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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:56

SPACEK (3)Avec son étrange physique d’éternelle ado aux yeux de porcelaine, Sissy Spacek débute à l’ombre de Lee Marvin (qui l’aida à mettre le pied à l’étrier) dans « CARNAGE » dans un rôle d’esclave vendue comme du bétail. Elle trouve des rôles tels la fugueuse simplette de SPACEK (1)« LA BALADE SAUVAGE » et la collégienne traumatisée de « CARRIE AU BAL DU DIABLE », qui la marquent d’un sceau indélébile.

On la revoit dans le rôle d’une des « 3 FEMMES », en veuve dans « L’HOMME DANS L’OMBRE », en chanteuse country dans « NASHVILLE LADY », à la recherche de son mari dans « MISSING », en paysanne déterminée dans « LA RIVIÈRE », en fille suicidaire dans « ‘NIGHT MOTHER », en fofolle suicidaire dans « CRIMES DU CŒUR », en avocate incorruptible dans SPACEK (2)« MARIE – JUSTICE CRIMINELLE », en amie des Noirs opprimés dans « LA LIBERTÉ AU BOUT DU CHEMIN » et en épouse excédée dans « JFK ».

Elle est la gentille serveuse amoureuse du shérif dans « AFFLICTION » et joue la fille un peu arriérée du fermier dans « UNE HISTOIRE VRAIE », la mère de famille restée enfermée trente ans dans un abri antiatomique dans « PREMIÈRE SORTIE », celle qui perd son fils unique dans « IN THE BEDROOM » (un de ses plus beaux rôles), celle qui s’attache au meilleur ami de son fils dans « LA MAISON DU BOUT DU MONDE », celle qui a écrasé accidentellement son cadet dans « LAKE CITY » ou celle de Charlize Theron dans « L’AFFAIRE JOSEY AIMES ».

SPACEK (4)

Elle apparaît brièvement en folle furieuse dans une belle séquence de « LE CERCLE 2 », joue l’épouse soumise d’un mari incestueux dans « AMERICAN HAUNTING ».

À noter que dans « THE GRASS HARP » elle est la sœur acariâtre de Piper Laurie qui jouait sa… mère dans « CARRIE ».

Sissy Spacek prête sa voix à un des cerveaux, dans « L'HOMME AUX 2 CERVEAUX ».

À la TV, elle est applaudie dans le rôle-titre de « KATHERINE » où elle est une jeune femme naïve devenant terroriste. Elle est une des mères célibataires dans « THE GIRLS OF SPACEKHUNTINGTON HOUSE », elle fait face aux dilemmes de l’avortement dans « A PRIVATE MATTER » et également « IF THESE WALLS COULD TALK », incarne l’infirmière adoptant un bébé atteint du SIDA dans « A PLACE FOR ANNIE » et la fiancée du cowboy de « GOOD OLD BOYS » réalisé par Tommy Lee Jones. Elle reprend le rôle d’ex-prostituée créé par Diane Lane dans « LONESOME DOVE », dans la suite « STREETS OF LAREDO », incarne Zelda Fitzgerald dans « LAST CALL », accueille une orpheline dans « DESSINE-MOI UNE FAMILLE ». Elle apparaît à contremploi en magouilleuse politique sans foi ni loi dans la 4ème saison de « BIG LOVE ».

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 19:35

HENRIKSEN (1)Splendide second rôle au physique ascétique et à la forte présence, typé par son regard fixe, sa voix sépulcrale, contrastant avec sa petite stature. Lance Henriksen semble tout droit sorti de la lignée des grands ‘character actors’ des années 50. HENRIKSEN (2)

Après une figuration en ouvrier dans « L'EMPEREUR DU NORD » (difficile à repérer !), on l’aperçoit dans quelques rôles de flics : un IGS dans « LE PRINCE DE NEW YORK », celui qui abat impitoyablement John Cazale dans « UN APRÈS-MIDI DE CHIEN », celui qui se fait descendre par le « TERMINATOR » lors de l’attaque du commissariat, l’inspecteur qui arrête Jeff Bridges dans « À DOUBLE TRANCHANT », le co-équipier porté sur la bouteille d’Andy Garcia dans « JENNIFER 8 ».

Henriksen est un homme du gouvernement dans « RENCONTRES DU 3ème TYPE » (figuration, à l’arrière-plan de François Truffaut), l’agent artistique de « NETWORK / MAIN BASSE SUR HENRIKSEN (3)LA TÉLÉVISION », un officier dans « DAMIEN : LA MALÉDICTION 2 », un des astronautes de « L’ÉTOFFE DES HÉROS », le voyou punkoïde de « JOHNNY BELLE GUEULE » qui défigure Mickey Rourke à coups de poings.

Il semble principalement s’épanouir dans le fantastique : Bishop l’androïde inquiétant mais au bout du compte loyal de « ALIENS, LE RETOUR » demeure le rôle de sa vie et il jouera son beaucoup moins sympathique créateur à la fin de « ALIEN 3 ». On le reverra également en milliardaire dans « ALIEN vs. PREDATOR ».

Il est le shérif dans « PIRANHAS 2 : LES TUEURS VOLANTS » (qui marque sa rencontre avec James Cameron), le charismatique leader vampire de « AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE », un prêtre tourmenté dans « EN PLEIN CAUCHEMAR », l’inquisiteur TorquemadaHENRIKSEN (4) dans « LE PUITS ET LE PENDULE », un policier poursuivi par un zombie dans « THE HORROR SHOW », l'homme anéanti par la mort de son fils dans « PUMPKINHEAD » et quelques sequels en DTV, le tueur à gages de « HIT LIST », le VRP confronté à un serial killer dans « NATURE OF THE BEAST » où on lui colle un faux ventre incongru, le chasseur de ‘viet-vets’ de « CHASSE À L’HOMME », le forçat religieux de « ABSOLOM 2022 », le savant dérangé de « MAX, LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME », un ex-flic patient du psy de « COLOR OF NIGHT » où Henriksen est légèrement vieilli.

Il ne fait que passer dans « SUPER MARIO BROS » dans le rôle du Roi et joue un pistolero vantard dans « MORT OU VIF », l’inventeur du virus de « MIND RIPPER », un terroriste dans « FACE THE EVIL ».

HENRIKSEN

Henriksen est excellent en shérif dans « POWDER », crève l’écran dans son rôle de chasseur de primes cannibale aux dents métalliques dans « DEAD MAN ». L’y voir écraser un crâne de son talon ou dévorer le bras de son acolyte, est une vision mémorable. Il apparaît en producteur dans « SCREAM 3 », en chercheur dans « UNSPEAKABLE », incarne Foster Kane dans « MODIGLIANI », apparaît en bandit faux-jeton dans « APPALOOSA », en prêtre-tueur dans « PRIMAL ».

Ce n’est qu’un échantillon d’une filmo de 170 titres, qui s’est de plus en plus diluée dans lesHENRIKSEN (5) séries Z et les DTV.

À noter qu’il prête sa voix rocailleuse au rude anthropoïde Kerchak, dans le cartoon « TARZAN » et au tueur dans le remake de « WHEN A STRANGER CALLS ».

À la TV, Lance tient le rôle de… Charles Bronson dans « REASON FOR LIVING: THE JILL IRELAND STORY ». Il est surtout Frank Black, profileur hanté de la série « MILLENNIUM ». L'autre rôle de sa vie à égalité avec Bishop, qu'il reprend dans un « X-FILES », du même auteur. On le retrouve incarnant le président dans « THE DAY LINCOLN WAS SHOT », en général dans « HARSH REALM », en profiteur dans « INTO THE WEST ».

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 19:30

QUINNÀ force, presque à l’usure, Anthony Quinn a fini par devenir un monument incontournable du cinéma U.S. et ce malgré une carrière erratique, une propension au cabotinage franchement éhonté, un retour progressif du vedettariat aux seconds rôles de saQUINN (1) jeunesse.

Acteur intense ou pénible gueulard, les avis sur Quinn ont toujours été partagés. Il débute en Indien : un Cheyenne dans « UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL », Sitting Bull dans « LA CHARGE FANTASTIQUE » ou en corsaire chez son beau-père Cecil B. DeMille, il joue les innocents lynchés dans « L’ÉTRANGE INCIDENT » et trouve le succès en Italie grâce au rôle sublime de l’hercule de foire de « LA QUINN (2)STRADA ». Il poursuit une carrière internationale dans des compositions variées : le frère jaloux du rebelle dans « VIVA ZAPATA ! » qui lui vaut l’Oscar, un Quasimodo d’anthologie dans « NOTRE DAME DE PARIS » où Quinn joue en Français, le bandido tonitruant de « VAQUERO ! », un superbe et complexe Gauguin dans « LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH » qui lui vaut un second Oscar (toujours du second rôle), le pistoléro ambigu de « L’HOMME AUX COLTS D’OR », le hors-la-loi réglo dans « LA CHEVAUCHÉE DU RETOUR », le rancher macho du « DERNIER TRAIN DE GUN HILL », un de ses rôles les plus puissants, « REQUIEM POUR UN POIDS-LOURD » en boxeur sonné QUINN (4)(personnage créé à la TV par Jack Palance puis Sean Connery).

À partir des sixties, Quinn devient « l’Étranger » de service et joue à peu près toutes les nationalités : le bandit arabe truculent de « LAWRENCE D’ARABIE » avec un faux nez hideux, le résistant grec ombrageux dans « LES CANONS DE NAVARONE », le rôle-titre de « BARABBAS » où il crève l’écran. « ZORBA LE GREC » marque une étape dans sa carrière, en lui offrant son rôle le plus archétypique et en lui ouvrant les portes d’un vedettariat définitivement multinational, qui devait le mener à une impasse dans les seventies. Il reprendra le rôle vingt ans plus tard au théâtre, avec la même partenaire Lila Kedrova.

Quinn s’essouffle en numéros impudiques dans « LA BATAILLE DE SAN SEBASTIAN » en faux prêtre, « LA 25ème HEURE » en martyr hongrois de la WW2, « CYCLÔNE À LA JAMAÏQUE » en pirate bourru, « LES SOULIERS DE ST. PIERRE » en pape d’origine russe,QUINN (3) « DON ANGELO EST MORT » en parrain vieillissant, « A DREAM OF KINGS » en séducteur grec. Il se répète en traîne-savate Sioux dans « L’INDIEN », en flic dans « MEURTRE DANS LA 110ème RUE ». Il joue un flic de la DEA dans « MARSEILLE CONTRAT ».

Sa carrière s’éparpille dans d’insondables nanars : il joue Onassis dans « L’EMPIRE DU GREC » (puis quelques années plus tard le père de celui-ci dans le téléfilm « ONASSIS »), un vieux Basque dans « PASSEUR D’HOMMES », un bandit mexicain gâteux dans « LES RISQUES DE L’AVENTURE ». Il apparaît dans des séries B italiennes et des œuvres plus ambitieuses comme « L’HÉRITAGE » en patriarche usé.

Quinn doit attendre la fin des eighties pour se voir offrir des rôles dans des œuvres plus prestigieuses : il est un veuf italien radoteur dans « JUNGLE FEVER », un gangster amateur de spaghettis dans « LES INDOMPTÉS » et un caïd ignare dans « LAST ACTION HERO », le jardinier grec de « TA MÈRE OU MOI ! », le parrain dans « SOMEBODY TO LOVE », un riche propriétaire terrien dans « LES VENDANGES DE FEU ». Il achève sa longue carrière QUINN (5)en campant brièvement un caïd assassiné dans « MAFIA LOVE ».

Quinn trouve un de ses meilleurs rôles dans « REVENGE » où il incarne un riche malfrat mexicain, que l’acteur parvient à ne jamais rendre tout à fait haïssable.

À noter qu’il a enregistré dans les sixties un slow ironique : « I LOVE YOU », où il répond avec exaspération à une femme énamourée sur un rythme langoureux.

Octogénaire, Quinn a continué de faire des enfants, d’écrire ses mémoires, d’exposer ses toiles et sculptures et à parcourir le monde. Il joue même son propre rôle de star discutant avec des apprentis acteurs dans une pub pour Pizza Hut avant de s’éteindre en 2001, à l’âge de 86 ans.

À la TV, Quinn est un maire mexicain dans la série « THE CITY », Caiaphas dans « JÉSUS DE NAZARETH », un faible écrasé par sa femme dans « REGINA », il joue un patriarche mexicain dans « THE CHILDREN OF SANCHEZ », tient le rôle-titre dans un remake du « VIEIL HOMME ET LA MER », d’un propriétaire d’immeuble avare dans un « COSBY SHOW », de Zeus en personne dans la série « HERCULE », d’une vedette renouant avec une ex jouée par Katharine Hepburn dans « THIS CAN’T BE LOVE » et d’un parrain italien dans « GOTTI ».

 
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:40

CONRAD (1)Sa modeste stature ne correspond pas vraiment à sa musculature parfaitement entretenue et à son visage carré aux traits réguliers de héros de BD. Ce qui n’a pas empêché Robert Conrad de devenir un des acteurs les plus cotés de la TV où il détient un record en matière de séries tournées en vedette.CONRAD

Au cinéma, sa carrière est étonnamment quasi-nulle. À peine retiendra-t-on un pilote dans « THUNDERING JETS », le braqueur ‘Pretty boy’ Floyd dans « YOUNG DILLINGER », un des voleurs de « LIVE A LITTLE, STEAL A LOT », le Dillinger fantaisiste de « DU ROUGE POUR UN TRUAND » et le général fanatiquement anti-rouges de CONRAD (2)« MEURTRES EN DIRECT », le rancher confronté aux Japonais de « SAMURAI COWBOY », le policier provincial dans « LA COURSE AU JOUET ».

À la TV où il a heureusement pu s’épanouir et se fidéliser un public, il apparaît en Indien dans un « BAT MASTERSON », en Billy the Kid dans un « COLT .45 ». Son énergie forcenée et sa rage dans les scènes de bagarre étaient très bien mises en valeur dans les séries « THE HAWIIAN EYE » où il est un ‘privé’ nommé Tom Lopaka, « LES MYSTÈRES DE L’OUEST » où il incarne James T. West un agent secret qui reste le rôle de sa vie. Son couple avec Ross Martin est un modèle du ‘buddy movie’ encore inégalé. Ils ont d'ailleurs repris leurs personnages dans deux téléfilms dix ans après l’arrêt de la série.

Dans la courte série « THE D.A. » Conrad est procureur, il tient le rôle-titre du téléfilm « NICK CARTER », dans l’excellente série « TÊTES BRÛLÉES » il joue ‘Papy’ Boyington, CONRAD (3)chef insubordonné d’une escadrille de pilotes. Il est une star égocentrique dans un « MANNIX », un tueur à gages mal rasé dans un « MISSION : IMPOSSIBLE », le hors-la-loi Bob Dalton dans « LE DERNIER JOUR », un trappeur têtu dans « COLORADO », où il joue avec un extraordinaire accent français, un agent secret dans la série « SLOANE, AGENT SPÉCIAL » et dans « L'HOMME DE VIENNE » (où il remplace Roy Scheider qui tourna le pilote), un ranger travaillant avec ses fistons dans « HIGH MOUNTAIN RANGERS ». Conrad joue un flic vieillissant dans « CHARLEY HANNAH », un militaire dans « HARD KNOX », un suspect adepte de la gym dans un excellent épisode de « COLUMBO ». Il est drôle en tueur de la mafia au cœur tendre dans « MARIO & THE MOB », joue un sauveteur en montagne dans « HIGH SIERRA – SAVE AND RESCUE ».

À noter que Conrad pratiqua la boxe en semi-pro, jusqu'assez tard dans sa vie.

Il s’est retiré depuis pratiquement dix ans.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 10:41

VAN CLEEF (2)Aujourd'hui, Lee Van Cleef figure proéminente de « WWW » aurait fêté ses 86 ans. Excellent prétexte pour l’inscrire dans notre rubrique des « ACTEURS-CULTE » du blog. Dans toute la richesse de sa filmographie… VAN CLEEF (3)

Acteur de 3ème plan des fifties à l’étonnant profil et au regard perçant de rapace, il a hanté nombre de westerns de sa démarche saccadée.

Lee Van Cleef est le tueur qui joue de l’harmonica dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ». La légende veut que Fred Zinnemann lui demanda de se faire rectifier le nez afin de jouer le shérif-adjoint, mais Van Cleef refusa, optant sans le savoir pour des années de rôles identiques de ‘villains’ destinés à mordre plus ou moins rapidement la poussière.

Il est gangster dandy dans « LE 4ème HOMME », joue le tireur d’élite de l’armée dans « LE MONSTRE DES TEMPS PERDUS », le ‘bad guy’ tué en duel par Rock Hudson dans le plus beau plan de « VICTIME DU DESTIN », un caïd dans « VICE SQUAD », un savant dans « IT CONQUERED THE WORLD », un malfrat… corse dans « THE BANDITS OF CORSICA », un voyou dans « 10 HOMMES À ABATTRE », un chef indien (sympathique !)

dans « LA HACHE SANGLANTE », un des frères métis recherchés dans « DU SANG DANS LE DÉSERT ».

 VAN CLEEF (4)

Lee Van Cleef cherche à venger son frère au début de « RÉGLEMENTS DE COMPTES À OK- CORRAL » avant d’être tué d’un couteau en plein cœur. Il est un homme de main implicitement gay dans « ASSOCIATION CRIMINELLE », un des « BRAVADOS » injustement exécuté. Il étonne en général eurasien dans « PORTE DE CHINE » où il est défénestré par une peu consentante Angie Dickinson. VAN CLEEF (1)

Il figure encore en cowboy dans « LE TROUILLARD DU FAR-WEST », en lieutenant de Gengis Khan dans « LE CONQUÉRANT » (où il a une danse de quelques secondes totalement inoubliable tant elle est ridicule !), en pistolero sournois dans « JICOP LE PROSCRIT ». Il joue le sergent antisémite qui pourrit la vie de Monty Clift dans « LE BAL DES MAUDITS », le bras droit de Lee Marvin dans « L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE », un trappeur chevelu au début de « LA CONQUÊTE DE L’OUEST ».

De cette première période de sa carrière, on retient surtout le hors-la-loi intelligent traqué par Randolph Scott dans « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » où il bénéficie de l’unique gros-plan de tout le film.

VAN CLEEF (5)Sergio Leone qui trouvait que l’acteur avait dans l'œil « le génie d’un Van Gogh », lui apporte enfin le succès grâce au rôle du Colonel Mortimer refusé par Henry Fonda, Charles Bronson et Lee Marvin, dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » où Van Cleef qui à 40 ans, en paraissait quinze de plus, impose enfin sa silhouette. Il confirme l’essai avec le chasseur de primes Sentenza (ou ‘Angel Eyes’ en v.o.) dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » où il repousse les limites du sadisme goguenard.

Van Cleef enchaîne dès lors les films multinationaux : « COLORADO » en chasseur de primes aux ambitions politiques, « PAS DE PITIÉ POUR LES SALOPARDS » en hors-la-loi tenté par la respectabilité et « LA BRUTE, LE COLT ET LE KARATÉ » lui font retrouver son rôle-type de ‘gunman’ âpre au gain. Il tourne, toujours en Italie « COMMANDOS » en sergent névrosé de la WW2, « LE DERNIER JOUR DE LA COLÈRE » en ‘gunfighter’ servant de mentor à un innocent, « LA MORT ÉTAIT AU RENDEZ-VOUS » en ‘villain’ repenti, « CAPITAINE APACHE » en scout indien glabre, « L’HOMME AUX NERFS D’ACIER » en caïd, « LE RENARD DE BROOKLYN » en escroc, « LE GRAND DUEL » en shérif, « LES IMPITOYABLES » dans un double rôle de prêtre assassiné et de pistolero barbichu, « NOM DE CODE : OIES SAUVAGES » en pilote d’hélico. Il est chef de la pègre dans « THE PERFECT KILLER ».

Il compose un héros semi-parodique, plein de gadgets dans « SABATA » et « LE RETOUR DE SABATA ». Van Cleef reste dans l’humour lourdingue pour camper un escroc en chapeau melon dans « LES 4 MERCENAIRES D’EL PASO » où il séduit tout de même Gina Lollobrigida !

Son retour aux U.S.A. n’a rien de spectaculaire, Van Cleef se contente de jouer dans « BARQUERO » en passeur de rivière, « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES » où il reprend le rôle de Chris Adams créé par Yul Brynner, « EL CONDOR » en hors-la-loi idiot. Il est un responsable des services secrets dans « NEW YORK 1997 », participation symbolique pour le fan de Leone qu’est John Carpenter et campe un justicier de quartier dans « ARMÉS POUR RÉPONDRE ». VAN CLEEF (6)

À noter qu’à la fin des sixties, deux anciens films de Van Cleef : « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » et « VICTIME DU DESTIN » sont ressortis en exclusivité avec un nouveau matériel publicitaire mettant en avant le nom de notre acteur. Le second avait même été rebaptisé « IL ÉTAIT UNE FOIS… UN HORS-LA-LOI » pour évoquer l’univers du ‘spaghetti western’. Van Cleef y meurt pourtant au bout de vingt minutes ! Il a également tourné quelques pubs pour une bière allemande ainsi qu’une série de spots pour les garages Midas, où il incarne avec humour un garagiste-caïd-pistolero face à d’anciens partenaires comme Jack Palance ou John Philip Law.

Dans une longue filmo TV, on retient que Van Cleef joue un gardien de bagne sadique dans « MEASURE OF FAITH » et de nombreux ‘bad guys’ de Western dans les séries de Chuck Connors : « L’HOMME À LA CARABINE », « LE PROSCRIT », qu’il cotoie Clint Eastwood dans deux « RAWHIDE », se fait coffrer dans « AU NOM DE LA LOI », tabasse Don Diego dans « ZORRO », joue un gangster dans « LES INCORRUPTIBLES », un joueur qui provoque Lee Marvin dans « TWILIGHT ZONE », un hors-la-loi tout de noir vêtu dans « BONANZA », un prospecteur dans « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » et un avocat ridiculisé dans « MA MÈRE À MOTEUR » ! Il apparaît dans un « LAREDO », clin d'œil à « HIGH NOON ». À la fin de sa vie, Van Cleef apparaît en mafieux dans « THE HARD WAY » et tient même la vedette de la courte série « L’HOMME AU KATANA », dans un rôle de maître Ninja.

Malgré une fin de carrière discrète et globalement ratée, la « mystique » de Lee Van Cleef lui a survécu et semble même grandir avec les années qui passent.

VAN CLEEF

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:17

STEENBURGEN (3)Mary Steenburgen grâce à un physique un peu désuet et une voix très particulière a toujours dégagé un charme singulier, fait de timidité, de douceur et aussi de détermination. Et ce, dès son premier film « EN ROUTE VERS LE SUD ! » où elle campe une pionnière en quête d’époux et pique la vedette à son partenaire et pygmalion Jack Nicholson. STEENBURGEN (2)

On la retrouve en employée de banque amoureuse de H.G. Wells dans « C’ÉTAIT DEMAIN » (dont elle épouse la vedette Malcolm McDowell), en mère de famille bourgeoise progressiste dans « RAGTIME », en femme du héros de « MELVIN & STEENBURGENHOWARD », en épouse culpabilisée dans « COMÉDIE ÉROTIQUE D’UNE NUIT D’ÉTÉ », dans le rôle-titre de « MARJORIE » une journaliste des années 20, en victime d’un coup monté dans « FROID COMME LA MORT », en auteur de théâtre dans « ROMANTIC COMEDY », en vieille fille chanteuse de blues dans « LA FEMME DU BOUCHER », en avocate antipathique dans « PHILADELPHIA », en maîtresse mûrissante de Johnny Depp dans « GILBERT GRAPE », en directrice d’école dans « POWDER », en évangéliste mère de nombreux enfants dans « THE GRASS HARP ». Elle est joueuse de blackjack dans « ANASAZI MOON », notable ringarde dans « THE SUNSHINE STATE », ex-alcoolique rêvant d’adopter un enfant dans « CASA DE LOS BABYS », avocate dans « À VIF », cowgirl et tireuse d’élite dans « OÙ SONT PASSÉS LES MORGAN ? », STEENBURGEN (1)femme du flic dans « DANS LA BRUME ÉLECTRIQUE ».

Mary Steenburgen campe admirablement la mère de « NIXON », bigote et « sainte » dans les flash-backs du ‘biopic’ d’Oliver Stone.

Elle n’a jamais été plus craquante que dans « PORTRAIT CRACHÉ D’UNE FAMILLE MODÈLE » en mère de famille sensible et dans le rôle de l’institutrice amoureuse du ‘Doc’ dans « RETOUR VERS LE FUTUR III ». Elle prête sa voix au même personnage dans une série de dessins animés et fait la voix ‘off’ de « LA LIBERTÉ AU BOUT DU CHEMIN ».

Mary Steenburgen apparaît dans quelques ‘caméos’ : elle joue Lillian Gish jeune dans « LES BALEINES DU MOIS D’AOÛT », Gloria dans « MY FAMILY », un médecin témoignant au tribunal de « SAM, JE SUIS SAM », une visiteuse dans « INLAND EMPIRE ». STEENBURGEN (4)

À la TV, elle est rayonnante dans « ATTIC : THE HIDING OF ANNE FRANK » dans le rôle de la Hollandaise qui cacha la famille Frank dans son grenier et en épouse du voyageur dans « GULLIVER ». Elle joue la vieille fille frustrée dans le remake de « PICNIC », tient le rôle-titre du « PETIT CHAPERON ROUGE », aux côtés de Malcolm McDowell en méchant loup. En ‘99, Mary Steenburgen apparaît dans le rôle d’une rédac-chef de quotidien dans la sitcom « À LA UNE », elle joue une fliquette dans « LA PORTE DE L’AU-DELÀ », apparaît en ‘guest’ dans un « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE », joue la maman d’une ado parlant à Dieu dans la série « LE MONDE DE JOAN ».

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:59

DUVALL (3)Aujourd'hui, Robert Duvall fête ses 80 ans.

Pour chaotique et parfois déroutant que fut son parcours, il est clair que celui qu’un critique qualifia de « Laurence Olivier américain » restera comme un des meilleurs comédiens U.S. apparus dans les seventies.

Dès la décennie précédente, on remarque son physique passe-partout dans plusieurs rôlesDUVALL (4) secondaires : le reclus arriéré dans « DU SILENCE ET DES OMBRES », un G.I. traumatisé dans « LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN », l’employé de banque timoré de « LA POURSUITE IMPITOYABLE », le flic tabasseur dans « LE DÉTECTIVE », le taxi serviable de « BULLITT », le hors-la-loi traqué de « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF », le motard élevant seul sa fille dans « LES GENS DE LA PLUIE » puis sous la direction de Robert Altman, le cosmonaute de « COUNTDOWN » et l’officier faux-jeton de « M*A*S*H* ».

Duvall tient le premier rôle de « THX 1138 » où il est un rebelle du futur et joue le fermier taiseux nommé juré de « TOMORROW » (qu’il considère lui-même comme son meilleur travail), tient le rôle-titre de « LA LÉGENDE DE JESSE JAMES » où il est extraordinaire de réalisme.

Francis Coppola fait de lui un nom prépondérant grâce à deux rôles puissants : Tom Hagen le ‘consiglieri’ pondéré dans « LE PARRAIN » et sa première sequel et le colonel qui aime « l’odeur du napalm au petit matin » dans « APOCALYPSE NOW » où Duvall crève l’écran.

Il est un truand glacial affrontant la mafia dans « ÉCHEC À L’ORGANISATION », l’ex-flic DUVALL (6)revanchard de « POLICE CONNECTION », le méchant rancher de « JOE KIDD », le tueur à gages trahissant son meilleur ami dans « TUEUR D’ÉLITE », le colonel allemand borgne dans « L’AIGLE S’EST ENVOLÉ », un industriel de l’Automobile dans « BETSY », le business man emprisonné à tort de « L’ÉVADÉ », le patron de chaîne de « NETWORK », le militaire parano de « THE GREAT SANTINI », un Dr. Watson inhabituel dans « SHERLOCK HOLMES ATTAQUE L’ORIENT-EXPRESS », un mercenaire dur à cuire dans « 6 HOMMES POUR SAUVER HARRY », un reporter sportif opportuniste dans « LE MEILLEUR », le vieux flic compréhensif de « COLORS », le boss d’une plantation exploitant des forçats dans « CONVICTS ».

Sa splendide composition de chanteur country au bout du rouleau dans « TENDRE BONHEUR » lui vaut un Oscar amplement mérité.

À partir des eighties, Duvall alterne grands films et nanars. Dans la seconde catégorie : « LE BATEAU-PHARE » en gangster d’opérette, « LA SERVANTE ÉCARLATE » en politicienDUVALL (5) moumouté, « JOURS DE TONNERRE » en mécano de Tom Cruise. On le voit également dans le rôle de Pulitzer dans « NEWSIES » puis il joue le journaliste de « LA PESTE », le père dévot de « RAMBLING ROSE », le rédac-chef malade dans « LE JOURNAL », le père de Julia Roberts dans « AMOUR ET MENSONGES », le sexagénaire raciste découvrant qu’il a un frère noir dans « A FAMILY THING », le mari cocu de Demi Moore dans « LES AMANTS DU NOUVEAU MONDE » où Duvall est pratiquement aussi bouffon que le film lui-même. C'est dire…

On le retrouve tel qu’en lui-même dans de beaux rôles : le vieux scout dans « GÉRONIMO » où il a une magnifique scène d’agonie, le flic quasi-retraité de « CHUTE LIBRE », le coiffeur cubain vieux garçon dans « WRESTLING ERNEST HEMINGWAY », DUVALL (1)l’astronaute héroïque de « DEEP IMPACT », l’avocat machiavélique aux allures d’original inoffensif dans « PRÉJUDICE », le chef des voleurs de voitures dans « 60 SECONDES CHRONO », le savant œuvrant dans le clonage dans « À L’AUBE DU 6ème JOUR », le flic négociateur de « JOHN Q. », l’oncle excentrique dans « LE SECRET DES FRÈRES McCANN », le cowboy digne de « OPEN RANGE », le big boss de « THANK YOU FOR SMOKING », le vieux flic intègre de « LADUVALL NUIT NOUS APPARTIENT », le joueur de poker dans « LUCKY YOU ». Il apparaît brièvement en vieil ami du chanteur dans « CRAZY HEART » et en survivant dans « LA ROUTE ».

Il est méconnaissable en SDF à demi fou dans « THE GINGERBREAD MAN », réalisé par Robert Altman que Duvall retrouve après presque 30 ans.

À noter pour les amateurs de curiosités que Robert Duvall apparaît plusieurs fois dans des petits rôles non mentionnés au générique : le boss de Gene Hackman dans « CONVERSATION SECRÈTE », un prêtre sur une balançoire dans un plan de « L’INVASION DES PROFANATEURS », un prêcheur dans « BELIZAIRE THE CAJUN » et le père gâteux du débile mental dans une scène terrible de « SLING BLADE ».

Il réalise quatre films : « WE’RE NOT THE JET SET », « ANGELO MY LOVE » et tient lui-même le rôle-titre du « PRÉDICATEUR » en prêcheur mystique et incarne un tueur caractériel dans « ASSASSINATION TANGO ».

À la TV, Duvall est un  alien au rire aigu dans « AU-DELÀ DU RÉEL », un trompettiste dans « LES INCORRUPTIBLES », un acteur alcoolique dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », DUVALL (2)le vieux garçon amoureux d’une poupée dans « LA 4ème DIMENSION », il campe des malfaisants dans plusieurs « SUR LA PISTE DU CRIME », un infirme dans un « FUGITIF », un mafieux qui se confesse à un prêtre dans « LA NOUVELLE ÉQUIPE », puis Eisenhower dans la minisérie « IKE » et le vieux cowboy Gus dans « LONESOME DOVE », qui demeure une de ses plus belles prestations. Il tient le rôle-titre de « STALINE » sous des tonnes de maquillage, incarne le bourreau nazi dans « THE MAN WHO CAPTURED EICHMANN », le général Lee dans « GODS & GENERALS ». Il retrouve un beau rôle de vieux cowboy dans « BROKEN TRAIL ».

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:07

STRATHAIRNApparu à la fin des années 80, cet acteur au jeu apparemment léthargique, un peu raide mais incroyablement versatile, se fait remarquer en homme à tout faire attiré par Mary McDonnell dans « POISSON D’AMOUR » de John Sayles. Il avait déjà tenu des rôles dans d’autres films du réalisateur, tels que le joueur de baseball tourmenté de « EIGHT MENSTRATHAIRN (2) OUT », un des copains dans « RETURN OF THE SECAUCUS SEVEN », le shérif dans « MATEWAN », Asteroïd dans « CITY OF HOPE ». Le réalisateur lui offre le rôle principal d’un pêcheur traumatisé dans « LIMBO ».

Outre ce fructueux tandem, on voit également David Strathairn en malfrat épileptique dans « COMME UN CHIEN ENRAGÉ », en ouvrier dans « LE MYSTÈRE SILKWOOD », en chercheur dans « ICEMAN », en père battant son fils dans « NICKY & GINO », en chef de la base dans « MEMPHIS BELLE », dans le rôle de MacLaffin dans « BOB ROBERTS », en responsable de l’équipe féminine dans « UNE ÉQUIPE HORS DU COMMUN », en beau-père éphémère de l’héroïne de « BIG GIRLS DON’T CRY… THEY GET EVEN », en voleur poignardé par Debra Winger dans « A DANGEROUS WOMAN », en complice aveugle de Robert Redford dans « LES EXPERTS », en père du jeune héros dans « LE DÉFI ».

Dans « LA FIRME », Strathairn joue le frère emprisonné de Tom Cruise, il tient le rôle du STRATHAIRN (1)mari ivrogne de Kathy Bates dans « DOLORÈS CLAIBORNE », celui de Jessica Lange dans « LOSING ISAIAH », il est un serial killer dans « STAND OFF » et il accompagne sa femme Meryl Streep dans les rapides de « LA RIVIÈRE SAUVAGE » où il est particulièrement excellent. Il apparaît dans une seule scène de « WEEK-END EN FAMILLE » dans le rôle du sinistre réparateur de chauffage, joue le ‘producer’ hollywoodien de « L.A. CONFIDENTIAL », le mari passif et débordé de Sigourney Weaver dans « UNE CARTE DU MONDE ». Il joue un noble italien dans « LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ » et un reporter de guerre dans le film français « HARRISON’S FLOWERS ». Il est un journaliste luttant contre McCarthy dans « GOOD NIGHT AND GOOD LUCK », le procureur dans « LA STRATHAIRN (3)FAILLE », un des ‘bad guys’ dans « LA VENGEANCE DANS LA PEAU », le père dans « LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK », le scientifique de « ÂMES EN STOCK ».

Il a définitivement fait la preuve qu’il est un grand comédien dans « LA VIE SOUS SILENCE » où il joue un attardé hyper-sensible et écrase en quelques scènes le souvenir de numéros plus flamboyants tels que celui de Dustin Hoffman dans « RAIN MAN ».

À noter que David Strathairn apparaît dans un ‘caméo’ dans « MOTHER NIGHT » en G.I. qui malmène Nick Nolte.

À la TV on le voit en ex-copain de Don Johnson dans « 2 FLICS À MIAMI », en mystique assassiné dans « BROKEN VOWS », en éternel fiancé de Jessica Lange dans « O, PIONEERS ! » et travaillant sur la bombe atomique dans « DAY ONE », en condamné à mort dans « BEYOND THE CALL », dans un des rôles principaux du film de Christopher Reeve, « IN THE GLOAMING », en proviseur chaud-lapin dans « LES SOPRANO », en père de la petite handicapée dans le remake de « MIRACLE EN ALABAMA », en ecclésiastique dans « PARADISE ».

STRATHAIRN (4)

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:24

BASINGER (1)Le succès disproportionné de « 9 SEMAINES ½ » où Kim Basinger dévoile sa torride anatomie, propulsa en tête d’affiche cette comédienne jusque là enlisée dans les séries TV bas-de-gamme comme « DOG AND CAT » et les seconds rôles décoratifs.

Actrice photogénique mais plutôt gauche à ses débuts, Basinger est paradoxalement très BASINGER (3)bien dans les emplois de garces intégrales : Memo la mangeuse d’hommes dans « LE MEILLEUR », la nympho incontrôlable de « L’HOMME À FEMMES », la femme fatale deBASINGER (4) « SANG CHAUD POUR MEURTRE DE SANG-FROID ». Elle s’avère plus ou moins amusante dans les rôles d’emmerdeuses de comédie : « NADINE : UN AMOUR À L’ÉPREUVE DES BALLES » ou « BOIRE ET DÉBOIRES », « J'AI ÉPOUSÉ UNE EXTRA-TERRESTRE » en alien de charme.

Elle manque par contre de consistance dans les personnages moins définis comme la femme du prospecteur dans « LA FIÈVRE DE L’OR », Domino dans « JAMAIS PLUS JAMAIS » (même si elle y danse un tango inoubliable avec Sean Connery), la sauvageonne de « SANS PITIÉ », la sœur incestueuse de « FOOL FOR LOVE », la journaliste amoureuse de « BATMAN », l’héroïne de « LA CHANTEUSE ET LE MILLIARDAIRE », la pin-up de « COOL WORLD », la voleuse de « L’AFFAIRE KAREN McCOY », la journaliste de « PRÊT-À-PORTER ».

Elle se révèle soudain dans l’inutile (mais pas si nul) remake de « GUET-APENS », révélant outre une plastique toujours ébouriffante, une fragilité et une humanité jusque là à peine esquissées. Si Alec Baldwin – alors marié à la dame – était un pauvre substitut à Steve McQueen, Kim elle fit définitivement oublier Ali MacGraw.

En fait, on n’a jamais autant parlé de Kim Basinger que pour « BOXING HELENA », film BASINGER (2)qu’elle refusa de tourner au dernier moment et qui lui valut de payer des dommages et intérêts de 9 millions de $.

Après des années d’éclipse, Kim réussit son comeback avec son rôle de femme fatale dans « L.A. CONFIDENTIAL » où elle n’a pourtant rien de transcendant, mais obtient l’Oscar du second rôle. Elle gâche aussitôt cette nouvelle opportunité en tournant l’affligeant « JE RÊVAIS DE L’AFRIQUE », en jouant une miss catastrophe en cavale dans « ELVIS HAS LEFT THE BUILDING » et en campant une infirmière du Bronx (sic !) dans « L’ÉLUE ».

Contrairement à la plupart de ses contemporaines, Kim Basinger mûrit avec grâce, évite les liftings défigurants et embellit même au fil des années. Son jeu aussi s’affine progressivement, s’épure et elle affiche aujourd'hui une émotion à fleur de peau qui la rend extrêmement attachante.

Elle joue la mère d’Eminem dans « 8 MILE », la belle sœur d’Al Pacino dans « INFLUENCES », la victime kidnappée de « CELLULAR », la mère inconsolable dans « THE DOOR IN THE FLOOR », la ‘first lady’ adultère dans « THE SENTINEL », la mère déchirée dans « LOIN DE LA TERRE BRÛLÉE », la femme battue qui apprend à se défendre dans « HUNTED ».

BASINGER

À la TV, on la voit en prisonnière dans un « DRÔLES DE DAMES », en pin-up dans « KATIE : PORTRAIT OF A CENTERFOLD », en voleuse de bijoux dans un « VEGA$ », en fille d’un patron de clinique dans « KILLJOY », dans la minisérie inspirée de « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES ». Elle apparaît en femme mariée amoureuse d’un moine dans « LA LÉGENDE DE SÉRENNA ».

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 14:19

GANDOLFINI (4)Excellent second rôle des nineties au physique massif, au faciès rougeaud aussi débonnaire qu’inquiétant, dont le sourire peut aisément virer à la menace. James Gandolfini estGANDOLFINI (1) devenu une véritable icône du film de gangsters en incarnant Tony Soprano, le parrain mafieux du New Jersey dans la magnifique série « LES SOPRANO » qu'il tint à bout de bras, avec une complexité, une intensité jamais prises en défaut sur plusieurs années. À la fois bestial, touchant, obscène, enfantin, fourbe GANDOLFINI (5)et loyal, Gandolfini a créé un personnage de chair et de sang dont il lui sera difficile de se dissocier.

À ses débuts, on l’aperçoit dans « MR. WONDERFUL » en ouvrier vieux garçon, « UNE ÉTRANGÈRE PARMI NOUS » en voyou, « TERMINAL VELOCITY » en officier russe, « U.S.S. ALABAMA » en lieutenant qui se GANDOLFINI (2)range du côté de Gene Hackman, « LA JURÉE » en mafioso pas si méchant que ça, au fond. C’est en France que Gandolfini trouve son premier rôle en vedette, celui du G.I. basé dans l’Hexagone dans « LE NOUVEAU MONDE » d’Alain Corneau qu'il électrise de sa présence bouillonnante et imprévisible.

Mais on le découvre réellement dans « TRUE ROMANCE » dans une longue scène, où en homme de main brutal et néanmoins bon-enfant, il tabasseGANDOLFINI (3) méthodiquement Patricia Arquette avant d’être massacré par elle.

On le revoit en fiancé plombier dans « ANGIE » et en cascadeur barbu abîmé par John Travolta dans « GET SHORTY / STARS & TRUANDS ». Il est agent du FBI dans le film espagnol « PERDITA DURANGO », joue le voisin qui viole Robin Wright dans « SHE’S SO LOVELY » et se montre extraordinaire de réalisme en flic balourd et corrompu dans « DANS L’OMBRE DE MANHATTAN » où la scène de son suicide solitaire dans une voiture est bouleversante. Il est encore flic dans GANDOLFINI« LE TÉMOIN DU MAL », ouvrier bourrelé de remords dans « PRÉJUDICE », taulard psychopathe dans « LES PUISSANTS » et ignoble pornocrate dans « 8 MM », tueur gay dans « LE MEXICAIN », commerçant adultère dans « THE BARBER », directeur du bagne militaire dans « LE DERNIER CHÂTEAU », ouvrier du bâtiment dans « ROMANCE & CIGARETTES », co-équipier du flic de « CŒURS PERDUS », syndicaliste dans « LES FOUS DU ROI », maire de New York dans « L’ATTAQUE DU MÉTRO 123 », lieutenant-général dans « IN THE LOOP », père de famille endeuillé dans « WELCOME TO THE RILEYS » où il retrouve enfin un rôle à sa dimension.

Espérons qu’un prochain grand rôle réussira à faire oublier Tony Soprano et à tourner la page. Mais… Il y a du boulot !

À la TV, Gandolfini est le juré respectant les personnes âgées dans le remake de « 12 HOMMES EN COLÈRE » et un gardien de parking cocu dans un épisode de « GUN ».

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