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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 17:43

« THE BULLET AND THE CROSS » est un épisode de la série western « SUGARFOOT », réalisé en 1958 par Lee Sholem. Inédite en France, cette série mettait en vedette Will Hutchins, jouant un sympathique et naïf homme de l'Ouest, sur un ton de semi-comédie.

Cet épisode n’a pourtant rien de comique : Charles Bronson y joue Cliff Raven, un instituteur d’origines indiennes (un des nombreux ‘natives’ que l’acteur  joua à l’écran), accusé à tort d’avoir étranglé sa fiancée. Peu confiant dans la justice de l'homme blanc, Bronson prend la fuite et se réfugie dans une mine. Hutchins l’y rejoint, semant les lyncheurs à sa poursuite. En tirant sur l’intrus, Bronson provoque un éboulement et les deux hommes sont coincés sous terre. Le héros devra convaincre l’Indien qu'il est de son côté, afin qu'ils unissent leurs forces. Une fois dehors, Bronson est abattu par le shérif-adjoint. Mais le crucifix qu'il porte au cou détourne la balle et lui sauve la vie. Innocenté, ‘Cliff Raven’ quittera les lieux en homme libre.

SUGARFOOT bronson

Un épisode en quasi-huis clos dans la pénombre, porté par l’agressivité et la colère rentrée de Bronson. À noter qu'il connaîtra un sort similaire quelques années plus tard dans un épisode de « LA GRANDE VALLÉE ».

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 18:01

MAN CAMERA crane« ANOTHER BARRIER » est un des bons épisodes de la série « MAN WITH A CAMERA », réalisé par Gerald Mayer. Trois ans avant le film « X-15 » où il jouera un pilote sous la direction de Richard Donner, Charles Bronson se retrouve ici à faire un reportage sur une base spatiale et particulièrement sur un pilote d’essai de l’avion X-2. Celui-ci va bientôt accomplir un vol risqué et sa fiancée (Norma Crane) est folle d’inquiétude, car depuis la mort de quelques proches, elle est persuadée de porter malheur à ceux qu'elle aime. Quand l’officier est porté disparu, la jeune femme décide de se défénestrer.

Bronson va tout faire pour l’empêcher de sauter. Jusqu'à lui faire croire que le téléphone qui sonne dans sa chambre est peut-être un appel de son fiancé. Bronson et l’excellente Norma Crane avaient déjà joué ensemble dans un épisode de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », trois ans plus tôt et leur duo fonctionne très bien. Le rôle de cette femme névrosée, perturbée, pour tout dire assez pénible est relativement complexe pour un téléfilm de 26 minutes et Bronson s’efface pour laisser la vedette à sa partenaire qui en tire le maximum.

À noter que Bronson semble parfaitement à l’aise dans sa tenue d’aviateur et à bord de l’avion-porteur, situation qui devait lui rappeler qu'il officia à bord d’un B-29 pendant la WW2.

MAN CAMERA crane (1)

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 07:00

Écrit et réalisé par Frank Gilroy, auteur de théâtre qui avait signé l’intéressant « LA PREMIÈRE BALLE TUE » et aimait à se jouer des archétypes, « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES » a toutes les apparences d’un western, mais se révèle être une charge virulente contre les médias et leur fonctionnement, sur le pouvoir d’hypnotisme qu'ils peuvent exercer sur les foules et même sur ceux qui en tirent les ficelles. En cela, c'est un film plutôt prémonitoire !

L’histoire d’amour entre un hors-la-loi trouillard et une jeune veuve crédule, devient par un miracle journalistique, un phénomène international : chansons, romans, pièces théâtrales, visites guidées, tout un mershandising s’organise autour de cette rencontre finalement banale et anodine, qui ne dura que trois heures. Enivrée par son succès, la veuve va finir par croire elle-même à tous les embellissements qui se sont accumulés sur sa brève liaison et quand son amant se présente devant elle après un an de prison… Elle ne le reconnaît pas !

« C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES » est un film malin, cynique, méchant même, qui flirte avec la pure comédie, démonte les clichés du western (« Tout est tranquille, ici… Trop tranquille »), et n’hésite pas à ridiculiser sa vedette masculine.

Charles Bronson est totalement inattendu, en voyou menteur et couard, jouisseur et sans le moindre sens de l’honneur, qui se fait passer pour une sorte de Rhett Butler aux yeux de la femme qu'il veut séduire. Ce petit jeu se retournera contre lui et les seuls qui finiront pas croire qu'il est réellement le légendaire Graham Dorsey, seront les occupants d’un asile d’aliénés. Jill Ireland, comédienne généralement difficile à supporter, trouve ici le rôle de sa vie, à la fois touchante et ridicule. Elle chante également la chanson du générique.

En d’autres mains plus expertes, il est certain que « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES » aurait pu devenir un petit classique, ou tout du moins un film-culte, mais c'est platement réalisé, un peu fauché. Le film fut un gros échec commercial, beaucoup trop déroutant pour le public habituel de Bronson. Pourtant celui-ci est vraiment étonnant, enfilant tous les déguisements possibles, portant binocles et fausses barbes. Un festival…

Et un film probablement très en avance sur son temps.

NOON TILL 3suite

(article initialement publié en juillet 2009, que nous remettons en actualité en raison de la sortie récente du film en DVD zone 2, après des années d'invisibilité)

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 05:44

« THE CASE OF THE DESPERATE MEN » est le dernier des trois épisodes de la série « TREASURY MEN IN ACTION » auxquels ait participé Charles Bronson en tant que ‘guest’.

L’épisode lui offre un rôle comme il en jouait tant dans les années 50 : un bootlegger quiDESPERATE MEN s’évade de prison en compagnie d’un complice. Au lieu de prendre le large, ‘Ollie Blake’ ne rêve que d’une chose : trucider sa fiancée qui l’aurait dénoncé cinq ans plus tôt. Pour cela, il se dirige vers Saint-Louis, la haine au cœur. Ce personnage n’a rien de passionnant. C'est un psychopathe obsessionnel (la preuve, il répète au moins dix fois « Cinq ans ! J'ai attendu cinq ans ! », pendant les 26 minutes de projection), dont le seul intérêt réside dans le tandem qu'il forme avec son acolyte, un simple d’esprit squelettique, campé avec verve par le futur producteur Aaron Spelling.

Bronson a heureusement un ou deux bons moments de « pétage de plombs », quand il menace une ancienne cliente de son arme, tremblant littéralement de fureur homicide. Ses retrouvailles avec son ex sont également assez anxiogènes.

Un épisode et un rôle routiniers pour l’ami Charley… Mais il faisait ça très bien ! 

DESPERATE MEN (1)

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 14:06

« THE GUEST » est un épisode de la série « THE VISITOR » (également connue sous le titre « THE DOCTOR »), réalisé par Robert Aldrich, alors débutant dans la mise en scène. C'est aussi sa rencontre avec le jeune Charles Bronson, alors ‘Buchinski’, auquel il offrait son toutGUEST (1) premier rôle central, face à la comédienne Beulah Bondi.

Dans ce petit suspense psychologique de 26 minutes, Bronson joue un braqueur de bijouterie en cavale qui pénètre dans un pavillon habité par une vieille dame cardiaque et sa fille, pour les prendre en otages. La jeune femme a la présence d’esprit de présenter l’intrus à sa mère comme étant un copain de régiment de son fils, récemment tué en Corée. ‘Joe Langan’ joue le jeu et la vieille dame l’adopte aussitôt. Grâce à l’affection de la brave femme, Bronson finira par accepter de se rendre sans violence. Comme quoi, même Bronson est sensible aux petites attentions d’une gentille maman !

Le cheveu en brosse, le visage creusé, Bronson en fait beaucoup dans ce rôle de gouape arrogante et inculte. Il appuie son accent new-yorkais, roule des yeux et du biceps, mais malgré ses maladresses de jeune comédien, il se dégage de lui quelque chose de singulier, comme un vestige d’enfance derrière le masque du tueur. Ses scènes avec Bondi sont très efficaces et Aldrich sait mettre ses acteurs en valeur et arrive même à placer quelques contre-plongées qui seront plus tard sa marque de fabrique. Un document…

GUEST

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:27

« TREASURY MEN IN ACTION » n’est pas une série dont les héros sont des inspecteurs des impôts, comme pourrait le laisser penser le titre. Il s’agit plutôt des services secrets U.S. ce qui est tout de même plus glamour.

Dans l’épisode « THE CASE OF THE DEADLY DILEMMA » tourné en 1955, Charles Bronson tient son tout premier rôle de flic : un « infiltré » qui s’est immiscé dans un gang et tente d’en savoir plus sur les agissements du caïd. Mais celui-ci, pas tombé de la dernière pluie, veut mettre le jeune ‘Frankie Ames’ à l’épreuve et lui propose un contrat : il doit abattre un homme pour être admis dans la bande. La cible est un vieux type malade que sa femme veut éliminer pour toucher l’assurance-vie.

DILEMMA bronson

Pressé de toutes parts, Bronson va devoir reculer le moment de passer à l’action, pour laisser le temps à ses collègues de coincer le gang. Mais le caïd a deviné son double-jeu. À la fin, Bronson enfin libéré de sa fausse identité pourra arrêter le malfrat en disant : « Tu avais raison, je suis un flic. Et je vais enfin pouvoir agir comme tel : tu es en état d’arrestation ! ».

Ce petit film en noir & blanc change agréablement des rôles de méchants habituellement proposés au jeune Bronson à la TV.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 12:11

Certains génériques promettent plus qu'ils ne tiennent à l’arrivée. Ainsi, quand on lit celui de « ZIGZAG », épisode de la 2ème saison de « RIVERBOAT », se prend-on à imaginer l’alléchante réunion de trois icônes des sixties et seventies, à savoir l’ex-playmate Stella Stevens qui faisait craquer Jerry dans « DR. JERRY ET MISTER LOVE », le jeune Burt Reynolds héros récurrent de la série et rien moins que Charles Bronson.

RIVERBOAT bronson

Et quand enfin on met la main sur l’objet, le soufflé retombe cruellement : Reynolds s’est vu congédier de « RIVERBOAT » à la fin de la première saison. Pas trace de lui ici, donc ! Quant à Bronson, il apparaît relativement peu, dans un rôle de forçat évadé et mal embouché. Avec trois acolytes, il se réfugie dans une bicoque du bayou où vivent un vieux braconnier et sa fille fort gironde. Bronson veut faire avouer à un de ses codétenus moribond, où il a planqué son butin. Mais celui-ci demande d’abord à voir son fils, médecin dans la ville voisine. Bronson envoie donc ses sbires enlever le ‘doc’. Mais ils se trompent et kidnappent Noah Beery, Jr. un des héros de la série.

Tout ceci est laborieux et sans intérêt, pas même géographique, puisque les marais de Floride sont reconstitués en studio ! Mal rasé et grognon, Bronson paraît s’ennuyer ferme et prend des poses avec son fusil. Ce ‘Crowley’ est un rôle de pure routine. On ne retiendra que la scène où Bronson s'apprête à faire griller la plante des pieds de Beery pour le faire parler : un type charmant. Seule Stella vaut le coup d’œil en innocente aguicheuse.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 14:11

LARAMIE bronson hunted« RUN OF THE HUNTED » est le second épisode de « LARAMIE » auquel participa Charles Bronson et c'est de loin, le plus intéressant des deux.

L’acteur incarne un métis nommé ‘Cory Lake’ qui à la mort de sa mère cheyenne, hérite des terres de sa famille et décide de les concéder à sa tribu d’origine. Son oncle R.G. Armstrong et ses cousins (blancs) sont évidemment furieux et le font interner de force dans un horrible asile de fous. Tellement horrible que l’infirmier n’est autre que Richard ‘Jaws’ Kiel ! C'est dire…

Mais Bronson s’évade et le voilà traqué par le shérif, sa délicieuse famille et – heureusement pour lui – John Smith, héros de la série, qui est un vieil ami à lui.

Préfigurant « LES COLLINES DE LA TERREUR » où il jouait également un métis traqué par une ‘posse’, Bronson est excellent dans ce téléfilm fort bien réalisé par James Yarbrough. Le teint hâlé, le cheveu long, l’air farouche, il accomplit un véritable travail de comédien, par sa façon de marcher, de s’asseoir et se montre comme toujours, parfaitement crédible en ‘Native’.

LARAMIE bronson hunted (1)

Alors que dans la plupart des ‘guests’ qu'il tourna pour la TV, Bronson jouait des méchants tout d’un bloc, sans grand intérêt, « RUN OF THE HUNTED » lui offre un bon personnage, parfaitement raccord avec le genre de rôles qui feront quelques années plus tard le succès de l’acteur. Un ‘must’ pour le Bronsonophile.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 17:45

LARAMIE bronson (1)« STREET OF HATE » est un épisode de la 1ère saison de « LARAMIE » dont la ‘guest’ principale fut Charles Bronson. Après avoir tué son meilleur ami dans une bagarre, celui-ci passe cinq ans au pénitencier et revient en ville. Haï de tous, rejeté par son père adoptif (mais vrai père de la victime... Vous suivez ?), Bronson est recueilli par les héros de la série et se fabrique une cabane, torse-nu. Mais il est harcelé par le contremaître du vieil homme qui le provoque pour l’obliger à sortir son arme et briser ainsi sa liberté conditionnelle. Heureusement, la femme qu'il aime attend toujours Bronson et le père de celle-ci, le ‘doc’ ivrogne du village pourra témoigner de son innocence, avec cinq ans de retard. Mieux vaut tard...

LARAMIE bronson

L’épisode n’a rien d’exceptionnel, mais offre à Bronson un personnage de paria solitaire comme il en a beaucoup joué à la TV. Il exécute lui-même quelques bagarres bien réglées, expose ses célèbres muscles et affronte le ‘bad guy’ dans le duel le plus foireux de sa carrière : désarmé d’un coup de revolver, il est ensuite blessé au bras et ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de John Smith. On rêve ! À noter qu'il a une scène de saloon, où il est bousculé par le méchant, qu'il rejouera beaucoup par la suite que ce soit dans « BONANZA », « LE VIRGINIEN » ou « LES COLLINES DE LA TERREUR ». Morale : il devrait éviter les saloons, Charley…

Parmi les seconds rôles, on aperçoit – c'est vraiment le mot – Richard Farnsworth, futur héros de « UNE HISTOIRE VRAIE » de David Lynch, en homme de main imbécile.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:21

« PURSUIT » est un épisode de la série « U.S. MARSHAL » qui est elle-même une refonte de la série « THE SHERIFF OF COCHISE » située à l’époque du Far-West. Resituée dans les sixties, « U.S. MARSHAL » gardait les mêmes héros, à savoir l'homme de loi James Bromfield et ses adjoints.

« PURSUIT » accueille comme ‘guest star’ Charles Bronson, dans un rôle de méchant irrécupérable. Soldat de carrière fauteur de troubles, il casse des cailloux dans sa caserne. En voyant arriver un jeune officier (Robert Fuller, qui remplacera Steve McQueen dans « LE RETOUR DES 7 ») et sa fiancée, Ravenal tue le gardien à coups de pioche et prend les tourtereaux en otages.

US MARSHALL bronson

Il finira par se débarrasser du jeune homme en gardant un œil concupiscent sur la blonde, qui lui sert de chauffeur. Mais tout est mal qui finira bien. Sauf pour Ravenal/Bronson, bien sûr !

Pour celui-ci, c'est un rôle qu'il peut jouer dans son sommeil : une brute sans cœur, un tueur sans Dieu ni maître. Rien d’exceptionnel, mais une belle présence. Il faut l’avoir vu braquer ses deux flingues, l’air revêche ou apporter subitement une touche de réalisme lors de sa mort. Criblé de balles, il se tord de douleur, se recroqueville sur lui-même, comme une bête à l’agonie. Inattendu !

L’épisode est efficacement réalisé par l’acteur Paul Guilfoyle, dont Bronson convoitait la fille dans « BRONCO APACHE », cinq ans plus tôt.

 

À NOTER : l’épisode est facile à trouver. Il a été plusieurs fois édité en DVD dans diverses compilations de téléfilms de Charles Bronson. Il est connu sous deux titres dont « HONEYMOON ». IMDB répertorie ces deux titres comme s’il s’agissait d’épisodes distincts.

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