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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 09:04

ROURKE (1)On l’a tant aimé dans ses premiers films, qu’on a toujours eu du mal à lui tourner définitivement le dos, malgré une bonne décennie d’infâmes navets et de prestations ringardes. Longtemps, les Américains l’ont associé à Jerry Lewis dans la catégorie des « has beens-adulés-par-les-Français » ! C’est dire…

Mickey Rourke figure – c'est vraiment le mot ! – en G.I. de l’équipe de Dan Aykroyd dans « 1941 », joue un trappeur benêt dans « LA PORTE DU PARADIS », un pyromane serviable dans « LA FIÈVRE AU CORPS », un avocat corrompu dans « EURÊKA », mais n’éclateROURKE (2) qu’en garçon-coiffeur magouilleur dans « DINER », où il arrive à mêler charisme naturel et sens du dérisoire.

Coppola lui offre son premier rôle emblématique : ‘Motorcycle Boy’, le voyou au bout du rouleau, vieilli avant l’âge, à moitié sourd et daltonien, qui revient mourir dans sa ville natale, dans « RUSTY JAMES ». Rourke s’y affirme instantanément comme le James Dean de sa génération, sans chercher à imiter son aîné mais en adaptant (inconsciemment ?) sa mythologie à l’Amérique contemporaine.

Rourke dont les maniérismes s’accentuent rapidement, est encore intrigant en malfrat séducteur dans « LE PAPE DE GREENWICH VILLAGE », en ‘privé’ schizo dans « ANGEL HEART », mais le reste de ses prestations relève du chaos et du n’importe quoi : le flic grisonnant de « L’ANNÉE DU DRAGON » (il n’y est pas mauvais, mais quinze ans trop jeune pour le rôle), le bellâtre suffisant de « 9 SEMAINES ½  » et « L’ORCHIDÉE SAUVAGE », le terroriste rouquin dans « L’IRLANDAIS », l’ivrogne cradingue de « BARFLY », St. François d’Assise dans « FRANCESCO », le boxeur sonné de « HOMEBOY », le preneur d’otages brillantiné de « DESPERATE HOURS » (une de ses pires prestations), le motard poseur de « HARLEY DAVIDSON ET L’HOMME AUX SANTIAGS », le cowboy de « F.T.W. », le dealer de « SABLES MORTELS », le psy dans « EXIT IN RED », l’enfoncent dans des tics embarrassants d’un autre âge. Tout ce qu'il avait su éviter avec Coppola.

ROURKE (3)

De ce magma informe, à peine peut-on extirper le rôle-titre de « JOHNNY BELLE GUEULE », où Rourke joue un malfrat à tête d’Elephant man transformé par la chirurgie en ROURKEbellâtre, sans rien lui ôter de ses mauvais penchants et aussi à un degré moindre, « BULLET » où il est un dealer tourmenté et s’attire de (relativement) bonnes critiques.

Comble de la déchéance : Mickey, le visage couturé, quasi méconnaissable après quelques combats de boxe en semi-pro, reprend son rôle de séducteur sulfureux dans « LOVE IN PARIS », calamiteuse sequel européenne de « 9 SEMAINE ½ » et achève de se dévaluer en bad guy bodybuildé, ennemi juré de… Jean-Claude Van Damme dans « DOUBLE TEAM ».

Coppola refait appel à Mickey quinze ans plus tard pour un rôle secondaire d’avocat barbichu dans « L’IDÉALISTE » où l’acteur se montre étonnamment bon. On le revoit en bookmaker dans une séquence de « BUFFALO ‘66 », en ripou dans « C’EST PAS MON JOUR ! », en ignoble patron de boîte dans « GET CARTER », où il est encore plus baraqué que Stallone, en garde du corps mollasson d’un cartel dans « IL ÉTAIT UNE FOIS À MEXICO », en magouilleur verbeux dans « MASKED AND ANONYMOUS », en avocat pourri dans « MAN ON FIRE ».

Alors qu’un chapitre entier lui est consacré dans le persifleur ouvrage « BAD MOVIES WE LOVE », Mickey épate tout le monde en apparaissant dans « ANIMAL FACTORY ». Totalement méconnaissable, il y incarne un taulard gay, rêvant d’être un papillon. Un rôle court, mais digne des plus grands. Il renouvelle l’exploit dans une unique séquence deROURKE (4) « THE PLEDGE » en père d’une fillette kidnappée. En un seul gros-plan, il parvient à tirer les larmes.

 Mais c'est son rôle de brute émouvante (et méconnaissable une fois encore) dans le fascinant « SIN CITY » où il crève l’écran comme rarement, qui le remet définitivement en selle. On le revoit en chasseur de primes dans « DOMINO », en tueur à gages indien dans « KILLSHOT », en kidnappeur minable dans « THE INFORMERS ». Il stupéfie encore en catcheur vieillissant dans « THE WRESTLER », probablement le rôle de sa vie. Régénéré, « pardonné » par Hollywood qui l’avait jeté sans remords, Mickey Rourke revient régulièrement dans de grosses productions : il est un superméchant russe dans « IRON-MAN 2 », un tatoueur bavard dans « EXPENDABLES – UNITÉ SPÉCIALE », un roi destructeur dans "LES IMMORTELS".

À la TV, on le voit à ses débuts en mari qui bat sa femme dans « LOVE AND MARRIAGE, THE RIDEOUT CASE », en serial killer dans « CITY IN FEAR » et en ex-confédéré dans « THE LAST OUTLAW ».

ROURKE (5)

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 08:06

Aujourd'hui, Lee Remick aurait fêté ses 75 ans. Quel meilleur prétexte pour que « WWW » l’intègre dans sa rubrique des « acteurs-culte » ? Happy Birthday, Lee.

 

REMICK (2)

Elle a toujours rayonné d’une aura particulière, depuis ses débuts avec Elia Kazan : comment oublier la majorette énamourée dans « UN HOMME DANS LA FOULE » ou la paysanne têtue dans « LE FLEUVE SAUVAGE » ? Elle a su garder son aura singulièreREMICK (1) jusque dans les téléfilms de sa fin de carrière en demi-teintes. Et ce n’était pas simplement grâce à ses incroyables yeux bleus.

Lee Remick a connu des débuts fulgurants, laissant espérer une carrière plus ambitieuse REMICK (4)que ce qu'elle est finalement devenue. On s’en souvient tout particulièrement en nympho de garnison idiote mais sexy dans « AUTOPSIE D’UN MEURTRE », un emploi qu'elle retrouve plus ou moins dans « LES FEUX DE L’ÉTÉ ». Elle est extraordinaire de réalisme en alcoolique désespérée dans « LE JOUR DU VIN ET DES ROSES », la performance de sa vie, où elle fait largement jeu égal avec Jack Lemmon.

On la revoit en prostituée du Far-West au grand cœur dans « DUEL DANS LA BOUE », en employée de banque terrorisée dans « ALLÔ, BRIGADE SPÉCIALE », en épouse stoïque du voyou Steve McQueen dans « LE SILLAGE DE LA VIOLENCE », en suffragette de comédie dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE REMICK (3)CARAVANE », en épouse névrosée et nymphomane du flic Sinatra dans « LE DÉTECTIVE » où elle est émouvante. Elle est drôle en cible d’un serial killer dans « LE REFROIDISSEUR DE DAMES », en pastiche de Marilyn dans « LOOT », touchante en fille hystérique de Katharine Hepburn dans « A DELICATE BALANCE », en héritière tombant amoureuse d’un tueur dans « HARD CONTRACT », en épouse d’un bûcheron dans « LE CLAN DES IRRÉDUCTIBLES », en mère adoptive du Diable dans « LAREMICK MALÉDICTION », en espionne ambiguë et pince-sans-rire dans « UN ESPION DE TROP », en psy criminelle dans « LA GRANDE MENACE », en prof de piano dans « LE CONCOURS », en lady anglaise dans « LES EUROPÉENS ».

Dans les années 70, elle s’installe en Angleterre et se partage entre les continents.

À la TV où elle finit sa carrière, on voit Lee Remick incarnant l’amour fou du mogul dans « THE LAST TYCOON ». Elle se distingue dans le rôle-titre de la minisérie « JENNIE : LADY RANDOLPH CHURCHILL », « QB VII » en lady amoureuse, « THE BLUE KNIGHT » en épouse de flic, « HUSTLING » en journaliste enquêtant sur la prostitution, la minisérie « IKE » en secrétaire d’Einsenhower, REMICK (5)« OF PURE BLOOD » en agent de casting découvrant qu’elle a du sang aryen, « REARVIEW WINDOW » en bourgeoise kidnappée par un voyou, « JESSE » en infirmière remplaçant un docteur, « L’AMOUR EN HÉRITAGE » en méchante Américaine exilée en France, « HAYWIRE » dans le rôle de la comédienne Margaret Sullavan, « DARK HOLLIDAY » en touriste prisonnière des geôles arabes. Elle incarne Sarah Bernhardt dans « LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS ».

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:58

SHAW (1)Acteur anglais des sixties, également romancier et dramaturge respecté, qui a étonnamment fini sa carrière aux U.S.A. comme acteur à tout faire de superproductions,SHAW (2) grâce à son rôle dans « LES DENTS DE LA MER » qu’il obtint après le désistement de Lee Marvin initialement prévu.

Le physique athlétique de Robert Shaw contrastait de façon saisissante avec sa personnalité acérée, caustique et une intelligence aiguë.

On l’aperçoit en tireur d’élite dans « COMMANDO EN CORÉE », en lieutenant dans « ALERTE SUR LE VAILLANT », il joue un des deux frères dans « THE CARETAKER », le kidnappeur dans « TOMORROW AT TEN », mais le public international le découvre vraiment avec son rôle de tueur SHAW (3)russe bodybuildé qui donne du fil à retordre à 007 dans « BONS BAISERS DE RUSSIE », puis tout aussi péroxydé en nazi fanatique dans « LA BATAILLE DES ARDENNES » et en as héroïque dans « LA BATAILLE D’ANGLETERRE ». Il est un impressionnant Henry VIII dans « UN HOMME POUR L’ÉTERNITÉ », tient le rôle-titre du tueur d’Indiens dansSHAW (4) « CUSTER, L’HOMME DE L’OUEST », joue un mystérieux étranger dans « THE BIRTHDAY PARTY » (film oublié de William Friedkin), le conquistador Pizarro dans « LA CHASSE ROYALE DU SOLEIL », un évadé dans « 2 HOMMES EN FUITE », un prêtre défroqué dans le ‘spaghetti western’ « LES BRUTES DANS LA VILLE ».

Robert Shaw est le père de Churchill dans « LES GRIFFES DU LION », le chauffeur désespérément amoureux de « LA MÉPRISE » et il éclate enfin à Hollywood en jouant l’adversaire féroce des héros de « L’ARNAQUE ».

Shaw est ensuite le leader glacial des hors-la-loi dans « LES PIRATES DU MÉTRO », le loup de mer suicidaire dans « LES DENTS DE LA MER » où il est prodigieux de puissance. Son monologue sur le naufrage du sous-marin qu’il a paraît-il, partiellement écrit lui-même, estSHAW devenu à juste-titre anthologique. 

Il est un magnifique shérif de Nottingham dans « LA ROSE ET LA FLÈCHE », un corsaire vêtu de rouge dans « LE PIRATE DES CARAÏBES » (renouant avec la série télé de ses débuts). Mais Shaw tourne trop et n’importe quoi et ses prestations deviennent paresseuses : le chasseur de trésor dans « LES GRANDS FONDS », l’espion israélien de « BLACK SUNDAY », le transfuge russe dans « AVALANCHE EXPRESS ». Il est l’officier dur à cuire de la sequel « L’OURAGAN VIENT DE NAVARONE » avant de partir emporté par un infarctus à l’âge de 51 ans seulement.

À la TV, il est le ‘capitaine Tempête', le corsaire héros de la série britannique « THE BUCANEERS », il joue le roi du Danemark dans « HAMLET IN ELISNORE », tient le rôle-tire de « LUTHER ».

SHAWsuite

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:18

HACKMAN (3)Il fut et demeure sans conteste un des meilleurs comédiens U.S. apparu dans les seventies et sa palette est incroyablement vaste, compte tenu d’un physique quelconque à mille lieux des canons hollywoodiens.

Gene Hackman fut d'abord un superbe second rôle : un agent de police dans « MAD DOG COLL », un « beauf » dans « LILITH », le missionnaire de « HAWAII », le frère bon-vivant de « BONNIE & CLYDE », le para fatigué dans « LES PARACHUTISTES ARRIVENT ! », le manager du skieur de « LA DESCENTE INFERNALE », les flics pourrisHACKMAN (4) dans « LE CRIME, C’EST NOTRE BUSINESS » et « CISCO PIKE ». Il dépasse certaines bornes d’infamie en jouant avec délectation le riche chasseur d’hommes dans « LES CHAROGNARDS » et le boucher texan vendant les jeunes filles comme du bétail dans « CARNAGE ».

C’est le rôle de ‘Popeye’ Doyle, flic hargneux et obsessionnel dans « FRENCH CONNECTION » qui fait une star de Gene Hackman, statut qu’il va galvauder en tournant avec une inquiétante frénésie, des œuvrettes souvent indignes de lui.

Dans cette énorme filmo, il y a heureusement de nombreuses perles : le prêtre fonceur de « L’AVENTURE DU POSÉIDON », le SDF gueulard de « L’ÉPOUVANTAIL », le fermier fruste qui « achète » une épouse dans « ZANDY’S BRIDE », l’espion effacé de « CONVERSATION SECRÈTE », le cowboy écolo avant la lettre HACKMANde « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », le ‘privé’ solitaire de « LA FUGUE », le tireur d’élite manipulé dans « LA THÉORIE DES DOMINOS ».

Le déclin s’amorce avec le rôle de Luthor, ennemi juré du héros de « SUPERMAN – LE FILM », rôle qu’il retrouvera dans deux sequels. Il reprend le personnage de Doyle dans « FRENCH CONNECTION 2 » où il a des scènes de désintoxication improvisées qui valent tous les Oscars du monde.

On le revoit en chercheur d’or dans « EURÊKA », en militaire aigri dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA LÉGION », en reporter lâché par sa femme de « UNDER FIRE », en quinqua redécouvrant l’amour dans « SOLEIL D’AUTOMNE », en politicard véreux de « SENS UNIQUE », en ex-boxeur dans « SPLIT DECISIONS », en agent du FBI humain deHACKMAN (2) « MISSISSIPI BURNING » où ses scènes avec Frances McDormand sont peut-être ce qu’il a accompli de mieux à l’écran. Hackman est superbe dans trois scènes de « UNE AUTRE FEMME » dans le rôle de l’amoureux éconduit de Gena Rowlands, il se montre impressionnant dans « IMPITOYABLE » dans un rôle complexe de shérif sadique et bon-enfant, qui lui vaut son second Oscar.

Il joue le vénérable juge, père de « WYATT EARP » et un général austère dans « GÉRONIMO », l’avocat bourrelé de remords de « LA FIRME », le vilain despote de « MORT OU VIF », le commandant belliqueux digne héritier du capitaine Queeg, à bord du sous-marin « U.S.S. ALABAMA », un bourgeois coincé face aux « folles » de « BIRDCAGE », puis un producteur ringard dans « GET SHORTY / STARS & TRUANDS ».

Hackman retrouve Clint Eastwood, pour jouer un infâme président des U.S.A. dans « LES PLEINS POUVOIRS » et incarne un chirurgien inquiétant dans « MESURES D’URGENCE », un membre du KKK condamné à mort dans « L’HÉRITAGE DE LA HAINE », une ex-star de cinéma rongée par le cancer dans « L’HEURE MAGIQUE ». Il apparaît en expert de l’espionnage dans « ENNEMI D’ÉTAT », clin d'œil à son personnage d’Harry Caul dans « CONVERSATION SECRÈTE ». Il joue le notable soupçonné de « SUSPICION » (rôle créé par Michel Serrault dans « GARDE À VUE »), un coach dans « THE REPLACEMENTS », un braqueur au bord de la retraite dans « BRAQUAGES », il est extraordinairement drôle dans « BEAUTÉS EMPOISONNÉES » en HACKMAN (1)milliardaire insalubre au nez rouge, aux dents jaunies de nicotine, calqué sur W.C. Fields, en père fantasque de « LA FAMILLE TENENBAUM », en D.A. sans scrupule dans « LE MAÎTRE DU JEU » où il a un excellent face à face avec son vieux copain de galère Dustin Hoffman.

Il apparaît non-mentionné au générique de « FRANKENSTEIN JUNIOR » en ermite aveugle et s’octroie la scène la plus drôle du film, de « REDS » en rédac-chef et « LE MEXICAIN » en puissant caïd.

Malgré la qualité fluctuante de ses véhicules, Hackman n’a jamais été réellement mauvais. À peine peut-il être transparent quand les rôles sont trop insipides : le flic excédé de « LOOSE CANNONS », l’avocat de « CLASS ACTION / AFFAIRE NON-CLASSÉE » ou le barman veuf de « PLEINE LUNE SUR BLUE WATER », l’officier perdu de « AIR FORCE : BAT-21 », le général coléreux de « EN TERRITOIRE ENNEMI » dans lesquels il ne fait qu’afficher une bonhommie embarrassée.

Il a récemment annoncé sa retraite et s’est aussitôt lancé dans une nouvelle carrière de romancier.

À la TV, on l'aperçoit à ses débuts en badaud carjacké dans « ROUTE 66 », en extra-terrestre dans un épisode des « ENVAHISSEURS » et en révérend dans « SHADOW ON THE LAND ».

HACKMAN (5)

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:48

CONNERYL’Oscar du meilleur second rôle obtenu pour son rôle de vieux patrouilleur goguenard dans « LES INCORRUPTIBLES » fait de l’Écossais Sean Connery à plus de 60 ans, une valeur sûre du marché U.S. et l’arrache au cinéma européen dans lequel il faisait jusqu’alors des allers-retours plus ou moins couronnés de succès.CONNERY (5)

Comédien physique, d’une séduction faite d’un mélange de virilité agressive, d’autodérision, de candeur et d’une énergie inouïe, Connery tient de petits rôles en Angleterre à ses débuts : un camionneur bagarreur dans « TRAIN D’ENFER », un malfrat dans « LES CRIMINELS DE LONDRES », un trafiquant irlandais dans « LA PLUS GRANDE AVENTURE DE TARZAN », un reporter marié dont s’amourache Lana Turner dans « JE PLEURE MON AMOUR », un bon gars confronté aux Lilliputiens dans « DARBY O’GILL ET LES FARFADETS » (où il pousse la chansonnette !), un trouffion pour rire dans « 2 DES COMMANDOS », un racketteur sexy dans « L’ENQUÊTE MYSTÉRIEUSE ».

Il apparaît dans deux plans du « JOUR LE PLUS LONG » en soldat débarquant en CONNERY (1)Normandie, avant d’éclater enfin en 1962 dans « JAMES BOND 007 CONTRE DR. NO » où dans le rôle-titre de l’espion de sa Majesté, Connery fait preuve d’une présence ahurissante, qui en fait une superstar du jour au lendemain. Le contraste entre l’aspect bestial de l’acteur et les smokings de l’espion, n’a jamais été retrouvé par les interprètesCONNERY (3) ultérieurs du personnage.

Sean Connery incarne Bond sept fois en tout dans « BONS BAISERS DE RUSSIE », « GOLDFINFER », « OPÉRATION TONNERRE », « ON NE VIT QUE 2 FOIS », « LES DIAMANTS SONT ÉTERNELS », jusqu’à « JAMAIS PLUS JAMAIS » et cela faillit couler sa carrière. Mais l’acteur n’a jamais voulu se laisser enfermer dans ce rôle et accumule très tôt les performances diverses, souvent culottées : le business man amoureux d’une déséquilibrée de « PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE », l’héritier comploteur dans « LA FEMME DE PAILLE ». Il est extraordinaire en prisonnier irréductible dans « LA COLLINE DES HOMMES PERDUS », moins emballant en poète séducteur dans « L’HOMME À LA TÊTE FÊLÉE », en héros westernien dans « SHALAKO », ou en explorateur de « LA TENTE ROUGE ».

CONNERY (4)

À partir des seventies, Sean assume à la fois sa calvitie jusque là soigneusement camouflée et son accent chuintant de plus en plus prononcé : il tourne aux U.S.A. « LE GANG ANDERSON » en chef d’une bande de voleurs, joue un pithécanthrope à natte dans « ZARDOZ » (un rôle écrit pour Burt Reynolds), un colonel de l’Armée des Indes dans « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS ». Il connaît une année 1975 faste avec trois de ses meilleurs rôles d’affilée : le Robin des bois perclus de rhumatismes de « LA ROSE ET LA CONNERY (2)FLÈCHE », le bandit berbère dans « LE LION ET LE VENT » où il a des répliques savoureuses (« Vous m’êtes une grande perturbation ») et le soldat de fortune dans « L’HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI », où il forme un tandem inoubliable avec Michael Caine.

Connery tourne énormément, parfois à tort et à travers, mais met souvent dans le mille. Il est excellent en ‘marshal’ de l’espace dans « OUTLAND : LOIN DE LA TERRE », en voleur élégant dans « LA GRANDE ATTAQUE DU TRAIN D’OR ». Avec l’âge il se spécialise dans les personnages de mentors autoritaires et charismatiques : le moine enquêteur dans « LE NOM DE LA ROSE », l’hidalgo immortel dans « HIGHLANDER » et sa première sequel, le père d’Indy dans « INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE » où Connery est un régal de chaque seconde, le patriarche cambrioleur de « FAMILY BUSINESS », le capitaine russe looké comme Nemo dans « À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE », le chercheur misanthrope dans « MEDECINE MAN », l’ancien as des services secrets évadé d’Alcatraz dans « ROCK ». Il est un avocat manipulé dans « JUSTE CAUSE » (excellent suspense injustement méconnu), un flic nipponisant dans « SOLEIL LEVANT », le roi Arthur dans « LANCELOT », le méchant Shakespearien de « CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR » où il s’attire les pires critiques de sa carrière et qui marque un peu pour l’acteur le début de la fin.

On le revoit en cambrioleur séduisant (à pratiquement 70 ans) dans « HAUTE-VOLTIGE », CONNERY (6)en producteur de TV atteint d’une tumeur dans « LA CARTE DU CŒUR » où il forme un beau couple avec Gena Rowlands, en prof jouant les pygmalions dans « À LA RENCONTRE DE FORRESTER », dans le rôle d’un poussif Allan Quatermain dans « LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES » qui sera son dernier film avant qu'il n'annonce sa retraite.

Sean trouve son meilleur rôle dans un de ses films les moins connus : « THE OFFENCE » où il est un flic londonien obsédé et frustré, d’une terrible ambiguïté. Une interprétation complexe et subtile dont on ne savait pas Connery capable.

À noter qu’il apparaît dans quelques ‘caméos’ : Agammenon dans « BANDITS, BANDITS », le roi Richard à la fin de « ROBIN DES BOIS, PRINCE DES VOLEURS » et dans son propre rôle dans « MEMORIES OF ME ».

Connery prête sa voix au dragon dans « CŒUR DE DRAGON ».

À la TV, Sean Connery incarne le boxeur sonné de « REQUIEM FOR A HEAVYWEIGHT », le jeune premier de « ANNA KARÉNINE ». À la fin des sixties, il apparaît dans un des sketches de « MALE OF THE SPECIES ».

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 11:25

G.ROWLANDSIl aura fallu attendre la mort de son époux John Cassavetes et la réédition de ses meilleurs films, pour qu’éclate une évidence aveuglante : Gena Rowlands est une des plus grandes comédiennes du cinéma contemporain.

Pour Cassavetes, elle est une mère d’enfant attardé dans « UN ENFANT ATTEND », une call-girl dans « FACES », une bourgeoise désabusée épousant un beatnik dans « AINSI VA G.ROWLANDS (1)L’AMOUR », une mère de famille déséquilibrée dans « UNE FEMME SOUS INFLUENCE » (un véritable maelström d’émotions souvent imité, jamais égalé), une star de théâtre vieillissante dans « OPENING NIGHT », une paumée à la dérive dans « TORRENTS D’AMOUR » et aussi et surtout « GLORIA » la sublime héroïne de ‘film noir’, l’ex-stripteaseuse dure à cuire qui affronte la mafia pour protéger un morveux insupportable. Ce n’est certes pas Sharon Stone qui tourne en ‘97 le remake de ce film (pourtant signé G.ROWLANDS (3)Sidney Lumet), qui fera oublier Gena…

Elle est aux côtés de John, une ex-braqueuse sortie de taule dans « LES INTOUCHABLES », sa femme partie avec Vittorio Gassman dans « TEMPÊTE » et celle de David Janssen dans « UN TUEUR DANS LA FOULE ». Nick le fils qu’elle eut avec Cassavetes, prend la relève du papa en ‘96, en offrant à Gena le rôle d’une veuve quinquagénaire apprenant l’indépendance dans « DÉCROCHE LES ÉTOILES » et celui d’une femme âgée souffrant de la maladieG.ROWLANDS (2) d’Alzheimer dans « N’OUBLIE JAMAIS ». Elle apparaît brièvement dans son second film, « SHE’S SO LOVELY » dans un ‘caméo’, en psychologue visitant Sean Penn en HP. Sa fille Zoe la fait également tourner dans « BROKEN ENGLISH ».

Gena habite de son jeu à fleur de peau et de son humour tout en autodérision d’autres personnages : la jeune mariée de « L’AMOUR COÛTE CHER », l’amour inaccessible du cowboy Kirk Douglas dans « SEULS SONT LES INDOMPTÉS », la femme riche de « TONY ROME EST DANGEREUX », l’épouse stoïque d’un petit braqueur dans « TÊTES VIDES CHERCHENT COFFRE PLEIN », l’agent de casting de « UNE NUIT SUR TERRE », la mère de famille chaleureuse de « CE CHER INTRUS », la femme du Sud de « AMOUR & MENSONGES », la mère de Sandra Bullock dans « AINSI VA LA VIE ». Elle est une veuve menacée de perdre la vue dans « PAULIE, LE PERROQUET QUI PARLAIT TROP », la mamie anxieuse du héros dans « LES PUISSANTS », la femme de Sean Connery dans « LA CARTE DU CŒUR » (beau couple !), la mère du serial killer de « DESTINS VIOLÉS ». On l’aperçoit dans un sketch de « PARIS, JE T’AIME ».

G.ROWLANDS (5)

Après des années de seconds rôles indignes d'elle, Gena surprend encore dans « LA PORTE DES SECRETS », en grande dame du Sud possédée par un esprit démoniaque.

Gena Rowlands trouve un de ses plus beaux rôles dans « UNE AUTRE FEMME », chef-d'œuvre sous-estimé où elle rayonne littéralement en quinqua trop cérébrale qui voit sa vie s’effriter peu à peu.

À la TV, elle joue l’épouse sourde-muette du héros de la série « 87TH PRECINCT », apparaît en récurrente du soap « PEYTON PLACE », puis en épouse d’un ex-malfrat et d’un business G.ROWLANDS (4)man dans deux « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », elle retrouve son « ex » (Cassavetes, bien sûr !) dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », joue une comtesse diabolique dans « ANNIE AGENT TRÈS SPÉCIAL », l’épouse infirme de l’assassin dans « COLUMBO », la mère d’un garçon transplanté dans « THURSDAY’S CHILD », la fille mourante de Bette Davis dans « STRANGERS », elle tient le rôle-titre de « THE BETTY FORD STORY », joue la femme rancher dans « MONTANA », une bourgeoise qui se retrouve à la rue dans « FACE OF A STRANGER », une chef de famille dans « CRAZY IN LOVE ». Elle est en tête d’un incroyable casting dans « PARALLEL LIVES / LE LABYRINTHE DES SENTIMENTS », pourrit la vie de sa fille dans « WILD IRIS ».

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 09:25

CASSAVETESLes années 90 ont démarré sur la réhabilitation via la France (et Gérard Depardieu !) du réalisateur indépendant John Cassavetes, dont les œuvres sont ressorties en Europe, ont été célébrées à Cannes et ont enfin rencontré leur public. Reconnaissance hélas, post mortem puisque le grand John était déjà mort depuis cinq ans. De nombreux ouvragesCASSAVETES (1) souvent inutilement intellectuels ont fleuri depuis, sur sa carrière d’auteur humaniste, occultant un peu sa singularité en tant que comédien, au CASSAVETES (3)style d’abord très  marqué par « la Méthode », agressif, dissimulant une vraie chaleur humaine derrière une ironie grinçante et une insolence chères aux rebels des sixties.

Dans ses propres films, Cassavetes est un des époux fugueurs et imbibés de « HUSBANDS », le boy friend odieux de Gena Rowlands dans « AINSI VA L’AMOUR », l’acteur lâche et cassant de « OPENING NIGHT » et le paumé à la dérive de « TORRENTS CASSAVETES (2)D’AMOUR », où il apparaît amaigri et subitement vieilli. Il a réalisé d’autres œuvres inoubliables comme « UN ENFANT ATTEND », « FACES », « MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS » ou le sous-estimé « GLORIA », sans apparaître dedans.

Il fait forte impression dans divers autres rôles à la mesure de sa séduction ombrageuse : le romancier s’installant aux Caraïbes de « VIRGIN ISLAND », le déserteur asocial de « L’HOMME QUI TUA LA PEUR », le jeune cowboy névrosé de « LIBRE COMME LE VENT », le coureur automobile suicidaire de « À BOUT PORTANT », le braqueur implacable de « LES INTOUCHABLES » qu'il transcende par sa seule présence (et celle de Gena Rowlands), le SWAT dans « UN TUEUR DANS LA FOULE », le caïd dans une séquence de « CAPONE », le manipulateur manchot deCASSAVETES (4) « FURY », le « mandarin » inflexible de « C’EST MA VIE, APRÈS TOUT ».

Ses rôles les plus célèbres demeurent Franko, l’ex-mafioso indomptable, le plus rebelle des « 12 SALOPARDS » et Guy, le comédien vendu au Démon dans « LE BÉBÉ DE ROSEMARY » où il cultive l’ambiguïté en virtuose. Sans oublier « MIKEY & NICKY » film éminemment ‘cassavetsien’ qu'il n’a pourtant pas réalisé lui-même, et dans lequel il joue une « balance » traquée, en tandem avec Peter Falk, son acteur-fétiche.

Cassavetes trouve son meilleur rôle dans « TEMPÊTE », le petit chef-d’œuvre oublié de Paul Mazursky, où il incarne un architecte dépressif exilé en Grèce. Un véritable Prospero actualisé. La scène où il « commande » les éléments est un sommet de sa carrière de comédien et pourrait le résumer tout entier.

CASSAVETES (5)

Cassavetes forma avec son épouse Gena Rowlands un des plus beaux couples de cinéma de l’Histoire.

À la TV, on s’en souvient pour sa série « JOHNNY STACCATO » où il campe un détective jazzman. On le voit deux fois en évadé dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », en Sud-Américain contaminé dans « NO PASSPORT FOR DEATH », en délinquant dans un « RAWHIDE », en acteur ambitieux (et ex de Gena Rowlands !) dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », en chef d’orchestre assassin dans « COLUMBO », en manager de boxe dans « FLESH & BLOOD ». Les Français ont tourné un film documentaire après sa mort, intitulé « ANYTHING FOR JOHN ».

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:27

BURSTYN (2)Aujourd'hui, la grande Ellen Burstyn fête ses 78 ans et cela méritait bien un panorama fouillé de sa belle carrière.

Comédienne de théâtre formée à l’Actors Studio dont elle est devenue un des professeurs les plus respectés, Ellen Burstyn débute à la fin des fifties sous le nom de ‘Ellen McRae’ et s’affirme sur les planches, avant d’éclater avec son rôle de mère confrontée au Démon dans « L’EXORCISTE » où elle donne à elle seule son cachet de « sérieux » au projet.BURSTYN (4)

Burstyn impose son physique austère, son jeu intériorisé, dans d’autres personnages passionnants : la mère indifférente de Cybill Shepherd dans « LA DERNIÈRE SÉANCE », l’ex-reine de beauté dans « THE KING OF MARVIN GARDENS », l’épouse du réalisateur de « ALEX IN WONDERLAND », la veuve dynamique qui se lance dans la chanson dans « ALICE N’EST PLUS ICI » (un de ses très grands rôles), l’épouse de Dirk Bogarde dans « PROVIDENCE » (introuvable en DVD, une honte !), l’activiste de « MÊME HEURE L’ANNÉE PROCHAINE », l’infanticide visitée par une comédienne dans « CRI DE FEMMES » (pas de DVD non plus !), la femme seule qui survit dans la nature canadienne dans « SILENCE OF THE NORTH », la miraculée aux BURSTYNpouvoir guérisseurs de « RÉSURRECTION ».

Elle est particulièrement émouvante dans « SOLEIL D’AUTOMNE » en femme abandonnée après trente ans de mariage et étonnante dans une composition de mère geignarde et bébête dans « LE CHOIX D’AIMER ». Elle joue une des copines veuves dans « LES VEUVES JOYEUSES » et la mère culpabilisante de Meg Ryan dans « POUR L’AMOUR D’UNE FEMME  », la belle-mère riche et froide de « UN MÉNAGE EXPLOSIF », la grand-mère de l’héroïne dans « LE PATCHWORK DE LA VIE », la vieille propriétaire du « SPITFIRE GRILL », la mère d’un malade du SIDA dans « LA CARTE DU CŒUR » où elle apparaît incroyablement rajeunie.

BURSTYN (1)

Ellen Burstyn est surprenante (et à vrai dire, peu convaincante) en caïd de la pègre dans « LE SUSPECT IDÉAL » mais tout à fait remarquable en mère cardiaque de Mark Wahlberg dans « THE YARDS » et en accro de la TV dans « REQUIEM FOR A DREAM » où elle est hallucinante. Elle est une alcoolique au passé agité dans « DIVINS SECRETS », joue laBURSTYN (3) mère du président dans « W. », un médecin dans « THE FOUNTAIN ».

À noter qu’elle prête sa voix à la grand-mère du serial killer de « DRAGON ROUGE » et reprend le rôle de… Christopher Lee dans le calamiteux remake de « THE WICKER MAN ».

Très active à la TV, on l’aperçoit en fille facile dans « GUNSMOKE », puis dans quatre épisodes du « CHEVAL DE FER », en bourgeoise anglaise manipulée par les services secrets dans « PACK OF LIES », en femme du syndicaliste de « ACT OF VENGEANCE », en directrice d’école accusée de meurtre dans « THE PEOPLE VS. JEAN HARRIS ». Elle tient un rôle récurrent dans l’excellente série « BIG LOVE », apparaît dans le rôle de la mère de Chris Meloni dans un « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ». Dans les années 80, elle a même eu sa propre série – qui ne dura que 13 épisodes – « THE ELLEN BURSTYN SHOW ».

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:49

DIAZ (3)Ancienne top model, la blonde Cameron Diaz a pour atout, outre une silhouette de rêve, de posséder un visage aussi avenant qu’expressif, idéalement fait pour la comédie. Elle dégage DIAZ (2)de plus, une énergie communicative, qui rappelle celle des comédiennes des années 40 comme Carole Lombard ou Paulette Goddard.

On l’aperçoit fugitivement en bimbo au début de « KEYS TO TULSA », puis on la découvre vraimentDIAZ en journaliste dans « THE MASK », dans le rôle d’une des hôtes de « L’ULTIME SOUPER », en amie de Keanu Reeves dans « FEELING MINNESOTA », en ex-call girl dans « PETITS MENSONGES ENTRE FRÈRES ».

Elle se sort magnifiquement d’un rôle ingrat dans « LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI » et pique même la vedette à Julia Roberts, obtient un grand succès en se servant de sperme comme gel à cheveux dans « MARY À TOUT PRIX », persiste dans la comédie trash avec « VERY BAD THINGS » et apparaît dans une séquence d’ascenseur, en journaliste TV dans « LAS VEGAS PARANO ».

Elle étonne dans « DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH » en souillon méconnaissable, apparaît en propriétaire sans scrupule de l’équipe de foot dans « L’ENFER DU DIAZ (1)DIMANCHE » (« Elle mangerait ses propres enfants » dit d'elle Charlton Heston !). Elle se contente d’être amusante en espionne énergétique dans « CHARLIE & SES DRÔLES DE DAMES » et sa sequel « LES ANGES SE DÉCHAÎNENT », surprend encore en aveugle à l’humour caustique dans « CE QUE JE SAIS D’ELLE D’UN SIMPLE REGARD », en girl friend plus que collante dans « VANILLA SKY », en célibataire délurée dans « LES ALLUMEUSES », où elle fait preuve d’une joie de vivre insensée, en pickpocket rousse dans « GANGS OF NEW YORK », en nympho paumée dans « IN HER SHOES », un de ses grands rôles.

Elle se retrouve au cœur d’une folle aventure dans « NIGHT AND DAY », échange son appartement avec une Anglaise dans « THE HOLIDAY » et se voit confrontée à un choix cornélien dans « THE BOX ».

À noter qu’elle prête sa voix à la princesse dans « SHREK », qui emprunte également ses maniérismes et qu’elle apparaît le temps d’un clin d'œil dans « MINORITY REPORT ».

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:02

NEWMANAprès des débuts difficiles où il n’est au mieux considéré, que comme un insipide sosie de Brando, puis des années de compositions surchargées à la mode de l’Actors Studio, Paul Newman trouve à la maturité ses propres marques et impose sa personnalité, mélange de charme cynique et d’humour à froid.

Curieusement il joue plusieurs personnages sexuellement ambigus à ses débuts : Billy the kid dans « LE GAUCHER », le joli sculpteur grec dans « LE CALICE D’ARGENT » et leNEWMAN (1) sportif désespéré après le suicide de son meilleur ami (lisez boy friend, même si la pièce de Tennessee Williams est très édulcorée !) dans « LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT ».

Il est un boxeur venu de la rue dans « MARQUÉ PAR LA HAINE », un gigolo dans « DOUX OISEAU DE JEUNESSE », un joueur de billard obsessionnel dans « L’ARNAQUEUR ». On peut d’ailleurs se faire une idée de l’évolution de l’acteur en le voyant reprendre ce rôle vingt ans plus tard dans « LA COULEUR DE L’ARGENT ».

Paul Newman est un vaurien ambitieux dans « LES FEUX DE L’ÉTÉ » ou « DU HAUT DE LA TERRASSE », un boxeur sonné dans un ‘caméo’ de « AVENTURES DE JEUNESSE », devient un pâle héros hitchcockien dans « LE RIDEAU DÉCHIRÉ », il entre dans l’armée israélienne dans « EXODUS », ose même jouer un ‘bandido’ mexicain dans « L’OUTRAGE » et un blanc élevé par les Indiens dans « HOMBRE ».

Hud, le traîne-savate sans cœur dans « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS » est le rôle le plus représentatif de cette période de la carrière de Newman.

Il a acquis avec l’âge, à la fois la classe et l’humour et les seventies ont révélé un comédien versatile : Lew Harper dans « DÉTECTIVE PRIVÉ » (rôle qu’il reprend dix ans plus tard dans « LA TOILE D’ARAIGNÉE »), le forçat NEWMAN (2)rebelle de « LUKE LA MAIN FROIDE », son rôle le plus archétypique où il avale 50 œufs durs dans une séquence entrée dans les annales. Il n’a jamais été plus sympathique que dans « BUTCH CASSIDY & LE KID » en hors-la-loi bon-vivant et retrouve son partenaire Robert Refdford pour jouer le tricheur professionnel de « L’ARNAQUE ». Newman s’égare dans d’anonymes films catastrophe : l’architecte dans « LA TOUR INFERNALE », l’ingénieur dans « LE JOUR DE LA FIN DU MONDE » et des rôles pas faits pour lui : Roy Bean dans « JUGE & HORS-LA-LOI », le rôle-titre de « BUFFALO BILL & LES INDIENS », l’espion dans « LE PIÈGE », le fils de gangster harcelé par la presse dans « ABSENCE DE MALICE » (un rôle écrit pour... Al Pacino !). Il y brille parfois. Et parfois moins…

NEWMAN (3)

Avec les cheveux blancs, il se tourne vers les rôles de composition avec un certain bonheur : le flic en uniforme dans le méconnu « LE POLICEMAN », le général dans « LES MAÎTRES DE L’OMBRE », le bourgeois coincé de « MR. & MRS. BRIDGES », le politicard sudiste dans « BLAZE », le PDG sans pitié dans « LE GRAND SAUT », le vieux rebelle bourru dans « UN HOMME PRESQUE PARFAIT », le privé à la retraite de « L’HEURE MAGIQUE », le père bougon de Kevin Costner dans « UNE BOUTEILLE À LA MER », le voleur simulant le gâtisme dans « EN TOUTE COMPLICITÉ », le caïd irlandais dans « LES SENTIERS DE LANEWMAN (4) PERDITION ».

Avec le recul, Newman a peut-être accompli son plus beau travail d’acteur en jouant l’avocat lessivé dans « LE VERDICT ».

Il a réalisé quelques films personnels tout à la gloire de son épouse Joanne Woodward, comme « RACHEL, RACHEL ».

À noter qu’il apparaît dans son propre rôle, en fauteuil roulant, dans une scène de « LA DERNIÈRE FOLIE DE MEL BROOKS ».

Ironiquement, Paul Newman est surtout connu des jeunes générations pour les marques de pop-corn et de vinaigrettes portant son nom et son effigie. À pratiquement 80 ans, Newman courait toujours sur les circuits dans son bolide !

À la TV, Newman joue Billy The Kid dans la version originelle de « THE LEFT HANDED GUN », un vieux boxeur dans « THE BATTLER » (rôle qu’il reprendra également au cinéma), un prisonnier défiant un caïd dans « KNIFE IN THE DARK » et un joueur de baseball dans « BANG THE DRUM SLOWLY ». Il réalise « THE SHADOW BOX », sans apparaître dedans et joue un vieillard indigne dans « EMPIRE FALLS ».

NEWMAN (5)

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