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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 23:34

JOHNSON WAR (1)
Couvrant plus ou moins les mêmes évènements que « LA PORTE DU PARADIS », « THE JOHNSON COUNTY WAR » est un téléfilm de luxe, mais dont la durée excessive (trois bonnes heures) ne se justifie pas vraiment. Le scénario est fort mince, les péripéties sont rares, le suspense étiré au-delà du raisonnable, et le morceau de bravoure – le siège de la cabane – embourbe complètement l’action, jusqu'à l’endormissement.

Alors heureusement, la photo est belle, les décors sont authentiques et bien patinés, les costumes d’un parfait réalisme, et on retrouve quelques vieilles gloires des années 70 et 80 avec plaisir : Tom Berenger, un peu ventripotent, campe l’héroïque cowboy luttant contre les riches propriétaires terriens et leur armée de mercenaires, Burt Reynolds trop lifté tient un rôle inhabituel de tueur à gages planqué derrière son étoile de marshal, et Rachel Ward (partenaire de Reynolds dans « L’ANTIGANG » vingt ans plus tôt) est inattendue en prostituée mûrissante, lynchée par les tueurs. La très belle Michelle Forbes est également de la partie.

JOHNSON WAR
Après un premier tiers prometteur, « THE JOHNSON COUNTY WAR » ne fait que ralentir, se répéter, s’enliser, et finit par ennuyer gravement. C'est d’autant plus regrettable, qu’un autre regard que celui de Michael Cimino sur le massacre des fermiers, aurait été intéressant. Mais le film est beaucoup trop anecdotique, et il a bien une heure de trop.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 14:55

L’épisode « NOW JOIN THE HUMAN RACE » de la 2ème saison du « PROSCRIT », se base sur un scénario des plus simples, pour défendre une cause noble, celle du peuple indien. Le chef Red Hand, une sorte d’émule du « BRONCO APACHE » de Robert Aldrich, est capturé par un major raciste mais s’évade. Rattrapé, il est abattu comme un chien avant que McCord n’ait pu défendre sa cause devant une cour de justice. En effet, un juge s’est montré prêt à plaider la cause des « natives » en prouvant qu'ils font partie de l’espèce humaine, ce que nie vigoureusement le major se basant sur la loi de l’époque. En mourant, Red Hand verse une larme, ce qui – aux yeux de McCord – est la preuve indéniable qu'il est un homme.

Tout ceci est bien sûr naïf et rudimentaire, mais en 1965 ce discours sur les « peaux-rouges » n’était pas encore totalement acquis, et certaines répliques du chef apache sont explicites : « Vous nous avez donné un fusil pour chasser sur nos terres, mais on n’y trouve plus aucun bison ».

C'est le jeune Burt Reynolds, affublé d’une perruque envahissante qui incarne le chef courageux, mais il n’apparaît en réalité que dans deux ou trois séquences, sans pouvoir développer un personnage. Il effectue par contre ses cascades lui-même. L’affreux major est interprété par l’habituellement plus sympathique Noah Beery, Jr. qui s’en donne à cœur-joie dans l’abjection.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:17

« LA JUSTICE DE SIMON L’INDIEN » a beau n’être qu’un « movie of the week », il a tout de même fortement marqué ceux qui l’avaient découvert à la télé et mérite d’être revu aujourd'hui, car si la forme a vieilli, le fond est toujours intéressant.

À sa sortie de prison, l’indien Papago Simon Zuniga va rejoindre sa réserve et il est pris en charge par une jolie responsable (blanche) qui tombe amoureuse de lui. Tout va bien jusqu'à ce que Simon apprenne que l'homme qui tua son frère et le fit accuser du crime est toujours en vie.

Ce qui déconcerte un peu dans ce scénario, c'est son extrême linéarité : aucune surprise, ni revirement, ni coup de théâtre. Le parcours de Simon suit son rythme jusqu'à l’inévitable conclusion. Et c'est seulement alors qu’on comprend que le film ne raconte pas la vengeance de l’Indien, mais l’intégration d’une femme blanche à l’univers des Peaux-Rouges qu'elle ne faisait que survoler. À la fin du film, l’héroïne, enceinte de Simon, monte dans le bus réservé aux Papagos.

L’étude de la vie dans les réserves dans les seventies, est quasi documentaire. Il y a un regard sans condescendance sur le racisme ordinaire, comme dans cette scène où Simon engoncé dans un smoking, subit les assauts des amis de sa fiancée qui lui demandent d’exécuter une danse de la pluie. Même le personnage d’Inger Stevens n’est pas exempt de défauts. Ainsi au début du film, les questions qu'elle pose à Simon sont-elles toujours empreintes d’un mépris inné (« Vous savez lire ? », « Je ne vais pas trop vite pour vous ? »).

« LA JUSTICE DE SIMON L’INDIEN » aurait tout à fait pu s’inscrire dans une lignée de films de cinéma, comme « BILLY JACK », et des séquences comme celles où Simon, honteux de voir les squaws danser devant un public de touristes, se couvre la tête d’une couverture, sont encore frappantes aujourd'hui.

Burt Reynolds – qui a gardé sa perruque de « NAVAJO JOE », est très bien dans le rôle-titre, d’une totale sobriété, ne laissant que rarement filtrer son humour moqueur. Inger Stevens a de faux-airs de Catherine Deneuve, et devait hélas, se suicider quelques mois après ce tournage. Parmi les seconds rôles, Royal Dano, Rodolfo Acosta, et James Best en immonde de service.

Même la chanson « a capela » de « The Orphanage » n’a pas trop vieilli.

 

À NOTER : le film est sorti aux U.S.A. dans une copie très abimée, mais regardable. Curieusement « RUN SIMON, RUN » bénéficie tant d’années après, d’une excellente réputation, surtout pour un téléfilm.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 19:06

Réalisé par celui à qui l’on doit « LE CONVOI SAUVAGE », ce western « maudit » (par la faute d’un tournage éprouvant, où éclata un scandale), réunissant un champion du box-office U.S. et une actrice anglaise sophistiquée, avait tout pour plaire. Le scénario est clairement influencé par « L'HOMME DE L’OUEST » : l’attaque du train, le sac plein d’argent, le strip-tease puis le viol de l’héroïne, la ville-fantôme et même la présence vingt ans après de Lee J. Cobb, tout renvoie au chef-d’œuvre d’Anthony Mann. Mais hélas, nous en sommes loin.

Malgré l’agréable souvenir qu'il a pu laisser à ceux qui l’ont découvert il y a quelques années, « LE FANTÔME DE CAT DANCING » est un western hivernal monotone, manquant terriblement de péripéties pour soutenir l’intérêt. Les scènes montrant les poursuivants sont trop superficielles pour que puisse se développer le moindre suspense et en mari revanchard amoureux des fusils à lunette, George Hamilton est loin d’être aussi inquiétant que Gene Hackman dans « LES CHAROGNARDS » ! Quant à Cobb, il refait son numéro de flic de « L’EXORCISTE » tourné la même année.

La love story, véritable raison d’être du projet, est plombée par le jeu léthargique de Burt Reynolds qui tire une gueule de trois kilomètres pendant tout le film, rendant son personnage complètement opaque. Généralement malicieux voire cabotin, l’acteur s’essaie ici à un style d’interprétation qui deviendra sa signature sur ses vieux jours et qui ne lui réussit pas forcément. N’est pas Charles Bronson qui veut... Sarah Miles, l’inoubliable « FILLE DE RYAN », est mignonne et compose une Catherine originale et imprévisible. Jack Warden est bestial à souhait en hors-la-loi capable de tuer un homme à coups de poing pour une simple dispute et Bo Hopkins écope du rôle du jeune crétin obsédé sexuel.

« LE FANTÔME DE CAT DANCING » est trop long pour la minceur de son scénario et des scènes comme les retrouvailles sous la tente du vieux chef indien, sont subitement bavardes à l’extrême. Le film est arythmé et finit par désintéresser totalement. C'est dommage car les paysages sont aussi beaux que variés et Reynolds a tout de même une sacrée « gueule » en ex-officier barbu hanté par le passé. Une ou deux séquences, comme la bagarre entre lui et Warden dans le village abandonné, sont parfaitement maîtrisées. Mais l’ensemble laisse une sensation d’uniformité soporifique.

 

À NOTER : le film vient de sortir dans la collection « WARNER ARCHIVES », disponible uniquement aux U.S.A.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 17:36

 Plus de 30 ans après sa conception, le film de Peter Bogdanovich sur les débuts de l'industrie du cinéma, trouve enfin sa forme définitive. Pour une sortie DVD en zone 1 (en double programme avec le plus connu "LA DERNIERE SEANCE"), "NICKELODEON" est enfin visible dans sa vraie longueur, et surtout... En noir & blanc !
C'est une comédie, souvent charmante, parfois longuette, mais qui reconstitue les tournages des tout premiers westerns muets tournés en plein désert, sur un scénario improvisé au jour le jour. Ces séquences-là sont les plus réussies, car on les sent bourrées d'anecdotes réelles, glanées çà et là, dans les mémoires de ces pionniers tels Ford, Raoul Walsh ou Alan Dwan. Et Bogdanovich parvient à mêler si étroitement les tournages du quotidien, qu'il filme les bagarres et poursuites comme des "slapsticks" à la Harold Lloyd. Et déjà, il laisse percer les problèmes qu'allaient rencontrer les cinéastes hollywoodiens : la main-mise des grands studios sur les films, les re-montages sauvages, la dure réalité des petits indépendants, et même l'ego des stars qui à l'époque n'étaient même pas encore conscients d'en être. Le casting est une vraie réussite : de Ryan O'Neal en naïf plein d'allant, qui apprend "sur le tas", au ravissant top model Jane Hitchcock, en passant par Burt Reynolds en vedette capricieuse, sans oublier Brian Keith en producteur haut en couleurs, Stella Stevens, M. Emmet Walsh ou le vétéran du western Harry Carey, Jr. La petite Tatum O'Neal (fille de...) compose un joli personnage de gamine dure à cuire et mal embouchée.
"NICKELODEON" n'est certes pas un classique du 7ème Art, mais il est toujours plaisant de voir des films retrouver leur intégrité, surtout du vivant de leur concepteur. Et celui-ci, avec des moments magiques comme la projection de "NAISSANCE D'UNE NATION", devant ses héros bouleversés, et ce dernier plan, montrant un plateau de tournage dont la seule vision inopinée, les hypnotise littéralement, a prouvé qu'il aimait profondément le cinéma.

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