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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 07:21

FUZZInspiré des romans d’Ed McBain, « LES POULETS » est une chronique de la vie d’un commissariat pourri de New York, peuplé de flics incompétents et bordéliques confrontésFUZZ (1) au quotidien absurde et sordide d’une population bigarrée. Le FUZZ (3)film annonce des séries TV comme « HILL STREET BLUES » ou « NYPD BLUE » et s’avère une assez jolie réussite.

Le scénario est bâti en spirale infernale, en mosaïque apparemment désordonnée qui trouve une sorte de logique démentielle lors de son dénouement. Nos flicards finiront par « résoudre » leur enquête bien sûr, mais par pure coïncidence, presque malgré eux. C'est tout le charme et l’intérêt de ce polar iconoclaste, ou tout le monde parle en même temps, où les gens ne font que se croiser sans jamais s’écouter. On retrouve un peu de la méthode de Robert Altman et de son récent « M*A*S*H* », dans cette sensation de foisonnement, d’impro permanente et même par la présence de Tom Skerritt qui fut un des médecins du film.

En tête d’affiche, Burt Reynolds n’a pas réellement le premier rôle : il est au cœur d’une FUZZ (2)distribution chorale très homogène. Skerritt donc, sort particulièrement du rang en inspecteur chaud-lapin au sourire de voyou, Raquel Welch est très bien en fliquette novice et sérieuse. Yul Brynner est assez inattendu en malfrat malentendant. Sa méthode de chantage n’est d'ailleurs pas sans évoquer celle de Scorpio dans « L’INSPECTEUR HARRY » (elle-même inspirée de l’histoire vraie du ‘Zodiac killer’).

Proprement réalisé dans la veine des films policiers réalistes des seventies, « LES POULETS » est encore tout à fait recommandable, car son concept-même a depuis fait des petits. Sa construction éclatée lui donne aujourd'hui un étonnant coup de jeune.

FUZZ (4)

À noter la « présence » en creux de Steve McQueen : on aperçoit son ex-femme Neile Adams jouant l’épouse sourde-muette de Reynolds et son meilleur pote Don Gordon en braqueur ringard.

 

À NOTER : le film est sorti il y a quelques années en zone 1, dans une bonne copie au format respecté mais en 4/3, avec des sous-titres français.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:06

LUCKY LADY (3)Il y a des films comme ça, qu’on ne devrait jamais voir. « LES AVENTURIERS DU LUCKY LADY » avec son affiche prestigieuse, son réalisateur de l’âge d’or hollywoodien, son ambiance années 30, fait indubitablement partie de ceux-là.LUCKY LADY (2)

En un mot comme en cent, c'est loupé. Foiré du début à la fin. On voit bien ce qu’a voulu faire Stanley Donen : ressusciter les comédies ‘slapstick’ mêlant la musique, les gangsters et les poursuites endiablées. Il n’a réussi qu’à signer un pastiche lourd, bruyant, incohérent et surtout – péché mortel ! – infiniment trop long.

Du trio de vedettes, seul Burt Reynolds peut prétendre à succéder aux Clark Gable ou Cary Grant d’antan. Il est amusant en benêt incompétent mais plein de bonne volonté et son physique (sa petite moustache, surtout) correspond bien à l’époque. Gene Hackman par contre, n’a jamais été doué pour la comédie et son style de jeu intense, trop ancré dans la réalité, crée un déséquilibre. Il n’a pas la sympathie innée et la truculence d’un Spencer Tracy pour qui le rôle semble avoir été pensé. Mais la pire est encore Liza Minnelli, dont la voix stridente et les hurlements deviennent rapidement crispants. Ce trio à la « JULES ET JIM » ne génère aucune alchimie, aucune sensualité et n’est même pas rattrapé par l’humour.

On ne se console même pas avec la photo du pourtant grand Geoffrey Unsworth : une LUCKY LADYimage ultra-filtrée, comme floutée par un fog permanent, qui ne rend pas justice aux paysages ou aux séquences maritimes.

Pas grand-chose de bon à se mettre sous la dent, donc. La trogne d’Emilio Fernández au début, en ‘coyote’ braillard, des costumes joliment bigarrés. Mais enfin, pas de quoi s’infliger deux heures de ce régime-là.

Parfois, même lorsque l’on a les meilleurs ingrédients, la meilleure volonté du monde, une vraie envie de plaire, la mayonnaise ne prend pas. Et quand ça ne prend pas, il n’y a rien à sauver. Dommage…

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:46

STICK (1)Elmore Leonard n’a pas eu beaucoup de chance avec le cinéma, deux ou trois réussites mises à part. Aussi a-t-il adapté lui-même son roman pour « STICK, LE JUSTICIER DE MIAMI ». On retrouve immédiatement le ‘mood’ et le style de l’auteur : un récit STICKdéstructuré, comme semi-improvisé, des personnages pittoresques, un laisser-aller général et un final sanglant. Tout cela n’est guère palpitant et le réalisateur Burt Reynolds s’est beaucoup appuyé sur les extérieurs de Miami et des décors de luxe pour maintenir l’intérêt.

Ce film a marqué la première tentative de comeback de l’acteur, après ses soucis de santé sur le tournage de « HAUT LES STICK (2)FLINGUES ! » et ce ne fut hélas, pas une franche réussite. Ce polar indolent avance tranquillement, ménage quelques scènes d’action mettant en valeur les exploits des cascadeurs chers à Reynolds et laisse de l’espace aux comédiens de second plan. Le vrai plaisir du film vient de Charles Durning, qui s’est fait un look hallucinant avec sa perruque blonde, ses faux sourcils et ses chemises hawaiiennes : une horreur ! Candice Bergen est bien belle dans un rôle purement décoratif. Les trois comédiens avaient déjà partagé l’affiche de « MERCI D’AVOIR ÉTÉ MA FEMME ». George Segal cabotine à mort dans un rôle absurdeSTICK (3) de milliardaire vulgaire mais sympathique. Reynolds lui, amaigri et la voix enrouée, a laissé tomber la gouaille et l’ironie pour un jeu plus neutre.

Évoluant dans un univers de Rolls, de piscines, de palmiers et de Santeria, « STICK » ne va finalement nulle part. C'est dommage, car le début du film avec l’arrivée en ville du héros dans un train de marchandise et le deal de drogue qui tourne vinaigre est plutôt prometteur. Le moment où Reynolds met le feu aux bambous pour échapper à ses poursuivants est même assez impressionnant visuellement.

L’admirateur d’Elmore Leonard préfèrera sans doute revoir « MISTER MAJESTYK » ou « JACKIE BROWN »…

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:53

SHARKSamuel Fuller a signé quelques chefs-d’œuvre, des films quasi-expérimentaux, des œuvres engagées et même son lot de navets. « SHARK ! » fait incontestablement partie de cette SHARK (1)dernière catégorie. Situé au Soudan mais tourné au Mexique, ce film fauché se voudrait dans la lignée des romans d’HemingwaySHARK (2) et de « CASABLANCA », mais rien n’a apparemment tourné rond : il faut voir les pauvres bouts de décors censés représenter la casbah, les acteurs mexicains (parmi lesquels l’inévitable Enrique Lucero en flic ripou) grimés en Arabes et les plans « à sensation » filmés sous l’eau avec les requins. On a vu cent fois plus impressionnant dans n'importe quel docu animalier et le montage fait peine à voir.

Si – en cherchant bien – on peut reconnaître la griffe de Fuller, ce sera dans quelques répliques à l’emporte-pièce dont il a le secret, dans la personnalité de son héros, un trafiquant d’armes débrouillard et amoral. Mais c'est vraiment tout ! Burt Reynolds hilare et crasseux semble s’amuser beaucoup en voyou sympathique. Sa relation SHARK (3)avec le gamin arabe/mexicain est ce qu'il y a de plus valable dans le film. À ses côtés, deux vétérans : Barry Sullivan en vilain chasseur de trésor et Arthur Kennedy dans un rôle-cliché de vieux toubib alcoolique obligé d’opérer pour sauver une vie.

« SHARK » n’a vraiment rien pour lui. Pas même au second degré. Les combats sous-marins entre les plongeurs et les tout petits squales visiblement morts ne provoquent qu’affliction. Fuller a tourné suffisamment de grands films pour qu’on oublie celui-là et Reynolds avait au moins l’excuse d’être encore à peu près inconnu et de devoir gagner sa vie. C'est l’équipe tout entière de ce navet qui aurait pu figurer dans notre rubrique « C'EST DUR PARFOIS DE GAGNER SA VIE » !

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:54

FAUVE (1)Polar typique des seventies, « LE FAUVE » est d’abord un hommage au ‘film noir’ des grandes années et tout particulièrement au « GRAND SOMMEIL ». Le client qui engage le ‘privé’ Burt Reynolds le reçoit dans un bureau rendu glacial par la climatisation, comme leFAUVE (2) colonel recevait Bogart dans une serre surchauffée. La séquence où le même Burt séduit une libraire à lunettes très sexy est un clin d’œil direct à Dorothy Malone dans le film de Hawks.

Sorti de ce sympathique jeu de piste, « LE FAUVE » est à peu près incompréhensible – comme il se doit ! – et ressemble à s’y méprendre au ‘pilote’ d’une série TV, impression renforcée par la réalisation routinière de Buzz Kulik, vieux faiseur du petit écran et par une lumière assez moche.

Si le film vaut tout de même d’être vu, ce sera essentiellement pour la prestation de Reynolds, sorte de version U.S. de Belmondo : un cascadeur rigolard et séducteur d’une totale décontraction qui a du mal à se prendre au sérieux. L'homme est infiniment attachant, souvent drôle et il balance quelques répliques bien senties qu’on sent écrites sur-mesure pour lui. Le dialogue ‘hard boiled’ est d'ailleurs l’autre point fort du « FAUVE », avec le rire communicatif d’une Dyan Cannon qu’on n’a jamais vue aussi à son aise.

FAUVE

En respectant la vieille tradition de l’enquête embrouillée et que tout le monde semble comprendre sauf le spectateur, le film prend le risque de lasser et tente de se rattraper par de très (trop) longues poursuites à pied et en voiture, permettant au moustachu de sauter en l’air comme s’il était monté sur ressort. Évidemment, depuis on en a vu d’autres !

En tournant cette série B totalement dénuée d’ambition juste après son succès dans un classique du 7ème Art tel que « DÉLIVRANCE », Burt Reynolds laissait déjà pressentir les soucis qu’allait rencontrer sa carrière pendant encore plusieurs décennies.

À noter : un excellent générique-début montrant le héros se réveillant sur la table de billard lui servant de lit, auprès d’une totale inconnue, et tentant de démarrer sa journée malgré une gueule de bois carabinée.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:36

Burt Reynolds était déjà apparu dans plusieurs séries TV depuis ses débuts : il fut un semi-récurrent dans « GUNSMOKE », un mousse dans « RIVERBOAT » et un flic « native » dans « HAWK, L’OISEAU DE NUIT ». Juste avant de connaître enfin le succès avec DAN AUGUST« DÉLIVRANCE », l’acteur-cascadeur tenta une dernière fois sa chance avec « DAN AUGUST », tournée entre 1970 et ’71.

Forte d’une saison de 28 épisodes, la série produite par Quinn Martin suivait les exploits d’un flic dur à cuire dans la ville de Santa Luisa (Californie) sur un ton ‘hard boiled’ alors très en vogue.

Reynolds était entouré de Norman Fell, Ned Romero et du vétéran Richard Anderson qui jouait son commissaire. Parmi les réalisateurs de la série, notons les noms de George McCowan et Lewis Allen. La BO était l’œuvre de Dave Grusin et Reynolds était doublé pour certaines cascades par Hal Needham avec lequel il devait beaucoup tourner dans l’avenir, quand celui-ci passerait à la réalisation.

Parmi les ‘guest stars’ accueillies par « DAN AUGUST » : Anne Francis, Dabney Coleman, James Best (vieux complice de la star), Bradford Dillman, Nehemiah Persoff, Vic Morrow, Julie Adams, Mike Henry, Victor French, Richard Basehart, Vera Miles, Janice Rule, Barry Sullivan, Meg Foster, Jan-Michael Vincent (qui devait retrouver Burt dans « LA FUREUR DU DANGER »), Martin Sheen, Larry ‘J.R.’ Hagman, Walter Pidgeon, Sal Mineo, Gary Busey, dans le même épisode : les jeunots Harrison Ford et Billy Dee Williams (futurs copains dans la saga « STAR WARS »), Mickey Rooney, David Soul, William Smith, Don Stroud, Susan Oliver, Joan Hackett et Carolyn Jones. Bref, le gratin des comédiens U.S. de l’époque !

Notée 7,3/10 sur IMDB, « DAN AUGUST » mériterait certainement de ressurgir un beau jour en DVD.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 07:54

En 1966, soit cinq grosses années avant sa consécration grâce à « DÉLIVRANCE », le jeuneHAWK Burt Reynolds tourna une série policière intitulée « HAWK » (diffusée en France cinq ans plus tard sous le titre plus précis de « HAWK, L’OISEAU DE NUIT »).

Le lieutenant John Hawk est un flic d’origines iroquoises, travaillant pour le bureau du procureur de New York. Un rôle écrit spécialement pour Reynolds qui a réellement du sang « Native » dans les veines.

« HAWK » ne dura qu’une unique saison de 17 épisodes, mais a laissé de plutôt bons souvenirs. Paul Bogart en était le producteur et Nelson Riddle avait signé la BO.

Parmi les ‘guest stars’ accueillie par la série : Gene Hackman, John Marley, Diane Baker, Bradford Dillman, Philip Bosco, Linda Day George, Robert Duvall (décidément présent dans la plupart des séries des sixties !), Elizabeth Ashley, Tony Lo Bianco, Marianna Hill, Kim Hunter. On notera la présence de quelques débutants prometteurs : Richard Jordan, Sam Waterston, Martin Sheen, Scott Glenn, sans oublier le vétéran James Best, qui apparaîtra régulièrement aux côtés de Reynolds lors du vedettariat de celui-ci.

Burt Reynolds tourna une autre série assez similaire « DAN AUGUST », quatre ans plus tard, qui ne dura elle aussi qu’une saison mais compta 11 épisodes de plus.

« HAWK » est une série qu’on aimerait bien voir apparaître en intégrale DVD, un beau jour…

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 20:40

HOOPER (2)Un des films oubliés de la carrière de star de Burt Reynolds et c'est fort dommage. Car si ses sympathiques nanars motorisés comme « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » ou les HOOPER (1)« COURS APRÈS MOI, SHÉRIF ! » sont régulièrement réédités et rediffusés, « LA FUREUR DU DANGER » un tantinet plus ambitieux, a disparu corps et biens.HOOPER

Réalisé par quelqu'un qui connaît son sujet, le cascadeur Hal Needham, ce film décrit le quotidien des stuntmen hollywoodiens, têtes brûlées alcooliques, accros aux antidouleurs, capables de prendre tous les risques pour des records dérisoires qui les laissent à chaque fois physiquement plus amoindris.

« LA FUREUR DU DANGER »  (passons sur le titre français, guère engageant) suit les derniers jours de la carrière d'un cascadeur et sa rencontre avec HOOPER (3)la relève, un jeunot sobre comme un chameau, ambitieux et plus affûté techniquement qu'il ne le fut jamais. Le scénario n'est pas bien profond, préférant un ton de comédie gentiment farfelue et des gags centrés sur des chevaux flatulents. Needham assez piètre réalisateur, ne pousse pas son sujet jusqu'à en faire un « ÈVE » au royaume de la tôle froissée. Mais il passe tout de même un souffle d’authenticité, une nostalgie touchanteHOOPER (4) et Reynolds est extrêmement attachant : la scène où insomniaque, il se lève la nuit pour se regarder dans la glace, contempler son corps vieillissant et pincer ses poignées d'amour, est parfaite. Sally Field – alors fiancée à Burt et partenaire attitrée à la façon de Sondra Locke ou Jill Ireland – se contente de jouer les décorations et Brian Keith est très bien en « ancien » en bout de course. Jan-Michael Vincent dans le rôle du rival retrouve à peu près le même emploi que dans « LE FLINGUEUR » en plus sympathique.

Bien rythmé pour un film des années 70, joliment écrit, assez revanchard parfois (le portrait du réalisateur mégalo et odieux, est gratiné), « LA FUREUR DU DANGER » mérite vraiment d'être sorti des oubliettes.

 

À NOTER : la seule édition correcte du film, en 16/9 est l’Allemande, sortie sous le titre « UM KOPF UND KRAGEN » mais sans sous-titres.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:52

CREW (1)Quatre malfrats dans une voiture roulant de nuit, sous la pluie. Un bruit provenant de leur coffre les fait s'arrêter. Ils ouvrent le capot, révélant un type ligoté et bâillonné. Ils le CREWlardent de coups de couteau ? Non, ils l’éjectent, l’abandonnent au milieu de nulle part en lui conseillant de mettre la pédale douce sur les sandwiches aux boulettes. Car contrairement aux apparences, nous ne sommes pas dans « LES AFFRANCHIS » mais dans « THE CREW ».CREW (2)

Passé ce flash-back en clin d’œil, le film évolue comme une sorte de mélange de « COUP DOUBLE » (avec le tandem Douglas-Lancaster) et « GET SHORTY » (Barry Sonnenfeld est d'ailleurs producteur). Les ex-hitmen aujourd'hui retraités dépriment au soleil de Miami et décident de reprendre les flingues. S’ensuit une série de quiproquos aberrants, car nos vieillards déclenchent sans le vouloir une guerre des gangs !

La parodie n’est pas aussi lourdingue qu'elle en a l’air. C'est très bien filmé et photographié, il règne une ambiance bon-enfant, parfois cafardeuse. Revoir de vieilles gloires comme Richard Dreyfuss, Burt Reynolds, Seymour Cassel et Dan Hedaya en papys cacochymes a CREW (3)quelque chose de tristounet. Mais ils ont toujours la pêche, s’auto-parodient avec beaucoup d’abnégation et n’ont rien perdu de leur charisme d’antan. À leurs côtés, Carrie-Anne Moss en fliquette et Jennifer Tilly en strip-teaseuse potelée sont parfaites et Miguel Sandoval est hilarant en caïd cubain très mal entouré par une équipe de bras-cassés.

Sans rien révolutionner, « THE CREW » fait passer un moment à la fois drôle et nostalgique et offre de bons rôles à de vieilles connaissances qu’on est heureux de revoir dans des personnages taillés sur-mesure. Sympa…

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:35

BUNCH OF AMATEURS
À ses débuts, Burt Reynolds avait joué un acteur casse-pied de l’Actors Studio confronté à Shakespeare en personne venu faire un tour au 20ème siècle, dans un épisode de BUNCH OF AMATEURS (4)« TWILIGHT ZONE ». Un demi-siècle plus tard, le même Burt, âgé de 72 ans, part pour l’Angleterre, jouer « KING LEAR ».BUNCH OF AMATEURS (3)

Vieil acteur de films d’action en fin de parcours, il se retrouve dans un trou perdu au fin-fond du Royaume-Uni, au sein d’une troupe d’amateurs, à répéter dans une grange glaciale. Le choc culturel est inévitable.

« A BUNCH OF AMATEURS » démarre lourdement, dans le pastiche sans surprise, et Reynolds s’en donne à cœur-joie dans l’autodérision absolue. Quand on le reconnaît dans la rue, on le confond avec Sean Connery ou Tom Selleck, quand il surprend des conversations à son sujet, c'est pour entendre dire qu'il est vieux, ou qu’on le croyait mort ! Un de ses partenaires de théâtre affirme même qu'il est un des rares comédiens à être trop BUNCH OF AMATEURS (1)âgé pour jouer Lear, et qu'il pourrait à la rigueur jouer Yorrick dans « HAMLET ». Autrement dit, la tête de mort… Puis peu à peu une certaine émotion s’infiltre dans les scènes, les personnages prennent de l’épaisseur, et d’intéressantes relations se nouent.

C'est un vrai plaisir de retrouver Burt Reynolds, jouant enfin son âge. Claudiquant, visiblement fragilisé, il retrouve son ironie naturelle, sa sympathie innée, lui qui semblait fossilisé depuis tant d’années. Ici, il s’amuse comme un petit fou et s’offre même le luxe de se montrer remarquable dans la pièce.

À ses côtés, le gratin des acteurs brittons, avec en tête la délicieuse Imelda Staunton en logeuse énamourée et Derek Jacobi formidable en ringard égotique et envieux. On retrouve également un vieux complice de Reynolds, le brave Charles Durning, jouant son agent has-been.
BUNCH OF AMATEURS (2) 

« A BUNCH OF AMATEURS » est une charmante comédie, joliment écrite, émouvante à plusieurs niveaux. Une résurrection de plus pour l’ex-star des seventies, qu’on croyait enterrée à jamais, après son bref comeback dans « BOOGIE NIGHTS ». Non, décidément, les héros ne meurent jamais !

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