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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:33

SILVA (3)Une des « gueules » les plus inquiétantes du cinéma U.S. et européen des sixties et un membre actif du ‘Rat Pack’ (la bande de Frank Sinatra), Henry Silva débute pourtant très sérieusement à l’Actors Studio puis à l’écran en peone affrontant Brando dans une scène deSILVA (1) « VIVA ZAPATA ! », où il arbore curieusement un faux nez.

Par la suite, Silva consacre sa carrière à des rôles de ‘bad guys’ plus ignobles les uns que les autres : l’homme de main sadique dans « LE TRÉSOR DU PENDU », « L’HOMME DE L’ARIZONA » ou « VIOLENCE AU KANSAS », le dealer dans « UNE POIGNÉE DE NEIGE », l’Indien traqué (mais innocent, c’est assez rare pour le noter !) de « BRAVADOS », le très méchant SILVA (4)indigène de « VERTES DEMEURES », le frère indigne de… Jerry Lewis dans « CENDRILLON AUX GRANDS PIEDS », le serviteur coréen karatéka dans « UN CRIME DANS LA TÊTE », un des braqueurs de « L’INCONNU DE LAS VEGAS » avec la bande à Sinatra au grand complet, un héroïque officier dans « LE TÉLÉPHONE ROUGE », le taulard qui étouffe un bébé en voulant le faire taire dans « L’INVASION SECRÈTE ».

SILVA (2)

Il connaît un succès éphémère grâce à la série B « LA REVANCHE DU SICILIEN » dans le rôle de Johnny Cool, tueur télécommandé par un vieux parrain afin d’assouvir une vendetta. Silva tient ensuite le rôle-titre du détective japonais dans « THE RETURN OF MR. MOTO », mais retombe dans les seconds rôles, tels l’Indien dans « LES 3 SERGENTS » et SILVA (5)part en Italie et en France où son visage à la Jack Palance est très demandé.

Il est un tueur vêtu de noir dans le ‘spaghetti western’ « DU SANG DANS LA MONTAGNE », un malfrat dans « FRISSONS GARANTIS », un espion dans « MISSION TOP SECRET », un flic brutal dans « CE SALAUD D’INSPECTEUR STERLING ». Il joue les porte-flingues sans état d’âme dans « LE BOSS » et « KILLER vs. KILLER ». En France, il joue encore un hitman dans « JE VOUS SALUE, MAFIA », le braqueur de « L’INSOLENT », un trafiquant de cigarettes dans « LES HOMMES », l’ennemi juré de Bébel dans « LE MARGINAL ». À noter que Silva y joue un truand… corse !

Il retourne aux U.S.A. pour camper un chasseur dans « L’INCROYABLE ALLIGATOR », un tueur à gages dandy dans « AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE », un clone de Kadhafi dans « MEURTRES EN DIRECT ».

On le revoit régulièrement, à peine changé en bandido pour rire dans « LUST IN THE DUST », en plouc lyncheur dans « LE VILLAGE DE LA MORT », pour la dernière fois auSILVA (6) sein du ‘Rat Pack’ dans « CANNONBALL 2 », en bourreau sadique dans « NICO », en mafioso latino dans « SALE TEMPS POUR UN FLIC », en malfrat rendu méconnaissable par un masque au latex dans « DICK TRACY », en chef de la police dans le pastiche « LE SILENCE DES JAMBONS ».

Henry Silva est le grand prêtre perruqué de « ALLAN QUARTERMAIN ET LA CITÉ DE L’OR PERDU », le ‘bad guy’ dans « THE HARVEST ». On l’aperçoit même chez Wenders, dans « THE END OF VIOLENCE » dans le rôle de Juan Emilio et chez Jarmush, en caïd amateur de cartoons dans « GHOST DOG : LA VOIE DU SAMOURAÏ », dans le rôle de Ted Markham dans « UNCONDITIONAL LOVE ».

Silva trouve le rôle de sa vie dans « L’ANTIGANG » de Burt Reynolds, où il incarne Billy SILVAScore, tueur drogué et spectral qui a tellement absorbé de cocaïne et autres drogues diverses, qu’il est insensible aux balles. Grand numéro ! Quinze ans plus tard, Silva apparaît dans « MAD DOGS » en garde du corps, qui explose de rire au moment de se faire tuer. Et c’est à nouveau le même Reynolds qui se charge de la tâche !

À la TV, on le voit en tueur à gages dans deux « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », en bootlegger dans « LES INCORRUPTIBLES », en avocat indien dans « LA GRANDE CARAVANE », en magicien dans « THRILLER », en général Sud-Américain dans « AU-DELÀ DU RÉEL », en monte-en-l’air dans « SWITCH », en rebelle hindou (encore...) dans « ROD SERLING’S NIGHT GALLERY », en flic cinéphile dans « CONTRACT ON CHERRY STREET », son unique rôle comique, encore aux côtés de Sinatra !

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 08:14

LEE MARVIN (4)Lee Marvin symbolise à lui seul ce qui fait la grandeur des acteurs U.S. : un physique insolite, un sens de la gestuelle adéquat pour chaque rôle, une voix inimitable et une réputation à faire pâlir de jalousie Gengis Khan. LEE MARVIN (5)

Ex-marine à 17 ans pendant la WW2 et second rôle dans les fifties, Marvin crée des ‘bad guys’ inoubliables, entre sadisme et pure caricature : le pistoléro insolent dans « LES MASSACREURS DU KANSAS » (il faut l’y avoir vu cracher sa chique sur Randolph Scott !), le gambler moustachu de « DUEL SANS MERCI », le hors-la-loi peloteur dans « LE RELAIS DE L’OR MAUDIT », le motard crasseux de « L’ÉQUIPÉE SAUVAGE », le voleur enrhumé dans « LES INCONNUS DANS LA VILLE », le kidnappeur désaxé de « A LIFE IN THE BALANCE » et surtout l’homme de main bestial de « RÉGLEMENT DE COMPTES » où il brûle le visage de Gloria Grahame avec du café bouillant, dans une scène anthologique.

Marvin est MP dans « COURRIER DIPLOMATIQUE », joue ‘Slob’ le cuistot libidineux de « SHACK OUT ON 101 », le voyou dégingandé de « UN HOMME EST PASSÉ », le malfrat qui bat Shelley Winters dans « LA PEUR AU VENTRE », le sergent assoiffé de sang de « THE RAID », le colonel arriviste LEE MARVIN (7)de « ATTAQUE ! », le cynique étudiant en médecine de « POUR QUE VIVENT LES HOMMES », le musicien jaloux de « LA PEAU D’UN AUTRE ». Il connaît un premier succès avec Big Masters, hors-la-loi pervers et intelligent de « 7 HOMMES À ABATTRE », qui demeure un de ses meilleurs rôles. Il est parfait en ruffian tonitruant dans « L’ARBRE DE VIE » où sa mort solitaire est le meilleur moment du film.

Parmi les rôles moins marquants de sa première période : le radio de « LA MARINE EST DANS LE LAC », le flic de « GORILLA AT LARGE », le marine crasseux de « OURAGAN SUR LELEE MARVIN (1) CAINE », le G.I. de « EIGHT IRON MEN » et l’officier dans « THE RACK ».

La TV lui apporte le succès au milieu des fifties avec le rôle de Frank Ballinger, flic impassible de la série « M-SQUAD » et Marvin retourne au cinéma avec des rôles plus substantiels : le trafiquant à moitié scalpé dans « LES COMANCHÉROS », le bandit d’opérette aussi cabotin qu’imprévisible de « L’HOMME QUI TUA LIBERTY LEE MARVIN (2)VALANCE », l’ex-sportif alcoolique de « LA NEF DES FOUS ». Son rôle de tueur à gages perplexe mais froid comme l’acier dans « À BOUT PORTANT », hisse définitivement Marvin au stade d’icône indéboulonnable.

L’Oscar pour sa double prestation dans « CAT BALLOU » (où il surjoue gaiement en tueur au nez d’acier et en ivrogne braillard) fait de lui une grande vedette des sixties et Marvin s’enferme alors dans une image de super ‘pro’ insensible, se montrant efficace en mercenaire réglo dans « LES PROFESSIONNELS », en officier indiscipliné dans « 12 SALOPARDS » (rôle qu’il retrouve dans la sequel TV « THE DIRTY DOZEN : THE NEXT MISSION »), en vengeur désincarné dans « LE POINT DE NON-RETOUR » et plus tard enLEE MARVIN (3) vagabond endurci dans « L’EMPEREUR DU NORD », en tueur policé dans « CARNAGE », en flic de la police montée dans « CHASSE À MORT », en gangster en fuite dans le film français « CANICULE », en officier dur à cuire dans « DELTA FORCE ».

L’autre facette de sa personnalité est stigmatisée par un goût prononcé pour la LEE MARVIN (6)grandiloquence et l’exhibition, parfois exécrable : le chercheur d’or chantant de « LA KERMESSE DE L’OUEST », le traîne-savate de « UN COWBOY EN COLÈRE », le contrebandier de « PAROLE D’HOMMES » ou parfois intéressant : le marine naufragé de « DUEL DANS LE PACIFIQUE ».

Le cowboy insoumis de « MONTE WALSH » se situe entre les deux courants et demeure un de ses plus beaux rôles.

John Frankenheimer avec qui il avait tourné pour la TV, offre à Marvin un de ses personnages les plus riches dans « THE ICEMAN COMETH », d'après la pièce d’Eugene MARVINsuite2O’Neill. L’acteur y campe un VRP grandiloquent, ex-ivrogne repenti, avec une verve inouïe.

Sa collaboration avec le réalisateur Sam Fuller, offre à Marvin le rôle du sergent emblématique de « THE BIG RED ONE / AU-DELÀ DE LA GLOIRE », personnage magnifique, même s’il vient un peu tard dans la carrière de Marvin. La scène où il transporte sur ses épaules, un enfant mort en camp de concentration, restera un sommet de sa carrière.

À la fin de sa vie, Marvin était surtout connu aux U.S.A. pour sa séparation tapageuse d’avec la danseuse Michelle Triola qui lui intenta un procès ultra-médiatisé. En ‘98, Pamela la veuve de Marvin publie « LEE : A ROMANCE », sur leur mariage et plus généralement sur la vie et la carrière de l’acteur. L’année suivante, John Boorman tourne un documentaire sur Marvin.

LEE MARVIN

À la TV, Lee Marvin apparaît en pilote dans « BAIL OUT AT 43.000 », en manager d’un robot boxeur puis en pistoléro couard dans deux épisodes de « TWILIGHT ZONE », en sergent odieux dans « COMBAT ! », en contremaître brutal et en imprésario amoureux dans deux « ROUTE 66 », en gangster ou en ripou dans trois épisodes des « INCORRUPTIBLES », en hors-la-loi qui kidnappe Lee J. Cobb dans « LE VIRGINIEN » (épisode réalisé par Samuel Fuller), en athlète d’origine indienne dans « THE AMERICAN », en prospecteur fêlé dans « BONANZA », en soldat passé à l'ennemi dans « THE CASE AGAINST PAUL RYKER ». Marvin collabore deux fois avec Sam Peckinpah : pour un « ROUTE 66 » et « THE LOSERS » où il forme un couple de joueurs avec son ami Keenan Wynn.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 87 ans. Happy birthday, Lee.

MARVINsuite

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:58

PALANCEComédien théâtral, excessif, parfois critiqué pour sa propension à tourner n'importe quoi et n'importe comment, Jack Palance n’en a pas moins apporté au cinéma des méchants hors-norme, des personnages tourmentés et ‘bigger than life’ absolument inimitables.PALANCE (1)

Il lui faut attendre longtemps pour se voir consacré par l’Oscar, pour sa merveilleuse composition de cowboy essoufflé dans « LA VIE, L’AMOUR… LES VACHES » et rentrer au bercail ATTACK (12)après des décennies d’exil européen, de navets de série Z et ‘spaghetti westerns’ miteux. Sa prestation à la cérémonie des Academy Awards, où il a fait des pompes sur un seul bras à plus de 75 ans, est d’ailleurs entrée dans les annales des Oscars.

Sa carrière démarre fort au début des fifties, après qu’il ait servi de doublure à Brando au théâtre dans « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR ». À l’écran, Palance incarne des traîtres anthologiques grâce à un extraordinaire faciès bosselé, un style de jeu exalté : le malfrat pestiféré de « PANIQUE DANS LA RUE », le G.I. à bout de nerfs de « OKINAWA », l’acteur comploteur dans « LE MASQUE ARRACHÉ », le tueur aux gants noirs de « L’HOMME DES VALLÉES PERDUES » (son rôle le plus célèbre), Jack l’éventreur dans « MAN IN THE ATTIC », le chef Indien fanatique dans « LE SORCIER DU RIO GRANDE », l’homme de main de « PASSION SOUS LES TROPIQUES » où il évoque sans maquillage, le monstre de Frankenstein, le magicien assyrien dans « LE CALICE D’ARGENT », Attila dans « LE SIGNE DU PAÏEN ». Il joue des jumeaux dans « LA CAGE AUX HOMMES », l’un sympathique et l’autre calqué avec talent sur James Cagney.

PALANCE (2)

Robert Aldrich l’utilise dans des emplois variés et subtils : la star névrosée inspirée de John Garfield, dans « LE GRAND COUTEAU », le G.I. martyrisé de « ATTAQUE ! » (un sommet de sa carrière d’acteur), le démineur héroïque de « TOUT PRÈS DE SATAN ».

Palance est superbe dans « LA PEUR AU VENTRE », dans le rôle de Roy Earle, gangster au bout du rouleau et (affublé d’un faux nez !) dans « JICOP LE PROSCRIT » en ‘gunman’PALANCE (3) menacé de cécité, haï par son fils.

Il part pour l’Europe et enchaîne les nanars multinationaux. On peut retenir des réussites : le producteur inculte dans « LE MÉPRIS », un général de « LA BATAILLE D’AUSTERLITZ », le gladiateur allumé de « BARABBAS », le guérillero amoureux dans « LES PROFESSIONNELS » qui marque un bref retour aux U.S.A., le moine lubrique de « JUSTINE, LES INFORTUNES DE LA VERTU », le tueur drogué et manchot de « COMPAÑEROS ! ».

Son sort s’améliore dans les seventies, où Palance trouve des personnages à sa mesure : le cowboy usé de « MONTE WALSH », le tueur bouclé de « EL MERCENARIO », l’ex-officier radoteur dans « LES COLLINES DE LA TERREUR », le chef afghan déclinant dans « LES CAVALIERS » (où il est magnifique) et même Fidel Castro dans « CHE ! » où il arbore à nouveau un faux nez discutable.

PALANCE (5)Palance redevient très méchant dans « LE CLAN DES McMASTERS » en raciste manchot, « LA HAINE DES DESPÉRADOS » en hors-la-loi fanatique, « L’OR NOIR DE L’OKLAHOMA » en capitaliste en chapeau melon, « AMIGO... MON COLT A DEUX MOTS À TE DIRE » en frère de… Dany Saval et « WELCOME TO BLOOD CITY » en robot westernien, "CRAZE" en antiquaire londonien fanatique.

Après un long passage à vide où Palance joue les ‘bad guys’ à la TV et dans d’effarantes séries Z : « L’INFIRMIÈRE » ou encore « JIMBUCK », les eighties lui offrent un comeback durable et il s’installe définitivement dans le panthéon des acteurs mythiques : il est irremplaçable en peintre énamouré dans « BAGDAD CAFÉ », en caïd dans « BATMAN » et « TANGO & CASH », en propriétaire terrien dans « YOUNG GUNS » et en clochard galactique dans « SOLAR CRISIS ».

Son personnage de « LA VIE, L’AMOUR… LES VACHES » étant mort, il incarne son jumeau, ex-marin haïssant les chevaux dans la sequel « L’OR DE CURLY ». On le retrouve en flic dur à cuire dans la comédie familiale « COPS & ROBBERSONS », en militant écolo dans « CYBORG 2 », en gangster dans « MAN WITH A GUN ».

À noter pour la petite histoire, que Jack Palance, qui a tout de même consacré sa vie à jouer d’immondes individus, a refusé deux rôles taillés sur mesure sous prétexte… qu’ils étaient trop violents : Maggott le plus détraqué des « 12 SALOPARDS » et le directeur du pénitencier dans « TUEURS NÉS ».

PALANCE (4)

C’est à la TV qu'il connaît un réel succès avec le rôle du pathétique boxeur de « REQUIEM FOR A HEAVYWEIGHT » en ‘56. Il tient le rôle du producteur Monroe Stahr dans « THE LAST TYCOON », du toréador mythique dans « THE DEATH OF MANOLETE », d’un racketteur dans « LITTLE MEN, BIG WORLD ». Il joue le boss d’un cirque dans la série « LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE », un savant nazi œuvrant pour le TRUSH dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » (épisode sorti en salles sous le titre « L’ESPION AU CHAPEAU VERT »), un flic sympa dans le rôle-titre de la série « BRONK » et il apparaît en patriarche dans « THE HATFIELDS & THE McCOYS », reprend le rôle de John Wayne dans « THE GODCHILD », un remake de « THREE GODFATHERS ». Il poursuit les hors-la-loi dans « THE LAST RIDE OF THE DALTON GANG », joue un rancher dans « KEEP THE CHANGE ». Il refait son numéro bien au point de vieux cowboy dans « BUFFALO GIRLS ». Il recrée deux grands standards du fantastique : « DR. JEKYLL & MR. HYDE » et « DRACULA ET SES FEMMES-VAMPIRES », où il est prodigieux. Il anime en tant qu’hôte, une série documentaire sur le paranormal : « RIPLEY’S BELIEVE IT OR NOT ».

Aujourd'hui, « Jack the Knife » aurait fêté ses 92 ans. Happy birthday, Jack !

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 12:28

NICHOLSON (3)Il a tout traversé avec une bonne humeur ravageuse : les séries B de Roger Corman torchées en deux jours, le trip LSD des sixties, les films d’auteur underground et le super-vedettariat, pour finir cabotin de luxe aux cachets obscènes, à l’instar de son prédécesseurNICHOLSON (2) Brando.

On repère Jack Nicholson en délinquant dans « THE CRY BABY KILLER », en maso hilare se faisant arracher les dents dans une séquence-culte « LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS », en benêt en collants NICHOLSON (5)dans « LE CORBEAU », en ‘marine’ dans « ENSIGN PULVER », en officier napoléonien dans « THE TERROR », en tueur sadique du Far-West dans « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM », en cowboy naïf dans « L’OURAGAN DE LA VENGEANCE », en pompiste shooté dans « WILD ANGELS ON WHEELS », en ‘biker’ déjanté dans « REBEL ROUSERS », avant qu’il n’éclate enfin dans « EASY RIDER » dans un rôle pourtant épisodique d’avocat déjanté, qui fait un bout de route avec les deux hippies.

NICHOLSON (6)

Suivent des succès d’estime dans un cinéma d’auteur hors des sentiers battus : le pianiste déraciné de « 5 PIÈCES FACILES », le speaker binoclard introverti de « THE KING OF MARVIN GARDENS » (absolu contremploi !), avant le succès international qui arrive avec son rôle de mataf bas-du-front dans « LA DERNIÈRE CORVÉE ». Dès lors, les grands rôles affluent : J.J. Gittes, le privé cynique de « CHINATOWN », rôle magnifiquement adapté à sa personnalité qu’il reprendra vingt ans plus tard dans « PIÈGE POUR UN PRIVÉ » qu’il NICHOLSON (4)réalise lui-même. Il est l’usurpateur d’identité de « PROFESSION : REPORTER », le voyou sympathique interné en HP de « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU », son plus grand succès public, le traîne-savate obsédé sexuel dans « LE FACTEUR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS ».

Jack tourne énormément et les échecs pleuvent aussi : « MISSOURI BREAKS » où il est un terne voleur de chevaux, bouffé tout cru par le gros Brando, « EN ROUTE VERS LE SUD ! » qu’il réalise et où il joue un hors-la-loi « acheté » par une célibataire. Il est un kidnappeur benêt dans « LA BONNE FORTUNE », un flic frontalier en butte au Système dans « POLICE FRONTIÈRE ». Il accepte des petits rôles comme Eugene O’Neill dans « REDS » ou le syndicaliste tenace dans « LE DERNIER NABAB ».

Après « SHINING » où il incarne à l’extrême limite du surcabotinage, un écrivain possédé par des esprits maléfiques, le jeu de Nicholson change ostensiblement et semble de plus en plus débridé et hors-contrôle. C’est parfois amusant : le ‘hitman’ bovin et sentimental de « L’HONNEUR DES PRIZZI », le cosmonaute ivrogne de « TENDRES PASSIONS », mais le NICHOLSON (1)plus souvent pénible et sans raison d’être : le diable éructant dans « LES SORCIÈRES D’EASTWICK », l’insupportable Joker plâtré de « BATMAN », le général fêlé dans « DES HOMMES D’HONNEUR », le syndicaliste surchargé de prothèses de « HOFFA », le double rôle de président des U.S.A. et d’agent immobilier ringard de Vegas dans « MARS ATTACKS ! », le psy de « SELF CONTROL ».

Il est plus à son affaire en cambrioleur vieillissant dans le méconnu « BLOOD & WINE », en écrivain misanthrope dans « POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR », qui lui vaut l’Oscar, en séducteur carburant au viagra dans « TOUT PEUT ARRIVER », en business man atteint d’un mal incurable dans « SANS PLUS ATTENDRE ».

L’éditeur usé, ravivé par une morsure de loup dans « WOLF », l’homme brisé qui veut NICHOLSONvenger son fils tué par un chauffard dans « THE CROSSING GUARD » sont de rafraichissantes surprises tardives.

Et c'est alors qu’on n’attendait plus grand-chose de lui, que Jack trouve peut-être son plus beau rôle : celui du flic obsédé par son ultime affaire dans « THE PLEDGE ». Il est également très bien en retraité dépressif de « MONSIEUR SCHMIDT », en caïd givré dans « LES INFILTRÉS ».

Nicholson apparaît non mentionné au générique de « L’AFFAIRE AL CAPONE » en tueur enroué, puis des années plus tard dans « BROADCAST NEWS » en présentateur vedette de TV et dans « ÉTOILE DU SOIR » où il reprend le temps de trois scènes, son rôle d’astronaute créé dans « TENDRES PASSIONS ».

À la TV, il apparaît en escroc moustachu dans « FLIGHT TO FURY » qu'il a également écrit, en latino dans plusieurs épisodes du « JEUNE DOCTEUR KILDARE ».

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 06:47

NIELSENActeur canadien de TV et séries B routinières, au physique de business man bien entretenu, aux tempes argentées, Leslie Nielsen est devenu à 60 ans passés, une star de la pitrerie made in ‘ZAZ’ dans le rôle d’un flic gaffeur et suffisant, le lieutenant Frank Drebin héros de la courte série TV « POLICENIELSEN (1) SQUAD ». Celle-ci fut suivie quelques années plus tard de la trilogie cinéma  « Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER LA REINE ? », « Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER LE PRÉSIDENT ? » et « Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER HOLLYWOOD ? ».  Pas des chefs-d’œuvre de finesse certes, mais Nielsen révèle dans la comédie échevelée un génie comique proche de celui d’un Peter Sellers et qui a failli passer à l’as. Hélas, à trop tourner et surtout mal tourner et en se laissant aller à un cabotinage navrant, il va brûler ses cartouches et perdre souvent ce qui fait sa particularité : la sobriété dans l’excès.

Dans ce même registre, on le voit avec son flegme pince-sans-rire en docteur verbeux dans « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? » (le rôle qui changea tout), en cosmonaute pour rire dans « THE CREATURE WASN’T NICE », en exorciste dans « REPOSSESSED », en Père Noël dans « ALL I WANT FOR CHRISTMAS ». Il pastiche Dracula pour Mel Brooks dans « DRACULA : MORT ET HEUREUX DE NIELSEN (4)L’ÊTRE », s’attaque aux films d’espionnage dans « AGENT ZÉRO, ZÉRO » et au « FUGITIF » dans « LE DÉTONATEUR ». Nielsen n’hésite pas à jouer le lapin invisible dans un remake de « HARVEY » et incarne le myope gaffeur des cartoons dans « MR. MAGOO ». Il apparaît en président des U.S.A. dans « SCARY MOVIE 3 ».

De sa période « sérieuse », pas grand chose de spectaculaire, hormis le héros intrépide de « LA PLANÈTE INTERDITE », le faux colonel dans « LA VALLÉE DE LA POUDRE », le général Custer dans « LES FUSILS DE LA PLAINE », le capitaine du bateau noyé au début de « L’AVENTURE DU POSÉIDON », leNIELSEN (2) proviseur dans « LE BAL DE L’HORREUR », le mari jaloux qui noie son rival dans « CREEPSHOW », le politicien texan de « MEURTRES EN DIRECT », le violeur sadique de « CINGLÉE ! ».

Leslie Nielsen écrit une autobiographie délirante, « THE NAKED TRUTH » parue en ‘93.

Il apparaît le temps d’émettre une flatulence sonore dans un clip des Muppets, l’année suivante et tourne des vidéos apprenant comment… mal jouer au golf.

À la TV, Nielsen apparaît dans à peu près toutes les émissions existantes et tient la vedette de séries : en trappeur dans « LE RENARD DES MARAIS », en flic dans « THE NEW BREED » puis « THE PROTECTORS », il est le ‘mogul’ de la série « BRACKEN’S WORLD », le gérant d’un club de sport dans la sitcom « SHAPING UP » et il apparaît dans deux « COLUMBO ». En ‘96, Nielsen devient le conteur de la série pour enfants « KATIE & ORBIE ». Il est directeur d’un orphelinat qui loue des enfants dans « RENT-A-KID ». Mais il demeure un réel problème : impossible de le revoir dans ses vieux films sans avoir envie de rire !

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 85 ans. Happy birthday, Frank.

NIELSEN (3)

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:05

ANTAR (2)Comment ça, vous ne connaissez pas Rosario Borelli ? Mais enfin… Il a joué dans « ROCCO ET SES FRÈRES » (c'est lui à droite sur la photo, en costume sombre) etANTAR (1) « ARMAGUEDON » aux côtés d’Alain Delon ! Des figurations d'accord, mais quand même !

Il a tourné quelques films majeurs (« AMORE ET MORTE ANTAR (3)NEL GIARDINO DEGLI DEI », par exemple) sous le pseudo de Richard… Melville. Ça ne s’invente pas.

Toujours rien ? Allons, un effort ! Il était mafieux dans « LA FUREUR D’UN FLIC » avec Klaus Kinski… Il a fait de la figuration dans « UN FLIC HORS-LA-LOI » avec Henry Silva, joué un homme de main dans « L’OMBRE D’UN TUEUR » face à Yul Brynner, ainsi que dans « LE CYNIQUE, L’INFÂME, LE VIOLENT » (sacré titre là, quand même !). Il a même joué un serveur dans « LA PROF CONNAÎT LA MUSIQUE » un chef-d’œuvre incontestable avec Edwige Fenech.

Bellâtre italien des années 50 et 60, Rosario Borelli est – force est de l’admettre – un totalBORELLI rocco inconnu. Alors pourquoi figure-t-il dans la prestigieuse et ultra-sélective rubrique « LES ACTEURS CULTE DE WWW » ?

Pour quelque chose d’unique, d’inouï, de rarissime et d’hilarant : après s'être fait un nom dans le roman-photo italien en incarnant Satanik, il a interprété « ANTAR », un ersatz de Tarzan (on inverse, on enlève le ‘z’ et c'est bon) dans une série de romans-photos indescriptibles dans les sixties !

Avec quinze kilos de trop, des sandalettes, un pagne de tissu, le beau Rosario a affronté héroïquement des crocos en bois, des lions en papier-mâché, des gorilles en laine de yak, des tribus cannibales composées d’au moins trois individus, au cœur d’une jungle sans végétation « shootée » dans la banlieue de Rome. Il a une compagne appelée… Jane et une guenon nommée non pas Cheetah mais… Kika.

Aujourd'hui à peu près introuvable, ce monument de kitsch insurpassable fut publié en France et mériterait une réédition « collector » pour mourir de rire entre amis. Le cadeau de Noël idéal.

« WWW » vous offre quelques images soigneusement sélectionnées de ce chef-d’œuvre, qui vous ôteront définitivement le doute, quant à la présence du mythique Rosario dans cette rubrique. Vous noterez au passage la qualité du dialogue.

Difficile de faire plus ‘culte’…

ANTAR

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:57

WATTSJeune première anglaise des années 2000, Naomi Watts est révélée après quelques années de galère, par son rôle complexe de starlette rejetée dans « MULHOLLAND DR. »WATTS (1) où elle crève l’écran. On l’avait entrevue auparavant en ‘Jet girl’ dans « TANK GIRL » et dans un tout petit rôle dans « WIDE SARAGOSA SEA ».

On la revoit affrontant la cabine hantée de « L'ASCENSEUR NIVEAU 2 », face aux fantômes dans « LE CERCLE » et sa sequel, en ‘bimbo’ dans « L’AMOUR, SIX PIEDS SOUS TERRE », en riche propriétaire australienne dans « NED KELLY », en bourgeoise adultère dans « LE DIVORCE », en jeune première dans le remake de « KING KONG », où sa danse devant le singe est inoubliable.

Naomi Watts tourne le court-métrage « ELLIE PARKER » où elle incarne une jeune comédienne ramant à L.A., puis après son succès à Sundance, tourne des séquences additionnelles pour en faire un film exploitable.

WATTS (3)

Elle entre dans la Cour des Grands grâce à son rôle de veuve ivre de douleur dans « 21 WATTS (2)GRAMMES » où elle a des moments de grâce. Elle retrouve Sean Penn pour jouer son ex très peu glamour dans « THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON », elle est une femme au foyer adultère dans « WE DON’T LIVE HERE ANYMORE », qu'elle coproduit également, apparaît en artiste torturée dans « STAY », en infirmière confrontée à la mafia russe dans « LES PROMESSES DE L’OMBRE », en mère de famille tourmentée dans « FUNNYWATTS (4) GAMES U.S.A. ». Elle est l’épouse déçue dans « LE VOILE DES ILLUSIONS », l’assistante procureur dans « L’ENQUÊTE », la galeriste en mal de maternité dans « VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU », la jeune femme abandonnée à la naissance par sa mère dans « MOTHER AND CHILD », l’agent de la CIA dont l’identité est exposée au grand jour dans « FAIR GAME ».

À la TV, elle est remarquable dans « THE OUTSIDER » en jeune veuve membre d’une secte, amoureuse d’un étranger.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 11:45

BASSETT (1)Angela Bassett est une actrice des années 90 aux allures de panthère, aux muscles d’acier, à la fracassante présence physique, entraperçue en reporter dans une figuration de « F/X : EFFETS DE CHOC », en hôtesse de l’air dans « UN FLIC À LA MATERNELLE » etBASSETT (3) revue de façon plus conséquente en procureur dans « INNOCENT BLOOD ». On peut apprécier son énergie féroce dans « CRITTERS 4 » en cosmonaute sexy, dans « BOYZ N THE HOOD » en mère divorcée, « MALCOLM X » en épouse du grand homme, « PASSION FISH » en actrice de sitcom.

Angela Bassett explose grâce au rôle-titre de « TINA » où elle incarne Tina Turner avec une crédibilité inouïe. Elle est extraordinaire de présence en garde du corps balèze mais amoureuse de « STRANGE DAYS » qui reste son meilleur rôle. Elle joue un flic vampirisé dans « UN VAMPIRE À BROOKLYN », une des bourgeoises à la langue bien pendue de « OÙ SONT LES HOMMES ? », une conseillère du BASSETTPrésident dans « CONTACT » où elle fait de la figuration intelligente. L’amorce d’un problème qui allait plomber son parcours : le sous-emploi.

Bassett commet un faux-pas en tenant le rôle d’une wonder woman se régénérant avec un bellâtre de vingt ans dans l’abominable « HOW STELLA GOT HER GROOVE BACK », le genre de nanar à couler définitivement une carrière. D'ailleurs, son film suivant, « SUPERNOVA » où elle est un docteur galactique, mettra des années à sortir. Elle joue une SDF dans la production française « BOESMAN ET LENA », une actrice ratée visitant sa mère dans « THE SUNSHINE STATE », une mère de famille allant enterrer son père qu'elle n’a jamais connu dans « MEET THE BROWNS ».

BASSETT (2)

Son rôle de girl friend de De Niro dans « THE SCORE » tient une fois encore de la figuration décorative, sans parler de son petit rôle de prostituée dans « MASKED & BASSETT (4)ANONYMOUS », de la proviseur dans « LA MUSIQUE DE MON CŒUR », de la rédac-chef dans « LE PRIX DU SILENCE », d’une scientifique dans « GREEN LANTERN ». Un gâchis…

À la TV, Bassett apparaît en prostituée dans un « FRANK JANEK » et tâte déjà de la bio musicale dans « THE JACKSONS : AN AMERICAN DREAM » en incarnant la maman de Bambi. Elle tient le rôle-titre dans « THE ROSA PARKS STORY », dirige l’hôpital à la fin de « URGENCES », apparaît en espionne en chef dans la série « ALIAS ». Elle prête sa voix à Michelle Obama dans « LES SIMPSON ».

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:10

VAUGHN (1)Passionné de politique, Robert Vaughn se destine à la Fonction Publique quand son destin bifurque vers la comédie. Son visage particulier, sa personnalité ambiguë, son jeu ironique à la George Sanders sont liés à jamais au personnage de Napoléon Solo l’agent secret pince-sans-rire de la série TV parodique « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » qui fait de Vaughn une icône des sixties et la réponse des U.S.A. à 007. VAUGHN (2)

Il fut même tiré de la série des longs-métrages exploités en salles, tels « L’ESPION AU CHAPEAU VERT » ou « ESPIONS EN HÉLICOPTÈRE » et Vaughn est apparu dans le rôle de Solo, le temps d’un ‘caméo’ dans « BLONDE DÉFIE FBI ».

Il débute dans « NO TIME TO BE YOUNG » en teenager indiscipliné, « TEENAGE CAVEMAN » en ado Cromagnon post-atomique (sic !), « GOOD DAY FOR A HANGING » en délinquant condamné à mort, « CE MONDE À PART » en héritier perdant son bras à la guerre, remarquable prestation qui lui vaut une nomination à l’Oscar et « LES 7 MERCENAIRES » film mythique s’il en fut, où il campe Lee, chasseur-de-primes hanté. La scène où il tente d’attraper des mouches dans sa main gantée est restée dans les annales.

On le revoit en espion plus ou moins calqué sur Solo dans « MINUIT SUR LE GRAND CANAL », en politicien manipulateur dans « BULLITT » (sa façon de dire « Ne soyez pas si VAUGHNnaïf, lieutenant » est inimitable !), en comploteur barbu dans « JULIUS CÆSAR », en officier S.S. quasi-humain dans « LE PONT DE REMAGEN », en business man dans « LA STATUE NUE », en acteur has-been improvisé kidnappeur dans « LA BABY-SITTER » de René Clément. Il joue un sénateur courageux dans « LA TOUR INFERNALE », un savant dans « L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES », un général gay cynique dans « LA CIBLE ÉTOILÉE », un baroudeur futuriste dans un rôle clin d’œil à Lee dans « LES MERCENAIRES DE L’ESPACE », un bad guy de service dans « SUPERMAN 3 », un général dans « DELTAVAUGHN (4) FORCE », un médecin dans « PERSONNE N’EST PARFAITE », un voleur de voitures dans « SANS ISSUE », un savant nazi dans « RIVER OF DEATH », un docteur fou qui capture les jeunes filles dans « ENTERRÉ VIVANT », un agent de la CIA traquant un tueur dans « HOUR OF THE ASSASSIN », un chasseur de dinosaures de série Z dans « VULCAN ».

Vaughn a rarement été mieux utilisé que dans « S.O.B. » où il joue un patron de studio abject avec une visible jubilation. Il faut l’avoir vu portant des dessous coquins au lit, avec Marisa Berenson !

Il poursuit paisiblement sa carrière en acceptant des ‘guests’ dans les séries B. Il est par exemple l’ex-agent secret, partenaire de Hulk Hogan dans « LE TRÉSOR DE McCINSEY » et on le retrouve avec plaisir dans « JOE’S APPARTMENT », le cheveu blanchi et permanenté, VAUGHN (3)dans son rôle favori de politicard pourri jusqu’à l’os.

À noter qu’il apparaît dans son propre rôle dans un ‘caméo’ de « MARDI ? C’EST DONC LA BELGIQUE » et qu’il prête sa voix à l’ordinateur libidineux de « GÉNÉRATION PROTÉUS ». Il est l’auteur de l’essai « ONLY VICTIMS » consacré au mccarthisme et a écrit ses mémoires sous le titre « A FORTUNATE LIFE ».

À la TV où il accomplit tout de même l’essentiel de son parcours, Vaughn est le fils SDF d’un caïd dans « LES INCORRUPTIBLES », peone dans « ZORRO », tueur à gages dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », éditeur dans « THE EDDIE CAPRA MYSTERIES », patron de night-club dans « SERGENT ANDERSON », sénateur dans « THE BLUE AND THE GREY », couturier dans « LA CROISIÈRE S’AMUSE », photographe dans « THE FEATHER & FATHER GANG », bras-droit du président de « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE  » (une des ses grandes performances), flic d’Internal Affairs de « A QUESTION OF HONOR », patron des chemin de fer de « CAPITAINES ET ROIS », business man dans « COLORADO », il joue le président Wilson de « BACKSTAIRS AT THE WHITE HOUSE », un Frankenstein moderne dans « DR. FRANKEN », un ex-mafieux devenu skipper dansVAUGHN (5) « COUP DE FOUDRE », un shérif dans « DESPERADO » et Solo lui-même, dans le film-hommage : « THE RETURN OF THE MAN FROM U.N.C.L.E. ». À noter que Vaughn avait déjà repris le rôle de Solo dans « NE MANGEZ PAS LES MARGUERITES » et « ANNIE, AGENT TRÈS SPÉCIAL ». Il tourne deux autres séries en vedette : « POIGNE DE FER ET SÉDUCTION » en aventurier implanté à Londres et « AGENCES TOUS RISQUES » en général. Il tourne deux « COLUMBO », en époux d’une femme riche et en gendre d’un commodore puis un 3ème dans les nineties. Vaughn apparaît en juge dans la série tirée des « 7 MERCENAIRES » et en beau-père dans « UNE NOUNOU D’ENFER ». Il retrouve le succès à 70 ans, avec la série anglaise « LES ARNAQUEURS V.I.P. », où il est un escroc professionnel.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:27

HAUER (1)D’origine hollandaise, le blond et ambigu Rutger Hauer débute sur sa terre natale avec le réalisateur Paul Verhœven dans des films à succès tels « TURKISH DÉLICE », « SPETTERS » ou « SOLDIERS OF ORANGE », avant de s’expatrier aux U.S.A. où l’attend une carrière des plus étranges, due à sonHAUER (2) physique d’ogre aryen.

Il est un mercenaire dévoyé dans « LE VENT DE LA VIOLENCE », l’officier moustachu de « CHANEL SOLITAIRE » et commence à attirer l’attention avec le terroriste sadique des « FAUCONS DE LA NUIT » dont il pique allègrement la vedette à Stallone.

Le rôle de sa vie, Hauer le trouve dans « BLADE RUNNER » où il fascine dans le rôle de l’androïde hanté par la mort. Impossible d’oublier ses hurlements de loup blessé dans un personnage présenté comme une menace, puis se révélant peu à peu comme le véritable héros du film, enterrant Harrison Ford.

L’après « BLADE RUNNER » est intéressant, mais inégal : il apparaît en mercenaire moyenâgeux dans « LA CHAIR ET LE SANG », en chevalier maudit dans « LADYHAWKE, LA FEMME DE LA NUIT », en présentateur de news opportuniste dans « OSTERMAN WEEK-HAUER (3)END », en combattant borgne dans « LE SANG DES HÉROS », en chasseur de primes dans « MORT OU VIF » où il est censé descendre de… Josh Randall et c'est à partir de ce film qu’il commence à prendre du poids et à perdre son aura.

« HITCHER » où il incarne un serial killer des autoroutes, lui offre un rôle à sa mesure et il s’y montre inoubliable.

On le revoit en SDF alcoolique dans « LA LÉGENDE DU SAINT BUVEUR », en reporter atteint du SIDA dans « PAR UNE NUIT DE CLAIR DE LUNE », en ex-G.I. non-voyant dans « VENGEANCE AVEUGLE » où il est étonnamment drôle. Il est par contre grotesque en psycho obèse dans « ANGLE MORT » et enHAUER (5) vampire dans « BUFFY, LA TUEUSE DE VAMPIRES » où il s’attire les pires critiques de sa carrière. Il revient en yuppie confronté à des psychopathes (chacun son tour !) dans « VOYAGE », en moine mystique dans « NOSTRADAMUS », en ex de la CIA dans « QUE LA CHASSE COMMENCE ! ». Il est un milliardaire qui kidnappe des Russes pour… voler leurs organes dans « OFF LIMITS », un cyborg dans « OMEGA DOOM », un vétéran paraplégique dans « BLAST », un Dr. Frankenstein du futur dans « MR. STITCH ».

Il apparaît dans un ‘caméo’ non-mentionné au générique de « PARADIS HAUEREXPRESS », en espion allemand fatigué dans « CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX », en business man malhonnête dans « BATMAN BEGINS », en évêque assassin dans « SIN CITY ». Il enchaîne les séries B et DTV en bon stakhanoviste (sa filmo atteint les 130 titres sans aucun signe de ralentissement) et a publié des mémoires plutôt anecdotiques. Son rôle de SDF justicier dans "HOBO WITH A SHOTGUN" marque un comeback inattendu et grandement réjouissant... 

À la TV, on le voit dans le rôle d’Albert Speer dans « INSIDE THE THIRD REICH », en héros d’une énième version de « L’APPEL DE LA FORÊT », en commandant de sous-marin de « HOSTILE WATERS ». Il porte à nouveau la croix gammée, pour jouer le flic nazi de « FATHERLAND » et apparaît vieilli dans « MERLIN » dans le rôle du cruel roi. Il est un implacable chasseur dans « LE 10ème ROYAUME » et devient espion de choc dans « ALIAS », vampire dans « SALEM’S LOT ».

HAUER (4)

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