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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 17:50

Petit, Jubal Troop a failli se noyer sous les yeux de sa mère. Celle-ci n’a jamais voulu de lui et n’a donc pas levé le petit doigt pour l’aider. Alors qu'il allait sombrer, son père a sauté à l’eau, mais à ce moment-là un bateau est passé et l’hélice a broyé le pauvre homme, qui a tout de même réussi à sauver Jubal. Voilà donc le "bagage" que doit trimballer ce héros de western torturé et poissard ! Bien sûr, on imagine une sorte de James Dean dans le rôle, mais pas du tout ! C'est le quadra Glenn Ford qui incarne Jubal et cela fausse évidemment tout le film et surtout ses relations avec Ernest Borgnine, qu'il a choisi pour nouveau père, et qui n’a pas l’air beaucoup plus vieux que lui. 

"L'HOMME DE NULLE PART", vaguement inspiré de « OTHELLO », n’est pas le meilleur film de Delmer Daves. On sent le réalisateur appliqué à faire dans le « western psychologique », même si ce n’est manifestement pas sa tasse de thé. Pour sa peine, il engage Rod Steiger, insupportable cabotin, véritable « bande-démo » ambulante de la Méthode de Lee Strasberg, qui joue ici le méchant, un cowboy porcin et libidineux (qui en plus, se nomme "Pinky" !), tellement présent qu'il finit par vampiriser tout le film.

Le récemment oscarisé Ernest Borgnine s’amuse à composer un « beauf » rigolard. Ses scènes avec sa femme écœurée par ses manières de macho, sont excellentes. Parmi les seconds rôles, Charles Bronson joue le faire-valoir de Jubal, un vagabond qui lui sauve la vie par deux fois grâce à un numéro de lancer de revolver qu'il a appris avec Jesse James en personne. On reconnaît également Jack Elam, Noah Beery, Jr. et la ravissante Felicia Farr. Mais vraiment, le casting de Glenn Ford dans ce rôle de « rebel without a cause » qui aurait bien besoin de quelques séances chez le psy, est la faute majeure de « L'HOMME DE NULLE PART », qui a du mal à s’en remettre et ne décolle jamais vraiment.

Restent quelques paysages grandioses filmés en CinémaScope glorieux, une photo étonnamment sombre et contrastée façon « film noir » dans les intérieurs et hélas, quelques séquences filmées en studio sur fond de transparences, assez vilaines.

 

À NOTER : Rod Steiger et Ernest Borgnine, deux comédiens également corpulents, ont tous deux joué le rôle du vieux garçon « MARTY », écrit par Paddy Chayefsky : le premier a créé le rôle à la TV, et le second au cinéma, un travail qui lui valut son Oscar.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 11:38

Difficile de donner une vraie date de sortie pour « LE CALIFORNIEN », un western tourné en 1964 dans une inhabituelle économie de production et sorti en Europe six ans plus tard, lors de la vogue de Charles Bronson au box-office.

À la base, il y avait le dernier épisode de la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », un film de 45 minutes dont Bronson était le protagoniste principal, auprès du héros de la série, un jeune Kurt Russell de 12 ans. Parallèlement à cet épisode, le réalisateur Boris Sagal tourna un prologue (dans lequel Jamie voit son père changer d’interprète !), et surtout un flash-back d’une demi-heure. Ce « film » sortit aux U.S.A. sous le titre « GUNS OF DIABLO » en ’64, probablement pour exploiter la récente popularité de Bronson dans « LES 7 MERCENAIRES » où il avait également des enfants comme partenaires.

Le film raconte l’arrivée dans une petite ville quasi fantôme, de Linc Murdock un guide de caravanes accompagné du fils du chef de convoi, venus s’approvisionner. Là, Linc tombe sur la femme qu'il aimait jadis et qu'il croyait avoir accidentellement tuée dans une fusillade avec son méchant fiancé. Blessé lors de l’altercation, celui-ci a épousé Maria, mais devenu manchot, rêve de se venger de Linc. Pendant la nuit, Linc se remémore sa rencontre avec Maria et les frères Carlin.

« LE CALIFORNIEN » en l’état, constitue un honnête petit western « en chambre » et permet à Charles Bronson de vivre une passion amoureuse, chose qu'il n’a pas eu souvent l’occasion de faire à l’écran. Le spectateur curieux pourra surtout se régaler du spectacle de Kurt Russell, futur Wyatt Earp dans « TOMBSTONE », alors pré-ado légèrement hyperactif. Également dans le film, la belle Susan Oliver, qui a une séquence assez osée : une pause post-coïtale nue au bord d’une rivière, dans les bras de Linc. Celui-ci l’a d'ailleurs séduite en lui serrant les poignets, et en grognant « Ne m’oblige pas à te faire mal ». Une méthode comme une autre…

Contrairement à d’autres « faux westerns » tirés de séries télé, « LE CALIFORNIEN » peut se targuer d’être un vrai film, puisque une bonne moitié de son métrage a été tourné dans le but d’une sortie en salles. Cela demeure évidemment, un produit bâtard.
 

 À NOTER : de nombreuses éditions DVD existent dans la zone 1, mais aucune ne dépasse le stade d’une vilaine VHS à moitié floue, et aux couleurs délavées. « LE CALIFORNIEN », fut satirisé par le caricaturiste Morchoisne, dans le magazine de BD « PILOTE », en 1970.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:30

 

En 1958, Charles Bronson faillit devenir vedette. Âgé de 36 ans, il tourna quatre films en tête d'affiche ainsi qu'une série TV. Hélas, les films étaient des séries B à petite diffusion qui ne lui apportèrent aucune renommée et la série ("MAN WITH A CAMERA") ne connut qu'un succès confidentiel. Aussi retourna-t-il aux seconds rôles, pendant encore une bonne décennie.
De ces quatre films, outre le plus connu, "MITRAILLETTE KELLY", le plus intéressant est un western : "SHOWDOWN AT BOOTHILL", inédit en France, mais sorti en Belgique sous le titre "CONFESSIONS D'UN TUEUR". Réalisé par l'ex-monteur Gene Fowler, Jr., le film étonnamment bien écrit, brosse le portrait d'un chasseur de primes, Luke Welsh, complexé par sa petite taille, qui se retrouve coincé dans une ville, dont il a tué un citoyen. Il y tombera amoureux d'une jeune serveuse aussi névrosée que lui.
C'est le seul film qui utilise la petite stature de Bronson (généralement escamotée) comme élément dramatique, et malgré son manque de moyens flagrant, "SHOWDOWN AT BOOTHILL" ne manque pas de qualités. Dans un cast d'inconnus, le vétéran John Carradine est le seul nom familier.
Encore un "introuvable" qui mériterait une petite sortie DVD...

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:11

Evidemment, un générique qui annonce un scénario de Sam Peckinpah et Robert Towne, une musique de Maurice Jarre, un trio de stars de films d'action et un biopic du révolutionnaire mexicain jadis incarné par Wallace Beery, ça peut faire rêver.
Plus dure est donc la chute en découvrant ce "VILLA RIDES !", tourné en Espagne, par un faiseur venu de la TV (après une dispute entre Yul Brynner et Peckinpah censé réaliser).
Le scénario est tellement bâclé et mal fichu, qu'au bout de quelques minutes tout l'intérêt se focalise sur le personnage de Fierro le bras-droit de Villa qui exécute lui-même des centaines de prisonniers.
Villa, campé par un Brynner perruqué, empesé et l'air constamment exaspéré, n'est qu'un figurant morose dans un film dont il est censé être le héros. Mitchum se traîne dans une des plus tristes prestations de sa carrière et il ne reste donc à Charles Bronson (Fierro) qu'à ramasser les miettes. Il est à la fois drôle et effrayant dans ce rôle de tueur sanguinaire mais bon-enfant, qui aligne les prisonniers trois par trois, afin d'économiser les munitions. Mais ce numéro semble tout de même étonnamment hors-sujet, surtout quand il fait le clown autour de l'avion ou joue les idiots dans une séquence avec Herbert Lom.
"PANCHO VILLA" ressemble parfois à un western spaghetti bas de gamme (on retrouve même des seconds rôles comme Frank Wolff), et on aurait aimé au moins quelques plans réellement tournés au Mexique pour donner un semblant d'authenticité au spectacle et peut-être - mais c'est beaucoup demander - un ou deux comédiens mexicains au générique...

PANCHO VILLAsuite

A NOTER : Deux grandes premières, concernant Bronson dans ce film : l'apparition de la moustache qui ne le quittera pratiquement plus pendant 30 ans, et celle de Jill Ireland, alors sa fiancée, qu'on voit à la fin du film, soûlant le pauvre Mitchum d'inepties, dans un restaurant.

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