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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 13:54

DW1« UN JUSTICIER DANS LA VILLE » (le titre anglais « DÉSIR DE MORT » était quasi-intraduisible) devait être celui de la consécration de Charles Bronson aux U.S.A., mais allait également marquer les limites de son vedettariat. Inspiré d’un roman de Brian Garfield, le DW1 (1)film fut d’abord soumis à Henry Fonda et Burt Lancaster, comédiens sexagénaires et « intellectuels », qui auraient par leur imageDW1 (2) libérale, apporté l’ambiguïté nécessaire au sujet, présente dans le roman.

Mais le personnage de ‘Paul Kersey’ fut étonnamment proposé à Bronson. Pourtant ce sujet sur l’autodéfense et la justice individuelle, nécessitait un acteur « neutre » permettant l’identification instantanée, voire l’empathie du public. Bronson lui-même pensa que quelqu'un comme Dustin Hoffman serait plus approprié. De comptable dans le roman, Paul Kersey devint architecte, DW1 (3)l’apparence physique de l’acteur fut légèrement altérée en affinant sa moustache et en l’habillant de costumes élégants. Ce casting, malgré le succès que rencontra leDW1 (5) film, fausse irrémédiablement le message véhiculé par l’auteur.

Desservi par deux décennies de films d’action, de rôles de tueurs ou de pistoléros, Bronson a bien du mal à convaincre qu'il est objecteur de conscience, pacifiste et qu'il vomit tripes et boyaux après avoir abattu son premier voyou. Le comédien se donne du mal et se montre même très convaincant dans plusieurs séquences, mais son image est tellement forte, si profondément ancrée dans l’inconscient collectif et depuis si longtemps, que « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » se réduit au bout du compte et malgré tout, à une histoire de vengeance westernienne et Kersey, de citoyen lambda « pétant un câble », s’avère plutôt être un vengeur implacable, version urbaine de l'homme à l’harmonica. Les allusions au Far West sont de plus trop nombreuses, du voyage en Arizona au face à face final avec le commissaire, pour qu’on puisse en faire abstraction.

DW1 (4)

Pourtant, pour la première fois, Bronson joue un homme de son âge, il a une femme de 50 ans, une grande fille, un job « normal » et des collègues. Il est intégré à une réalité sociale, généralement absente de ses films. Mais Michael Winner n’était probablement pas l'homme de la situation non plus et sa réalisation trop voyante, la direction d’acteurs approximative caricaturant grossièrement des personnages comme le flic ou même les loubards, neDW1 (6) servent pas le propos.

Malgré ses défauts, « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » parvient – presque à l’insu de son plein-gré – à capturer l’air du temps des seventies, l’atmosphère d’un New York glacial et pourrissant, l’état d’esprit d’une Amérique encore traumatisée par le Vietnam et à la recherche de ses racines héroïques. Même si elles sont, pour la plupart complètement fictives. En fait, à bien y réfléchir, pour traiter à fond le sujet tel que l’imaginaient Winner et ses producteurs, c'est... John Wayne qui aurait dû incarner le ‘vigilante’ ! Cela demeure encore aujourd'hui, un polar tout à fait plaisant et efficace, très putassier, mais étrangement irrésistible.

À noter, parmi les petits rôles, la présence de Jeff Goldblum et Denzel Washington en loubards et Olympia Dukakis en fliquette.

À sa sortie aux États-Unis, « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » connut un énorme retentissement, fit la une des médias et souleva une polémique qui lui assura une publicité gratuite.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 18:48

DW5 (3)« Je n’ai pas peur des armes. Elles ont leur utilité. Ce qui me fait peur, ce sont les crétins avec des armes ! ». C'est la GRANDE phrase de ce n°5 de la saga de Paul Kersey, d'ailleurs DW5 (1)répétée deux fois au cours du film !

Le plus navrant dans « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT », ce n’est pas tant que ce soit un navet infâme, on en a vu d’autres, mais surtout qu'il s’inscrive pour la postérité comme le dernier long-métrage tourné par Charles Bronson, qui a tenu, semble-t-il, àDW5 donner raison à ses détracteurs et ses railleurs.

Tourné au Canada pour quelques dollars, ressemblant esthétiquement (si l’on peut dire…) à un épisode de « DERRICK », ce n°5 ne fait pas réellement partie de la ‘franchise’ déjà pas reluisante de Paul Kersey. D'ailleurs, au départ, le scénario donnait à Bronson le rôle d’un avocat. Ce n’est qu’en dernière minute que le film fut intégré à la « geste » du ‘vigilante’ et que le personnage fut rebaptisé Kersey.

On atteint ici les tréfonds les plus abyssaux. Kersey n’affronte plus les loubards ou les mafieux, mais… des racketteurs du monde de la haute-couture ! Non, ce n’est pas une blague… Menés par le grimaçant Michael Parks, qui bénéficie du plus long temps à l’image, DW5 (2)les vilains défigurent puis tuent la nouvelle fiancée de Kersey, provoquant son ire et sa vengeance. À 72 ans, ‘Charley’ ne tient plus la grande forme. Il se traîne visiblement, s’économise beaucoup et n’apparaît que sporadiquement, braquant son cher vieux flingue dans sa grosse pogne et massacrant les ‘bad guys’ de diverses façons plus grotesques les unes que les autres (une bombe dans un ballon de foot, une plastification-express, etc.). Pour le fan, c'est très pénible à regarder, donc on n’imagine même pas ce que peuvent en penser les non-fans ! Le visage sphérique, une petite moustache riquiqui au-dessus de la lèvre, Bronson accomplit des gestes qu'il a déjà faits cent fois et traverse le film en voisin, pressé de retourner chez lui. On compatit.

Dans un cast abominable, on reconnaît Robert Joy en ‘hitman’ travesti, la toujours belle Lesley-Anne Down qui connaît le sort de toutes les copines de Kersey (elle aurait dû prendre ses renseignements !) et Miguel Sandoval en ripou. Ce dernier a d'ailleurs la seule scène potable du film. Alors qu'il s'apprête à tirer sur Kersey dans le dos, il murmure : « Je n’aurais jamais cru que ce serait aussi facile ». Bronson le flingue froidement et rétorque : « Moi non plus ». Pas du Shakespeare, d'accord, mais sur le moment, cela fait sourire.

On n’attendait certes pas de Bronson une sortie en fanfare à la John Wayne dans « LE DERNIER DES GÉANTS », mais là, franchement, c'est la grosse déprime !

DW5 (4)

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 11:22

DW4 (3)Après trois aventures de Paul Kersey tournées par le même Michael Winner, le 4ème film de la ‘franchise’ allait changer de main, vu que Charles Bronson ne souhaitait pas retravailler DW4 (2)avec son ex-réalisateur attitré. C'est n’est pas forcément pour le meilleur, puisque le remplaçant n’est autre que J. Lee-Thompson qui depuis « MONSIEUR SAINT-IVES » a pris la place de son compatriote auprès de la star moustachue. Le septuagénaire britannique retourne donc derrière la caméra pour « LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS » (ah ! Indicible poésie des titresDW4 (1) français…).

Après le crapoteuxn°2 et l’infantile n°3, cet opus est une série B sans la moindre surprise, plutôt plus soignée que ses prédécesseurs, mais se traînant de fusillades en poursuites, avec une mollesse intrinsèque jamais prise en défaut. On devine que l’âge avancé du réalisateur et de l’acteur principal, n’est sûrement pas étranger à ce déficit DW4d’énergie. N’étaient-ils pas alors tous deux « too old for this shit » ?

En meilleure forme que dans le n°3, Bronson assure ses devoirs en offrant le service minimum : peu de dialogue, un visage de plus en plus inexpressif, une indifférence aveuglante. Kersey étant manœuvré par un mafioso se faisant passer pour un milliardaire, Bronson a de bonnes scènes avec l’excellent second rôle John P. Ryan. Sa fiancée du moment est jouée par Kay Lenz, qui fut la « BREEZY » de Clint Eastwood. On retrouve des familiers comme Perry Lopez, et on aperçoit Danny Trejo en trafiquant dans une séquence de restaurant.

Mais il ne reste rien du personnage d’origine. Kersey est à présent un tueur quasi-professionnel, tireur d’élite, bricoleur de bombes et capable d’éradiquer des dizainesDW4 (4) d’ennemis sans prendre une seule balle. « LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS » est un film insignifiant, produit pour tirer les dernières gouttes d’un personnage obsolète qui n’a plus rien à dire. Très à son avantage dans son cuir noir, maniant les fusils d’assaut avec l’aisance du vieux pro qu'il est, Bronson traverse ce carnage sans se donner beaucoup de mal.

À noter tout de même, un prologue assez intrigant, puisque montrant Kersey sauvant une jeune femme d’un viol dans un parking, en abattant ses agresseurs. Quand il s'approche d’un des cadavres et le retourne du bout du pied, Bronson découvre que le mort n’est autre… que lui-même. Juste avant de se réveiller : ce n’était qu’un cauchemar. C'est l’unique idée à peu près originale du film.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:10

DW2 (1)Huit ans après le succès de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », qui établit le déjà quinquagénaire Charles Bronson tête d’affiche aux U.S.A., la firme Cannon dirigée par les israéliens Menahem Golan et Yoram Globus spécialisés dans les séries B vendues par DW2‘packages’ lors des marchés du film, récupère les droits des personnages et met en chantier une tardive sequel. Après plusieurs échecs commerciaux successifs, BronsonDW2 (2) donne son accord à reculons et Michael Winner dont la carrière s’est totalement enlisée, signe également.

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 » (pour le titre, pas la peine de faire compliqué !) est plus un remake du premier opus qu’une véritable suite. C'est un démarquage grossier et racoleur, voire carrément voyeuriste : les séquences de viol frisent la pornographie et laissent sur un vrai malaise, les exécutions sommaires se succèdent avec une complaisance malsaine et les personnages un tant soit peu pacifistes sont caricaturés en imbéciles aveuglés par leur propre angélisme. On voit même un infirmier d’HP laisser DW2 (4)filer Kersey après qu'il se soit introduit dans le bâtiment, déguisé en médecin, pour tuer un voyou interné ! Ambiguïté et réflexion ont été sévèrement bannies de cette suite, on le voit… Un bon ‘mugger’ est un ‘mugger’ mort. Point-barre.

Dans une colonne – très courte ! – de points positifs : la BO de Jimmy Page, quelques ‘one liners’ qui font sourire malgré soi et l’ultime occasion de voir un Bronson physiquement égal à lui-même.

En bonne forme, malgré un visage de plus en plus craquelé de rides, l’acteur fait le minimum syndical, se contentant de quelques mimiques familières. Paul Kersey n’est déjà plus qu’un exécuteur sans âme qui, dans une tenue de SDF lui permettant de déambuler incognito dans les bas-fonds, pulvérise macs et dealers dans un Los Angeles digne de Sodome et Gomorrhe. L’acteur retrouve Jill Ireland, dans un rôle de journaliste libérale (l’idiote !) et Vincent Gardenia qui reprend son personnage de flic ronchon. Celui-ci se fait d'ailleurs descendre et demande à Kersey de le venger ! Dans le rôle d’un des violeurs dégénérés, on reconnaît le jeune Larry Fishburne.

Winner joue à fond de l’image de Bronson en projetant son ombre démesurée sur les murs d’une L.A. grouillante de vermine, il le filme cassant rageusement des bûches à la hache en clin d’œil aux « 7 MERCENAIRES » et filme en gros plans son profil, jadis immortalisé par Leone.

DW2 (3)

« UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 », même s’il est loin d’être la pire des sequels au film de ’74, marque le début de la fin pour Bronson qui, en signant pour plusieurs films avec la Cannon, renonce implicitement à toute ambition artistique et ne va désormais plus chercher qu’à capitaliser sur son image de ‘vigilante’ implacable. Le film connut d'ailleurs un gros succès aux États-Unis. Comme le clamait l’affiche américaine : « Bronson is back ! ». Certes, mais… dans quel état !

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:12

DW3 (3)Par on ne sait quelle aberration, « LE JUSTICIER DE NEW YORK », la seconde sequel de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », est devenu au fil des années, un film-culte, peut-être même davantage que l’original. Des extraits sont repris, détournés, pastichés sur le Web, DW3des répliques – pourtant pas audiardiennes ! – sont répétées en boucle (« I sent them a message », « Chicken’s good. I like chicken ! » ou encore « It’s my car ! »). La nullité érigée en objet d’adoration au 50ème degré ? Mystère… Le plus incompréhensible est encore de retrouver au générique les noms du réalisateur et de l’acteur du premierDW3 (1) film. Malgré ses (nombreux) défauts, l’original était un brûlot ambigu, complexe, agressivement réac, mais pas totalement idiot. Ce n°3 ressemble à un remake griffonné dans son sommeil par un geek gérontophile particulièrement peu doué pour l’expression écrite. Dix ans après son départ forcé de New York, Paul Kersey y revient à l’appel d’un vieux pote de l’armée (qu'il n’a pas faite…). Son quartier est infesté de gangs de djeuns qui font régner la terreur. Légèrement empâté et le cheveu blanchi, Paulot DW3 (2)débarque donc, toujours serviable, et trouve le pote assassiné. Associé à un flic aux méthodes plus que douteuses, le ‘vigilante’ va faire le ménage.

Le scénario est aussi simplet et indigent qu'il en a l’air au vu de ce résumé. Et si Charles Bronson rempile sans grand enthousiasme, il laisse la vedette à son flingue, le fameux ‘Wildey’ qui relègue le Magnum de Dirty Harry au rang de pistolet à bouchon chargé à blanc.

Après quelques plans de générique tournés dans Big Apple, le reste du film fut filmé à Londres et… ça se voit ! Transformé en McGyver du piège à loubards, Bronson se promène avec un sourire fatigué, visiblement conscient qu'il est en train de tourner une daube de dimension cosmique. Il passe son temps à tirer avec toutes les armes à feu existantes, jusqu'au lance-roquettes, et bâcle uneDW3 (4) love story anémiée avec Deborah Raffin, de toute façon condamnée, comme toutes les fiancées de Kersey.

Ed Lauter cabotine pas mal dans le rôle du flic écraseur de cafards et Martin Balsam joue un des fans du 3ème âge de Kersey. En chef des ‘gangstas’, Gavan O’Herlihy est à mourir de rire. Sa mimique au moment de prendre une roquette dans la poire, est absolument anthologique.

Bronson se fâcha définitivement avec Michael Winner après avoir visionné ce film. On se demande pourquoi il ne s’était pas déjà fâché pour le n°2 !

À revoir le film aujourd'hui, on comprend mieux comment Bronson s’est définitivement coupé d’une frange de son public, pour en séduire un autre probablement plus nombreuse, mais exigeant de lui des variantes de plus en plus irregardables de cette ‘franchise’ mal emmanchée.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:24

« THE BRIDE » est un bon épisode de la 2ème saison de « MAN WITH A CAMERA », réalisé par Paul Landres. Le scénario se focalise sur une boîte de mariages-bidon tenue par deux escrocs. À l’aide de photos aguichantes, ceux-ci attirent de pauvres travailleurs des pays de l’Est et leur proposent des filles « du pays » qu'ils feraient entrer illégalement aux U.S.A., moyennant finances. Évidemment, les photos sont faites à New York, les filles sont des modèles et les malheureux se retrouvent ruinés, en plus de leur misère sexuelle.

Appelé à l’aide par le curé de son quartier, Mike Kovac se « déguise » en pauvre bougre à casquette nommé ‘Demsky’ et va jouer les pigeons naïfs. Mais ce qu’ignorent les fripouilles, c'est qu'il dissimule un appareil-photo dans sa cravate (sic !) et que cette ruse diabolique va mettre fin à leur méfaits.

MAN CAMERA bride

Le film vaut d’être vu pour le numéro de Bronson en ‘Demsky’ : roulant les ‘r’, arborant une expression enfantine et matoise, l’acteur – qui s’inspire forcément d’hommes qu'il rencontra à la mine, dans sa jeunesse – est tout à fait réjouissant. Il a deux scènes avec Thomas B. Henry, jouant l’escroc en chef, et qui fut son professeur d’art dramatique à la Pasadena Playhouse. C'est même lui qui présenta le jeune Buchinski au directeur de casting de son premier film.

Un épisode à voir donc, pour le complétiste de Charley Bronson et pour l’amateur de « pépées » des fifties aux robes moulantes et aux mise-en-plis impeccables.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 15:40

Homme d’action par excellence, ‘tough guy’ professionnel et « gueule » plutôt que jeune premier romantique, Charles Bronson a rarement eu l'occasion de jouer les amoureux transis à l’écran. À peine peut-on EMPIRE hackett (1)retenir sa love story tourmentée dans « LE CALIFORNIEN », son mariage bizarre dans « L’ANGE ET LE DÉMON », ou la liaison-express de « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES ».

Sa plus belle histoire d’amour de fiction, Bronson l’a vécue à la télévision, dans « BETWEEN FRIDAY AND MONDAY », un épisode de la série « EMPIRE » réalisé par Fred Jackman, dont il fut un des héros semi-récurrents.

Le film s’ouvre sur l’arrivée de Joan Hackett en ville. Elle s'apprête à entrer au couvent et cherche un hôtel pour passer la nuit. Mais c'est aussi le jour de paie et les cowboys du ranch Garrett ont investi la place, occupant toutes les chambres. Débarquant avec ses hommes, Bronson prend la fille en pitié et lui offre la sienne. Pure et innocente, la jeune femme s’attache à son protecteur et lui, tombeEMPIRE hackett amoureux fou. Alors qu'il est prêt à lui proposer le mariage, Bronson apprend de la bouche de son boss Richard Egan la vérité sur la femme de ses rêves. Il lui faudra beaucoup de courage pour l’accepter et pour l’accompagner lui-même jusqu'à la porte du couvent.

Face à la formidable actrice qu’est Joan Hackett, Bronson est à son meilleur dans cet épisode. Attendri, désarmé, doux comme un agneau, il devient fou en apprenant qu'elle va devenir bonne sœur. Il va alors se soûler dans un bar où il est provoqué par un ivrogne : « C'est l'homme le plus seul de toute la ville ! », s’exclame l’imbécile. « Et aussi le plus laid ! ». L’entraîneuse qui l’accompagne vient alors caresser le visage de Bronson en disant : « J’aime les sculptures primitives. Elles me font peur ». S’ensuit une bagarre d’où Bronson sort salement amoché.

Centré sur la relation entre le cowboy rugueux et revenu de tout et la jeune femme généreuse et douce, ce téléfilm montre une facette de Bronson jamais exploitée à l’écran. Un document…

EMPIRE hackett

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:03

« SEVEN DAYS ON ROUGH STREET » est un passionnant épisode de la série « EMPIRE », qui fait s’affronter deux conceptions de la vie : celle du jeune Ryan O’Neal, l’héritier d’un gros ranch arrogant et impétueux et celle de Charles Bronson, un de ses employés, qui vient d’un milieu 7DAYSmisérable et a dû s’élever à la dure. Quand O’Neal renvoie un cowboy sur un coup de tête, Bronson le défie de passer une semaine seul dans une ville inconnue et sans un dollar en poche, pour qu'il comprenne ce qu’est la vraie « galère ». Le jeune crétin relève le défi.

Le film suit la longue semaine du poupin « gosse de riche », qui va passer sa première nuit en prison, puis vendre son sang pour quelques cents et laver la vaisselle pour le compte d’un ignoble exploiteur de misère.

Richard Egan, le contremaître du ranch, oblige Bronson à lui raconter ce qu'il s’est passé. Celui-ci parle encore de son passé (« Lui, il va passer une semaine là-dedans. Moi, j'ai passé quinze ans dans une ville comme celle-là ! ») et de ses années ‘on rough street’, ce à quoi Egan lui répond assez finement : « Tu sais quoi, Moreno ? À ta façon un peu tordue, tu es un snob ! ». Bronson va donc chercher O’Neal, qu'il retrouve légèrement amoché, mais enfin devenu un ‘hombre’.

Un scénario malin et bien mené, un face à face entre deux comédiens idéalement utilisés : O’Neal étonnamment intense et Bronson quasiment dans son propre rôle de ‘Weedsoup Charley’, tirant fierté et orgueil de ses années difficiles qu'il brandit en étendard. Il faut l’avoir vu « dégainer » son peigne, comme s’il s’agissait d’un cran d’arrêt ! À noter la présence de l’excellent John Davis Chandler, dans un rôle de paumé pitoyable mais attachant.

Une bonne façon donc, de fêter le 100ème post de la rubrique « LES FILMS DE CHARLES BRONSON » !

7 DAYS

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:49

« THE TIME OF DAY » est un épisode de la série de téléfilms de 26 minutes intitulée « STAGE 7 », qui présentait chaque semaine une histoire complète.

Le film est notable pour avoir offert à un jeune Charles Bronson de 33 ans un de ses meilleursTIME OF DAY (1) rôles à la TV et aussi un des plus proches de sa véritable personnalité, si on se réfère au livre de souvenirs de sa première femme.

L’acteur joue ‘Jerry Donn’ un ancien délinquant devenu chômeur longue durée et pilier de bar, qui a le coup de foudre pour une jeune femme timide qu'il croise par hasard. Il s’invite chez elle, pour découvrir qu'elle est la fille d’un riche avocat et vit dans l’opulence, alors qu'il n’a pas un dollar sur lui. Mais quelque chose se passe entre eux, comme un coup de foudre et la fille – Peggy Ann Garner – va jusqu'à offrir à Bronson une belle montre en or pour son anniversaire. Mais un flic repère l’objet et pense que Bronson l’a volé. Peggy Ann interviendra et avec l’aide de son papa, fera libérer Bronson. Quand les deux jeunes gens se séparent au commissariat, il a les larmes aux yeux.

Une jolie histoire d’amour portée par un Bronson plein de nuances et d’émotion, chose pour le moins rarissime. Convaincu qu'il n’est qu’un bon-à-rien, il ne comprend pas qu'il puisse plaire à la jeune fille et se montre agressif. Mais elle a su lire en lui et finit par l’attendrir. Bronson a d’excellents moments, se montre plus animé et extraverti que de coutume et fait même preuve d’une certaine séduction.

TIME OF DAY

De quoi faire regretter qu'il n’ait jamais trouvé d’emploi équivalent au cinéma, ce qui aurait probablement changé le cours de sa carrière. Un peu comme Ernest Borgnine avec « MARTY »… Indispensable à tout bronsonophile complétiste et fou.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:14

Tourné en 1956, « HAVE CAMERA WILL TRAVEL » est le pilote d’une série comique qui ne vit jamais le jour. Ce téléfilm de 26 minutes met en vedette deux reporters ringards, campés par le cabotin Paul Gilbert et le jeune premier Mike Connors (qui apparaît sous les noms de ‘Touch Conners’ ou ‘Touch Connors’ selon le générique début ou fin !).

De retour d’un job foireux, nos amis se trouvent mêlés à l’évasion d’un criminel : Joe ‘Mad Dog’ Reese (Charles Bronson) qui avec l’aide de sa maîtresse Barbara Lawrence, vole leur voiture et investit leur appartement. Pris en otages par le malfrat qui espère quitter le pays en avion, nos antihéros vont tenter de le droguer et de filer par le balcon de leur immeuble, en vain, avant l’intervention de la police. C'est un comique bien gras et primaire, « rehaussé » par une piste de rires ‘off’ comme dans une sitcom. Les deux protagonistes sont navrants, même si le futur ‘Mannix’ fait ce qu'il peut pour rester digne.

HAVE CAMERA

Bronson lui, mince et affûté, joue les brutes épaisses comme il le faisait régulièrement à l’époque. Abrupt, violent, intraitable, sans une once d’humour, il paraît même un peu trop crédible pour ce genre de comédie ! On le voit préparer un ragoût « viril » (que de la viande et du piment) en quelques secondes, sous l’œil effaré du comique de service.

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