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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 13:22

Après avoir découvert Jean Willes, une comédienne totalement « inconnue de nos services », mais qui sortait particulièrement du rang dans « LE ROI ET QUATRE REINES », dans un rôle de « latina » au sang très chaud et au couteau facile, nous avons décidé d’explorer sa filmographie… Pour constater que ce personnage de Ruby McDade, constitue indéniablement le sommet de sa carrière, qui s’est résumée à quelques petits rôles (une infirmière clonée dans « L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES », une prostituée dans « ELMER GANTRY, LE CHARLATAN »), et essentiellement des apparitions à la télévision, dans un emploi d’entraîneuse blasée, sexy et dure à cuire, ou plus tard de rombière de comédie.

Elle fut Carlotta, la gironde patronne de la cantina dans plusieurs « ZORRO », apparaît dans quelques « AU NOM DE LA LOI », « ZANE GREY THEATER » ou « BONANZA », elle incarne Belle Starr dans un épisode de « THE ROUGH RIDERS » ainsi que dans un « MAVERICK ». Sur le tard, Jean Willes joue les maquerelles truculentes dans « ATTAQUE AU CHEYENNE CLUB » ou « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », alourdie par les ans, mais n’ayant rien perdu de sa verve moqueuse.

Un de ces visages indéniablement familiers, mais auquel on ne pense jamais à donner un nom…. À moins d’être subitement intrigué par une performance.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 11:59

Cette rousse explosive, au tempérament de feu, a tellement incarné la femme irlandaise dans « L'HOMME TRANQUILLE » de John Ford, qu'elle est pratiquement devenue le symbole de son pays d’origine, à la façon d’un Irène Papas en Grèce, ou d’une Sophia Loren en Italie.

Comédienne énergique, au registre un peu limité, Maureen O’Hara a souvent formé un couple avec John Wayne, sans se laisser étouffer par sa présence, et a toujours su trouver sa place dans les westerns qu'elle a tournés, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Elle incarne l’épouse de « BUFFALO BILL », elle complote pour voler leurs terres aux Indiens dans « LE TERRITOIRE DES COMANCHES », renoue malgré elle avec son ex-mari dans « RIO GRANDE », joue une chanteuse de saloon dans « LA BELLE ROUSSE DU WYOMING », la veuve d’un officier dans « À L’ASSAUT DU FORT CLARK ».

Elle est excellente en prostituée hantée par son passé, dont le fils vient de mourir dans « NEW MEXICO », même si elle connut d’orageuses relations avec le réalisateur débutant, Sam Peckinpah. Elle participe à la grossière caricature de son couple avec John Wayne dans « LE GRAND McLINTOCK », qui s’achève par une navrante fessée en public, campe une Anglaise s’installant au Texas pour implanter une nouvelle race bovine dans « RANCHO BRAVO ».


Elle apparaît brièvement dans « BIG JAKE », où elle incarne pour la dernière fois, l’ex-femme de Wayne. Et la magie fonctionne encore, le temps de quelques plans. C'est avec Henry Fonda qu'elle est mariée dans le téléfilm « THE RED PONY », où elle est fermière.

Née en 1920, l’inoxydable Maureen est toujours de ce monde.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 11:37

Debra Paget, retirée des écrans depuis bien longtemps, a laissé un souvenir indélébile à ceux qui l’ont découverte en danseuse hindoue dans « LE TIGRE DU BENGALE » de Fritz Lang, ou en esclave convoitée dans « LES DIX COMMANDEMENTS ».

Petite de taille, un corps de pin-up et un visage de madone vaguement exotique, la comédienne s’est curieusement illustrée dans le western dans des rôles de « squaws ». Elle fut celle dont Jimmy Stewart tombe amoureux dans « LA FLÈCHE BRISÉE », celle que Robert Taylor utilise comme un objet sexuel dans « LA DERNIÈRE CHASSE », et elle se nomme joliment « Appearing Day » dans « LE DERNIER CHEYENNE ».

Elle est une « belle » du vieux Sud dans « LA SIRÈNE DE BÂTON ROUGE » et « SEVEN ANGRY MEN », elle est déchirée entre deux frères dans « LE CAVALIER DU CRÉPUSCULE », entre son mari et un hors-la-loi dans « LE BORD DE LA RIVIÈRE ».
À la TV, on voit Debra Paget dans les séries « CIMARRON CITY », « LA GRANDE CARAVANE », « TALES OF WELLS FARGO » et « RAWHIDE ».

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:27

Elle n’a tourné que trois westerns, et deux d’entre eux sont des chefs-d’œuvre incontestés du genre. Bonne moyenne !

Née en Tunisie, l’actrice franco-italienne Claudia Cardinale a trouvé très jeune ses meilleurs rôles dans « LE GUÉPARD » et surtout « LA FILLE À LA VALISE », où elle est extraordinaire. Avec son physique sain et rayonnant, son visage sensuel, elle a incarné l’unique héroïne de l’œuvre de Sergio Leone, Jill McBain, l’ex-prostituée de New Orleans débarquant au Far West, pour découvrir sa famille massacrée. « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » marque l’apogée de la carrière de la comédienne, qui ne retrouva jamais de rôle aussi marquant. Dans le dernier plan du film, lorsqu’elle apporte à boire aux ouvriers du chemin de fer, elle symbolise subitement toutes les pionnières, et laisse même deviner la femme du 20ème siècle.

Deux ans auparavant, elle était apparue dans « LES PROFESSIONNELS » de Richard Brooks, dans le rôle de Maria Grant, jeune Mexicaine soi-disant kidnappée par un bandido sanguinaire. Fière et sauvage, Claudia y tenait tête à quelques « grandes gueules » comme Lancaster, Marvin et Palance, sans démériter, ce qui n’est pas donné à n'importe qui.

Si elle est déguisée en cowgirl, et joue aux côtés de John Wayne, « LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE » n’est pas exactement un western, tout comme « LES PÉTROLEUSES », sorte de pastiche de western franco-français, où Claudia forme un tandem avec Brigitte Bardot, dans un Ouest d’opérette filmé par Christian-Jaque. Passons…

De nombreux cinéastes comme John Carpenter, John Milius ou Walter Hill, admettent ne s’être jamais vraiment remis du coup de foudre qu'ils ressentirent adolescents, en découvrant Claudia Cardinale, descendant du train à la gare de Flagstone. Ils sont loin d’être les seuls.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:53

Pour toujours, et quoiqu’elle puisse faire, Angie Dickinson restera Feathers, la joueuse-entraîneuse de « RIO BRAVO », qui parvient à faire craquer l’incorruptible shérif John T. Chance, par la seule perfection de ses jambes gainées de bas noir, et la douceur de son sourire. Hormis la série policière « SERGENT ANDERSON », qui fit sa gloire cathodique dans les années 70, la comédienne ne parvint jamais à faire oublier ce premier rôle principal.

En 1958, la belle Angie n’en était pourtant pas à son coup d’essai, et avait déjà tenu ce genre de personnages dans des westerns moins marquants comme « LE MARIAGE EST POUR DEMAIN » ou « L'HOMME AU FUSIL ». Elle trahit son fiancé James Arness dans « GUN THE MAN DOWN »,  puis joue à ses côtés une Indienne dans un « GUNSMOKE ». Elle prête sa voix à Sarita Montiel pour « LE JUGEMENT DES FLÈCHES », et joue une obsédée de vengeance dans un « HAVE GUN, WILL TRAVEL ».

Elle apparaît en « guest star » dans un nombre considérable de séries western, souvent en femme fatale, mais ne revient au grand écran que pour « LE PISTOLERO DE LA RIVIÈRE ROUGE », où elle tente de stopper un duel à mort. Elle retrouve son rôle d’entraîneuse, cette fois battue par son amant dans « LA VENGEANCE DU SHÉRIF », puis plus légèrement dans « SAM WHISKY LE DUR ».

Elle est partagée entre Willie Nelson et Richard Widmark dans le téléfilm-hommage au genre : « LE DERNIER WESTERN », qui marque d'ailleurs, sa dernière intrusion au Far West.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:59

  Pin-up emblématique des sixties révélée par un film de dinosaures (peut-on faire plus cool ?), Raquel Welch est surtout connue comme une personnalité "people", une animatrice de shows, une prêtresse de la gym, plutôt que comme comédienne. Sa carrière comporte plus de nanars multinationaux que de chefs-d'oeuvre, mais elle a su se maintenir dans la mémoire collective et sert encore parfois de standard de la beauté "latina".
Raquel a tourné trois westerns qui forment une trilogie étonnamment cohérente et dans lesquels elle n'a jamais démérité. Dans le premier "BANDOLERO", elle est l'ancienne pauvresse mexicaine vendue à un riche rancher, puis kidnappée par de braves bandits. Ils seront traqués par un shérif évidemment amoureux d'elle, mais Raquel sera prête à tout lâcher pour le mauvais garçon Dean Martin. Les cheveux en choucroute, les bas jamais filés, malgré ses journées à cheval, Raquel fera le coup de feu à la fin du film, en serrant ses grandes et belles dents blanches.
Dans "100 FUSILS", elle est encore mieux utilisée par Tom Gries qui lui offre un rôle de passionaria de la révolution mexicaine, qui connaît une torride love story avec un gringo. Le gringo en question étant noir (le footballeur Jim Brown), le film fit un tel scandale qu'on s'en souvient encore 40 ans plus tard. Pourtant, à revoir le film, pas de quoi se pâmer ! Mais Raquel est très bien, enflammée et fière et même bonne comédienne dans la séquence où elle aide son père à mourir, quand il est pendu par les rurales.

Le tryptique s'achève avec "UN COLT POUR TROIS SALOPARDS" et le rôle d'Hannie Caulder, la femme violée se métamorphosant en chasseuse de primes implacable.

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