme celle où sa tête est mêlée à des figures de cire, sans que rien ne les distingue. À part ces yeux qui bougent !

HOUSE WAX

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:36

HAVE GUN Ben Jalisco (1)« BEN JALISCO » est le second épisode de « HAVE GUN – WILL TRAVEL » que Charles Bronson tourna pendant la 5ème saison de la série. Dans le rôle-titre, il incarne un ex-chasseur de primes évadé du bagne, qui revient chez lui pour tuer sa femme qui le dénonça six ans plus tôt à Paladin (Richard Boone).

« Lucy my wife, Lucy my life, I love you », murmure-il à Coleen Gray qu'il tient sous les canons de son fusil. Les mots d’amour qu'il lui déclamait jadis : « De la pure poésie de l'Ouest », comme il le définit lui-même ! Curieux personnage que ce Jalisco, tueur professionnel sans aucun état d’âme, plus chasseur qu’assassin, il ne fait aucune différence entre un être humain et un daim. Il ne voit que le plaisir de la chasse. Bronson l’incarne tout en douceur, la voix feutrée, économe de ses mouvements, d’autant qu'il est blessé à la jambe et perd son sang pendant les 26 minutes que dure l’épisode.

HAVE GUN Ben Jalisco

Étrange aussi, la relation quasi-SM qu'il entretient avec sa femme qui a sagement attendu qu'il revienne, tout en sachant qu'il allait la tuer. Mais que faire ? Elle l’aime toujours. « Il va nous tuer, nous attacher ensemble et nous enterrer », explique-t-elle à Paladin. « Il est fait comme ça, mon Ben ».

Bien sûr, Jalisco (prononcer à la Mexicaine) finira par mordre la poussière, déjà rongé par un début de gangrène. La morale de cette drôle de fable ? Aucune. Mais un excellent face à face entre deux grands acteurs du western.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 10:45

PROOF LOVE« A PROOF OF LOVE » est un épisode de la 5ème saison de la série « HAVE GUN – WILL TRAVEL », réalisé en 1961 par Richard Boone lui-même.

Contacté par un fermier qui désire apprendre à tirer, Paladin rencontre Henry Grey (Charles Bronson) qui vit avec sa sévère maman. Henry avait « commandé » une fiancée par correspondance (Chana Eden), mais à peine arrivée de sa Grèce natale, celle-ci l’a quitté pour partir avec un voisin (George Kennedy) beaucoup plus amusant. Paladin va devoir faire comprendre à Henry qu'il ne s’agit pas d’apprendre à se servir d’une arme, mais plutôt de se défaire de l’influence de son envahissante mère et de conquérir sa fiancée en s’obligeant à danser devant tout le monde, quitte à être ridicule.

Un scénario sympathique mais banal, qui prend tout son sel par le casting de Bronson dans le rôle principal. À sa première apparition, il casse du bois à la hache, dans un clin d’œil aux « 7 MERCENAIRES » sorti un an plus tôt. Ce n’est que pour s’amuser ensuite à démolir son image de ‘tough guy’ : endossant des chapeaux et tenues ridicules, s’étouffant avec une gorgée de whisky, faisant tomber son colt quand il dégaine, Bronson assume héroïquement le plus absolu contremploi de sa carrière. Il faut l’avoir vu le visage perlé de sueur, danser avec Chana Eden, avec ses chaussures à guêtres et la grâce d’un orang-outang alcoolisé. Inimaginable !

PROOF LOVE (1)

Richard Boone était connu pour aimer les acteurs, il donnait même des cours de comédie et s’était formé une sorte de « troupe » de série en série. Son travail avec Bronson pendant les cinq épisodes de « HAVE GUN – WILL TRAVEL » prouve qu'il était capable de demander beaucoup à ses amis. « A PROOF OF LOVE » est un pur régal !

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:44

TONNERRE APACHE (1)Écrit par J.W. Bellah, le scénariste des films de garnison de John Ford, réalisé par un honnête faiseur et interprété par des comédiens de séries TV et de jeunes premiers à la TONNERRE APACHEmode, « TONNERRE APACHE » est un film d’une banalité absolue. Il n’est resté dans les annales du genre que par son insistance à décrire la réalité quotidienne des guerres indiennes : le film s’ouvre sur un massacre atroce sous les yeux d’une fillette choquée à vie, les cadavres se décomposent au soleil dans une puanteur insupportable obligeant les « troopers » à porter un foulard sur le visage, les soldats dépensent leur paie en whisky qu'ils boivent jusqu'à l’hébétude, etc. C'est la vraieTONNERRE APACHE (2) différence avec les films de Ford qui avait tendance à gommer les détails déplaisants pour glorifier l'homme de l'Ouest et son épopée, à créer une geste héroïque du Far-West.

Sorti de cela, le CinémaScope de « TONNERRE APACHE » n’est pas très bien utilisé, le scénario se perd en à-côtés à peine dignes d’un mauvais ‘soap opera’ et les séquences d’action n’ont rien de très spectaculaire. TONNERRE APACHE suiteÀ peine retiendra-t-on quelques plans généraux au milieu d’immenses cactus. Oui, c'est peu…

Le buriné Richard Boone tient un rôle qui aurait parfaitement pu être joué par John Wayne. Grand second rôle, Boone n’a pas vraiment l’aura d’une tête d’affiche et traverse le film en bougonnant. Il n’est guère aidé il est vrai, par George Hamilton, acteur transparent et gauche. C'est parmi les seconds rôles qu'il faut chercher quelques petits plaisirs fugaces : la poupine Luana Patten, Richard Chamberlain débutant en lieutenant propre sur lui, Slim Pickens en trouffion et surtout Charles Bronson amusant en soldat chaud-lapin et insolent, qui assure la meilleure séquence du film : la bagarre avec Hamilton (enfin… sa doublure !) dans l’étable. C'est un personnage périphérique, mais avec sa façon de mâcher sa chique, de cracher à tout bout de champ et son étrange petit ricanement aigu, Bronson compose une silhouette inhabituelle, la seule un tant soit peu fantaisiste du film.

TONNERRE APACHE (3) 

À NOTER : le film vient d’être édité aux U.S.A. dans la collection « Warner Archives », dénué comme d'habitude du moindre sous-titre.

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