Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 05:26

BRADPITT (4)Il débute en joli cowboy blond tout droit sorti d’une pub et c'est ainsi qu’on découvre Brad Pitt en séducteur-escroc dans « THELMA & LOUISE ». On le retrouve affublé d’une BRADPITT (3)« banane » insensée dans le rôle-titre de « JOHNNY SUEDE », puis en fils du prêcheur dans « ET AU MILIEU COULE UNE RIVIÈRE » où le réalisateur Robert Redford en a fait son propre sosie.

Bon acteur, Pitt abuse parfois de sa lippe sensuelle, de son œil brouillé et de sa crinière blonde au vent, mais a l’instinct de s’entourer de réalisateurs à forte personnalité qui le canalisent. Il végète en flic romantique dans « COOL BRADPITT (5)WORLD », en sportif dans « ACROSS THE TRACKS ». On le revoit en coloc drogué et abruti dans un caméo de « TRUE ROMANCE », en flic novice dans « SE7EN » où sa scène finale donne la chair de poule, en fils dégénéré d’un savant dans « L’ARMÉE DES 12 SINGES ».

Il joue un vampire tourmenté dans « ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE » et un terroriste de l’IRA dans « ENNEMIS RAPPROCHÉS » (où son accent est irréprochable). On le revoit en explorateur teuton dans « 7 ANS AU TIBET » où sa prestation maniérée a été très (et à juste titre) critiquée et met à mal sa réputation. Il n’est guère plus emballant dans le rôle de la Mort en visite surBRADPITT (2) terre dans l’interminable « RENCONTRE AVEC JOE BLACK » ou du petit malfrat malmené dans « LE MEXICAIN ».

Il se requinque heureusement avec le rôle du double idéalisé d’Ed Norton dans « FIGHT CLUB » et du boxeur gitan dans « THE SNATCH » où il est désopilant. Il est un espion emprisonné dans « SPY GAMES », un des braqueurs de casino de « OCEAN’S ELEVEN » et ses deux sequels, un Achille bodybuildé dans « TROIE », un tueur à gages dans « MR ET MRS BRADPITT (1)SMITH ».

Il campe un Jesse James névrosé dans « L’ASSASSINAT DE JESSE JAMES », et un homme qui naît vieux et rajeunit progressivement dans « L’ÉTRANGE CAS DE BENJAMIN BUTTON ». Il est hilarant en crétin congénital dans « BURN AFTER READING » et en lieutenant prognathe dans « INGLOURIOUS BASTERDS », remarquable en père dominateur dans « THE TREE OF LIFE ».BRADPITT

Deux rôles diamétralement opposés le mettent au niveau des plus grands : « KALIFORNIA » où Pitt est stupéfiant en tueur bestial et stupide, effrayant de banalité et « LÉGENDES D’AUTOMNE » en cadet d’une famille élevé par un Indien et hanté par ses démons. La scène où il va scalper des Allemands dans les tranchées de 14-18 est ahurissante. Il apparaît non-mentionné au générique, l’espace de deux secondes dans « DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH », « CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX » et dans son propre rôle dans « FULL FRONTAL ».

À la TV, Pitt joue à ses débuts un teenager dans la sitcom « GLORY DAYS » et le boy-friend d’une des héroïnes de « DALLAS », avant d’être le dealer crasseux de « TOO YOUNG TO DIE ». Il apparaît dans deux « FRIENDS », série de son (alors) compagne Jennifer Aniston, où il joue un ex-obèse.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 13:58

STRODE bio (2)Ex-champion de football, athlète olympique, ce géant noir au corps sculptural, au visage taillé dans le granit et au crâne rasé, a bâti une carrière assez imposante sur un jeu STRODE bio (3)minimaliste sans pratiquement jamais changer d’expression. Un quasi record !

Woody Strode est un des acteurs fétiche de John Ford qui l’utilise dans toutes sortes d’emplois et ethnies et lui offre son unique rôleSTRODE bio (1) en vedette : « LE SERGENT NOIR » où Strode est un ‘buffalo soldier’, un soldat de la cavalerie U.S. injustement accusé de viol. « Papy » l’emploie de façon plus ou moins crédible en… chef Indien dans « LES DEUX CAVALIERS », en bandit chinois dans « FRONTIÈRE CHINOISE », en garde-du-corps dévoué de John Wayne dans « L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE ».

‘Woodrow’ Strode tient deux rôles dans « LES DIX COMMANDEMENTS » en esclave et en roi. Il apparaît dans « LA CITÉ SOUS LA MER » en factotum taiseux, « LES BOUCANIERS » en pirate, « JUNGLE GENTS » en Indigène, « LA GLOIRE ET LA PEUR » en G.I. peu enclin à mourir pour son pays (une de ses interprétations les plus STRODE bio (4)approfondies), « PANIQUE À BORD » en responsable des machines, « SHALAKO » en Indien peinturluré, « CHE ! » en fidèle de Castro, « GENGIS KHAN » en guerrier.

Strode trouve ses rôles les plus mémorables dans « SPARTACUS » où il est l’esclave qui refuse de tuer Kirk Douglas au prix de sa vie et « LES PROFESSIONNELS » où il est le chasseur de primes, spécialiste du tir à l’arc.

Il tourne des ‘spaghetti westerns’ en Italie : « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » où il attend Bronson à la gare en laissant l’eau d’un réservoir goutter sur son crâne, « LESSTRODE bio (5) DYNAMITEROS » où il fait partie d’un commando punitif, comme dans « LA POURSUITE SAUVAGE » où il apparaît étonnamment chevelu. Il se nomme carrément dans ‘Woody’ dans « CIAK MULL ». Il s’essaie au polar transalpin en jouant un ‘hitman’ chevelu dans « PASSEPORT POUR DEUX TUEURS » en tandem avec Henry Silva et au film d’auteur en jouant un leader africain martyrisé dans « ASSIS À SA DROITE ».

STRODE bioWoody Strode a un rôle central dans « LA COLLINE DES BOTTES » où il est trapéziste, « KEOMA » où il joue l’ex-esclave devenu ivrogne et « LAST REBEL » où il est encore un ancien esclave sauvé du lynchage.  

Il tourne jusqu’à un âge avancé : un fermier dans « L’HORRIBLE INVASION », le taulard protecteur de « VIGILANTE : JUSTICE SANS SOMMATION », le portier du « COTTON CLUB » (une quasi figuration), un hors-la-loi pour rire dans « LUST IN THE DUST », un des vieillards révoltés de « COLÈRE EN LOUISIANE », le narrateur de « POSSE : LA REVANCHE DE JESSE LEE ». Il est le témoin sénile de « STORYVILLE » et trouve son tout dernier rôle dans le western « MORT OU VIF » où il ne fait que passer en croque-morts.

STRODE bio (6)

À la TV, on le voit de nombreuses fois en ‘guest’ dans la série « TARZAN » et en acolyte du skipper Stephen Boyd dans « KEY WEST ». Il a tenu le rôle de Lothar dans le pilote de « MANDRAKE LE MAGICIEN ». Le casting idéal !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 08:06

ED HARRIS (2)Ed Harris un des meilleurs acteurs apparus dans les années 80, a fait progressivement son bonhomme de chemin entre ‘blockbusters’ et séries B, héros et psychopathes, premiers rôles et utilités. Ce manque de définition claire de son statut au sein du start system a certainement nui à son accession au vedettariat et il s’est installé comme « grand second ED HARRIS (1)rôle », décevant un peu ses fans de la première heure.

On l'aperçoit en laborantin manipulant un poumon dans « MORTS SUSPECTES », en gendre étripé dans un sketch de « CREEPSHOW », en motard médiéval (sic !) dans « KNIGHTRIDERS » dont il tient la tête d’affiche.

Harris apparaît en passeur de clandestins dans « CHICANOS, CHASSEUR DE TÊTES », en ouvrier partant à la guerre dans « SWING SHIFT », en mercenaire charognard dansED HARRIS (3) « UNDER FIRE » (où il crève l’écran), en pêcheur raciste dans « ALAMO BAY », en flic psychopathe dans « LE COMPLOT ». Il faut l’y avoir vu essayer d’étrangler son chien avec la vitre de sa voiture !

« L’ÉTOFFE DES HÉROS » est une révélation : il y incarne John Glen, héros de l’espace, avec une authenticité sidérante. Les scènes avec sa femme bègue sont des chefs-d’œuvre.

On le revoit dans le rôle-titre de « WALKER » (un personnage déjà incarné par Brando dans « QUEIMADA »), en chef d’équipe héroïque dans « ABYSS », en ‘viet-vet’ bouffi de bière dans « JACKNIFE », une de ses plus étonnantes créations où il parvient à éclipser De Niro. Au milieu des eighties, Harris revient aux emplois secondaires sans rien perdre de sa présence : il est remarquable en caïd irlandais vendu à la mafia dans « LES ANGES DE LA NUIT », en shérif affrontant Satan dans « LE BAZAAR DE L’ÉPOUVANTE », en agent du FBI au crâne rasé dans « LA FIRME », en VRP aigri dans « L’AFFAIRE GLENGARRY », en politicien séducteur dans « DIRTY TRICKS », en flic suspecté de meurtre dans « LUNE ROUGE ».

ED HARRIS (4)

Il déçoit en père veuf dans « LA SURPRISE », reste routinier en sauveteur des héros de « APOLLO 13 » (qui lui vaut pourtant l’Oscar), en ex de la CIA mouillé dans le scandale du Watergate dans « NIXON », en époux de la ménagère justicière de « AU-DELÀ DES LOIS », en père de famille inepte dans « MA MEILLEURE ENNEMIE », mais retrouve la forme olympique en militaire fêlé dans « ROCK » et en flic admiratif dans « LES PLEINS POUVOIRS », en prêtre doutant de sa foi dans « THE THIRD MIRACLE », en tireur d’élite nazi dans « STALINGRAD », en escroc de haut-vol dans « THE PRIME GIG ». Il joue le deus ex machina télévisuel de « THE TRUMAN SHOW » (rôle prévu pour Dennis Hopper), l’espion fantôme de « UN HOMME D’EXCEPTION », l’officier dans « BUFFALO SOLDIERS », ED HARRIS (5)il est un poète mourant du SIDA dans « THE HOURS » (immense interprétation !), un coach généreux dans « RADIO », un vétéran ravagé dans « LA COULEUR DU MENSONGE », un mafieux défiguré dans « A HISTORY OF VIOLENCE », un flic pas très net dans « GONE BABY, GONE ». Il apparaît vieilli mais égal à lui-même en prisonnier du goulag dans « LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ », campe un curieux Ludwig dans « COPYING BEETHOVEN », un SDF dans « WINTER PASSING », le shérif dans « WHAT’S WRONG WITH VIRGINIA ».

On peut garder un faible pour son ahurissant numéro de serial killer enragé dans « JUSTE CAUSE » où ses scènes laissent un malaise tangible tant elles dégagent de folie furieuse. Immense accomplissement !

En ‘99, Ed Harris réalise lui-même « POLLOCK », qu’il mit des années à monter et où il tient le rôle du peintre, se transformant physiquement de façon étonnante. Il signe ensuite l’excellent western « APPALOOSA », où il joue un shérif laconique.

Harris prête sa voix à Sam Peckinpah pour le documentaire « THE WILD BUNCH : ANED HARRIS ALBUM IN MONTAGE ». Il apparaît non-mentionné au générique du « FANTÔME DE SARAH WILLIAMS » en gouverneur gay forcé de démissionner et grimé en Al Jolson dans « MASKED & ANONYMOUS ».

À noter que Sam Shepard, son partenaire dans « L’ÉTOFFE DES HÉROS » avait spécialement écrit pour Ed Harris, le rôle du frère incestueux dans sa pièce « FOOL FOR LOVE ».

À la TV, on l’aperçoit dans « THE AMAZING HOWARD HUGHES », puis en lieutenant dans « THE SEEKERS », en plouc qui organise des accidents dans « CHIPS », en serial killer dans « POUR L’AMOUR DU RISQUE ». Il joue deux rôles d’avocats pris dans d’inextricables dilemmes dans « THE LAST INNOCENT MAN » et « PARIS TROUT ». Ed Harris apparaît non mentionné au générique dans « LE FLÉAU » en général gay et chauve. Il est le cowboy qui veut venger sa sœur dans « RIDERS OF THE PURPLE SAGE » et le patron de diner pusillanime de « EMPIRE FALLS ». Il incarne John McCain dans « GAME CHANGE ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:00

SCHEIDER (1)Dans une interview à la revue « POSITIF », Jonathan Demme avoua avoir tenu à réaliser « MEURTRES EN CASCADE » dans le seul but de diriger Roy Scheider qu’il considérait comme le « nouveau Bogart ». Et il est vrai qu’au début des seventies, l’acteur avait toutes ses chances de devenir le ‘tough guy’ romantique n°1 du cinéma U.S.

Mince, musculeux, affûté, le visage cabossé, Scheider figure en régisseur dans « STAR ! », il est remarqué en mac de Jane Fonda dans « KLUTE » puis trouve le succès en jouant leSCHEIDER (3) coéquipier patient de Popeye dans « FRENCH CONNECTION ». Il apparaît en tueur à gages dans deux films français au côté de Jean-Louis Trintignant : « L’ATTENTAT » où il le flingue et « UN HOMME EST MORT » où le frenchie lui rend la pareille.

Scheider éclate grâce aux « DENTS DE LA MER » où il est irremplaçable dans le rôle de Martin Brody, ex-flic new-yorkais devenu shérif d’une ville balnéaire et affrontant ses phobies. Il retrouve le personnage dans le n°2, se montrant supérieur au film lui-même. La scène où il panique et ouvre le feu sur inoffensif un banc de poissons, est la meilleure du film.

SCHEIDER (2)

L’acteur confirme l’essai avec le flic taciturne de « POLICE PUISSANCE 7 », le malfrat ‘loser’ exilé en Amérique Latine dans « LE CONVOI DE LA PEUR » (où il remplaça Steve McQueen au pied-levé), l’espion parano de « MEURTRES EN CASCADE », l’agent secret ambigu dans « MARATHON MAN » peut-être son rôle le plus fascinant.

La descente commence paradoxalement avec son rôle le plus médiatisé, le chorégraphe SCHEIDER (5)souffreteux et suicidaire dans « ALL THAT JAZZ ! » et s’accentue avec le psy grisonnant de « LA MORT AUX ENCHÈRES », le quinqua membre du « MEN’S CLUB », le cosmonaute de « 2010 », le pilote d’hélico dépressif de « TONNERRE DE FEU ».

Il retrouve la TV de ses débuts, se rajeunit de façon peu convaincante et s’enfonce encore avec son business man malmené dans « PAIEMENT CASH », son boss de la CIA dans « LA MAISON RUSSIE ».

Scheider retrouve un second souffle au début des nineties : il est très bien en tueur à gages sourd dans « COHEN & TATE », en officier parano dans « THE FOURTH WAR » et revient aux rôles secondaires avec le psy bizarroïde dans « LE FESTIN NU », le parrain enterré vivant de « ROMEO IS BLEEDING ».

Scheider apparaît dans « BACK HOME » en père de famille antipathique et s'y montre meilleur qu'il n'a été depuis des années. Il ne fait que passer en président des U.S.A. dansSCHEIDER (4) « THE PEACEKEEPER », en bad guy de service dans « PLATO’S RUN » et en ignoble PDG d’une compagnie d’assurances dans « L’IDÉALISTE ». Il a achevé son parcours dans d’anonymes DTV où il ne faisait que passer.

À noter qu’il a prêté sa voix off au commentaire de « MISHIMA ».

Pour la petite histoire, c'est Scheider qui devait tenir le rôle du père Karras dans « L’EXORCISTE », mais un accident dut le faire renoncer au dernier moment, au profit de Jason Miller.

À la TV, Roy joue un méchant dans un « CANNON », un agent secret dans « ASSIGNMENT MÜNICH », rôle qui sera repris par Robert Conrad le temps d’une brève série. Scheider retrouve Steven Spielberg pour la série « SEA QUEST, POLICE DES MERS » dans laquelle il campe le capitaine d’un sous-marin futuriste, inspiré de… Cousteau. Il joue un reporter barbichu dans « SOMEBODY HAS TO SHOOT THE PICTURE », un coach de baseball dans « TIGER TOWN », apparaît dans le rôle de George Schaeffer dans « R.K.O. 281 », où il est excellent. Il joue un caïd russe dans la série « NEW YORK 911 ».

SCHEIDER

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 16:18

OATES (1)Dix ans après sa mort, des étudiants en cinéma ont tourné un documentaire sur la carrière de Warren Oates : « WARREN OATES : ACROSS THE BORDER » clamant qu’il était « l’unique être humain d’Hollywood » et le seul à avoir créé de véritables antihéros sans OATESconcession au box-office ou au glamour. Dans sa bible annuelle « MOVIE & VIDEO GUIDE » Leonard Maltin va jusqu’à affirmer que la prestation de l’acteur dans « MACADAM À DEUX VOIES » est : « Une des plus grandes qu’il soit donné de voir à l’écran ». Rien de moins… Avec sa calvitie naissante, sa dentition anarchique et ses tics nerveux dans les yeux, Oates n’a rien du héros traditionnel et ses prestations ont toujours été empreintes de naturalisme et d’humanité. Sam Peckinpah lui offre ses meilleurs rôles : un des frères ravagés de « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », un déserteur exécuté dans « MAJOR DUNDEE », un des hors-la-loi de « LA HORDE SAUVAGE » (le plus bête !) et surtout Benny le gringo englué dans un Mexique de cauchemar dans « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA », où Oates s’était fait le look du réalisateur pour une magnifique performance. On aperçoit Warren Oates en frèreOATES (4) boiteux dans « LE DOMPTEUR DE FEMMES », en corsaire dans « HERO’S ISLAND », en OATES (5)mercenaire taiseux (et son frère jumeau) dans « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM », en pistoléro amateur de chiquitas dans « LE RETOUR DES 7 », en shérif-adjoint voyeur dans « DANS LA CHALEUR DE LA NUIT », en forçat à moitié demeuré dans « LE REPTILE », en bandit drogué dans « BARQUERO », en flic des assurances dans « LE VOLEUR QUI VIENT DÎNER », en conducteur errant dans « MACADAM À DEUX VOIES », en chasseur de baleines dans « THE WHITE DAWN », en OATES (2)pistoléro retiré dans « CHINA 9, LIBERTY 37 » et « L’HOMME SANS FRONTIÈRE ». Oates brille dans deux monologues « tours-de-force » dans « TÊTES VIDES CHERCHENT COFFRE PLEIN », joue des officiers dans « TONNERRE DE FEU », « POLICE FRONTIÈRE » et « 1941 » où il hurle de rire de façon inoubliable. Parmi ses quelques films en vedette, les rôles-titre de « DILLINGER » où il est étonnant de crédibilité et évoque Bogart et « CHANDLER » dans un rôle de privé amoureux. Il a aussi le premier rôle de films de cascades fauchés tels que « DIXIE DYNAMITE » ou « COURSE CONTRE L’ENFER ». À noter que son rôle dans « LES PRAIRIES DE L’HONNEUR » a complètement disparu au montage. Il apparaît non-mentionné au générique dans « RANCHO DELUXE », jouant de l’harmonica sur scène. En 2009, paraît une excellente biographie, « A WILD LIFE », prouvant que Oates est loin d’avoir été oublié. À la TV, Oates reprend des rôles créés par de glorieux aînés : Alnutt dans « THE AFRICAN QUEEN », le père de l’ado dans « À L’EST D’ÉDEN » et Cogburn dans une sequel à « 100 $ POUR UN SHÉRIF », « ROOSTER COGBURN : A FURTHER ADVENTURE ». On le voit en ‘guest’ dans d’innombrables séries : cinq épisodes de « AU NOM DE LA LOI » et « GUNSMOKE », « AU-DELÀ DU RÉEL » en mutant, « SUR LA PISTE DU CRIME » en seul survivant d’un casse, « LE FUGITIF » en ex-repris de justice boîteux, « LA GRANDE VALLÉE » en braqueur improvisé. Il apparaît dans « L’HOMME À LA CARABINE » écrit par le débutant Sam Peckinpah.

OATES (3)

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 13:29

LANCASTER (4)Ex-acrobate de cirque au jeu extrêmement physique, Burt Lancaster décroche d’abord des rôles de brutes sensuelles : le malfrat résigné dans « LES TUEURS » ou « POUR TOI, J'AI TUÉ », le forçat haineux dans « LES DÉMONS DE LA LIBERTÉ », ou de pirates pour rire : « LE CORSAIRE ROUGE », « LA FLÈCHE ET LE FLAMBEAU », avant de prendre enLANCASTER (1) main son destin de star en devenant son propre producteur.

Son jeu volontiers outrancier, parfois LANCASTER (3)en ‘show-off’ éhonté est pourtant des plus versatiles et lui permet d’endosser les personnalités les plus variées. Parfois convaincant dans le contremploi : le prince sicilien vieillissant dans « LE GUÉPARD » et parfois moins : le guerrier insoumis de « BRONCO APACHE » ou le résistant français dans « LE TRAIN » mégot maïs en option.

Parmi ses bons rôles : le cowboy aux poings gantés dans « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE », l’alcoolique grisonnant de « REVIENS, PETITE SHEBA » (où il a vingt ans de moins que son personnage), le sergent viril dans « TANT QU’IL Y AURA DES LANCASTER (2)HOMMES », le bandit aux dents blanches sans foi ni loi de « VERA CRUZ », le camionneur italien hilare de « LA ROSE TATOUÉE », le trapéziste aigri dans « TRAPÈZE », l’officier sous-tension de « L’ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA », le forain mytho dans « LE FAISEUR DE PLUIE », l’austère Wyatt Earp de « RÉGLEMENTS DE COMPTES À OK-CORRAL », le chroniqueur ignoble dans « LE GRAND CHANTAGE », le prédicateur cabotin de « ELMER GANTRY, LE LANCASTERCHARLATAN » (peut-être son plus beau rôle, en tout cas le plus archétypique), le procureur tenace dans « LE TEMPS DU CHÂTIMENT », le forçat ami des oiseaux dans « LE PRISONNIER D’ALCATRAZ », le fermier héroïque dans « LE VENT DE LA PLAINE », le général fascisant dans « 7 JOURS EN MAI » (où son affrontement final avec Fredric March est un véritable cours d’art dramatique), le nazi dans « JUGEMENT À NÜREMBERG », le dynamiteur rigolard dans « LES PROFESSIONNELS », le trappeur ignorant dans « LES CHASSEURS DE SCALPS », le quinqua nageant de piscine en piscine dans le film-culte « THE SWIMMER », l’acrobate du ciel suicidaire dans « LES PARACHUTISTES ARRIVENT ! », le directeur de l’aéroport de « AIRPORT ».

Lancaster accepte le vieillissement et trouve à l’âge mûr des personnages à sa mesure : le marshal mexicain bourrelé de remords de « VALDEZ », le shérif inhumain de « L’HOMMELANCASTER2 DE LA LOI », le pisteur fatigué de « FUREUR APACHE », l’espion au bout du rouleau de « SCORPIO », le prof calqué sur le réalisateur Visconti lui-même dans « VIOLENCE ET PASSION », le comploteur de Dallas dans « EXECUTIVE ACTION », l’officier au Vietnam dans « LE MERDIER », le ‘padrone’ gâteux de « 1900 », le malfrat pitoyable de « ATLANTIC CITY », le savant fou de « L’ÎLE DU DR. MOREAU », le général faux-jeton dans « LE PONT DE CASSANDRA », le directeur de la CIA dans « OSTERMAN WEEK-END », le PDG excentrique de « LOCAL HERO », le grand-père mourant de « ROCKET GIBRALTAR » et le vieux gangster têtu de « COUP DOUBLE ».

Son ultime rôle au cinéma est un émouvant adieu, le docteur aimé de tous dans « JUSQU’AU BOUT DU RÊVE » où Lancaster est bouleversant de fragilité. « You were good », lui dit Ray Liotta, juste avant que Lancaster ne disparaisse dans un champ de maïs. Peut-on rêver plus beau départ ?

LANCASTER (5)

À noter que Lancaster apparaît en ‘guest’ dans « LE DERNIER DE LA LISTE » déguisé en grosse bonne femme et qu’il joue un bijoutier dans « LA BOUTIQUE DE L’ORFÈVRE », seul film écrit par… Jean-Paul II !

Lancaster apparaît tard à la TV, mais y trouve de grands rôles : Moïse dans « MOSES THE LAWGIVER », un rédac-chef sans foi ni loi dans « SCANDAL SHEET » (clin d'œil au « GRAND CHANTAGE »), Shimon Peres dans « VICTOIRE À ENTEBBÉ », le vétéran de l’aviation de « ON WINGS OF EAGLES », le rôle-titre de « BARNUM », un prélat dans « MARCO POLO », le patriarche allemand de « SINS OF THE FATHERS », le cardinal de « I PROMESSI SPOSI », le savant de « CONTRÔLE », le touriste infirme de « VOYAGE OF TERROR : THE ACHILLE LAURO AFFAIR », un avocat Sud-Africain dans « SEPARATE BUT EQUAL », le père dans « PHANTOM OF THE OPERA ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:56

HFONDA (1)Henry Fonda fut d’abord et avant tout un homme de théâtre et, selon ses propres dires, il méprisa toujours un peu le cinéma qu'il utilisait pour asseoir sa renommée et gagner sa vie entre deux tournées sur les planches.

Ses films avec John Ford font une icône de Fonda jusque-là spécialisé dans les rôles de HFONDA (2)paysans naïfs comme dans « LA FILLE DU BOIS MAUDIT » ou de jeunes premiers falots. Il devint symbole vivant d’une l’Amérique candide et héroïque. Une image qu’il incarne avec sa longue carcasse élégamment voûtée, sa démarche nonchalante, ses yeux transparents et sa voix aux accents chantants et cultivés.

Chez Ford, il est le courageux pionnier de « SUR LA PISTE DES MOHAWKS » où il raconte une bataille, dans un monologue resté dans les annales, le jeune Abraham Lincoln dans « VERS SA DESTINÉE », un colonel ambitieux inspiré de Custer HFONDA (4)(premier contremploi) dans « LE MASSACRE DE FORT APACHE », le prêtre traqué de « DIEU EST MORT », le chômeur tragique dans « LES RAISINS DE LA COLÈRE » où il atteint à l’universel et le shérif Earp dans « LA POURSUITE INFERNALE », un de ses rôles les plus touchants. Il clôt cette fructueuse collaboration avec « PERMISSION JUSQU’À L’AUBE » dans le rôle du lieutenant de marine qu’il joua des années sur scène. Ford et Fonda se fâchent définitivement à la suite de ce tournage.

‘Hank’ Fonda brille en gentleman du Sud dans « L’INSOUMISE », en héritier coupé des réalités dans « UN CŒUR PRIS AU PIÈGE », en cowboy témoin d’un lynchage dans HFONDA (3)« L’ÉTRANGE INCIDENT », en marshal ambigu dans « L’HOMME AUX COLTS D’OR », en juré tolérant dans « 12 HOMMES EN COLÈRE ». À la cinquantaine, après de longues années exclusivement consacrées au théâtre avec la tournée de « MR. ROBERTS », Henry Fonda varie ses emplois et assume les cheveux gris.

On le revoit en chasseur de primes usé dans « DU SANG DANS LE DÉSERT », en idéaliste russe dans « GUERRE ET PAIX », en musicien injustement accusé de meurtre dans « LE FAUX COUPABLE », en scout ami des Indiens dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », en président des U.S.A. stressé dans « POINT LIMITE », en commissaire psychorigide dans « POLICE SUR LA VILLE », en psy obstiné dans « L’ÉTRANGLEUR DE BOSTON ». Il s’essaie aux rôles comiques avec le beauf de « VIERGE SUR CANAPÉ » et les cowboys lents d’esprit de « LE MORS AUX DENTS » et « ATTAQUE AU CHEYENNE CLUB » où il est franchement drôle.HFONDA

La dernière partie de sa carrière est plus aventureuse, puisque Fonda tourne avec Sergio Leone, jouant Frank, tueur détestable qui abat les enfants dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », puis Jack Beauregard légende vivante du vieil Ouest dans « MON NOM EST PERSONNE ». Deux contremplois qui demeurent pourtant ses prestations les plus connues aujourd'hui.

Il tourne énormément de ‘caméos’ alimentaires dans des films de guerre : « GUERRE SECRÈTE », « LE JOUR LE PLUS LONG », « PREMIÈRE VICTOIRE ». Dans « TROP TARD POUR LES HÉROS » il disparaît avant même le générique-début !

Fonda reparaît égal à lui-même dans « GROS COUP À DODGE CITY » en émigrant cardiaque se révélant être un arnaqueur professionnel, « 5 HORS-LA-LOI » en nettoyeur de villes au bout du rouleau, dans « LE REPTILE » en shérif honnête et austère, « LE CLAN DES IRRÉDUCTIBLES » en bûcheron borné, « LE SERPENT » en patron de la CIA. Il finit son parcours en jouant un bougon dans « LA MAISON DU LAC » où il se réconcilie à l’image avec sa fille Jane, dans une séquence presque « documentaire ».

HFONDA (5)

À noter qu’il apparaît brièvement dans son propre rôle dans « FEDORA » ainsi qu’en prospecteur barbu méconnaissable dans « WANDA NEVADA » réalisé par son fils Peter.

Il fait une jolie carrière TV : le poète altruiste dans le remake de « LA FORÊT PÉTRIFIÉE », le shérif souvent absent de la série « THE DEPUTY », le flic père de famille de la sitcom « THE SMITH FAMILY », le vagabond alcoolique de « STRANGER ON THE RUN », le vieux taulard de « GIDEON’S TRUMPET », le rééducateur débauché de « THE ALPHA CAPER », le général MacArthur de « COLLISION COURSE », un politicien souriant mais froid dans « RACINES : LA NOUVELLE GÉNÉRATION ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 06:05

LANDAU culte (1)Acteur de composition des sixties typé par sa maigreur et son regard d’hypnotiseur, Martin Landau fut également un professeur d’art dramatique respecté.

On le remarque en joueur professionnel dans « STAGECOACH TO DANCER’S ROCK », en G.I. venu au secours de Gregory Peck dans une séquence de « LA GLOIRE ET LA PEUR », en homme de main implicitement gay dans « LA MORT AUX TROUSSES » où il estLANDAU culte (2) singulièrement inquiétant.

Il occupe l’arrière-plan de grosses productions : en juge du Christ dans « LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE », en officier romain dévoué dans « CLÉOPÂTRE », en Indien ivrogne dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE », en tortionnaire maniant le couteau dans « NEVADA SMITH », en pasteur assassin dans « APPELEZ-MOI MONSIEUR TIBBS », en bandit mexicain dans « LES BRUTES DANS LA VILLE ». Landau devient une icône télévisuelle en jouant l’espion Rollin Hand, magicien aux mille visages dans les trois premières saisons de la série-culte « MISSION : IMPOSSIBLE » et en incarnant le savant de « COSMOS 1999 ».

Son retour au grand écran n’a rien de spectaculaire. Landau traverse un long tunnel, jouant les illuminés dans les séries B : un villageois ivrogne dans « WARNING : TERREUR EXTRA-TERRESTRE », un des fous évadés de « ALONE IN THE DARK » ou les utilités dans de gros LANDAU culte (3)nanars : le général anti-rouges de « MÉTÉORE ». À noter dans le rayon curiosités, qu'il joue dans « L’ÎLE AU TRÉSOR » de Raúl Ruiz en covedette avec… Sheila !

Son vrai comeback dans les années 90, est aussi surprenant que satisfaisant et il trouve enfin des rôles à sa mesure de très grand acteur : l’homme d’affaires juif qui finance « TUCKER », l’ophtalmo assassin par procuration de « CRIMES ET DÉLITS » où il est admirable de profondeur, le producteur lessivé de « HOLLYWOOD MISTRESS » où il parvient à rendre touchante une caricature, sont des sommets de sa carrière. On revoit Landau en flic corrompu dans « LEGACY OF LIES », en agent d’écrivain dans « TIME IS MONEY », il est un juge corrompu dans « CITY HALL », leLANDAU culte (4) vieil ami dans « INTERSECTION ».

La performance de sa vie – qui lui vaudra d'ailleurs l’Oscar – Landau la donne dans « ED WOOD » où il est prodigieux dans le rôle de l’acteur Bela Lugosi, drogué, à bout de souffle, superbe et pathétique. Le réalisateur Tim Burton réemploiera Landau juste le temps de le décapiter au début de « SLEEPY HOLLOW ».

La rédemption de cet ex-méchant est telle qu’il finit par incarner rien moins que… Gepetto LANDAU cultedans une version ‘live’ de « PINOCCHIO » ! Rôle qu’il reprend dans la sequel « PINOCCHIO & GEPETTO ».

Il reparaît en écrivain paranoïaque dans « X-FILES : LE FILM », en juge généreux dans « LES JOUEURS », en manager de boxe dans « SHINER », en producteur vendant sa maison dans « HOLLYWOOD HOMICIDE », il est remarquable en beau-père paraplégique dans « EN DIRECT SUR ED TV », bouleversant en propriétaire d’un cinéma de province dans « THE MAJESTIC ».

À la TV, on le voit en dresseur d’éléphant dans « AU NOM DE LA LOI », en avocat dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », en cowboy odieux dans « LA 4ème DIMENSION », inventeur puis extra-terrestre dans « AU-DELÀ DU RÉEL », chef de bande dans « GUNSMOKE », magicien, dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX ». On le revoit en journaliste dans « SAVAGE » (réalisé par Steven Spielberg), il incarne des jumeaux dans « COLUMBO », un chasseur de nazis dans « MAX ET HELEN », un savant dans « 12 :01 », un parrain mafieux dans le rôle-titre de « BONNANO ». Il incarne le père atteint d’Alzheimer de Anthony LaPaglia, dans « FBI – PORTÉS DISPARUS ».

Aujourd'hui, il fête ses 83 ans. Happy birthday, Martin.

LANDAU culte (5)

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:03

Le second anniversaire de « WWW » semblait être une occasion rêvée pour intégrer enfin notre mascotte Charley dans la rubrique des « ACTEURS-CULTE DE WWW » dont il était étrangement absent. Voilà qui est fait…

 

BRONSON culte www (5)

Après Wallace Beery et John Garfield, Charles Bronson incarna un archétype finalement assez rare dans le cinéma U.S. : le ‘working class hero’. Avec ses traits slaves, sa musculature de mineur de fond, sa présence minérale, celui qui débuta sous son vrai nom de ‘Buchinsky’, est devenu une icône imprévue des seventies, une individualité marquée par son époque, mais dont la pérennité étonne aujourd'hui. Sans avoir atteint le statut iconique d’un Steve McQueen, Bronson reste toujours d’actualité, comme le prouvent sa popularité BRONSON culte www (6)sur le Web et les incessantes rééditions de ses films, jusqu'aux plus obscurs.

On remarque son visage singulier dans ses petits rôles au début des années 50, en marine tête brûlée dans « LA MARINE EST DANS LE LAC », en exécuteur du KGB dans « COURRIER DIPLOMATIQUE », en... employé de la poste dans « JE RETOURNE CHEZ MAMAN ! », en pompier dans « DUEL DANS LA FORÊT », en gangster d’opérette dans « MADEMOISELLE GAGNE-TOUT » (où il est mis K.O. par… Katharine Hepburn !), en sculpteur sourd-muet dans « L’HOMME AU MASQUE DE CIRE », en marin exilé à Hawaii dans « LA BELLE DU PACIFIQUE », en homme de main faux-jeton dans « LE CAVALIER TRAQUÉ », en voyou sadique dans « CHASSE AU GANG » où il fait forte impression, en ‘Native’ renégat dans « BRONCO APACHE », en hors-la-loi joueur d’harmonica (déjà !) dans « VERA CRUZ ».

Il impressionne durablement en Modoc mégalo dans « L’AIGLE SOLITAIRE » où il est extraordinaire et adopte pour l’occasion le pseudonyme de Bronson. Il reparaît en G.I. dans « 10 HOMMES POUR L’ENFER », en ancien hors-la-loi dans « L'HOMME DE NULLE-PART », en Sioux pacifique dans « LE JUGEMENT DES FLÈCHES ».

Bronson tourne des séries B en vedette à la fin des fifties : le gangster couard de « MITRAILLETTE KELLY » (peut-être sa plus impressionnante performance), le chasseur de BRONSON culte www (1)primes complexé de « SHOWDOWN AT BOOTHILL », le prof d’université qui s’attaque à la pègre dans « GANG WAR », avant de devenir un pilier des « films d’hommes » : l’ami des enfants dans « LES 7 MERCENAIRES », le creuseur de tunnels de « LA GRANDE ÉVASION », le déserteur implacable de « 12 SALOPARDS ». Gros succès où Bronson n’est qu’un des éléments d’un casting « choral ».

Il est un ‘windtalker’ navajo dans « LA PROIE DES VAUTOURS », l’entraîneur du boxeur Elvis dans « UN DIRECT AU CŒUR », un pilote héroïque dans « X-15 ». Il est mémorable en agent secret créé par Jules Verne, dans « LE MAÎTRE DU MONDE » et apparaît en major dans « LA BATAILLE DES ARDENNES », en sculpteur beatnik dans « LE CHEVALIER DES SABLES », en cheminot chaud-lapin dans « PROPRIÉTÉ INTERDITE », en bras droit de « PANCHO VILLA ».

BRONSON culte www

À la fin des sixties, la France fait de Bronson une star, avec sa moustache, son accent yankee et ses biceps, dans quelques bons films : « ADIEU L’AMI » en mercenaire cynique, BRONSON culte www (7)« LE PASSAGER DE LA PLUIE » en colonel opiniâtre et de nombreux nanars et semi-réussites comme « DE LA PART DES COPAINS », « SOLEIL ROUGE ». Dans « QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE » et « COSA NOSTRA » il s’essaie sans succès au contremploi.

Sergio Leone l’immortalise dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », utilisant avec génie, ses traits burinés, son impassibilité et son mutisme, dans unBRONSON culte www2 rôle mythique de vengeur fantomatique.

L’inégal Michael Winner offre à Bronson de bons rôles : l’Apache vengeur dans « LES COLLINES DE LA TERREUR », le tueur ambigu dans « LE FLINGUEUR », le flic dans « LE CERCLE NOIR », l’architecte improvisé justicier dans « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », rôle qu'il reprendra dans quatre sequels navrantes.

Bronson gaspille son statut de star en tournant des séries B sans ambition, même si pas toujours dénuées d’intérêt : le baroudeur de « L’ÉVADÉ », l’entremetteur de « MR. ST-IVES », il revient au contremploi en jouant le bandit trouillard de « C’EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES ». Ses vraies réussites, noyées dans la masse, passent un peu inaperçues : le planteur de pastèques de « MR. MAJESTYK », le boxeur à poings nus dans « LE BAGARREUR ».

À partir du début des eighties, Bronson renonce à toute espèce d’ambition artistique et enchaîne les navets d’autodéfense, devient sa propre caricature, fossilisé dans ses tics : le BRONSON culte www (2)flic fascisant dans « LE JUSTICIER DE MINUIT », le trappeur solitaire de « CHASSE À MORT », le garde frontalier de « CHICANOS, CHASSEUR DE TÊTES », le tueur à gages retraité de « L’ENFER DE LA VIOLENCE », le garde du corps présidentiel de « PROTECTION RAPPROCHÉE », le flic alcoolique de « LA LOI DE MURPHY », le raciste de « KINJITE », etc. 

Sean Penn le ressuscite l’espace d’un petit rôle dans « THE INDIAN RUNNER » où Bronson est bouleversant en père déboussolé qui se suicide.

À la TV, Bronson participe à plus de 130 films, dont trois séries en vedette : « MAN WITH A CAMERA » en photographe,BRONSON culte www (4) « EMPIRE » en employé de ranch, « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » en guide de caravanes. Parmi les plus récents : « RAID SUR ENTEBBE » en général israélien, « ACT OF VENGEANCE » en syndicaliste, « LE LOUP DES MERS » en capitaine sadique, « LE MESSAGER DE L’ESPOIR » en journaliste suicidaire, « DONATO & DAUGHTER » en flic aux ordres de sa propre fille. Bronson apparaît dans « FAMILY OF COPS » et ses sequels, où il campe le patriarche d’une famille de flics juifs de Milwaukee. Le fan se souvient de son survivant de l’holocauste dans « LA 4ème DIMENSION », du Comanche de « BONANZA », du G.I. pacifiste de « COMBAT ! », de son flic perspicace dans un « FUGITIF », du gangster gitan dans « LES INCORRUPTIBLES ». Il apparaît dans trois « ALFRED HITCHCOK PRÉSENTE », en flic obstiné, en escroc minable et en tueur évadé.

BRONSON culte www3

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 12:30

KDOUGLAS (1)Sa prestigieuse carrière d’acteur, son parcours de producteur courageux, sa mégalomanie, son refus forcené de vieillir, sa rage paroxystique, font de Kirk Douglas un authentique phénomène, balayant à force de ténacité le risque de sombrer dans le ridicule ou pire dans l’oubli.

On le voit à ses débuts en gangster ironique dans « LA GRIFFE DU PASSÉ » ou « L’HOMME AUX ABOIS », en prof fumant la pipe dans « CHAÎNES CONJUGALES », mais il fait sa KDOUGLAS (2)spécialité des arrivistes enragés tels le boxeur de « CHAMPION », le producteur obsessionnel dans « LES ENSORCELÉS », le reporter opportuniste dans « LA FOIRE AUX CHIMÈRES » (sommet d’infamie !), le trompettiste de « LA FEMME AUX CHIMÈRES », le barbare borgne et haineux dans « LES VIKINGS », le hors-la-loi incestueux dans « EL PERDIDO », l’escroc-Fregoli dans « LE DERNIER DE LA LISTE » (il faut l’y avoir vu déclarer « Le Mal existe » !), l’officier violeur de « PREMIÈRE VICTOIRE », le sénateur ambitieux de « LA ROUTE DE L’OUEST », la fripouille rouquine dans « LE REPTILE » qui reste sans doute son rôle le plus représentatif dans l’ignominie.

Elia Kazan se sert de cette image forte pour la fissurer dans « L’ARRANGEMENT » où en publicitaire dépressif, Douglas trouve un de ses plus beaux rôles, le seul peut-être où il s’avance « sans masque ». À mettre au panthéon de ses grandes réussites avec le peintre dans « LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH » où l’acteur est hallucinant de réalisme.

KDOUGLAS (3)

Douglas joue tout de même des rôles plus traditionnels : le chasseur de baleines bondissant de « 20.000 LIEUX SOUS LES MERS », le cowboy errant de « L’HOMME QUI N’A PAS D’ÉTOILE », le scout chaud-lapin dans « LA RIVIÈRE DE NOS AMOURS », le colonel français intègre des « SENTIERS DE LA GLOIRE », le shérif vengeant sa femme dans « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL », l’architecte adultère de « LIAISON SECRÈTE », Doc Holiday dans « RÉGLEMENTS DE COMPTES À OK-CORRAL », le légendaire KDOUGLAS (4)« SPARTACUS », le cowboy anachronique de « SEULS SONT LES INDOMPTÉS », l’acteur has-been dans « 15 JOURS AILLEURS », le colonel enquêtant sur un complot au Pentagone dans « 7 JOURS EN MAI », le chef mafieux dans « LES FRÈRES SICILIENS », le pistoléro retraité de « DIALOGUE DE FEU », le gardien de phare dans « LE PHARE DU BOUT DU MONDE », l’ex-agent secret de « FURY », le commandant du porte-avion dans « NIMITZ : RETOUR VERS L’ENFER ».

Il révèle un certain talent dans l’autopastiche en jouant le tueur narcissique de « LA CARAVANE DE FEU », le ‘bad guy’ sorti d’un cartoon dans « CACTUS JACK », le metteur en scène mégalo dans « HOME MOVIES ».

Souvent accusé de vouloir prendre la place de ses réalisateurs, Douglas signe lui-même deux œuvres sans succès : « SCALAWAG » où il est un pirate unijambiste et le remarquable « LA BRIGADE DU TEXAS » où il incarne un shérif politicard des plus carnassiers.

Sur ses vieux jours, le visage artificiellement rajeuni, le jeu grimaçant, Kirk s’acharne à prouver sa forme physique (il est plus ou moins nu pendant une bonne partie de « SATURNE 3 » !) et ses KDOUGLASexhibitions de cabotinage virent au pénible. Parmi ses derniers grands rôles : le gangster infantile et vantard de « COUP DOUBLE », l’ex-G.I. exilé dans les Alpes dans le film français « VERAZ », le milliardaire sénile de « GREEDY », et le temps d’un ‘caméo’ le père mourant de Stallone dans « L’EMBROUILLE EST DANS LE SAC ».

Au début des nineties, Douglas écrit ses mémoires : « LE FILS DU CHIFFONNIER », suivies d’une suite huit ans plus tard et également du roman « DANCE WITH THE DEVIL », avant qu’un accident d’hélicoptère ne l’éloigne des plateaux. Son apparition aux Oscars ‘96 le révèle diminué mais toujours pugnace. Kirk apparaît en voleur dans « DIAMONDS », jouant avec courage de son élocution difficile et partage l’affiche avec son fils Michael (et le fils de celui-ci !) dans « IT RUNS IN THE FAMILY » où il est méconnaissable.

À noter que Kirk a créé en ‘63 la pièce « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU » à New York, dans le rôle de McMurphy, mais a dû en céder les droits à son fils Michael qui a monté le film douze ans plus tard, mais… sans son père !

KDOUGLAS (5)

À la TV, Kirk trouve des rôles sur-mesure : « DR. JEKYLL & MR. HYDE » en UK, le prof timoré pétant les plombs de « MOUSEY », le père d’une otage dans « VICTOIRE À ENTEBBÉ », le pistoléro narcissique de « DRAW ! », le veuf qui retrouve celle qu’il aima jadis dans « REMEMBRANCE OF LOVE », le sportif retraité de « AMOS » (équivalent du personnage de « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU », au 3ème âge), le bigot fanatique de « INHERIT THE WIND », le ‘mogul’ de « QUEENIE », le retraité atteint d’un mal incurable dans « THE LIES BOYS TELL ». En clin d’œil à son rôle dans « LES SENTIERS DE LA GLOIRE », Kirk Douglas apparaît en général de la guerre 14-18, aux côtés de son fils Eric, dans « TALES FROM THE CRYPT ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens