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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 14:14

CLOONEY (3)Acteur au look viril/ironique à la Sean Connery qui a émergé dans les nineties grâce à la remarquable série TV « URGENCES » où il incarne le Dr. Ross, chirurgien séducteurCLOONEY (5) compulsif. Il est aujourd'hui ce qui se rapproche le plus du Cary Grant des années 30. Avec en bonus, une vraie conscience politique...

Après des séries Z d’horreur comme l’inénarrable « L’ATTAQUE DES TOMATES TUEUSES », qui sont autant d’inévitables erreurs de jeunesse, le passage au cinéma de George Clooney se fait sans heurt grâce à sa prestation de malfrat tatoué dans « UNE NUIT EN ENFER » où il confirme un charisme de star en puissance. Il succède à Michael Keaton et Val Kilmer dans « BATMAN & ROBIN » dans le double rôle casse-gueule du milliardaire Bruce Wayne et de son alter-ego masqué. Là, les résultats sont beaucoup plus discutables…

Il cabotine en père célibataire dans la piètre comédie « UN BEAU JOUR », tient le rôle de l’agent secret dans « LE PACIFICATEUR ». Il est déserteur pendant la guerre du Golfe dans « LES ROIS DU DÉSERT ».

Clooney trouve enfin sa vitesse de croisière grâce à sa rencontre avec le réalisateur Steven Soderbergh et au rôle du séduisant braqueur non-violent dans le sexy « HORS CLOONEY (4)D’ATTEINTE », où il forme un couple exceptionnel avec Jennifer Lopez. Il est adroitement utilisé par les frères Coen en forçat évadé looké comme Clark Gable dans « Ô’ BROTHER ! » où il est positivement désopilant. Il joue un loup de mer buriné dans « EN PLEINE TEMPÊTE », un braqueur de casinos dans « OCEAN’S ELEVEN » (un rôle créé par Frank Sinatra dans les années 60) puis « OCEAN’SCLOONEY TWELVE » et « OCEAN’S THIRTEEN », l’astronaute du remake de « SOLARIS », l’avocat cynique découvrant l’amour dans « INTOLÉRABLE CRUAUTÉ ».

Il excelle en espion U.S. pendant la WW2 dans « THE GOOD GERMAN », se montre encore hilarant en flic imbécile dans « BURN AFTER READING » (toujours des Coen) et « LES CHÈVRES DU PENTAGONE » en officier aux relatifs pouvoirs télékinétiques. Il révèle des trésors de profondeur dans « IN THE AIR » en homme-symbole du 21ème siècle vivant pratiquement dans les avions.

La barbouze taciturne de « SYRIANA », l’avocat glacial de « MICHAEL CLAYTON » et le tueur à gages solitaire de « THE AMERICAN » marquent ses premières incursions dans un sous-jeu ultra-sérieux qui lui donnent un nouveau poids à l’image.

À noter qu’il apparaît dans un clip des ‘ZZTOP’ réalisé par Robert Rodriguez et le temps d’un clin d'œil à la fin de « LA LIGNE ROUGE », dans le rôle du nouvel officier remplaçant Elias Koteas.

On l’aperçoit, non-mentionné au générique, à la fin de « SPY KIDS » en chef des espions, CLOONEY (1)ainsi qu’en voleur infirme dans « BIENVENUE À COLLINWOOD » (dont il est producteur).

Il réalise le curieux « CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX », dans lequel il apparaît en factotum de la CIA, le terne « GOOD NIGHT AND GOOD LUCK » où il est un reporter de news sous le maccarthisme et l’inconséquent « JEUX DE DUPES » où il est coach de football.

Et bien sûr, on ne saurait passer sous silence ses pubs pour le café ‘Nespresso’ véritables petits courts-métrages, bijoux d’autodérision où « George » se retrouve confronté à Dieu lui-même (John Malkovich) avec ses petites capsules pour enjeu. Sa petite ‘catch phrase’ « What else ? » est entrée dans le langage courant. 

À la TV, on voit également Clooney dans des pilotes oubliés et dans le rôle d’un des héros de la série « ENQUÊTES PRIVÉES ». Il produit le remake de « POINT LIMITE » tourné en direct, où il tient le rôle du pilote de bombardier. Il apparaît brièvement dans des clins d’œil à « URGENCES » dans les séries « MURPHY BROWN » et « FRIENDS ». Sa toute première apparition à l’écran – devenue mythique – est une figuration dans la minisérie « COLORADO ».

CLOONEY (2)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:43

JDBAKER (1)Cet impressionnant colosse texan volontiers bedonnant, à la moue boudeuse, apparaît pour la première fois dans un petit rôle de forçat dans « LUKE LA MAIN FROIDE ».

Joe Don Baker est le pistolero manchot dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES », l’aînéJDBAKER indécis de Karl Malden dans « DEUX HOMMES DANS L’OUEST », le frère business man de « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR ».

Il connaît une flambée de gloire dans les seventies grâce au rôle de Buford Pusser, shérif incorruptible dans le violentissime « JUSTICE SAUVAGE ». Il faut l’y avoir vu s’attaquer à des voitures à coups de batte de baseball ! Il enchaîne avec des séries B en vedette : « LA TRAHISON SE PAIE CASH » en ‘gambler’ increvable, « ÉCHEC À L’ORGANISATION » où il est le vieux copain de Robert Duvall qu'il aide à s’attaquer à la Mafia, « TUEZ CHARLEY VARRICK ! » où il est irremplaçable en tueur fumeur de pipe nommé ‘Molly’, « WELCOME HOME, SOLDIER BOYS » en chef d’une bande de viet-vets déchaînés. Il se prend pour Burt Reynolds dans « LA FOLLE CAVALE », joue un flic mal embouché dans « LIQUIDEZ L’INSPECTEUR MITCHELL », affronte des meutes de chiens dans « THE PACK », joue un autre ‘gambler’ JDBAKER (2)dans « L’AVENTURIÈRE DE HONG KONG », l’ex-officier sudiste de « L’OMBRE DE CHIKARA », le shérif qui va arrêter un mafioso jusqu'à Malte dans « FINAL JUSTICE », le flic traquant un serial killer dans « WACKO ».

Les eighties voient Joe Don Baker revenir aux seconds rôles : le champion de baseball battu par Redford dans « LE MEILLEUR », le shérif ripou de « FLETCH AUX TROUSSES », le marchand de canons de « TUER N’EST PAS JOUER », le flic de « LA LOI CRIMINELLE », l’enquêteur à Venise dans « THE CHILDREN ».

Scorsese le sort de l’oubli en lui offrant le rôle du ‘privé’ dans « LES NERFS À VIF ». Baker redevient alors plus actif que jamais : le shérif dans « KILLING TIME », le magouilleur de « MONSIEUR LE DÉPUTÉ », l’ange-gardien Texan de « FELONY ».

Il joue le père avare de Winona Ryder dans « GÉNÉRATION 90 », l’employeur bizarre dans JDBAKER (3)« À FLEUR DE PEAU », un raciste dans « PANTHER », le shérif plouc accompagné de son coq dans « THE GRASS HARP », un beauf qui défend sa caravane dans « MARS ATTACKS ! », le milliardaire cynique qui envoie les expéditions au « CONGO », le gouverneur dans « SHÉRIF, FAIS-MOI PEUR ».

Baker pour sa deuxième apparition dans un James Bond, campe l’allié de la CIA de 007 dans « GOLDENEYE » où il cabotine dans une caricature de Yankee, personnage qu’il retrouve dans une séquence de « DEMAIN NE MEURT JAMAIS ».

Il apparaît non-mentionné au générique de « JOE LA CRASSE » dans le rôle de Don.

À la TV, Baker est un fermier veuf dans « GUNSMOKE », un Indien dans « LA GRANDE JDBAKER (4)VALLÉE », un kidnappeur dans « SUR LA PISTE DU CRIME », un détraqué qui en veut à la fille de Karl Malden dans « LES RUES DE SAN FRANCISCO », un illettré dans «  LA NOUVELLE ÉQUIPE », un homophobe dans « THAT CERTAIN SUMMER », un réalisateur de docus dans « L’HOMME DE FER », un tueur spolié dans « MONGO’S BACK IN TOWN » un de ses meilleurs rôles, un syndicaliste à la Jimmy Hoffa dans la minisérie « POWER », le sénateur McCarthy dans « CITIZEN COHN », un politicien du Sud dans « GEORGE WALLACE ». Baker a eu sa série en vedette, « EISCHIED », où il campe un flic. Il est le père cardiaque dans « TOO RICH : THE SECRET LIFE OF DORIS DUKE », le policier yankee dans la minisérie anglaise « EDGE OF DARKNESS ».

JDBAKER (5) 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:38

BREYNOLDS (1)Venu de la TV où il fut vedette de plusieurs séries dans les années 60 et 70, le sympathique Burt Reynolds impose dans les seventies son image d’athlète velu et rigolard dans une série de nanars de cascadeurs qui font de lui le n°1 du box-office U.S. pendant des années. Un équivalent de Belmondo chez nous. Mais comme tout phénomène de mode, cette gloire-là s’avéra fragile et plus dure fut la chute. Sa dégringolade est une des plus spectaculaires de l’Histoire d’Hollywood.

Si l’on tire un voile pudique sur les œuvres de cette période : « COURS APRÈS MOI, SHÉRIF ! » ou « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » et leurs calamiteuses sequels, on peut BREYNOLDS (2)tenter de retenir des pierres blanches dans cette carrière chaotique : le Yaqui bondissant de « 100 FUSILS », l’Indien du ‘spaghetti western’ « NAVAJO JOE », l’explorateur de « SKULLDUGGERY », le contrebandier de « SHARK », l’agent du gouvernement timide dans « SAM WHISKY, LE DUR », un technicien du corps humain dans un sketch de « TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE SEXE, SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER ».

Reynolds excelle dans le rôle de Carella le flic indolent dans « LES POULETS », il est le jovial trafiquant des « BOOTLEGGERS », rôle qu’il reprend dans la sequel « GATOR » qu’il réalise lui-même. Il faut avoir vu dans ce film un fou-rire de l’acteur filmé in-extenso, sommet d’auto-complaisance mêlée de vrai charisme. La parfaite synthèse de l’acteur, en fait…

Reynolds est à nouveau bootlegger dans « LES AVENTURIERS DU LUCKY LADY », joue le cowboy barbu dans « LE FANTÔME DE CAT DANCING », l’acteur du Muet de « NICKELODEON », le sportif romantique dans « LES FAUX DURS » (où il porte la plus immonde moumoute de sa carrière, ce qui n’est pas peu dire !), le cascadeur vieillissant de « LA FUREUR DU DANGER », le divorcé timide de « MERCI D’AVOIR ÉTÉ MA FEMME », le célibataire de « PATERNITY ».

Mais le rôle de sa vie demeure celui de l’archer macho qui finit mutilé dans « DÉLIVRANCE », seul et unique chef-d'œuvre de sa filmographie.

Burt Reynolds tourne deux films avec Robert Aldrich : « PLEIN LA GUEULE ! » où il est un BREYNOLDS (4)champion de foot emprisonné et « LA CITÉ DES DANGERS » en flic passéiste, amoureux d’une call-girl française et amateur de films de… Lelouch ! Il apparaîtra trois décennies plus tard dans le remake aux côtés d’Adam Sandler.

Lors du tournage de « HAUT LES FLINGUES ! » où il est un ‘privé’, Reynolds s’abîme la mâchoire et connaît de graves séquelles. Il subit alors un passage à vide, des rumeurs de SIDA circulent à son sujet et sa cote dégringole en quelques mois. Reynolds finit par reparaître dans des œuvrettes de moindre importance : le cambrioleur grisonnant de « BREAKING IN », l’aventurier de « STICK, LE JUSTICIER DE MIAMI », celui de « BANCO », le tueur à gages de « MALONE : UN TUEUR EN ENFER », tous passés à la trappe, tout comme les inspecteurs poussifs de « FLIC ½ » et « RENT-A-COP : ASSISTANCE À FEMME EN DANGER ».

Il s’essaie au contremploi avec le psychopathe de « SÉQUESTRÉES », se montre hilarant dans l’abominable « STRIPTEASE » en sénateur libidineux. Fort de sa nouvelle identité d’acteur de composition acceptant les seconds rôles, il apparaît en caïd rival de RichardBREYNOLDS (3) Dreyfuss dans « MAD DOGS », en homme de TV dans « MEET WALLY SPARKS », en mercenaire dans le rôle-titre de « RAVEN », en général dans « BEAN ». Reynolds joue le boss du photographe… Élie Semoun dans le film français tourné à New York « STRINGER », un juge dans « MYSTERY, ALASKA », un voleur retraité dans « THE CREW », le boss de l’écurie de courses (en fauteuil roulant) de « DRIVEN » où on le reconnaît à grand peine, il incarne ‘Boss’ Hogg dans la version cinéma de « SHÉRIF, FAIS-MOI PEUR ». Il est exceptionnel dans le film anglais « A BUNCH OF AMATEURS » dans un auto-pastiche d’acteur has-been insupportable.

Son rôle de réalisateur de porno dans « BOOGIE NIGHTS » lui offre les meilleures critiques de sa carrière et une nomination à l’Oscar. Reynolds est le vrai plaisir de ce film, dans lequel il joue à merveille la ringardise, le paternalisme. Sa visible déception quand le BREYNOLDSpénible Robin Williams empocha le trophée est tout à fait compréhensible.

Ses films en tant que réalisateur, se noient dans une sympathique médiocrité, hormis « SUICIDEZ-MOI, DOCTEUR ! », où il est dépressif et l’intéressant « L’ANTIGANG » hommage à « LAURA » de Preminger, où Reynolds joue un flic au cœur de midinette. La scène où il se fait couper les doigts par un tortionnaire chinois, reste unique dans les annales. Dans « THE LAST PRODUCER », il tient un rôle de producteur lessivé qui tente un baroud d’honneur.

Il apparaît dans son propre rôle dans « LA DERNIÈRE FOLIE DE MEL BROOKS » où il prend une douche mouvementée et dans une scène de « THE PLAYER ».

À noter que Reynolds prête sa voix à… un chien dans le cartoon « ALL DOGS GO TO HEAVEN ».

En ‘95, Burt Reynolds publie des mémoires vengeresses. En 2001, le festival de Deauville présente un hommage à sa carrière.

BREYNOLDS2

À la TV, on le voit dans la série « RIVERBOAT » en mousse, en flic dans les séries « HAWK, L’OISEAU DE NUIT » et « DAN AUGUST ». Assumant pleinement ses origines indiennes, Burt est un forgeron navajo dans « GUNSMOKE », un chef Sioux dans « LE PROSCRIT », un Indien traqué dans « LA JUSTICE DE SIMON L’INDIEN ». Il est un routier dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », un loubard dans « ROUTE 66 », un acteur pastichant Brando dans « TWILIGHT ZONE », l’héritier spolié dans « HUNTERS ARE FOR KILLING ». Après des années de cinéma, Reynolds revient penaud à la TV et joue un détective  ventripotent dans la série « UN PRIVÉ NOMMÉ STRYKER » et un coach de football dans la sitcom « EVENING SHADE ». Il a un petit rôle de pistoléro chevelu et barbu dans « THE CHEROKEE KID » et tient le rôle de… Dieu dans « X-FILES / AUX FRONTIÈRES DU RÉEL ». On le voit en ex-espion dans un épisode de « BURNT NOTICE ».

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 07:28

PAPASElle est la plus internationale des comédiennes grecques, passant du théâtre à la chanson, des superproductions aux films intimistes avec une aisance totale. Irène Papas a connu plusieurs carrières : dans sa Grèce natale d’abord, où elle incarna à elle seule toutes lesPAPAS (5) héroïnes de la tragédie classique, puis aux U.S.A. et même en France et en Italie. Elle endossa toutes les nationalités, sut tenir tête à d’imposants partenaires sans jamais s’effacer derrière eux.

Avec son visage à la beauté grave et austère, sa voix basse, son regard noir, elle a d’abord brillé en traîtresse de péplum dans « THÉODORA, IMPÉRATRICE DE BYZANCE », elle croise Anthony Quinn dans « ATTILA, FLÉAU DE DIEU », un acteur avec lequel elle tournera cinq autres films tant leur couple paraît évident et bien assorti. Elle s’essaie au western en épousant le rancher James Cagney dans « LA LOI PAPAS (1)DE LA PRAIRIE » (elle y joue une Grecque émigrée), puis retourne dans son pays pour tenir le rôle-titre de « BOUBOULINA », légende locale.

Après son succès dans « LES CANONS DE NAVARONE » où elle est épatante en résistante farouche et retrouve Quinn, Papas incarne plusieurs facettes de la tragédie antique : « ANTIGONE », « ÉLECTRE » un de ses sommets en tant que comédienne, Pénélope dans la minisérie « L’ODYSSÉE », Hélène de Troie dans « LES TROYENNES », puis la mère déchirée de « IPHIGÉNIE ». Un sans faute assez imposant.

Elle joue la veuve indomptable mais condamnée dans « ZORBA LE GREC », celle d’un PAPAS (2)mafioso dans « À CHACUN SON DÛ », la maîtresse de « ROGER LA HONTE », la femme stoïque d’un ‘capo’ dans « LES FRÈRES SICILIENS », celle du leader de l’opposition dans « Z » où elle n’a quasiment pas de dialogue et fait tout passer par son intensité.

En épouse patiente d’un homme volage, elle retrouve Quinn pour l’émouvant « A DREAM OF KINGS », joue la reine humiliée dans « ANNE DES MILLE JOURS », une partisane dans « LA 5ème OFFENSIVE », une Bédouine dans « LE MESSAGE » (avec qui ? Oui, avec Quinn !), la femme de ménage forte-tête dans « LE CHRIST S’EST ARRÊTÉ À EBOLI ».

La qualité de ses films se fait moins rigoureuse dans les années 80 et Irène Papas sePAPAS (3) compromet dans des nanars comme « LIÉS PAR LE SANG » où elle cabotine éhontément en héritière italienne hystérique. Elle retrouve Quinn et le Maghreb pour « LE LION DU DÉSERT », joue l’affreuse grand-mère dans « ÉRENDIRA », une chef de gang dans « SÉRIE NOIRE POUR UNE NUIT BLANCHE », la mère d’Ornella Muti dans « CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE ». Elle fait acte de présence dans des films tournés en Grèce tels « SOLEIL GREC » ou « CAPITAINE CORELLI », comme si un film tourné là-bas n’était pas tout à fait complet sans elle…

Son album « ODES » où elle chante sur des musiques de Vangelis, est un grand moment.

À la TV, elle fut la femme de Burt Lancaster dans la minisérie « MOÏSE », joue la mère de « COLOMBA », celle de la chanteuse portugaise dans « LA VALISE EN CARTON » (eh oui…), incarne Rebekah dans « JACOB », Anticleia dans une nouvelle version de « L’ODYSSÉE ».

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 08:05

CARRADINE D (1)Aîné des nombreux rejetons du grand John, David Carradine fut le parfait représentant de la ‘Flower generation’ et promena sa silhouette de rebelle indolent, hébété de cannabis dans la série TV « KUNG FU » dans laquelle il est le moine chinois Kwaï Chang Caine errantCARRADINE D (3) dans l’Ouest sauvage, où il professe l’amour de son prochain. Empâté et vieilli, David retrouvera le personnage transposé à l’époque contemporaine dans la série des années 90 « KUNG FU : LA LÉGENDE CONTINUE ».

CARRADINE DComédien au jeu volontiers catatonique, Carradine s’est perdu corps et biens dans d’innommables séries Z, mais compte quelques fleurons à sa très longue filmo (pas loin de 230 titres !) : l’Indien spolié dans « LE CLAN DES McMASTERS », l’époux manchot de Jean Seberg abattu par « MACHO CALLAHAN », un des hors-la-loi dans « UN HOMME FAIT LA LOI » et « LA VENGEANCE DU SHÉRIF », le syndicaliste crucifié de « BOXCAR BERTHA ».

Il joue le coureur tout de cuir vêtu dans « LES SEIGNEURS DE LA ROUTE », trouve même CARRADINE D (2)des rôles « sérieux », même s’ils demeurent minoritaires : le chanteur Woody Guthrie dans « EN ROUTE POUR LA GLOIRE ! », le trapéziste juif de « L’ŒUF DU SERPENT » (d’Ingmar Bergman, quand même !), le bandit Cole Younger dans « LE GANG DES FRÈRES JAMES ». Il apparaît en trafiquant karatéka dans « ŒIL POUR ŒIL », en sauveteur barbu de « SAUVEZ LE NEPTUNE ! », en flic cool dans « ÉPOUVANTE SUR NEW YORK » et un justicier de quartier dans « ARMÉS POUR RÉPONDRE ».

Avec les eighties, David poursuit sa curieuse carrière dans les nanars futuristes de Roger Corman et les films de guerre fauchés, avec de temps à autres un bref retour aux gros budgets tel « COMME UN OISEAU SUR LA BRANCHE » où son apparition en hippie grisonnant n’a rajeuni personne. On le revoit en vampire en quête de rédemption dans « SUNDOWN : A VAMPIRE IN RETREAT », en marin dans « LES NAUFRAGÉS DU PACIFIQUE ».

En 2003, il est – très momentanément – ressuscité par Quentin Tarantino qui lui offre le rôle-titre de « KILL BILL » où Carradine est un caïd menacé par son ex. À noter qu'il n’apparaît vraiment que dans la 2ème partie.

Dans le rayon curiosités, il joue une… marâtre dégénérée dans le très crapoteux film-culteCARRADINE D (4) « SONNY BOY ».

David Carradine apparaît dans trois ‘caméos’ non mentionnés au générique : dans « MEAN STREETS » en client d’un bar assassiné dans les WC (par son propre frère Robert !), « LE PRIVÉ » en taulard et dans le film français « JE TE TIENS, TU ME TIENS PAR LA BARBICHETTE » de Jean Yanne.

David Carradine réalise les très ‘underground’ « MATA HARI » et « AMERICANA » et écrit ses mémoires, le décevant « ENDLESS HIGHWAY » en ‘95.

On le retrouve pendu dans sa chambre d’hôtel à Bangkok, en 2009.

À la TV, David campe un hors-la-loi dans « LE VIRGINIEN », un voyou soupçonné d’être un serial killer dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », tient le rôle de « SHANE » créé au cinéma par Alan Ladd, le temps d’une courte série, joue un chanteur de folk song dans « L’HOMME DE FER », le shérif ripou dans « HIGH NOON, PART 2 : THE RETURN OF WILL KANE », le pistoléro de légende dans « MR. HORN » (que joua Steve McQueen au cinéma), le rôle-titre de « GAUGUIN THE SAVAGE », un très sadique Sudiste dans « NORTH & SOUTH », il tient la vedette d’un « AMAZING STORIES / HISTOIRES FANTASTIQUES », apparaît avec son père et ses deux frères dans « L'HOMME QUI TOMBE À PIC », dans le rôle du père dans la série « LARGO WINCH ». Il apparaît (plus ou moins) dans son propre rôle dans un « MÉDIUM ».

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 13:42

McQUEEN (1)Superstar de son vivant, Steve McQueen n’a fait qu’intensifier son mythe post-mortem, s’installant au panthéon très fermé des icônes universelles telles Marilyn, Bogart ou JamesMcQUEEN (2) Dean. Son atout ? Une authentique rébellion contre tout système, une séduction rugueuse, un égotisme forcené, une tendance à l’autodestruction qui en ont fait un antihéros idéal des sixties, mais une personnalité s’adaptant curieusement à toutes les décades suivantes.

Dès ses débuts dans la série TV « AU NOM DE LA LOI », McQueen impose sa vision désarmante de Josh Randall, chasseur de primes têtu, âpre au gain et pragmatique, à cent lieux de tout cliché. Surtout en ‘58 ! À bien y regarder, les tout premiers prémices du « bounty killer » du ‘spaghetti western’ sont peut-être à chercher de ce côté-là.

Après une figuration dans la série B « GIRL ON THE RUN » et une apparition en voyou à cran-d’arrêt dans « MARQUÉ PAR LA HAINE », un second rôle le procureur juif dans McQUEEN (3)« NEVER LOVE A STRANGER », puis un rôle principal dans la série B « DANGER PLANÉTAIRE » en teenager courageux (de 28 ans !), il apparaît en chauffeur d’une bande de voleurs dans « HOLD-UP EN 120 SECONDES ». Une de ses plus insipides prestations.

John Sturges – à qui McQueen doit beaucoup – lui offre trois chances d’accéder au vrai vedettariat : dans « LA PROIE DES VAUTOURS » il vole la vedette à Frank Sinatra dans un rôle de caporal magouilleur prévu pour… Sammy Davis, Jr., idem pour « LES 7 MERCENAIRES » où en pistolero malchanceux, il « enterre » la vedette en titre Yul Brynner. « LA GRANDE ÉVASION » confirme son individualité de héros solitaire et indomptable, alors qu'il n’apparaît pas énormément dans le montage final. Mais ses scènes à moto l’ont littéralement cristallisé dans la mémoire collective.

Il est officier de marine dans « BRANLE-BAS AU CASINO », fascine en G.I. taiseux et névrosé dansMcQUEEN (5) « L’ENFER EST POUR LES HÉROS », en aviateur suicidaire dans « L’HOMME QUI AIMAIT LA GUERRE », deux facettes du même personnage asocial et ingérable, des versions réalistes en somme du Hilts idéalisé de « LA GRANDE ÉVASION ».

Robert Mulligan l’impose dans des rôles plus profonds dans « UNE CERTAINE RENCONTRE » en musicien immature et « LE SILLAGE DE LA VIOLENCE » en rocker tête brûlée abîmé par une enfance malmenée. Il y est remarquable même si évidemment trop âgé pour le rôle, problème qu'il rencontrera d'ailleurs souvent lors de cette décennie.

McQueen est un joueur de poker arriviste dans « LE KID DE CINCINNATI », le métis orphelin de « NEVADA SMITH » (il est censé avoir 18 ans !), campe un mécano rebelle McQUEENdans « LA CANONNIÈRE DU YANG-TSÉ » (peut-être son plus beau rôle), n’est pas très bien casté en banquier peroxydé dans « L’AFFAIRE THOMAS CROWN », trouve son rôle le plus archétypique dans « BULLITT » en flic taciturne et obsessionnel, aussi dangereux que les tueurs qu'il traque comme un prédateur dans la jungle.

Il change de registre en jouant le garçon de ferme finaud dans « REIVERS », cède à sa passion pour les courses en incarnant le coureur dans le triste « LE MANS » (qui le fâchaMcQUEEN (4) définitivement avec Sturges qui avait commencé le film), il s’associe à Sam Peckinpah pour camper un champion de rodéo fatigué dans « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR » et le braqueur taciturne dans « GUET-APENS ». Sur ce dernier film, McQueen rencontre et épouse Ali MacGraw et sa carrière s’enlise inexplicablement. Après « PAPILLON » où il incarne le forçat français et « LA TOUR INFERNALE » où il est parfait en pompier héroïque, McQueen devient ermite, grossit, se fait oublier pendant des années. Quand il revient, c’est obèse et barbu en citoyen écolo dans « AN ENEMY OF THE PEOPLE ». Son vrai comeback, en hors-la-loi vieillissant dans « TOM HORN : SA VÉRITABLE HISTOIRE » et « LE CHASSEUR » où il est un chasseur de primes moderne, ne redore pas son blason.

McQueen meurt à 50 ans, rongé par le cancer, laissant des millions de fans inconsolables.

McQUEEN (6)

À noter que McQueen apparaît dans son propre rôle de coureur à moto dans le documentaire « CHALLENGE ONE » et qu’il exécute anonymement les cascades à moto d’une série B oubliée des seventies, « DIXIE DYNAMITE ».

À la TV, on peut voir McQueen à ses débuts dans « THE SHRIVINGTON RAID » en hors-la-loi, « THE DEFENDER » en voyou accusé de meurtre, où il affiche un style excessif et grimacier tout à fait surprenant, puis en reporter confronté aux envahisseurs et en joueur risquant son petit doigt dans deux « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE ». Il joue le bandit Longley dans un épisode de « TALES OF WELLS FARGO ». À noter qu’il a créé le rôle de Randall dans un épisode de la série de Robert Culp, « TRACKDOWN ».

 

 

À NOTER : dans l’actu toujours très foisonnante de Steve,  30 ans après sa mort, la sortie d’un coffret DVD pour les fêtes, intitulé « STEVE McQUEEN : L’INSOUMIS ».

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 15:39

COBURN (2)Grande figure du film d’action des sixties et seventies, James Coburn a créé un personnage unique de dandy buriné et ironique, au jeu maniéré et au rire chevalin.

COBURN (1)Il s’impose dès ses premiers rôles : le cowboy vindicatif de « FACE OF A FUGITIVE », le vagabond simplet de « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE », Britt le lanceur de couteaux imperturbable dans « LES 7 MERCENAIRES », le rôle – pourtant peu développé dans le film – qui reste encore aujourd'hui, le plus souvent associé à son nom, au même titre que l’Australien à la valise de « LA GRANDE ÉVASION ».

Coburn joue le caporal binoclard qui saute sur une mine dans « L’ENFER EST POUR LES HÉROS », le malfrat texan qui terroriseCOBURN (3) Audrey Hepburn avec des allumettes dans « CHARADE », l’officier arriviste dans « LES JEUX DE L’AMOUR ET DE LA GUERRE ». Il trouve un éphémère vedettariat grâce à deux pastiches successifs de 007 : « NOTRE HOMME FLINT » et « F COMME FLINT » où il incarne un agent secret bouddhiste constamment entouré de pin-ups énamourées.

À la suite de ce succès, Coburn apparaît en vedette dans des séries B de luxe où il joue des voleurs ou des tueurs à gages élégants : « UN TRUAND », « HARD CONTRACT » ou « DUFFY, LE RENARD DE TANGER ». Mais il passe à côté de la vraie popularité, préférant alterner les seconds rôles de prestige avec les grands premiers rôles. Il est médecin dans « OPÉRATION CLANDESTINE », psy dans « LA FOLLE MISSION DU DR. SCHAEFER », gentleman du Sud malade dans « THE LAST OF THE MOBILE HOTSHOTS ».

Sam Peckinpah lui offre des personnages magnifiques : Potts le guide manchot de COBURN (4)« MAJOR DUNDEE » où Coburn est couvert de postiches et méconnaissable (il remplaça Lee Marvin d’abord prévu), le shérif opportuniste qui trahit son meilleur ami dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID », le sergent allemand écœuré par la guerre de « CROIX DE FER ». Coburn va même jusqu’à réaliser certaines séquences de « CONVOI », pour dépanner son ami Sam en mauvaise santé.

Coburn marque de nombreux films de son empreinte : « CYCLÔNE À LA JAMAÏQUE » en pirate, « L’OR DES PISTOLÉROS » en hors-la-loi rigolard, « QU’AS-TU FAIT À LA GUERRE, PAPA ? » en G.I. magouilleur, « LES INVITATIONS DANGEREUSES » en producteur pervers, « LE BAGARREUR » en manager ringard de boxeurs clandestins, « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE » en cowboy dandy au bout du rouleau, « LA LOI DE LA HAINE » dans un de ses rares rôles de méchant, « L’ARME AU POING » en baroudeur amoureux, « LA BATAILLE DE MIDWAY » en officier le temps d’uneCOBURN (5) séquence, « DEATH OF A SOLDIER » en MP en poste en Australie. Dans « MR. PATMAN » Coburn étonne en infirmier humain mais parano d’un HP.

Après de graves problèmes de santé (des rhumatismes invalidants) il connaît un regain de popularité dans les nineties : « HUDSON HAWK, GENTLEMAN ET CAMBRIOLEUR » en ennemi juré de Bruce Willis, « YOUNG GUNS 2 » où il incarne John Chisum. Il joue l’évêque de « SISTER ACT 2 », un avocat ripou dans « THE HIT LIST », le commodore qui organise le tournoi de poker dans « MAVERICK ». Il est le principal de la fac dans « PROFESSEUR FOLDINGUE », un mogul du pétrole dans COBURN (6)« KEYS TO TULSA », le supérieur ambigu de Schwarzie dans « L’EFFACEUR », le méchant de « SKELETONS », le romancier agonisant de « THE MAN FROM ELYSIAN FIELDS » (où il est exceptionnel), le père de… Cuba Gooding, Jr. dans « CHIENS DES NEIGES ».

Après des décennies de rôles insuffisants dans des films d’action, Coburn tient le rôle d’un père abusif et alcoolique dans « AFFLICTION ». Il surprend tellement, qu’il obtient l’Oscar du meilleur second rôle en ‘99. Il retrouve un excellent rôle, celui du père éploré de « AMERICAN GUN ».

Mais le rôle de James Coburn auquel on repense avec le plus d’émotion demeure Sean Mallory, dynamiteur irlandais exilé au Mexique dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION », où Sergio Leone filme son étrange visage de façon inoubliable.

Coburn ne fait que passer en clin d’œil dans plusieurs ‘caméos’ : dans « CE CHER DISPARU » en officier de l’immigration et « CANDY » en toubib dépravé. Il apparaît dans son propre rôle dans « CALIFORNIA HÔTEL » où on le voit dans un extrait de film avec Maggie Smith, dans « LES MUPPETS : ÇA C’EST DU CINÉMA ! » en patron de restaurant et le temps de quelques plans de « THE PLAYER ».

À noter qu’il apparaît non-mentionné au générique de « PAYBACK » où il est drôle en mafieux qui défaille à la vue du sang.

En 2001, on retrouve son nom au générique de la minisérie « THE MISTS OF AVALON », comme producteur exécutif et il prête sa voix au PDG de l’usine dans « MONSTRES & Cie ».

Il meurt d’un infarctus en novembre 2002.

COBURN

À la TV, on voit James Coburn en joueur dans les séries « KLONDIKE » et « ACAPULCO », en ‘guest’ dans trois « AU NOM DE LA LOI », en ‘hitman’ dans « LES INCORRUPTIBLES », en tueur d’Indiens dans « RAWHIDE », en survivant de l’Holocauste dans « LA 4ème DIMENSION ». Il reparaît en privé hammettien dans « UN PRIVÉ DANS LA NUIT » et en shérif alcoolique dans « DRAW ! ». Il tient son propre rôle dans un épisode de « L’HOMME QUI TOMBE À PIC », apparaît en avocat dans « SINS OF THE FATHER » ainsi que dans « MALIBU », en responsable de l’aéroport dans « 1000 HEROES », en directeur de musée à Mexico dans « ARABESQUE », en Mormon couvert de postiches dans « THE AVENGING ANGELS ». Il est déguisé en Père Noël aviné dans « A CHRISTMAS REUNION » et joue un rancher dans « THE CHEROKEE KID », un peu reluisant président des U.S.A. dans « THE SECOND CIVIL WAR ». On le voit, singulièrement épaissi, en business man dans « PROFILER », en père du shérif dans « LA VILLE DU GRAND SECRET », en boss du héros de la série « ARLISS ».

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 18:06

BANCROFT (4)Superbe comédienne d’origine italienne comme son pseudonyme ne l’indique pas, Anne Bancroft débute par des rôles stéréotypés dans de grosses productions de studio : on l’aperçoit en prostituée dans « LES GLADIATEURS » en chanteuse dans « TROUBLEZ-MOI, CE SOIR » ou en acrobate (et vraie coupable !) dans « GORILLA ATBANCROFT LARGE », elle joue la comtesse dans « LE TRÉSOR DU GUATEMALA », la veuve Apache de « L’HOMME DE SAN CARLOS », celle très courtisée dans « LE RAID », la pionnière tiraillée entre deux hommes de « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES », le ‘top model’ menacé dans « NIGHTFALL ».

Elle sort de l’ornière en jouant le médecin qui BANCROFT (5)se sacrifie dans « FRONTIÈRE CHINOISE » où elle donne une image de femme indépendante, étonnamment moderne. Anne Bancroft frappe fort avec son rôle de rééducatrice opiniâtre dans « MIRACLE EN ALABAMA » et entre dans l’Histoire en jouant la mythique Mrs. Robinson, immortalisée par la chanson de Simon & BANCROFT (2)Garfunkel, bourgeoise désœuvrée qui couche avec le boy friend de sa fille. Elle a acquis depuis un statut de « grande dame » amplement mérité et enchaîne les tours de force avec un talent et une sobriété admirables.

Elle est extraordinaire en « pondeuse » obsessionnelle dans « LE MANGEUR DE CITROUILLES », joue la mère de Churchill dans « LES GRIFFES DU LION », la comtesse dans « L’ODYSSÉE DU HINDENBURG », l’avocate lucide de « VIOL ET CHÂTIMENT », la danseuse vieillissante dans « LE TOURNANT DE LA VIE », la femme de Jack Lemmon dans « LE PRISONNIER DE LA SECONDE AVENUE », l’actrice mondaine qui s’entiche de Merrick dans « ELEPHANT MAN », l’incorrigible new-yorkaise rebelle de « À LA RECHERCHE DE GARBO » où elle a un monologue final qui devrait être montré en exemple dans les cours de comédie. Elle est la mère supérieure de « AGNÈS DEBANCROFT (3) DIEU », l’écrivain amoureuse de Londres dans « 84, CHARING CROSS ROAD », la maman dominatrice de « PERSONNE N’EST PARFAIT », la mère ivrogne de Nicole Kidman dans « MALICE », celle qui ne peut empêcher le suicide de sa fille dans « ‘NIGHT MOTHER ».

Dans « NOM DE CODE : NINA » elle apprend à la tueuse à se comporter en femme du monde, elle est la mère agonisante de Nicolas Cage dans « LUNE DE MIEL À LAS VEGAS », la directrice d’HP dans « MR. JONES », la tante ronchon dans « LE PATCHWORK DE LA VIE » et elle retrouve son rôle favori de mère envahissante dans « WEEK-END EN FAMILLE ». Elle cabotine copieusement en hippie conduisant un camion dans le désolant « SUNCHASERS », mais se montre excellente en BANCROFT (1)sénateur dans « G.I. JANE / À ARMES ÉGALES ». Elle (sur)joue une riche excentrique à moitié folle dans « DE GRANDES ESPÉRANCES », une mondaine vivant à Florence dans « IL SUFFIT D’UNE NUIT », la mère autoritaire du rabbin Ben Stiller dans « AU NOM D’ANNA », une arnaqueuse particulièrement retorse dans « BEAUTÉS EMPOISONNÉES ».

Anne Bancroft apparaît non mentionnée au générique en Gitane chevrotante dans « DRACULA, MORT ET HEUREUX DE L’ÊTRE » réalisé par son époux Mel Brooks. Elle était déjà apparue en ‘guest’ dans « LA DERNIÈRE FOLIE DE MEL BROOKS » dans un numéro de danse et à ses côtés dans le remake de « TO BE OR NOT TO BE ».

À noter qu’elle réalise « FATSO » dans lequel elle tient également un rôle et prête sa voix à la reine des fourmis dans le dessin animé « FOURMIZ ».

À la TV, Anne Bancroft est Marie-Madeleine dans « JÉSUS DE NAZARETH », la maman du héros de « MARCO POLO » et encore une comtesse dans « THE ROMAN SPRING OF MRS. STONE ».

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:42

KEENER (3)Superbe actrice cérébrale à la beauté sans apprêt des années 90, d’abord entrevue en figurante dans « À PROPOS D’HIER SOIR... » et en serveuse dans « THELMA & LOUISE ». Elle est secrétaire de Perry King dans « DANS LA PEAU D’UNE BLONDE », copine du camionneur de « CATCHFIRE » et tient le rôle de ‘Suzanne’ dans « UN FLINGUE POURKEENER (2) BETTY LOU ».

La rencontre de Catherine Keener avec la réalisatrice Nicole Holofcener la fait accéder aux premiers rôles dans des films intimistes. Avec elle, l’actrice apparaît dans « WALKING & TALKING » en célibataire angoissée, où elle KEENER (1)forme un exceptionnel duo avec Anne Heche. On la retrouve en artiste ratée agressive et pathétique dans « LOVELY & AMAZING », puis dans « FRIENDS WITH MONEY ». Elle est une antiquaire rongée de culpabilité dans « LA BEAUTÉ DU GESTE ». Un joli tandem réalisatrice-comédienne.

C’est avec le réalisateur Tom DiCillo qu’elle forme un autre « couple » et trouve également quelques uns de ses meilleurs rôles : elle fait découvrir l’anatomie féminine au rocker Brad Pitt dans « JOHNNY SUEDE », joue l’actrice angoissée dans « ÇA TOURNE À MANHATTAN ! », une « sexe opératrice » sensible dans « BOX OF MOONLIGHT » et la KEENER (4)maquilleuse qui a des problèmes avec sa féminité dans « UNE VRAIE BLONDE ».

On la revoit drôle et surprenante en ‘ex’ de George Clooney givrée et férue de magie dans « HORS D’ATTEINTE », en épouse apeurée de Nicolas Cage dans « 8 MM », en ambitieuse sans scrupule dans « DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH » et surtout en bisexuelle perpétuellement exaspérée dans « ENTRE AMIS & VOISINS » où elle fait des étincelles.

Elle vole la vedette à tout le monde dans « SIMPATICO », en brave fille un peu gauche rêvant d’assister au Derby. Elle y est si bien photographiée, qu’elle ressemble par instants à Ava Gardner !

Elle est executive dans « S1MØNE » et productrice TV dans « CRÈVE, SMOOCHY... CRÈVE ! », business woman dans « FULL FRONTAL », mère de deux garçons dans « THE BALLAD OF JACK & ROSE », agent du FBI dans « L’INTERPRÈTE », première fiancée du héros de « 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU », romancière et confidente de « TRUMAN CAPOTE », hippie en mal de maternité dans « INTO THE WILD », mère de familleKEENER criminelle dans « AN AMERICAN CRIME », où elle est extraordinaire. À faire froid dans le dos.

Elle tient des rôles importants mais un peu périphériques dans « LE SOLISTE », « PANIQUE À HOLLYWOOD » et « SYNECDOCHE, NEW YORK », joue la nouvelle fiancée d’un veuf dans « UN ÉTÉ ITALIEN »

À noter qu’elle apparaît non-mentionnée au générique dans son propre rôle dans « ADAPTATION ».

À la TV, Catherine Keener apparaît en artiste jalouse dans « SEINFELD » et joue la belle-sœur intolérante de Demi Moore dans « IF THESE WALLS COULD TALK / DÉCISIONS INTIMES ».

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 18:38

WELDRavissante starlette blonde des sixties, Tuesday Weld apparaît dans « ROCK, ROCK, ROCK ! » et « SEX KITTEN GO TO COLLEGE » en lycéenne délurée, puis en groupie survoltée dans « LA BRUNE BRÛLANTE ». Elle fait craquer Elvis dans « AMOUR SAUVAGE ». Avec de bons réflexes, on peut l’entrevoir, ado dans un plan du « FAUX COUPABLE » d’Hitchcock. WELD (1)

En mûrissant, elle acquiert une fragilité et une profondeur tout à fait intéressantes. Elle connaît une love story inattendue avec un gros sergent plus âgé qu'elle dans « LA DERNIÈRE BAGARRE », incarne la fiancée pure et virginale de McQueen dans « LE KID DE CINCINNATI ».

Elle trouve un de ses plus beaux rôles en meurtrière totalement dénuée de remords dans « PRETTY POISON », joue une white trash dans « LE PAYS DE LA VIOLENCE », tient le rôle d’une actrice dans « PLAY AS IT LAYS », WELD (3)d’une hippie hantée par le passé dans « A SAFE PLACE », de la grande sœur de Diane Keaton dans « À LA RECHERCHE DE MR. GOODBAR », de la paumée touchante dans « LE SOLITAIRE », de la droguée dans « GUERRIERS DE L’ENFER ».

Elle est l’ex-femme de Pacino dans « AVEC LES COMPLIMENTS DE L’AUTEUR », la nympho frénétique amoureuse de James Woods dans « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » et commence à prendre de l’âge dans « CHUTE LIBRE » où elle joue l’épouse pénible de Robert Duvall. Elle est la mère de Keanu Reeves dans « FEELING MINNESOTA ». Elle estWELD (2) une ‘housewife’ dépressive désespérément amoureuse d’Elvis (tiens !) dans « HEARTBREAK HOTEL ».

À la TV, Tuesday Weld est une des teenagers de la série « DOBIE GILLIS », une sculptrice aveugle dans un « FUGITIF », une inquiétante vengeuse dans « ROUTE 66 », la tentatrice hystérique dans « LES SORCIÈRES DE SALEM », une sauvageonne esclave d’une bande de hors-la-loi dans « CIMARRON », une splendide Zelda dans « F. SCOTT FITZGERALD IN HOLLYWOOD », elle veut tuer son mari pour « REFLECTIONS OF MURDER » remake des « DIABOLIQUES », joue la vieille fille dans « THE RAINMAKER », une femme mystérieuse accusée de meurtre dans le remake de « MADAME X », une jeune mère qui demande à sa maman de l’aider à élever sa fille dans « MOTHER & DAUGHTER : THE LOVING WAR » et une antiquaire ruinée par un bel escroc dans « SCORNED & SWINDLED ».

WELD (4)

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