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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:12

CAINE (2)Acteur fondamental (‘seminal’ disent les Anglo-Saxons !) du cinéma britannique, dans le sens qu’il fut le premier prolétaire à réellement accéder à la tête d’affiche au pays de Shakespeare, le cockney Michael Caine a trop souvent gâché son talent en devenant une star internationale, acceptant à peu près tous les rôles du moment que le chèque étaitCAINE (3) rondelet et le voyage plaisant. Ça n’a heureusement pas empêché dans la masse, de belles réussites et une longévité à peine croyable.

Après quelques rôles minuscules, on découvre Caine en officier snob dans « ZOULOU », il devient vedette grâce au rôle-titre de « ALFIE, LE DRAGUEUR » sorte de Don Juan prolo irrésistible et pitoyable où il passe le film à s’adresser directement à la caméra. L’espion Harry Palmer dans « IPCRESS : DANGER IMMÉDIAT », « MES FUNÉRAILLES À BERLIN » et « UN CERVEAU D’UN MILLIARD DE DOLLARS », antithèse de 007, assied son statut.  Il reprendra d'ailleurs le rôle deux décennies plus tard, dans deux films sans ambition.

Il est un fermier du Sud des U.S.A. dans « QUE VIENNE LA NUIT », excelle en chef de guerre dans « LA VALLÉE PERDUE », en braqueur dans « L’OR SE BARRE », joue les CAINE (1)militaires durs à cuire dans « TROP TARD POUR LES HÉROS », « LA BATAILLE D’ANGLETERRE » et « ENFANTS DE SALAUDS », apparaît en garçon-coiffeur humilié dans « LE LIMIER » dans un face à face anthologique avec Laurence Olivier. Il reprendra le rôle de celui-ci dans le fâcheux remake signé Kenneth Branagh, trente ans plus tard.

Caine est fabuleux en soldat de fortune dans « L’HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI ». Mais on peut le voir dans des nanars insondables du style « LE DERNIER SECRET DU POSÉIDON », « L’INÉVITABLE CATASTROPHE » (à qui le dites-vous !) ou « L’ÎLE DE LA TERREUR » et « LES DENTS DE LA MER 4 : LA REVANCHE ». Il cachetonne en quidam traqué en Afrique du Sud dans « LE VENT DE LA VIOLENCE », en acteur gay dans « CALIFORNIA HÔTEL », en romancier amoureux d’un étudiant dans « PIÈGE MORTEL », en officier dans « UN PONT TROP LOIN », il est parfait en prof bourru dans « L’ÉDUCATION DE RITA », en époux volageCAINE (5) dans « HANNAH & SES SŒURS » (qui lui vaut l’Oscar), en brave type saisi par le démon de Midi dans « C'EST LA FAUTE À RIO », en fils de nazi dans « THE HOLCROFT COVENANT », en ignoble caïd londonien dans « MONA LISA », il est un acteur ringard identifié au héros de Conan Doyle dans « ÉLÉMENTAIRE MON CHER… LOCK HOLMES », un aigrefin pince-sans-rire dans « LE PLUS ESCROC DES 2 », un malfrat moribond dans « BLOOD & WINE » où il se renouvelle de façon étonnante, créant une brute épaisse inouïe. Toujours aussi peu regardant sur son gagne-pain, Caine joue les bad guys dans « TERRAIN MINÉ » de… Steven Seagal.

Il est extraordinaire en manager ringard dans « LITTLE VOICE » et obtient à nouveau l’Oscar pour son rôle de médecin compassé drogué à l’éther dans « L’ŒUVRE DE DIEU, LA PART DU DIABLE ». Il campe un gay amusant dans « MISS DÉTECTIVE », un médecin sadique et CAINE (4)fat dans « LA PLUME & LE SANG », le mort dont on retrace la vie en flash-back dans « LAST ORDERS », le manager de boxe de « SHINER », l’ex-légionnaire truculent dans « LE SECRET DES FRÈRES McCANN », le journaliste fatigué de « UN AMÉRICAIN BIEN TRANQUILLE », le collabo français de « THE STATEMENT », le cabot de « THE ACTORS », le papy en bout de course de « AROUND THE BEND » (où à 70 ans passés, il est vieilli au latex !), le vieux hippie de « LES FILS DE L'HOMME », l'homme de ménage braqueur dans « LE CASSE DU SIÈCLE ».

Caine succède à Michael Gough dans le rôle du majordome Alfred dans « BATMANCAINE (6) BEGINS » et « DARK KNIGHT », et campe un sorcier sarcastique dans « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE », le beau-père de Leonardo DiCaprio dans « INCEPTION ».

CAINEDe nombreux fans considèrent son rôle de tueur assoiffé de vengeance dans « LA LOI DU MILIEU » comme son chef-d'œuvre. Il y est effectivement remarquable : froid, cynique, odieux, avec un fond de dignité douloureuse. Trente ans après, Caine apparaîtra dans l’inutile remake U.S. « GET CARTER » où il campe cette fois un patron de boîte de nuit corrompu. C'est sur le tard que Caine trouvera un rôle aussi iconique avec « HARRY BROWN » où il est un paisible retraité londonien s’improvisant ‘vigilante’ : à près de 80 ans, l’acteur y retrouve un regain de popularité inattendu.

À noter que Michael Caine apparaît en officier tué par les Zoulous dans un plan clin d'œil du « SENS DE LA VIE ».

Il a signé deux livres de souvenirs : « WHAT IT’S ALL ABOUT » et tout récemment « THE ELEPHANT TO HOLLYWOOD ».

À la TV, Caine apparaît aux côtés de Sean Connery dans « MALE OF THE SPECIES », tient le rôle-titre de « MANDELA & DeKLERK », « DR. JEKYLL & MR. HYDE », joue le flic enquêtant sur « JACK L’ÉVENTREUR », le capitaine Nemo dans « 20.000 LIEUX SOUS LES MERS ».

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 11:05

Aujourd'hui pour fêter les 50 ans tout ronds de Julianne Moore, « WWW » oublie l’habituelle notule récapitulative pour un ‘post’ plus complet. Happy birthday, Julianne.

 

JULIANNE MOORERévélation du milieu des nineties, cette étonnante comédienne rousse au physique singulier, au jeu intense, souvent à contretemps (son éclat de rire en disant « Je suis malheureuse ! » dans « VANYA, 42ème RUE » est inoubliable !) a rapidement pris une place importante à la fois dans le cinéma commercial et indépendant.

JULIANNE MOORE (1)On découvre Julianne Moore en garce zombifiée dans un sketch de « CONTES DE LA NUIT NOIRE », en wonder woman à la langue acérée dans « LA MAIN SUR LE BERCEAU », en médecin débordée dans « LE FUGITIF », en épouse parfaite dans « UN MÉNAGE EXPLOSIF », en actrice de série B devenue serveuse dans « BENNY & JOON », en épouse trompée de l’avocat de « BODY » (il préfère Madonna, l’imbécile !). JULIANNE MOORE (2)

Julianne Moore sort du rang grâce à une séquence anthologique de « SHORT CUTS » qu’elle ne joue qu’avec… le haut des vêtements et une aisance désarmante. Elle est extraordinaire dans « VANYA, 42ème RUE » déjà cité, en belle-mère lascive, joue la femme enceinte de « 9 MOIS AUSSI », l’informaticienne voyeuse dans « ASSASSINS » face à Stallone et tient la vedette de « SAFE » dans un rôle de ménagère saisie par la « maladie de l’environnement ». Elle incarne une des maîtresses du Maître dans « SURVIVING JULIANNE MOORE (4)PICASSO » et se montre quelconque dans deux films commerciaux : en paléonthologue hurleuse dans « LE MONDE PERDU » et dans le rôle de la sœur agressive de « PSYCHO ».

Julianne revient à un cinéma indépendant où elle semble plus à sa place avec « BACK HOME » en fille aînée névrosée, « BOOGIE NIGHTS » où elle incarne Amber Waves, star porno pathétique des seventies et « THE BIG LEBOWSKI » où elle est une artiste givrée. Elle est la sœur attardée dans « COOKIE’S FORTUNE » où elle est méconnaissable et étonnamment drôle, la manipulatrice mondaine dans « UN MARI IDÉAL », l'épouse adultère de « LA FIN D'UNE LIAISON », elle perd sa fille dans « UNE CARTE DU MONDE », joue l’épouse rongée de remords de « MAGNOLIA » (sa scène de pétage de plombs à la pharmacie est étourdissante), la veuve de « TERRE-NEUVE », la savante maladroite de « ÉVOLUTION », la mère de famille des fifties dans « LOIN DU PARADIS », celle dépressive de « THE HOURS ». JULIANNE MOORE (3)

Elle apparaît brièvement en mytho pathétique dans « WORLD TRAVELER » et retrouve un rôle curieusement similaire dans « MÉMOIRE EFFACÉE ».

Après moult tergiversations, c'est elle qui reprend le rôle de l’agent Starling du FBI créé par Jodie Foster dans « HANNIBAL » où elle retrouve Anthony Hopkins qu'elle connut en Picasso. Elle marivaude avec Pierce Brosnan dans « UNE AFFAIRE DE CŒUR », joue les flics dures à cuire dans « NEXT », s’égare dans le marivaudage dans « CHASSÉ-CROISÉ À MANHATTAN », se fait rapidement tuer dans « LE FILS DE L'HOMME », joue une mondaine incestueuse dans « SAVAGE GRACE » et la seule voyante d’un monde devenu aveugle dans « BLINDNESS ». Elle est très bien en épouse parano dans « CHLOÉ », apparaît dans une séquence de « LES VIES PRIVÉES DE PIPPA LEE », est amoureuse d’un homosexuel dans « A SINGLE MAN », joue une mère lesbienne dans « TOUT VA BIEN ».

JULIANNE MOORE suite

À la TV, Julianne Moore est pendant plusieurs années, une infirmière dans la sitcom « THE WORLD TURNS », elle est preneuse d’otages dans « B.L. STRYKER » et campe une femme fatale de film noir dans « CAST A DEADLY SPELL ». Elle apparaît tout récemment dans plusieurs épisodes de l’hilarante série « 30 ROCK ».

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 08:30

DE NIRORobert De Niro débute curieusement comme figurant dans une scène de bar de « TROIS CHAMBRES À MANHATTAN » de Marcel Carné.

Il apparaît en second rôle dans des films à diffusion confidentielle des seventies : l’invitéDENIROsuite joufflu au mariage de « THE WEDDING PARTY », le Gitan chauffeur de taxi (déjà !) dans « JENNIFER ON MY MIND », le fils drogué de Ma Baker dans « BLOODY MAMA », le klepto calabrais de « THE GANG THAT COULDN’T SHOOT STRAIGHT », le flic brutal de « NÉ POUR VAINCRE », le joueur de baseball demeuré de « BANG THE DRUM SLOWLY » qui le fait définitivement remarquer des professionnels.

De Niro tient des rôles en vedette dans des œuvres underground comme « GREETINGS » et sa sequel « HI, MOM ! » réalisés par un jeune Brian DePalma, où il tient le même rôle de voyeur urbain.

Chacune de ses collaborations avec Martin Scorsese entre dans l’Histoire du 7ème Art et Robert De Niro acquiert grâce à ce travail en tandem, la réputation de « meilleur acteur du monde ». Il est indéniable qu’il atteint des cîmes de son art dans « MEAN STREETS » en voyou tête DE NIRO (5)brûlée, « TAXI DRIVER » en viet-vet détraqué, « NEW YORK, NEW YORK » en musicien névrosé, « RAGING BULL » en boxeur parano et suicidaire, « LA VALSE DES PANTINS » en collectionneur d’autographes ringard (avec le recul, une de ses plus subtiles prestations), « LES AFFRANCHIS » en caïd élégant, « LES NERFS À VIF » en ex-forçat psychopathe ou « CASINO » en malfrat incapable de gérer son entourage.

Sans l’appui de son mentor, De Niro se montre plus inégal, capable du meilleur comme du pire, alternant coups de génie et pénibles numéros de grimacier. Il cabotine ainsi à outrance dans « ANGEL HEART » en Satan barbichu, « LES INCORRUPTIBLES » en Al Capone grand-guignolesque, « NOUS NE SOMMES PAS DES ANGES » en taulard demeuré jouant comme Louis De Funès (un des points les plus bas de sa carrière), « LA LOI DE LADE NIRO (3) NUIT » en avocat marron ou « HOLLYWOOD MISTRESS » en financier rapace.

Il est insipide et effacé dans « LE DERNIER NABAB » en mogul amoureux, « 1900 » en padrone italien sans caractère, « SANGLANTES CONFESSIONS » où il est écrasé par Robert Duvall, « STANLEY & IRIS » en analphabète, « JACKNIFE » où il change quatre fois de tête en cours de film ou « LA LISTE NOIRE » où il est aussi terne que le film lui-même et « SIMPLES SECRETS » où il est un médecin compassé.

On préfèrera se souvenir de ses grandes interprétations inspirées et culottées : le jeune Vito Corleone dans « LE PARRAIN – 2ème PARTIE » où il surpasse son modèle Brando, l’ouvrier ambigu de « VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER » qu’il porte sur ses épaules, le gangster miné par le poids du passé de « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE », le plombier rebelle de « BRAZIL », l’esclavagiste repenti de « MISSION », le malade ramené à la vie dans « L’ÉVEIL ».

Dans un registre plus quotidien et sans artifice, le grand Bob est très performant dans « FALLING IN LOVE » en père de famille adultère, « MAD DOG & GLORY » en flic couard, « BLESSURES SECRÈTES » en beauf haïssable et surtout « MIDNIGHT RUN » en chasseur de primes anxieux et obstiné.

DE NIRO (2)

En ‘93, il réalise lui-même le terne mais plutôt réussi « IL ÉTAIT UNE FOIS… LE BRONX » où il est un chauffeur de bus qui tente d’arracher son fils aux griffes de la pègre. Plus de dix ans plus tard, il retourne derrière la caméra pour « RAISONS D’ÉTAT » où il campe un des fondateurs de la CIA.

Il ressuscite le monstre créé par Boris Karloff dans « FRANKENSTEIN » où il a des instants de grâce et retrouve son emploi favori de gangster dans « HEAT » où il donne une de ses DE NIRO (4)plus belles performances en braqueur solitaire et glacial. Il renfile la soutane pour « SLEEPERS », tient un petit rôle d’ex-taulard dans « DE GRANDES ESPÉRANCES », joue l'homme à tout faire du Président dans « DES HOMMES D’INFLUENCE », un mercenaire dans « RONIN », un mafieux tourmenté dans « MAFIA BLUES » et sa sequel, le chef des méchants des « AVENTURES DE ROCKY & BULLWINKLE », le futur beau-père psychorigide de « MON BEAU-PÈRE & MOI » (dont il tourne deux sequels embarrassantes), le sous-off raciste mais bien brave au fond dans « LES CHEMINS DE LA DIGNITÉ », le superflic médiatique de « 15 MINUTES », puis celui ronchon de « SHOWTIME ! », celui encore père d’un junkie dans « PÈRE & FLIC ». Il est braqueur de « THE SCORE », archevêque dans « LE PONT DU ROI SAINT-LOUIS », un veuf hanté dans « TROUBLE JEU », un flic en tandem avec Al Pacino dans l’atroce « LA LOI ET L’ORDRE », le pirate gay dans « STARDUST ». Il aborde les emplois plus âgés en jouant un père voulant renouer avec ses enfants dans « EVERYBODY’S FINE », le sénateur ripou dans « MACHETE », le producteur grenouilleur de « PANIQUE À HOLLYWOOD »,

En ex-flic amoindri par une attaque cérébrale, De Niro se laisse « bouffer » par son partenaire Philip Seymour Hoffman dans « PERSONNE N’EST PARFAITE ».

De Niro commence à apparaître dans des variantes de rôles qu’il a déjà tenus : un loser vindicatif obsédé par un champion dans « LE FAN », ou un ex-taulard abruti dans « JACKIE BROWN ».

DE NIRO (6)

On l’aperçoit aux côtés de Catherine Deneuve dans une séquence du film français « LES CENT & UNE NUITS » et prête sa voix à un requin mafioso dans « SHARK TALE ».

À la TV, il apparaît à ses débuts dans le ‘soap opera’ « SEARCH FOR TOMORROW » et prête sa voix au documentaire « DEAR AMERICA : LETTERS HOME FROM VIETNAM ». À noter que son rôle dans la version TV du « PARRAIN » est considérablement plus développé.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:16

ROBARDSFils de Jason Robards, acteur de théâtre des années 30, Jason Robards, Jr. s’il n’a guère connu le chômage, n’a curieusement trouvé que peu de rôles à la mesure de sa personnalité ombrageuse mais romantique, qui n’est d'ailleurs pas sans évoquer celle ROBARDS (1)d’Humphrey Bogart. Ce n’est peut-être pas un hasard s’il fut lui aussi le mari de Lauren Bacall ! Même si celle-ci nie dans ses mémoires, toute ressemblance entre les deux hommes.

On découvre Jason Robards en héros fitzgeraldien dans « TENDRE EST LA NUIT », en père célibataire dans « DES CLOWNS PAR MILLIERS », en joueur de poker cynique dans « GROS COUP À DODGE CITY », en peu convaincant Capone dans « L’AFFAIRE AL CAPONE », en Doc Holliday imbibé dans « 7 SECONDES EN ENFER » et en Brutus mollasson et trop âgé dans « JULIUS CÆSAR », dans le rôle de Paris Singer un des amants de « ISADORA », en acteur de série B dans « FOOLS ».

Sergio Leone fait de lui un inoubliable ‘Cheyenne’, hors-la-loi mexicain chaleureux dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », qui demeure le rôle de sa vie.

Une brève mais fructueuse collaboration avec Sam Peckinpah offre à Robards deux excellents rôles : le paysan assassin malgré lui dans « NOON WINE » à la TV où il est marié à Olivia De Havilland et surtout l’aventurier bourru tué par le progrès dans « UN NOMMÉ CABLE HOGUE ». Ainsi qu’une modeste apparition en gouverneur Wallace dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID ».

Robards apparaît en père dans les flash-backs de « JOHNNY S’EN VA-T-EN GUERRE », enROBARDS (3) rédac-chef rude mais courageux dans « LES HOMMES DU PRÉSIDENT », dans le rôle de Howard Hughes à la fin de sa vie dans « MELVIN & HOWARD », en Dashiell Hammett dans « JULIA », en nazi exilé dans « CABO BLANCO ». Il joue un méchant propriétaire terrien dans « LE SOUFFLE DE LA TEMPÊTE » et le président Grant dans « LA LÉGENDE DU JUSTICIER MASQUÉ ».

Jason Robards est efficace dans les rôles de pères sympas : l’ex-malfrat usé dans « LE RETOUR DE MAX DUGAN », le papa trop âgé dans « LA FOIRE DES TÉNÈBRES » ou abusifs : l’officier brutal dans « L’OURAGAN », ROBARDS (2)l’ivrogne exploitant sa fille dans « BLACK RAINBOW ». Il a rarement été plus juste que dans « PORTRAIT CRACHÉ D’UNE FAMILLE MODÈLE » en « shitty father » dur et cassant, aussi antipathique qu’émouvant. Son monologue final sur la paternité est une des meilleures choses qu’ait faites Robards à l’écran.

Il est un écrivain alcoolique dans « LES FEUX DE LA NUIT », l’Allemand qui redécouvre ses racines dans « L’AMI RETROUVÉ », le politicard véreux de « STORYVILLE », le patron homophobe de Tom Hanks dans « PHILADELPHIA », le père paranoïaque véritable Roi Lear transposé dans « SECRETS » où il est extraordinaire. On le revoit agonisant dans « MAGNOLIA » où sa prestation est si réaliste qu’elle en devient pénible à regarder. D’autant qu’elle marque l’ultime apparition de l’acteur à l’écran.

Jason Robards apparaît dans quatre ‘caméos’ non-mentionnés au générique : en patron de presse dans « LE JOURNAL », en amiral à la fin de « U.S.S. ALABAMA », en sénateur assassiné au début de « ENNEMI D’ÉTAT » du même Tony Scott et en gentleman du Sud dans une séquence muette de « BELOVED ».

ROBARDS (4)

À noter que Jason Robards avait commencé le tournage de « FITZCARRALDO » de Werner Herzog dans le rôle-titre mais terrassé par la maladie (et les méthodes du réalisateur dit-on !), quitta le plateau et fut remplacé par Klaus Kinski. On peut d'ailleurs voir RobardsROBARDS2 dans le documentaire « BURDEN OF DREAMS », consacré à ce tournage démentiel.

Très actif à la TV, Jason Robards tient le rôle créé par Gary Cooper dans « POUR QUI SONNE LE GLAS », celui de Hickey qu’il créa au théâtre dans « THE ICEMAN COMETH », exécute un extraordinaire portrait-charge de Nixon dans « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE », joue un rescapé du nucléaire dans « LE JOUR D’APRÈS », tient le rôle-titre de « SAKHAROV », incarne l’avocat du Sud dans « THE ATLANTA CHILD MURDER », le riche propriétaire de « LES FEUX DE L’ÉTÉ », l’avocat progressiste dans « INHERIT THE WIND », le grand-père taiseux de « HEIDI », celui des héros de « MY ANTONIA », le milliardaire qui tue sa femme dans « AN INCONVENIENT WOMAN » et sous des kilos de postiches, le romancier dans « MARK TWAIN & ME » et Abraham Lincoln, dans « THE PERFECT TRIBUTE ». Il est un général fomentant un coup d’état dans « THE ENEMY WITHIN ».

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:51

NOLTERévélé par la TV grâce à la minisérie « LE RICHE ET LE PAUVRE » où il campe un boxeur buté avec une saisissante authenticité, Nick Nolte met du temps à trouver sa place à Hollywood.

Colosse de type nordique à la voix encrassée de tabac et d’alcool, on l’a bêtement lancé comme un « nouveau Redford » dans « LES GRANDS FONDS » où il est un chasseur de NOLTE (4)trésor, puis on le revoit en beatnik dans « HEARTBEAT », en viet-vet fêlé dans le magnifique « LES GUERRIERS DE L’ENFER » une de ses grandes réussites.

« 48 HEURES » le fixe enfin dans la mémoire du public, dans un rôle de flic mal embouché qu’il retrouvera aseptisé dans la sequel « 48 HEURES DE PLUS ». Sans lui offrir le rôle de sa vie, ces deux films prouvent que Nolte ne se laisse voler la vedette par personne, pas même Eddie Murphy à sa meilleure époque. Dès lors, l’acteur ne cesse de progresser, avec le reporter baroudeur de « UNDER FIRE », le rôle-titre du « CLOCHARD DE BEVERLY HILLS », le forçat de « WEEDS », l’ex-malfrat dans « LES 3 FUGITIFS » (il en vient à ressembler physiquement à Depardieu, créateur du rôle en France !), le peintre manipulateur de « NEW YORK STORIES », le privé au look deNOLTE (1) séminariste dans « CHACUN SA CHANCE », le père italien d’un gosse malade dans « LORENZO », le coach traumatisé dans « LE PRINCE DES MARÉES » où son interprétation sensible vaut bien mieux que le film lui-même, l’entraîneur de basket dans « BLUE CHIPS ».

Nolte a failli chanter dans « LA PETITE STAR », mais les scènes musicales ont été (heureusement ?) coupées au montage ! Il joue les bellâtres quinquas aux côtés de Julia Roberts dans « LES COMPLICES », un flic bouffi des fifties dans « LES HOMMES DE L’OMBRE », l’époux incertain de Julie Christie dans « L’AMOUR… ET APRÈS », le shérif désespéré dans « AFFLICTION », le colonel aigri de « LA LIGNE ROUGE », le sénateur gâteux de « TRIXIE », le loser hanté par le passé de « SIMPATICO », le colonel impuissant de l’ONU dans « HÔTEL RWANDA ».

Nick Nolte apparaît subitement vieilli et émacié dans « U-TURN / ICI COMMENCE NOLTE (2)L’ENFER » dans le rôle du mari trop âgé de Jennifer Lopez qui se révèle surtout être son père incestueux. Avec son crâne rasé, sa barbe blanche, sa peau abîmée, il est tout à fait surprenant et dérangeant et évoque étonnamment Lee Marvin. Il est tout aussi ravagé dans « HULK » en savant fou.

Il lui est tout de même arrivé d’être très mauvais dans « L’ADIEU AU ROI » en émule de Klaus Kinski dans les films d’Herzog, en shérif coiffé d’un stetson ridicule dans « EXTRÊME PRÉJUDICE », et insignifiant dans le rôle de l’avocat traqué dans « LES NERFS À VIF » et du futur président en goguette dans « JEFFERSON À PARIS » de James Ivory où il est totalement déplacé.

Mais les performances de sa vie, Nolte les a données dans « CONTRE-ENQUÊTE » où il est méconnaissable en gros flic ripou et gueulard saisissant de réalisme et surtout dans « MOTHER NIGHT », film peu connu où il est d’une sobriété puissante dans un rôle d’écrivain américain vivant en Allemagne pendant la guerre et jouant un double-jeu d’une trouble ambiguïté. Il n’a jamais été plus impressionnant qu’en flic serial killer dans « LE VEILLEUR DE NUIT » où dans un rôle standard, il parvient à évoquer (sans maquillage) leNOLTE (3) monstre de Frankenstein et crée un véritable malaise dès qu’il occupe l’écran. Il est hilarant en faux viet vet dans « TONNERRE SOUS LES TROPIQUES ».

Nolte apparaît dans un plan de « THE PLAYER » lors d’une party hollywoodienne et l’œil exercé le reconnaîtra en figurant hippie dans une séquence de « DÉRAPAGE CONTRÔLÉ », à ses débuts.

À la TV, on voit Nolte en voyou dans « THE RUNAWAY BARGE », en pistoléro dans « GUNSMOKE », en pro de football dans un « GRIFF », il tient le même emploi dans « BARNABY JONES », il est voleur dans un « CHOPPER ONE », POW dans « LES RUES DE SAN FRANCISCO » et apparaît en benêt de village dans « THE CALIFORNIA KID ». Il tient un rôle récurrent dans la série « ADAMS OF EAGLE LAKE » en adjoint du shérif.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:07

BURTON (2)Richard Burton demeure un des plus grands comédiens ayant foulé le sol des planches londoniennes ou celui des studios hollywoodiens et pourtant, ses chefs-d’œuvre se comptent sur les doigts d’une main et certaines de ses compositions sont littéralementBURTON atterrantes. Séduisant, ambigu, rabelaisien, ivrogne shakespearien, ex-mineur gallois et mondain invétéré, Burton laisse de lui une image paradoxale, contradictoire, insaisissable. Entre désordre et génie…

Après quelques films en UK, il est le héros en jupette de « ALEXANDRE LE GRAND », le soldat dans « LES RATS DU DÉSERT », le poète ivrogne dans « LES CORPS SAUVAGES » et surtout le centurion tourmenté de « LA TUNIQUE » premier film en CinémaScope de l’Histoire du 7ème Art. Il tourne des films sans intérêt comme « LA MOUSSON » où il est un Hindou amoureux d’une femme blanche, jusqu’à « CLÉOPÂTRE » film-monstre où Burton incarne Marc-Antoine et lors duquel se forme son couple infernal avec Liz Taylor. À la fois pour l’acteur, la chance de sa vie et sa malédiction.

Ensemble ils vont tourner tout et n’importe quoi : Burton est un prêtre tenté par la chair dans le pénible « LE CHEVALIER DES SABLES », un des VIP de « HÔTEL INTERNATIONAL »,  le petit prof alcoolique et destructeur dans « QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ? », un magnifique Petruchio dans « LA MÉGÈRE APPRIVOISÉE », puis des personnages mal définis dans « BOOM ! », « FAUSTUS » ou « HAMMERSMITH IS OUT » ou « LES COMÉDIENS » où l’acteur devient empâté et ennuyeux, quand ce n’est pas hagard et sert essentiellement de faire-valoir à madame.

Sorti de cette collaboration fructueuse (financièrement) mais réductrice (artistiquement), BURTON (3)Burton brille dans « LA NUIT DE L’IGUANE » en curé défroqué, où il est purement génial dans les scènes où il tente de résister à la tentation, « L’ESPION QUI VENAIT DU FROID » en espion robotisé, « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT » en officier d’une folle ambiguïté, « ANNE DES MILLE JOURS » en superbe Henry VIII, « BECKET » dans le rôle-titre du fils de serfs nommé évêque, en homo mûrissant dans « L’ESCALIER », en homme amoureux de la femme de son frère dans « LE VOYAGE ».

Visiblement fatigué, il étonne encore dans « LA GRANDE MENACE » en médium aux pouvoirs maléfiques et « EQUUS » en psy attentif, « 1984 » en tortionnaire infâme.

Mal dirigé, Burton peut se montrer paresseux et somnolent : un pilote de la R.A.F. dans BURTON (1)« LE JOUR LE PLUS LONG », le caïd homo de « SALAUD » (où il a tout de même quelques grands moments), le gentleman du Sud dans « L’HOMME DU KLAN », le rôle-titre de « L’ASSASSINAT DE TROTSKY », un « BARBE BLEUE » moderne, le prêtre ombrageux dans « EXORCISTE 2 : L’HÉRÉTIQUE », le mercenaire bronzé dans « LES OIES SAUVAGES », le quinqua amoureux d’une ado dans « CIRCLE OF TWO ». Burton est un calamiteux sergent allemand dans le « LA PERCÉE D’AVRANCHES » où il reprend le rôle du sergent Steiner créé par James Coburn dans « CROIX DE FER ».

À noter qu’il apparaît dans un ‘caméo’, dans un bar de « QUOI DE NEUF, PUSSYCAT ? ». Il est délectable dans « CANDY » en poète gallois ivrogne constamment fouetté par une brise qui n’atteint que lui. Joli autopastiche !

Il est mort à 58 ans – et en paraissait quinze de plus – sans réellement avoir donné la pleine mesure de son talent.

BURTON (4)

À la TV, on le voit en banlieusard dans le remake de « BRÈVE RENCONTRE », en ex de Taylor dans « DIVORCE HIS, DIVORCE HERS », dans le rôle-titre de « WAGNER », dans son propre rôle dans un épisode de « L’HOMME QUI TOMBE À PIC », en héros milliardaire de la minisérie « ELLIS ISLAND ».

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 18:45

EASTWOOD (2)Il est long le chemin qui a mené le cowboy emprunté et longiligne de la série TV EASTWOOD (1)« RAWHIDE » à la présidence du festival de Cannes.

Clint Eastwood traîne d'abord ses guêtres dans des séries B Universal : le laborantin distrait de « LA REVANCHE DE LA CRÉATURE », les marines de « FRANCIS DANS LA MARINE » et « BRISANTS HUMAINS », les pilotes de chasse de « TARENTULA » où il bombarde l’araignée géante, « LAFAYETTE ESCADRILLE », et « ESCAPADE IN JAPAN », le 1er Saxon de « LADY GODIVA », le shérif benêt de « LA VRP DE CHOC » ou le Sudiste emporté de « AMBUSH AT CIMARRON PASS ».

Grâce à Sergio Leone qui le choisit après le refus d’acteurs plus connus, Eastwood crée au début des sixties un archétype d’antihéros qui allait marquer les décennies suivantes. Il joue ce chasseur de primes barbu et taciturne, en poncho mexicain dans « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ». Eastwood transpose ce personnage dans l’univers policier dans « UN SHÉRIF À NEW YORK » en Texan perdu dans Big Apple et confirme l’essai avec « L’INSPECTEUR HARRY » où il fignole son rôle de justicier mal embouché etEASTWOOD (3) réfractaire à l’autorité, avec un certain génie. Il développe ce personnage dans cinq films allant de la justification (« MAGNUM FORCE ») à l’autoparodie (« LA DERNIÈRE CIBLE »), en passant par la banalisation (« L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS ») et finalement la désincarnation (« SUDDEN IMPACT / LE RETOUR DE L’INSPECTEUR HARRY »).

On le voit en innocent lynché mué en vengeur implacable dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », en ranger à la gâchette facile dans « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT », en chercheur d’or chantant dans « LA KERMESSE DE L’OUEST », en G.I. corrompu dans « DE L’OR POUR LES BRAVES » ou en mercenaire indécis dans « JOE KIDD ».

Eastwood se lance dans la réalisation au début des seventies et s’affirme comme un EASTWOOD (4)authentique auteur, même s’il met des années à se faire reconnaître via l’Europe. Dans ses propres films, il s’amuse à fissurer son image en faisant du ‘gringo’ un fantôme dans « L’HOMME DES HAUTES PLAINES » et « PALE RIDER / LE CAVALIER SOLITAIRE », une ruine humaine dans le sublime « IMPITOYABLE » (qui lui vaut l’Oscar) ou en réduisant son superflic à l’état d’ivrogne inapte dans « L’ÉPREUVE DE FORCE », de solitaire pervers dans « LA CORDE RAIDE » (qu’il n’a pas signé, mais tout de même réalisé) ou de vétéran ringard dans « LA RELÈVE », de ranger obtus dans « UN MONDE PARFAIT », de cosmonaute ressorti du placard dans « SPACE COWBOYS », ou encore de flic transplanté de « CRÉANCE DE SANG ».

EASTWOOD (6)

Il s’essaie à la comédie ‘redneck’ en jouant le boxeur à poings nus de « DOUX, DUR ET DINGUE » et « ÇA VA COGNER ! », le directeur du cirque ringard de « BRONCO BILLY ». Il lui arrive même d’être mauvais dans de mauvais films : le pilote de « FIREFOX : L’ARME ABSOLUE », le flic des années 30 de « HAUT LES FLINGUES ! », le chasseur de primes de « PINK CADILLAC » ou le tueur à gages de « LA SANCTION ».

Mais là où Clint surprend, c’est qu’il se révèle réellement bon comédien dès que l’occasionEASTWOOD se présente de jouer des rôles un tant soit peu complexes : le soldat manipulateur dans « LES PROIES », le Sudiste irréductible de « JOSEY WALES, HORS-LA-LOI », le sergent-la-terreur enroué dans « LE MAÎTRE DE GUERRE », le garde du corps à bout de souffle de « DANS LA LIGNE DE MIRE », le photographe énamouré de « SUR LA ROUTE DE MADISON », le voleur témoin d’un meurtre présidentiel dans « LES PLEINS POUVOIRS », le reporter alcoolique dans « JUGÉ COUPABLE », l’entraîneur désespéré de « MILLION DOLLAR BABY » et surtout le jumeau de John Huston dans « CHASSEUR BLANC, CŒUR NOIR » où il est habité par la grâce, sont des interprétations éminemment oscarisables. Son personnage de vieux dur à cuire au cœur d’or dans « GRAN TORINO » est du pur concentré d’Eastwood, une sorte d’hommage à lui-même, par un auteur se jouant de la notion de narcissisme.

À noter qu’au rayon des curiosités, il apparaît en mari ennuyeux d’une ménagère italienneEASTWOOD (5) dans un sketch des « SORCIÈRES » et le temps d’un ‘caméo’ dans le film « CASPER » et qu’il réalise plusieurs films : « BREEZY », « BIRD », « MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN & DU MAL », « MYSTIC RIVER » (son chef-d’œuvre ?), « LETTRES D’IWO JIMA », « MÉMOIRES DE NOS PÈRES » ou « INVICTUS », dans lesquels il n’apparaît pas.

En ‘96, Eastwood participe à l’élaboration d’un CD-ROM sur sa vie et son œuvre. En ‘98 et ‘99 paraissent deux biographies le présentant l’une comme un saint (l’autorisée, bien sûr signée par son ami Richard Schickel) et l’autre comme un monstre hollywoodien. L’une est édifiante, l’autre évidemment beaucoup plus drôle.

À la TV, outre ses sept années dans la série « RAWHIDE », on le voit en prospecteur moustachu dans « DEATH VALLEY DAYS », en pistolero arrogant dans « MAVERICK », en rebelle sans cause dans « HIGHWAY PATROL » et en cadet dans « WEST POINT ». Il apparaît dans son propre rôle dans « MON AMI ED ».

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:01

BETTE DAVIS (2)Elle fut révélée par son extraordinaire personnage de serveuse cockney vulgaire et égoïste dans « L’EMPRISE ». Monstre sacré s’il en fut, la grande Bette Davis a régné sur les BETTE DAVIS (3)années 40 dans d’incroyables mélos flamboyants : comment oublier la vieille fille métamorphosée de « UNE FEMME CHERCHE SON DESTIN » ou la femme adultère et criminelle de « LA LETTRE » ? Elle y tient des rôles à transformation avec un cabotinage savamment dosé, un don pour jouer de sa voix cassée, de son rire de crécelle et de ses légendaires yeux proéminents, les « Bette Davis eyes » de la chanson de Kim Carnes.

À partir de « ÈVE » où elle tient le rôle de sa vie, celui de Margo Channing, star de Broadway vieillissante et dévastatrice, Davis passe aux rôles de composition, renonçant avec une admirable impudeur à sa jeunesse. Pas de lifting, ni de rôles de jeunes filles attardées. À la façon d’une Signoret en France, Bette « devance l’appel » et se complaît dans des personnages monstrueux : la nurse sadique de « CONFESSIONS À UN CADAVRE », les sœurs jumelles de « LA MORT FRAPPE TROIS FOIS » et de véritables phénomènes de foire : la vieilleBETTE DAVIS (4) fillette flétrie et dangereuse de « QU’EST-IL ARRIVÉ À BABY JANE ? » ou la demi-folle de BETTE DAVIS« CHUT… CHUT, CHÈRE CHARLOTTE ».

Elle joue une SDF au cœur d’or dans « MILLIARDAIRE POUR UN JOUR », une riche Américaine aimant à plumer les pauvres Italiens dans « L’ARGENT DE LA VIEILLE », une klepto dans « MORT SUR LE NIL », la vieille tante de « TRAUMA ». Elle se bat jusqu’au bout de ses forces, jouant les pestes dans « LESBETTE DAVIS (1) BALEINES DU MOIS D’AOÛT » et les sorcières dans « MA BELLE-MÈRE EST UNE SORCIÈRE », métamorphosée par la maladie.

Parmi ses rôles plus « normaux », on retiendra la jeune fille férue de poésie dans « LA FORÊT PÉTRIFIÉE », celle atteinte d’un mal incurable dans « VICTOIRE SUR LA NUIT », l’intrigante sudiste dans « L’INSOUMISE », la reine vierge dans « LA VIE PRIVÉE D’ELIZABETH & ESSEX » et plus tard, la vedette has-been de « THE STAR », la mamma italienne dans « LE REPAS DE NOCES ».

À la TV, Bette Davis est une superméchante asiatique dans le rôle-titre de « MADAME SIN », la mère de Faye Dunaway dans « THE DISAPPEARENCE OF AIMÉE », elle adopte un gamin noir dans « WHITE MAMA », tient le rôle-titre de « A PIANO FOR MRS. CIMINO », se bat avec sa fille Gena Rowlands dans « STRANGERS : THE STORY OF A MOTHER & DAUGHTER », joue la plus vieille aviatrice du monde dans « SKYWARD », l’épouse autoritaire de Jimmy Stewart dans « RIGHT OF WAY », une lady du vieux Sud dans « AS SUMMER DIES ».

Elle apparaît dans quelques séries western comme « LA GRANDE CARAVANE », « LE VIRGINIEN » ou « GUNSMOKE ».

BETTE DAVIS (5)

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:08

Al Pacino inaugure une nouvelle rubrique consacrée aux comédiens-culte de « WWW ». Nous avons déjà exploré la carrière western de nombreux acteurs. Aujourd'hui, élargissant le champ d’action, nous fouillerons dans le parcours d’acteurs marquants, en relation avec les films chroniqués. Cela fera parfois doublon avec ceux déjà présents dans « LES ACTEURS WESTERN », mais les chroniques seront automatiquement plus complètes.

 

On aurait pu croire que Michael Corleone resterait le rôle de sa vie, mais Al Pacino, malgré ses éclipses, ses ratages, ses errances ne cesse de surprendre même les plus acharnés de ses détracteurs. Entrevu en gigolo dans « ME, NATALIE », révélé par « PANIQUE À NEEDLE PARK » où il est un junkie des plus crédibles, Pacino trouve la gloire avec « LE PARRAIN » où il incarne donc ce Michael, fils rebelle d’un chef mafieux, qui finit par succéder à son père pour devenir un monstre froid dans « LE PARRAIN – 2ème PARTIE » et finir en pathétique vieillard bourrelé de remords dans « LE PARRAIN – 3ème PARTIE ». Porté à bout de bras sur une durée de presque vingt ans, ce personnage a pris vie de façon hallucinante par la seule intensité sans faille de Pacino.

PACINO (4)

Il excelle en SDF vulnérable dans « L’ÉPOUVANTAIL », en délinquant gay hystérique dans « UN APRÈS-MIDI DE CHIEN », même si le film tourne parfois au one-man-show. Ses « grands numéros » histrioniques agacent souvent : l’avocat idéaliste de « JUSTICE POUR PACINO (3)TOUS », le pilote de formule 1 introverti de « BOBBY DEERFIELD ». On le voit même quelconque : le trappeur de « RÉVOLUTION », l’écrivain père de famille de « AVEC LES COMPLIMENTS DE L’AUTEUR ».PACINO (1)

C’est plutôt dans la démesure que Pacino excelle : le gangster cubain haineux de « SCARFACE » est une des plus ahurissantes exhibitions de cabotinage maîtrisé de l’Histoire, l’immonde caïd bossu de « DICK TRACY », l’ex-officier aveugle et suicidaire dans « LE TEMPS D’UN WEEK-END », qui lui vaut un Oscar.

Il est tout de même excellent dans la demi-teinte, dans ses rôles de flic en particulier : PACINOl’incorruptible au look de hippie de « SERPICO », l’ambigu et troublé de « LA CHASSE », le solitaire dépressif de « SEA OF LOVE / MÉLODIE POUR UN MEURTRE » et l’obsessionnel hyper-affuté de « HEAT » où son face à face avec De Niro est unPACINO (2) classique, l’obsessionnel ambigu de « INSOMNIA », le co-équipier du même De Niro dans le regrettable « LA LOI ET L’ORDRE ».

Pacino brille aussi dans les rôles de l’ex-taulard énamouré de « FRANKIE & JOHNNY », du VRP baratineur de « L’AFFAIRE GLENGARRY », du caïd repentant de « L’IMPASSE ».

En maire de New York dans « CITY HALL » et en papy agonisant dans « INSTANTS DE BONHEUR », il retombe par contre dans ses pires maniérismes. Pacino retrouve un rôle de mafieux, moins puissant que Corleone dans « DONNIE BRASCO » où il parvient à se renouveler de façon admirable et incarne rien moins que… Satan lui-même dans « L’ASSOCIÉ DU DIABLE ». Il est reporter dans « RÉVÉLATIONS », coach fatigué dans « L’ENFER DU DIMANCHE », producteur dépassé par les événements dans « S1MØNE », recruteur cynique de la CIA PACINO (5)dans « LA RECRUE », attaché de presse gay dans « INFLUENCES », magouilleur dans « TWO FOR THE MONEY », psy harcelé dans l’affreux « 88 MINUTES », patron de casino dans « OCEAN’S 13 ».

 Pacino apparaît dans son premier ‘caméo’ dans le navrant « AMOURS TROUBLES », en gangster volubile.

Il présente son magnifique film semi-documentaire « À LA RECHERCHE DE RICHARD » à Cannes ’96 (après en avoir réalisé deux essais expérimentaux sortis en DVD) et tient le rôle de Shylock dans « LE MARCHAND DE VENISE » quelques années plus tard.

À la TV, on le voit dans le rôle de l’infâme Roy Cohn dans « ANGELS IN AMERICA » et en chantre de l’euthanasie dans « YOU DON’T KNOW JACK ».

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