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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 13:40

R.RYAN (1)Omniprésent dans le ‘film noir’ et le western entre les années 40 et 60, Robert Ryan ne fut jamais une énorme vedette populaire, mais ses rôles de méchants sont toujours plus R.RYAN (3)fouillés que la moyenne et ses personnages positifs ont des fêlures inhabituelles, stigmatisées par le visage tourmenté de l’acteur, son sourire en rictus et son regard intelligent mais angoissé, créant un beau contraste avec un physique athlétique d’ex-boxeur.

S’il débute en quasi-figurant dans « LES TUNIQUES ÉCARLATES » Ryan se fait une place au soleil à partir de « FEUX CROISÉS »R.RYAN (4) où il est exceptionnel en militaire antisémite. Parmi ses grands rôles, retenons le Sundance Kid dans « FAR-WEST 89 », le psychologue pour enfants dans « LE GARÇON AUX CHEVEUX VERTS », l’ex-prisonnier de guerre vengeur dans « ACTE DE VIOLENCE », le milliardaire fou furieux dans « PRIS AU PIÈGE », le boxeur usé de « NOUS AVONS GAGNÉ, CE SOIR », le pilote dans « LES DIABLES DE GUADALCANAL », le caïd dans « RACKET », le projectionniste aigri dans « LE DÉMON R.RYAN (5)S’ÉVEILLE LA NUIT ».

L’acteur se spécialise dans les rôles complexes et ambigus : le gangster implicitement homosexuel de « MAISON DE BAMBOU », le hors-la-loi pervers de « L’APPÂT », le lyncheur fasciste de « UN HOMME EST PASSÉ »,  le raté raciste dans « LE COUP DE L’ESCALIER » (superbe création !), le capitaine sadique de « BILLY BUDD », le colonel pointilleux de « 12 SALOPARDS », le méchant Ike Clanton de « 7 SECONDES EN ENFER ».

Il trouve heureusement quelques emplois plus sympathiques : le paysan dans « LE PETIT ARPENT DU BON DIEU », l’officier trop humain de « CÔTE 465 », le rôle-titre dans « LE SHÉRIF », Jean-le-Baptiste dans « LE ROI DES ROIS », l’ami des chevaux dans « LES PROFESSIONNELS ».

On l’a hélas, trop souvent relégué aux rôles d’officiers en ‘guest star’ dans desR.RYAN (2) superproductions du style « LE JOUR LE PLUS LONG », « LA BATAILLE DES ARDENNES » ou « GUERRE SECRÈTE ».

Robert Ryan trouve encore de beaux rôles vers la fin de sa carrière : Deke Thornton, forcé de traquer son meilleur ami dans « LA HORDE SAUVAGE », le patriarche violent de « UNE FILLE NOMMÉE LOLLY MADONNA », un des piliers de bar de « THE ICEMAN COMETH », le gangster mondain de « ÉCHEC À L’ORGANISATION », le comploteur dans « EXECUTIVE ACTION », le shérif lessivé de « L’HOMME DE LA LOI » où il est franchement magistral.

Peu avant sa mort, Ryan apparaît en Europe en gouverneur dans le ‘spaghetti western’ « UNE MINUTE POUR PRIER, UNE SECONDE POUR MOURIR » et dans le curieux polar français « LA COURSE DU LIÈVRE À TRAVERS LES CHAMPS » où il est émouvant en malfrat au bout du rouleau.

R.RYAN

À la TV, Ryan tient des rôles de répertoire comme Abraham Lincoln ou Jay Gatsby, il joue le capitaine du bateau dans « MAN WITHOUT A COUNTRY ».

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:42

JANET LEIGH (3)Indémodable pin-up des fifties à la silhouette de rêve et au visage piquant, Janet Leigh révèle ses dons de sex symbol pleine d’esprit dans « LES ESPIONS S’AMUSENT » où elleJANET LEIGH (1) joue un agent double russe moulée dans ses combinaisons d’aviateur. Il faut avoir entendu les hurlements de réacteurs quand elle se déshabille !

Elle est tout aussi troublante en épouse d’un lâche dans « ACTE DE VIOLENCE », en plus jeune des « QUATRE FILLE DU DR. MARCH », en héritière dans « LA DYNASTIE DES FORSYTHE », en fausse sœur du héros dans « SCARAMOUCHE », dans quelques ‘musicals’, puis en sauvageonne au cheveu JANET LEIGH (2)court dans « L’APPÂT », en princesse dans « PRINCE VAILLANT » et « LES VIKINGS », en mondaine dans « LA PEAU D’UN AUTRE », en épouse courageuse du flic mexicain de « LA SOIF DU MAL », en girl friend de Sinatra dans « UN CRIME DANS LA TÊTE », en secrétaire inventive dans « BYE BYE JANET LEIGHBIRDIE », en psy dans « TROIS SUR UN SOFA ». Elle est l’employée de banque pas si naïve que ça dans « LE CARNAVAL DES TRUANDS », l’ex-femme de Newman dans « DÉTECTIVE PRIVÉ ».

Elle tourne quelques films avec son mari Tony Curtis comme « LE CHEVALIER DU ROI » ou « HOUDINI LE GRAND MAGICIEN ».JANET LEIGH (5)

Son rôle le plus mémorable demeure celui de Marion la secrétaire assassinée sous la douche dans « PSYCHOSE ». Cas unique où l’héroïne d’un film disparaît dans le premier tiers de l’action.

Après une décennie passée à tourner pour la télévision, on la retrouve vieillie aux côtés de sa fille Jamie Lee Curtis dans « FOG ». Elle retrouve celle-ci quelques années plus tard pour JANET LEIGH (4)jouer son assistante dans « HALLOWEEN : 20 ANS PLUS TARD », où elle se plaint de… sa douche.

En ‘95, Janet Leigh publie ses mémoires et souvenirs du tournage de « PSYCHOSE » et apparaît en personne pour remettre un prix au festival de Cannes ‘98.

À la TV, on la voit en sadique assistante du nazi Jack Palance dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX », en jeune mariée dont l’époux disparaît dans « HONEYMOON WITH A STRANGER », en actrice vieillissante qui rêve d’un comeback dans un « COLUMBO », en veuve tentée par le lifting dans « MIRROR, MIRROR ».

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 13:44

WALKEN (1)Débutant enfant dans des dramatiques TV ‘live’, danseur accompli, Christopher Walken est un des acteurs les plus singuliers du cinéma contemporain. Il fait sa marque de fabrique de l’ambiguïté et hante aussi bien des films d’auteur, des séries Z que d’improbables copros tels « LE GRAND PARDON 2 ». WALKEN (2)

On le remarque d’abord en voyou timide dans « LE GANG ANDERSON », en chercheur d’or dans « SHOOT THE SUN DOWN », en frère dérangé de « ANNIE HALL », en poète dans « NEXT STOP : GREENWICH VILLAGE », en binoclard des services secrets dans « MEURTRES EN CASCADE », avant qu’il n’éclate dans « VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER » dans le rôle de Nick, ouvrier androgyne transformé par le Vietnam en spectre blafard et suicidaire, qui lui vaut l’Oscar. Ce succès personnel cantonne Walken dans la catégorie des ‘weirdos’ de tous poils. Cimino le réutilise en tueur angélique dans « LA PORTE DU PARADIS ». Walken joue le danseur de « TOUT L’OR DU CIEL », le mercenaire glacé dans « LES CHIENS DE GUERRE » un des rares films où il retrouve la grâce de son inoubliable Nick. Il est le chercheur obsédé de « BRAINSTORM », le superméchant aryen de « DANGEREUSEMENT VÔTRE », le médium abîmé de « DEAD ZONE » (un de ses rôles-phare), le truand infanticide de « COMME UN CHIEN ENRAGÉ » où il recule encore les frontières du glauque, le pervers vivant à Venise de « ÉTRANGE SÉDUCTION » où il fait carrément peur, l’escroc ringard de « HOMEBOY », le mercenaire de « McBAIN », le quidam enlevé par les aliens de « COMMUNION », le sergent fêlé de « BILOXI BLUES », le tueur impassible de « MILAGRO ».

WALKEN (3)

Christopher Walken apparaît parfois dans des rôles courts mais frappants : l’acteur qui se jette du toit dans un plan de « HOLLYWOOD MISTRESS », l’officier qui rapporte sa montre à Bruce Willis enfant dans un flash-back de « PULP FICTION », l’avocat de la pègre dans « TRUE ROMANCE » où il a un échange extraordinaire (« You got me in a vendetta kind of mood ») avec Dennis Hopper, le réalisateur grunge de « COUPLE DE STARS ». Il est saisissant en chevalier fantôme aux dents taillées en pointe dans « SLEEPY HOLLOW ».

Parmi ses plus fascinantes prestations : le gangster blafard de « KING OF NEW YORK » où WALKEN (4)l’acteur a de fulgurants traits de génie. Il retrouve plusieurs fois le réalisateur Abel Ferrara : en vampire dans « ADDICTION », en caïd névrosé dans « NOS FUNÉRAILLES », en manipulateur dans « NEW ROSE HOTEL ».

Walken tient le rôle de l’Ange Gabriel dans « PROPHECY » et ses deux sequels, d’un requin hollywoodien dans « SEARCH & DESTROY », il apparaît en producteur de disques dans « WAYNE’S WORLD 2 », en kidnappeur dans « MEURTRE EN SUSPENS », en infirme pervers dans « DERNIÈRES HEURES À DENVER », en porte-flingue balafré dans « DERNIER RECOURS », en ex-crack de la CIA dans « EXCESS BAGGAGE », en écrivain mondain dans « BASQUIAT », en ex-prédicateur dans « TOUCH », en dératiseur dans « LA SOURIS », en critique de théâtre gay dans « ILLUMINATA » (où il a une scène de séduction ahurissante !), en savant farfelu dans « PREMIÈRE SORTIE », en flic dans « AMOURS TROUBLES ». Il trouve des rôles inhabituellement longs et quasi normaux dans « LES OPPORTUNISTES », en braqueur semi-retraité et dans « AROUND THE BEND » en ex-junkie retrouvant sa famille. Il est nommé à l’Oscar pour son rôle de père loser émouvant dans « ARRÊTE-MOI, SI TU PEUX ! », mais enchaîne avec un rôle de bad guyWALKEN (5) dans « BIENVENUE DANS LA JUNGLE » et de SDF dans « ENVY ». Il est l’ancien patron de Denzel dans « MAN ON FIRE », la mari-robot dans « ET L'HOMME CRÉA LA FEMME », le conseiller dans « MAN OF THE YEAR ».

À noter que Walken a obtenu le premier rôle de « SEPTEMBER » de Woody Allen dans une version qu’on ne verra jamais, puisque l’auteur a intégralement retourné le film avec Sam Waterston dans le rôle tenu précédemment par Walken. Ce dernier retrouvera encore Woody, mais uniquement par la voix, en prêtant la sienne au cartoon « FOURMIZ » dans le WALKENrôle de l’officier aux ordres du général Mandibules.

Très actif au théâtre, jusque dans les eighties, Walken y a entre autres créé un « HAMLET » qui a fortement marqué les esprits.

Parmi ses apparitions les plus bizarres, notons l’ange de la mort dans un clip de Madonna et le privé du CD-ROM « RIPPER ».

À la TV, Walken est cambrioleur dans un « KOJAK », un prince dans le conte de fées « PUSS IN BOOTS », puis à contremploi, tient un rôle de fermier taciturne et sensible dans « SARAH, PLAIN AND TALL » puis « SKYLARK » et « WINTER’S END » et un agent du FBI dans « SCAM ». Il campe Marcus Cato dans « JULIUS CAESAR ». Walken est hilarant en danseur à l’accent français dans quelques « SATURDAY NIGHT LIVE » et apparaît dans son propre rôle dans « 30 ROCK ».

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:13

WOODSJames Woods fêtant aujourd'hui ses 64 ans, il était grand temps de l’inclure dans notre rubrique des acteurs-culte de « WWW ». Happy birthday, James.

Il a tout de suite été bon, dès sa première apparition dans « LES VISITEURS » d’Elia Kazan. Et il le reconnaît d'ailleurs lui-même, avec une touchante modestie dans l’ouvrage « CAUGHT IN THE ACT ». James Woods y tient un rôle compliqué de balance pleine d’excellentes raisons, comme dans tous les films de Kazan. Son visage grêlé, creusé, son regard fixe et intelligent, l’ont immédiatement sorti de l’anonymat. WOODS (1)

Woods a connu une période de seconds rôles : le voyou motorisé dans « LA FUGUE », le boy friend vite largué de « NOS PLUS BELLES ANNÉES », un des patrouilleurs de « BANDE DE FLICS ! », avant d’éclater dans toute la splendeur de ses névroses dans « TUEUR DE FLICS » où rasé à blanc, il incarne un voyou hystérique à donner la chair de poule. Il faut l’avoir vu obliger son complice soumis, à lui faire une fellation en prison, pour saisir toute l’ignominie dont peut être capable Woods.

On le revoit dans des personnages tourmentés : le directeur de chaîne sadomaso de « VIDÉODROME », le viet-vet suspect mais inoffensif dans « L’ŒIL DU TÉMOIN », le désenvoûteur fanatique de « SPLIT IMAGE », le malfrat paranoïaque de « CONTRE TOUTE ATTENTE » et surtout Max, le gangster qui trahit ses meilleurs amis dans « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE », où son face-à-face final avec De Niro est un chef-d'œuvre en soi et WOODS (2)donne la chair de poule. Woods accède aux rôles en vedette grâce à « SALVADOR », où il est extraordinaire en reporter volubile. On le revoit de plus en plus affuté dans « PACTE AVEC UN TUEUR » en flingueur avide de reconnaissance, dans « COP » en flic obsessionnel, « ÉTAT DE CHOC » en yuppie détruit par la cocaïne, « COUPABLE RESSEMBLANCE » en avocat baba-cool, « LA MANIÈRE FORTE » en flic enragé, où il s’autopastiche avec humour. Il est moins convaincant dans « FRANC-PARLER » en journaliste et « LE GRAND DÉFI » en arnaqueur. Mais… Nobody’s perfect.

James Woods revient inexplicablement aux seconds rôles avec le procureur dans une séquence de « CHAPLIN », le bad guy ricanant dans « GUET-APENS », le mercenaire sardonique de « L’EXPERT » où pas dirigé, il est en roue-libre, le proxénète drogué de « CASINO », le conseiller paranoïaque de la Maison Blanche dans « CONTACT », le bras-droit machiavélique de « NIXON », l’assassin raciste de « LES FANTÔMES DU PASSÉ » où il passe les trois-quarts du film sous un maquillage au latex lui faisant prendre trente ans.

Woods revient sur le devant de la scène avec le chasseur de buveurs de sang dans « VAMPIRES », le braqueur drogué dans « ANOTHER DAY IN PARADISE » (qu’il produit lui-même), le rédac-chef hostile dans « JUGÉ COUPABLE », le colonel gay dans « LE DÉSHONNEUR D’ELISABETH CAMPBELL », le père trop strict de « VIRGINS SUICIDE », celui de Drew Barrymore dans « ÉCARTS DE CONDUITE », le chirurgien mondain de « JOHN Q. ».

WOODS (3)

Il apparaît brièvement en exorciste dans « SCARY MOVIE 2 », joue un savant nazi à accent dans « MON COPAIN MAC » et un producteur de disques assassiné dans « BE COOL ». Pas vraiment ce qu’il a fait de meilleur…

Woods prête sa voix à la Mort dans « HERCULES » ainsi qu’à un général dans « FINAL FANTASY », à une bébête dans « STUART LITTLE 2 ».

À la TV, on le voit dans « FOSTER & LAURIE » en drogué, « KOJAK » en voleur de bijoux, « THE ROOKIES » en violeur, « RAID SUR ENTEBBÉ » en commando, « BADGE OF THE ASSASSIN » en juge intègre, « PROMISE » en schizo associal, « MY NAME IS BILLY W. »WOODS (4) où il est créateur des Alcooliques Anonymes, « IN LOVE AND WAR » en prisonnier au Vietnam, « WOMEN & MEN » dans le rôle d’Hemingway, « THE BOYS » en scénariste intoxiqué. Il tient le rôle-titre de « CITIZEN COHN » l’ignoble procureur maccarthiste, apparaît dans un « DREAM ON » en avocat frimeur, « JANE’S HOUSE » en veuf, « CURSE OF THE STARVING CLASS » en fermier ivrogne, « INDICTMENT : THE McMARTIN TRIAL », en avocat. Il est en contremploi dans « THE SUMMER OF BEN TYLER » en honnête avocat du Sud, campe un photographe controversé dans « DIRTY PICTURES » et retrouve sa routine dans « KILLER : A JOURNAL OF MURDER » en serial killer. Il tient le rôle-titre du maire dans « RUDY : THE RUDOLF GIULIANI STORY ». Woods apparaît en professeur atteint d’un mal dégénératif dans un « URGENCES », et tourne sa première série en vedette, en tenant un rôle d’avocat implacable dans « SHARK », hélas un peu trop inspirée de « DR. HOUSE » pour durer.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:37

KINSKI culte (2)Acteur-culte de tout amateur de cinéma ‘bis’ qui se respecte, le Polonais Klaus Kinski a tout expérimenté, du polar allemand au ‘spaghetti western’ de 3ème zone, en passant par le roman-photo à deux sous. Il impose dans les seventies son style convulsif dans des rôles àKINSKI culte (1) la Peter Lorre où la grimace démoniaque, la menace doucereuse, la perversion libidineuse, le narcissisme masochiste, finissent par lui donner un style unique et souvent fascinant.

Dans une filmo de plus de 150 titres, on peut retenir KINSKI cultel’officier nazi dans une séquence de « LE TEMPS D’AIMER, LE TEMPS DE MOURIR », le fugitif malade dans « TRAHISON SUR COMMANDE », un très grand nombre de pervers et de faux-suspects dans les thrillers anglo-allemands tirés de l’œuvre d’Edgar Wallace. Puis ses rôle s’étoffent progressivement : le bossu plein de tics de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », le prisonnier rebelle dans le wagon de « DR. JIVAGO », le moine dynamiteur de « EL CHUNCHO », le braqueur nerveux dans « LE CARNAVAL DES TRUANDS », le chasseur de primes cynique dans « LE GRAND SILENCE », le marquis de Sade de « JUSTINE, LES INFORTUNES DE LA VERTU », le tueur gay de « CHACUN POUR SOI », le chef de bande sadique de « PRIEZ LES MORTS, TUEZ LES VIVANTS ».

Sa collaboration agitée avec Werner Herzog lui offre ses meilleurs rôles : le conquistador suicidaire de « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » (définitivement son chef-d’œuvre), le KINSKI culte (3)vampire souffreteux de « NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT », le pauvre soldat « WOYZECK », l’aventurier utopiste « FITZCARRALDO », l’esclavagiste hystérique de « COBRA VERDE », interprétation hors-contrôle qui marque le début de la fin pour l’acteur.

Il est hallucinant dans le rôle de Karl-Heinz Zimmer, l’acteur de « L’IMPORTANT, C’EST D’AIMER » où il est à la fois pathétique et répulsif. Suivra une période française peu emballante d’où se détachent son rôle d’éminence grise dans « MORT D’UN POURRI » (où il dit du Audiard !) et une ribambelle d’improbables films d’auteur et même quelques curiosités érotisantes.

Kinski n’apparaît qu’au début de « UN GÉNIE, DEUX ASSOCIÉS, UNE CLOCHE » en pistoléro ridiculisé.

Au début des eighties, Kinski s’installe aux U.S.A. et y tourne des séries B : il est un amant de maman Freud dans « THE SECRET DIARY OF SIGMUND FREUD », un psy dans « SCHIZOÏDE », un savant constructeur de robots dans « ANDROÏDE », un autre savantKINSKI culte (4) bouffé par les aliens dans « CRÉATURE ». Il est le sexologue roué de « BUDDY, BUDDY », le milliardaire ripou de « LOVE & MONEY », il apparaît dans un plan du « SOLDAT » en espion russe. Il étonne en chef des services secrets… israéliens dans « LA PETITE FILLE AU TAMBOUR », où il fait preuve d’un humour inaccoutumé et se montre réjouissant en propriétaire voyeur d’un immeuble dans le crapoteux « FOU À TUER ».

Huit ans après la mort de l’acteur, Werner Herzog lui consacre un documentaire joliment intitulé « ENNEMIS INTIMES », où il en ressort paradoxalement que le plus ravagé des deux n’était pas forcément celui qu’on croit.

Kinski écrit diverses moutures de ses sulfureux souvenirs : « CREVER POUR VIVRE » en France, « ALL I NEED IS LOVE » puis « KINKSI UNCUT » aux U.S.A., de plus en plus délirants et pornographiques. Il réalise lui-même « PAGANINI » qui entraînera KINSKI culte (6)plus ou moins sa fin tragique et solitaire. Film-monstre, délirant de mégalo galopante, bourré d’effets qui se télescopent, de ralentis, l’objet ressemble indéniablement à Kinski. Un peu trop, hélas…

À noter qu’il apparaît dans le documentaire « BURDEN OF DREAMS », consacré au tournage de « FITZCARRALDO » et réputé plus intéressant que le film lui-même et qu’un court-métrage (tourné pendant « FOU À TUER ») « PLEASE, KILL MR. KINSKI » lui est consacré.

À la TV, il est un chef d’orchestre dans un « VOYAGEUR », le voyageur du temps mal intentionné qui écume l’Ouest dans « TIMESTALKERS ». On appréciera au second degré son ahurissant numéro dans « LA BELLE ET LA BÊTE », surtout lorsqu’il se métamorphose en prince charmant…

En un mot comme en cent : irremplaçable !

KINSKI culte (5)

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:55

MACYActeur de théâtre au physique de clown triste, au sens comique d’une rare précision, William H. Macy fut souvent utilisé par David Mamet sur scène et au cinéma : en ‘marine’ blousé dans « ENGRENAGES », dans le rôle de Billy Drake dans « PARRAIN D’UN JOUR », du coéquipier de « HOMICIDE », du réalisateur égotique de « SÉQUENCES ET MACY (1)CONSÉQUENCES », du traître des services secrets dans « SPARTAN » et dans le rôle principal de « OLEANNA » en prof accusé de harcèlement. Macy tourne également pour Mamet à la TV dans « THE WATER ENGINE » où il incarne l’inventeur d’un moteur à eau, confronté aux gros industriels de l’Automobile. Il apparaît brièvement en agent de la CIA influençable dans « DES HOMMES D’INFLUENCE » et dans le rôle-titre de « EDMOND » dont les scénarios sont signés… Mamet.

On aperçoit Macy chez Woody Allen, en acteur de radio dans « RADIO DAYS » et en policier dans « OMBRES ET BROUILLARD ».

Parmi ses nombreux autres rôles, il figure dans la réception au début de « QUELQUE-PART DANS LE TEMPS », tient le rôle de Boris dans « LES 1001 NUITS D’HECTOR », de l’imprésario de province dans « BENNY & JOON », MACY (2)joue un suspect dans « DEAD ON SIGHT », le père d’un champion d’échecs dans « À LA RECHERCHE DE BOBBY FISCHER », un docteur dans « LE CLIENT » et le D.A. dans « MEURTRE À ALCATRAZ ». Macy est le principal du collège dans « PROFESSEUR HOLLAND », un capitaine dans la marine dans « TOUCHE PAS À MON PÉRISCOPE », il enquête pour le procureur dans « LES FANTÔMES DU PASSÉ ».

Macy connaît un premier vrai succès personnel avec « FARGO » où en vendeur de voitures d’occasion ringard, il fait kidnapper sa propre femme. On le revoit en major dévoué au président dans « AIR FORCE ONE », en avocat ruiné dans « PRÉJUDICE », en père de famille idéal des fifties dans « PLEASANTVILLE » (son rôle le plus émouvant), en shérif gay dans « HAPPY, TEXAS » et en détective assassiné par Norman Bates dans le remake de « PSYCHO ». Il est confronté aux dinosaures de « JURASSIC PARK 3 » et joue un tueur dépressif dans « PANIC », unMACY (3) chômeur affublé d’un bébé dans « BIENVENUE À COLLINWOOD », un porte-poisse professionnel dans « LADY CHANCE », un commentateur sportif ringard dans « PUR-SANG : LA LÉGENDE DE SEABISCUIT », un flic sympathique dans « CELLULAR », un ministre dans « THANK YOU FOR SMOKING », un biker amateur dans « BANDE DE SAUVAGES ».

Il excelle en assistant réalisateur cocufié dans « BOOGIE NIGHTS », rôle comique qui finit de façon inattendue par un double meurtre et un suicide. Le même réalisateur l’emploie dans un rôle pathétique d’ex-enfant prodige devenu un ringard désespéré dans « MAGNOLIA » où Macy est extraordinaire.

Il trouve son plus beau rôle dans le méconnu « FOCUS » en quidam victime de l’antisémitisme alors qu'il n’est même pas juif.

MACY (4)

À la TV, William H. Macy a fait connaître son visage en médecin-chef dans la série « URGENCES ». Il apparaît en lyncheur du Sud dans « THE MURDER OF MARY PHAGAN », réalise lui-même « LIP SERVICE », joue (sous un lourd maquillage) un VRP handicapé mental dans « DOOR TO DOOR » puis un auteur meurtrier dans « A SLIGHT CASE OF MURDER », qu'il co-écrit, un SDF dans « LE BONNET DE LAINE ». Il tient la vedette de la série « SHAMELESS » dans le rôle d’un père de famille ivrogne.

Aujourd'hui, il fête ses 61 ans. Happy birthday, Bill.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 20:40

MIRREN (3)C'est aujourd'hui LA Grande Dame incontestée du cinéma anglais. Un statut renforcé par son rôle de femme-flic d’un réalisme troublant dans la série « SUSPECT N°1 » qui dura sur plusieurs années, et surtout par son succès dans « THE QUEEN » où elle incarneMIRREN (1) magnifiquement Elizabeth II.

D’origines russes, Helen Mirren est une étrange comédienne, au physique a priori quelconque, mais à la sensualité débordante, une actrice de premier plan qui n’a jamais rechigné à tourner nue, un pilier des plus grandes scènes londoniennes qui ne refuse jamais une série B d’action U.S. bien crapoteuse. Mais toujours avec la même énergie, le même humour caustique.

Entre une multitude de téléfilms de prestige pour la BBC et une filmographie en perpétuelle expansion, Dame Mirren a déjà plus de cent films à son répertoire.

Elle débute en muse dévêtue d’un peintre dans « AGE OF CONSENT », tient le rôle-titre de « MISS JULIE », joue Ophélie dans une version de ’76 de « HAMLET ». Elle fait partie de l’aventure sulfureuse de « CALIGULA », joue une prostituée dans « HUSSY », la femme du caïd dans « DU SANG SUR LA TAMISE », la fée Morgane dans « EXCALIBUR », la veuve amoureuse d’un jeune terroriste dans « CAL », la savante russe dans MIRREN (4)« 2010 » (son premier film américain).

Elle est russe encore, mariée à un danseur yankee dans « SOLEIL DE NUIT », joue la femme stoïque d’Harrison Ford dans « MOSQUITO COAST », l’épouse volage dans « LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT », celle du « DOCTEUR NORMAN BETHUNE », la complice dépravée de Christopher Walken dans « ÉTRANGE SÉDUCTION », la proie d’un serial killer dans « THE HAWK », la mère de Hamlet dans « PRINCE OF JUTLAND », la reine (déjà) dans « LA FOLIE DU ROI GEORGE », la profMIRREN (2) odieuse dans « MRS TINGLE », l’horticultrice snob dans « JARDINAGE À L’ANGLAISE », la psy dans une séquence de « THE PLEDGE ».

Helen Mirren aborde la soixantaine sans se départir de sa féminité ni de sa séduction singulière : elle est déchirée entre deux hommes dans « LAST ORDERS », joue une gouvernante au passé trouble dans « GOSFORD PARK », se dénude pour la bonne cause dans « CALENDAR GIRLS », joue l’épouse d’un business man kidnappé dans « L’ENLÈVEMENT ». Elle étonne en tueuse rongée par le cancer dans « SHADOWBOXER », mais fait – vu le nombre de tournages, c'est inévitable ! – des apparitions indignes d'elle dans « BENJAMIN GATES ET LE LIVRE DES SECRETS » ou « CŒUR D’ENCRE ». Elle est la femme de l’écrivain dans « TOLSTOÏ, LE DERNIER AUTOMNE », la patronne d’un bordel dans « LOVE RANCH ». Elle épate encore en flingueuse dure à cuire dans « RED », et joue le rôle principal féminisé MIRRENpour l’occasion dans « LA TEMPÊTE » d'après Shakespeare.

À noter qu'elle prête à sa voix au dessin animé « LE PRINCE D’ÉGYPTE » où elle joue… ‘The Queen’. Décidément !

Parmi ses grands rôles à la TV : Valérie dans la minisérie « COUSINE BETTE », une hôtesse dans « S.O.S. TITANIC », le rôle-titre de « MRS REINHARDT », la bourgeoise adultère dans « CAUSE CÉLÈBRE », la romancière dans « THE PASSION OF AYN RAND », la mère d’un attardé mental dans « UNE QUESTION DE COURAGE », la veuve amoureuse d’un gigolo dans « LE PRINTEMPS ROMAIN DE MRS STONE », la reine d’Angleterre « ELIZABETH I » où elle est extraordinaire. Peut-être ce qu'elle a fait de plus impressionnant.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:28

HESTON (1)Son journal paru dans les seventies révéla un Charlton Heston donneur de leçon ultraconservateur, soignant jusqu’à la parodie son personnage de Grand Homme, mari fidèle, père modèle, ami des présidents et présentateur d’émissions-hommage ou de cérémonies des Oscars. Ses prises de position trente ans plus tard sur le port d’armes, ontHESTON (2) largement terni son image.

Le réalisateur Franklin J. Schaffner est un des rares à avoir pleinement su utiliser l’encombrante carcasse et le grimaçant faciès de l’immense Charlton, empêtré dans son passé de super-héros biblique au point que « ses ailes de géant l’empêchent de marcher ». Pour Schaffner, Heston est « MACBETH » à la TV et se montre grandiose en châtelain amoureux dans « LE SEIGNEUR DE LA GUERRE » et en astronaute amer dans « LA PLANÈTE DES SINGES », personnage qu’il retrouve en simple ‘guest’ dans « LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES » où il prend quand même le temps de faire sauter la Terre !

Charlton Heston débute ado dans deux films d’amateur : le rôle-titre de « PEER GYNT » et Marc-Antoine dans « JULIUS CAESAR ». Dans les fifties, l’acteur commence par des séries HESTON (3)B : le vétéran amer de « LA MAIN QUI VENGE », le guide raciste dans « LE SORCIER DU RIO GRANDE » où il a une superbe scène de combat avec Jack Palance, le rôle-titre du « TRIOMPHE DE BUFFALO BILL », le planteur de « QUAND LA MARABUNTA GRONDE ». Il est moins convaincant en pseudo-Indien dans « LE FILS DE GÉRONIMO » ou en riche Sudiste dans « LA FURIE DU DÉSIR ».

Il s’impose par ses rôles ‘bigger than life’ : le boss du cirque dans « SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE », Moïse dans « LES 10 COMMANDEMENTS », le contremaître jaloux dans « LES GRANDS ESPACES » et bien sûr le prince juif de « BEN-HUR », rôle-somme qui le résume parfaitement.

Orson Welles lui fait jouer un flic… mexicain dans « LA SOIF DU MAL ». On le revoit en chasseur d’épaves dans « CARGAISON DANGEREUSE » et à nouveau « épique » dans le rôle-titre du « CID ».

La décennie suivante capitalise sur cette image emblématique : l’officier dur à cuire des « 55 JOURS DE PÉKIN », le planteur intraitable dans « LE SEIGNEUR D’HAWAII », Michel-Ange dans « L’EXTASE ET L’AGONIE », le général anglais de « KARTHOUM » où son accent est étonnamment crédible, Jean le Baptiste dans « LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE », le chef d’orchestre de « LA SYMPHONIE DES HÉROS ».HESTON (4)

C’est en jouant à contremploi un cowboy usé et illettré, que Heston est à son meilleur dans le trop méconnu « WILL PENNY, LE SOLITAIRE ». Il est parfait en militaire hanté par la déchéance, dans « MAJOR DUNDEE », film qu’il aide à achever en cédant une partie de son salaire. Les seuls films montrant l’autre côté de l’acteur, un semblant de vulnérabilité.

Heston a du mal à trouver sa place dans le cinéma en évolution des seventies mais se montre crédible en héros de SF torturé : le messie solitaire dans « LE SURVIVANT », le flic cynique du futur dans « SOLEIL VERT ». Il finit par s’égarer dans d’antédiluviens films-catastrophe : l’architecte adultère de « TREMBLEMENT DE TERRE », les pilotes héroïques  de « ALERTE À LA BOMBE » et « 747 EN PÉRIL », l’officier de « LA BATAILLE DE MIDWAY », le flic dans « UN TUEUR DANS LA FOULE », le capitaine de « SAUVEZ LE NEPTUNE ! » et des westerns, tels « LA LOI DE LA HAINE » en shérif dont la fille est kidnappée.

Il excelle dans deux rôles historiques où il est méconnaissable : Henry VIII dans « THE PRINCE AND THE PAUPER » et le cardinal de Richelieu dans « LES TROIS MOUSQUETAIRES » et « ON L’APPELAIT MILADY » où Heston va jusqu’à changer son timbre de voix, se rendre physiquement presque fragile.

HESTON (6)Il poursuit sa carrière de symbole biblique en jouant le narrateur d’une série documentaire sur le Nouveau Testament, très simplement titrée « CHARLTON HESTON PRESENTS THE BIBLE ».

Et se découvrant de l’humour sur le tard, le vieux ‘Chuck’ joue (enfin !) le rôle de… Dieu dans « UN ANGE… OU PRESQUE » et apparaît dans des ‘caméos’ : le pompiste shakespearien de « WAYNE’S WORLD 2 », le puissant rancher de « TOMBSTONE » (où il est à peine identifiable), le savant de « SOLAR CRISIS », le supérieur borgne de Schwarzie, son évident successeur dans le star system dans « TRUE LIES », l’éditeur dans « L’ANTRE DE LA FOLIE ».

Heston apparaît en méchant braconier dans « ALASKA » réalisé par son fils Fraser, en officiel du foot dans « L’ENFER DU DIMANCHE ». Il obtient ses meilleures critiques depuis des lustres dans le « HAMLET » de Kenneth Branagh, où il joue avec puissance l’acteur interprétant sur scène le rôle du roi. Il apparaît sous un maquillage simiesque dans le remake raté de « LA PLANÈTE DES SINGES » et joue le père d’Andie McDowell fan d’armes à feu (de l’humour, on vous dit !) dans « POTINS MONDAINS ET AMNÉSIES PARTIELLES ».

Il termine son long parcours en jouant les faire-valoir de… Christophe Lambert (un vieux dans un hospice dans « GIDÉON ») ou Jean-Claude Van Damme (le père du karatéka dans HESTON (5)« THE ORDER ») dans des séries Z internationales.

Il réalise lui-même « ANTONY AND CLEOPATRA » (où il joue Marc-Antoine pour la 3ème fois, après son film de jeunesse et un remake de ‘70) et « LA FIÈVRE DE L’OR » où il est un méchant chercheur d’or, prête sa voix ‘off’ au film de Sword & Sorcery « THE LORD PROTECTOR » et à « ARMAGGEDON », au cartoon « HERCULES », à un chien dans « COMME CHIENS ET CHATS ».

Outre son journal, Charlton Heston publie son autobiographie : « IN THE ARENA » en ‘95, ouvrage plus sympathique et plein d’ironie sur lui-même. On ne peut en dire autant de sa présidence de la NRA, de son édito belliqueux chaque semaine dans « GUNS & AMMO » et de sa campagne en faveur du droit de port d’armes pour tous, qui lui valut une belle volée de bois vert médiatique. Interviewé dans le documentaire « BOWLING FOR COLOMBINE », il y est impitoyablement ridiculisé. Eh oui… Même Dieu avait fini par vieillir.

En 2002, il annonce à la presse qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer qui finira par l’emporter.

HESTON

À la TV, on le voit à ses débuts dans le rôle de Heathcliff dans « LES HAUTS DE HURLEVENT », de Petruccio dans « LA MÉGÈRE APPRIVOISÉE », il incarne la bête humaine de « LA BELLE ET LA BÊTE », un étudiant infirme dans « OF HUMAN BONDAGE », le chirurgien amoureux de « THE WILLOW CABIN », un journaliste dans « THE WINGS OF THE DOVE », un privé borgne dans « THE FUGITIVE EYE », Roosevelt dans « FDR ». Bien plus tard, il est business man dans le ‘soap’ « LES COLBY », chasseur africain dans « NAIROBI AFFAIR », politicien du Sud dans « CHIEFS », rancher intraitable dans « PROUD MEN ». Heston tient des rôles de répertoire tels Sherlock Holmes dans « THE CRUCIFER OF BLOOD » (qu’il avait créé au théâtre), Long John Silver dans « TREASURE ISLAND » réalisé par son fils Fraser, Sir Thomas More dans « A MAN FOR ALL SEASONS » qu’il réalise lui-même. On le voit en parrain mafieux dans « ORIGINAL SIN », en patriarche Mormon dans « THE AVENGING ANGELS », en savant dans « SEAQUEST : POLICE DES MERS », en papy écossais dans « THE LITTLE KIDNAPPERS » et une fois encore en pilote héroïque dans « 1000 HEROES ». Il apparaît (et dans son propre rôle) dans le ‘soap’ « AMOUR, GLOIRE ET BEAUTÉ », ainsi que dans « FRIENDS », où Joey utilise la douche de sa loge.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:36

NEESON (3)Irlandais d’origine, le dégingandé Liam Neeson tourne d’abord des films UK : il est le brutal Gawain dans « EXCALIBUR », un marin révolté dans « LE BOUNTY » (rôle créé par Richard Harris, autre Irlandais, dans la version Brando), le soldat de l’IRA dansNEESON (1) « L’IRLANDAIS », un des jésuites de « MISSION », le privé grenouilleur de « FAUTE DE PREUVES », le boxeur à poings nus de « THE BIG MAN », mais il fait l’essentiel de sa carrière aux U.S.A. où il gravit les échelons du vedettariat, malgré un physique cabossé et NEESON (2)une personnalité ombrageuse, pas forcément consensuelle.

Neeson est le réalisateur de clips de « LA DERNIÈRE CIBLE », le fantôme vindicatif de « HIGH SPIRITS », le SDF muet de « SUSPECT DANGEREUX », le plouc vengeur de « UN FLIC À CHICAGO », le médecin de « RUBY CAIRO », le savant défiguré de « DARKMAN », le mari de Diane Keaton dans « LE PRIX DE LA PASSION », le nazi quasi-humain de « UNE LUEUR DANS LA NUIT », l’objet de désir des frustrées de « MARIS ET FEMMES ». Il passe enfin dans la « cour des grands » en jouant l’industriel ambigu mais héroïque de « LA LISTE DE SCHINDLER » de loin son meilleur travail.

On le revoit en savant étudiant l’enfant sauvage de « NELL », en père déchiré dans « LE POIDS DU DÉSHONNEUR », en fondateur de l’IRA dans le rôle-titre de « MICHAEL COLLINS ». Il est un énième Valjean dans « LES MISÉRABLES » où il est navrant, se traîne pareillement dans le rôle du savant dirigeant le groupe de « HANTISE », en flic des Stups dépressif dans « MAFIA PARANO », dans le rôle-titre du sexologue « DR. KINSEY ».

George Lucas choisit Neeson pour être maître Jedi dans « STAR WARS ÉPISODE 1 : LA NEESON (4)MENACE FANTÔME ». Il incarne un officier russe dans « K-19 : LE PIÈGE DES PROFONDEURS », un prêtre rapidement assassiné dans « GANGS OF NEW YORK », un veuf sympathique dans « LOVE ACTUALLY », le mentor du héros dans « BATMAN BEGINS », le croisé dans « KINGDOM OF HEAVEN », l’ex-agent secret dans le film français « TAKEN », le vengeur implacable de « SERAPHIM FALLS », l’ex-terroriste de l’IRA dans « FIVE MINUTES OF HEAVEN », le croque-mort inquiétant de « AFTER.LIFE », le mari tenté par l’adultère dansNEESON « CHLOÉ ».

À 55 ans passés, Neeson devient étonnamment un acteur de films d’action à gros budget. Il reprend le rôle de George Peppard dans « AGENCE TOUS RISQUES », joue un amnésique dangereux dans « SANS IDENTITÉ », incarne rien moins que Zeus dans « LE CHOC DES TITANS ».

Son meilleur rôle demeure celui de « ROB ROY », où en hors-la-loi écossais digne et intelligent, il n’a jamais été plus judicieusement employé.

À la TV, Neeson tient un rôle d’inspecteur dans « IF TOMORROW COMES », de SDF dans « SWORN TO SILENCE ».

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 12:25

FALK (2)La carrière de Peter Falk est complètement vampirisée par le personnage de la série TV « COLUMBO », flic aux allures de ‘beauf’ lent à la détente, dissimulant un fin stratège.FALK (3) Symbolisant à lui seul l’homme du peuple confronté aux nantis, Falk devient une sorte de Sherlock Holmes prolétaire, mythe moderne à part entière.

Avec son œil de verre, son allure brouillonne, son style de jeu chafouin, savant mélange de tics étudiés et d’impro roublarde, Falk crée le lieutenant Columbo dans les seventies avant de retrouver le personnage quinze ans plus tard pour une série moins irréprochable, où il se laisse aller au cabotinage.

On l’aperçoit d’abord dans des seconds rôles pittoresques : un des contrebandiers dans « LA FORÊT INTERDITE », le gangster perpétuellement découragé de « MILLIARDAIRE POUR UN JOUR », l’officier moustachu dans « THE BALCONY », le caïd dangereux des « 7 VOLEURS DE CHICAGO », le taxi de « UN MONDE FOU, FOU, FOU, FOU », le G.I. de « UN CHÂTEAU EN ENFER » et « LA BATAILLE POUR ANZIO », l’acolyte de Jack Lemmon dans « LUV : EST-CE L’AMOUR ? » et « LA GRANDE COURSE AUTOUR DU MONDE », le caïd dans « LES INTOUCHABLES ».

FALK (4)

John Cassavetes son partenaire dans ce dernier film, lui offre des rôles magnifiques : un des pathétiques fugueurs de « HUSBANDS », le mari dépassé de « UNE FEMME SOUS INFLUENCE ». Falk apparaît fugitivement dans son propre rôle dans « OPENING NIGHT » FALK (1)où il offre des fleurs à Gena Rowlands à sa sortie de scène. C'est uniquement par amitié pour Falk que Cassavetes reprend en plein tournage « BIG TROUBLE » dont le réalisateur avait été remercié.

Falk est très bien en manager ringard des catcheuses de « 2 FILLES AU TAPIS », en cambrioleur dans « TÊTES VIDES CHERCHENT COFFRES PLEINS », en ange réincarné dans « LES AILES DU DÉSIR » et sa sequel « SIFALK (5) LOIN, SI PROCHE », en gangster dans « THE MONEY KINGS », en parrain dans « CORKY BONONO », en caïd emprisonné dans « INVINCIBLE », en vieux père casse-pieds dans « THE THING ABOUT MY FOLKS », en mécano ami dans « NEXT ».

Il s’amuse à jouer les pastiches de Bogart dans les pochades « UN CADAVRE AU DESSERT » et « LE PRIVÉ DE CES DAMES ».

À noter que Falk apparaît deux fois dans des personnages plus âgés que lui. D'abord dans FALK« PRINCESS BRIDE » en grand-père racontant le film à son petit-fils alité, puis dans « ROOMMATES » où il est cette fois centenaire, à peine identifiable sous des kilos de latex.

À la TV, Peter Falk joue un caïd dans « LES INCORRUPTIBLES ». Il y côtoie Thomas Mitchell, créateur du rôle de Columbo au théâtre. Il caricature Castro dans « LA 4ème DIMENSION », est racketteur dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », prêcheur dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », joue l’avocat de la série « THE TRIALS OF O’BRIEN » et un quadra atteint du cancer dans « LE SOURIRE AUX LARMES ». Falk est un comique en duo avec Woody Allen dans « THE SUNSHINE BOYS », un missionnaire fanatique dans « THE LOST WORLD ».

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