Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 19:46

Nous avons récemment démontré par l’exemple que Frank, le méchant de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » était une ordure irrécupérable. Qu'il prenait plaisir à tuer les enfants, à laisser agoniser les infirmes et à pendre les Mexicains sous des arches dans le désert.

Mais à bien y réfléchir, il nous a semblé impensable que ce Frank ne possède pas une qualité. Même une seule ! Eh bien, en fouillant un peu, en nous creusant la tête, nous en avons déniché une : c'est un gentleman. Enfin…À sa façon, bien sûr.

Quand on le voit avec Morton dans son repère, il est en sueur, mal rasé, pour tout dire peu ragoûtant. Et il picole (au goulot) avant d’aller rejoindre Jill – qu'il vient de kidnapper – dans son lit.

FRANK GENTLEMAN

Quand on le revoit quelques séquences plus tard, il est justement en train de coucher avec Jill. Ce n’est évidemment pas cela qui en fait un gentleman, mais on notera qu'il s’est rasé. Et qu'il paraît propre comme un sou neuf. Preuve qu'il a du savoir-vivre et même un soupçon de galanterie, même avec les femmes qu'il viole et menace de mort. On notera également qu'il a les cheveux beaucoup plus gris dans le lit. Mais c'est une autre histoire !

Donc voilà, dans un souci d’équité, nous confirmons que Frank est toujours une ordure, mais qu'il a de l’hygiène. C'est mieux que rien !

FRANK GENTLEMAN (1)

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:57

FRANK ORDURE (1)Nous avons récemment évoqué un « coup d’œil courroucé » de Frank, qui aurait pu prêter à confusion quant à l’humanité subsistant au fond du cœur (noir) du crotale aux yeux bleus de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

FRANK ORDUREIl est un autre moment du film où une réaction du tueur pourrait être interprétée de deux façons opposées.

Quand Frank arrive au train de Morton, c'est pour découvrir que celui-ci a été attaqué par la bande du ‘Cheyenne’ : des cadavres partout ! En fouinant dans les wagons, Frank découvre qu'il reste quelqu’un encore en vie. C'est Morton lui-même, son ex-patron. Agonisant, il se traîne dans la poussière, probablement blessé par balles, en direction d’une flaque d’eau boueuse qu'il prend pour l’océan qu'il rêvait tant d’atteindre.

Premier réflexe de Frank ? Il sort son arme bien sûr, pour achever l’infirme qui a soudoyé ses sbires. Mais Morton lève le bras, pour qu'il n’en fasse rien. Alors Frank sourit, un sourire plein de dégoût et de joie malsaine. Pourquoi gaspiller une balle ? Il regarde l’autre ramper quelques secondes, puis crache sa chique (salement) et s'en va sans même attendre qu'il meure.

L’autre façon de voir les choses, c'est que Frank comprend l’ultime geste de Morton vers la flaque d’eau et le laisse faire, avec un soupçon de compassion pour celui dont il partagea si longtemps les rêves de conquête. Après tout, qu'il meure à sa manière…

Mais cette deuxième version semble peu probable. Le sourire de Frank est tellement… tellement… Comment dire… tellement…

Bref : Frank est définitivement, indubitablement, une ordure !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 18:36

Revenons aux fondamentaux : l’exploration morceau par morceau du western des westerns, « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

Et tout particulièrement un moment crucial, mais qui peut être interprété de deux façons. Il s’agit du massacre des McBain perpétré par Frank et ses hommes. Portant les cache-poussières de la bande du ‘Cheyenne’ à qui il compte bien faire porter le chapeau (dans un western, c'est vraiment le cas de le dire !), les fripouilles tuent d’abord à distance la fille Maureen, puis le père, et enfin le fils aîné dans sa carriole. Ensuite seulement, ils se montrent et s'avancent vers la maison familiale. Forcément, il n’y a plus de danger : il ne reste que Timmy, qui doit avoir à peine dix ans.

FRANK courroucé

Le gamin contemple sa famille décimée et croise le regard de Frank. Celui-ci lui sourit, presque… bienveillant.

« Que fait-on avec le gosse, Frank ? » demande alors un des sbires.

Frank se tourne vers lui, l’air courroucé. Il crache sa chique :

« Puisque tu m’as appelé par mon nom… »

Il sort son colt et… descend froidement le petit garçon.

Situation horrible, mais pas compliquée à comprendre. Non… Ce qui peut prêter à ambiguïté, c'est l’interprétation du coup d’œil courroucé de Frank à l’imbécile qui l’a nommé, l’obligeant ainsi à tuer Timmy. Pourquoi est-il contrarié, Frank ? On pourrait d’abord croire que c'est parce qu'il n’aime pas tuer les enfants, mais que la gaffe de l’autre l’y a FRANK courroucé (1)forcé. C'est hélas prêter des sentiments trop humains au crotale aux yeux bleus.

En fait, Frank s’est donné la peine de se déguiser et de fournir des cache-poussières à ses hommes justement pour qu’on les voie et qu’on accuse le ‘Cheyenne’. Il comptait donc laisser la vie sauve à Timmy pour qu'il puisse témoigner. Tout bêtement. Mais voilà que le plan tombe à l’eau et qu'il doit à la place, laisser un morceau d’étoffe sur les lieux. Le shérif n’y voit d'ailleurs que du feu et ne se demande même pas comment un petit rectangle de tissu parfaitement découpé a pu atterrir sur les lieux du massacre ! Et il a l’œil assez acéré pour identifier les manteaux du ‘Cheyenne’. Il est bon, le shérif ! Aidé il est vrai, par l'immonde Wobbles, acolyte de Frank présent sur place... 

Enfin… Pour revenir à Frank, ce coup d’œil qu’on aurait pu prendre pour un vestige d’humanité n’était rien d’autre qu’un agacement passager dû à un plan foiré par un employé décervelé.

Frank est définitivement une ordure !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 19:11

« Il y avait trois hommes dans sa vie. Un pour la prendre, un pour l’aimer et un pour la tuer », clame pompeusement l’affiche U.S. de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » s’imaginant probablement que le film de Leone avait grand besoin d’une phrase d’accroche bien sentie, pour attirer le public.

De fait, la relation qu’entretient Jill avec les « trois hommes dans sa vie » est aussi singulière que révélatrice des sentiments des auteurs envers la gent féminine. Ex-prostituée mariée – et rapidement veuve – à un Irlandais qu'elle connaissait à peine, Jill rencontre le hors-la-loi ‘Cheyenne’. D’emblée, celui-ci la compare à sa mère elle aussi prostituée dont il parle avec révérence. Le bandit voue une adoration béate à Jill, « sainte putain » qu'il admire en silence. À peine osera-t-il lui mettre une affectueuse main aux fesses avant d’aller mourir plus loin. Quand elle lui dit qu'il est plutôt bel homme, Cheyenne répond « Mais pas un homme pour toi… ».

3 MEN

Avec ‘Harmonica’, c'est différent. Lui ne la regarde même pas en tant que femme (et pourtant !), l’utilise comme appât d’abord en lui arrachant ses vêtements pour attirer deux tueurs, ensuite pour arriver jusqu'à Frank. Quand à la fin du film, Jill lui demande implicitement de rester avec elle, l’Indien a une fraction de seconde d’hésitation, puis s'en va. Quelle drôle d’idée ! Oser lui proposer de vivre avec Claudia Cardinale dans une propriété qui va rapporter des millions de dollars !

3 MEN (1)

Frank lui, le tueur sadique, ne se gêne pas : il emmène cavalièrement  Jill dans son antre, couche avec elle, lui avoue qu'il a tué son mari et qu'il envisage de lui faire subir le même sort. Ensuite, il organise une vente aux enchères bidon pour lui voler ses terres.

3 MEN (2)

Tout ce que l’on peut souhaiter à Jill, c'est qu’après le mot « FIN », elle ait rencontré quelqu’un d’un peu moins compliqué du point de vue freudien et/ou moins obsessionnel que ces « trois hommes dans sa vie » !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 14:05

DON GALLOWAYD'après l’indispensable IMDB, l’acteur américain Don Galloway (décédé il y a un peu plus d'un an) apparaîtrait dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », dans le rôle « d’un des hommes de Frank dans le flash-back ». Voilà qui est précis !

Galloway est un jeune premier des années 60 et 70, surtout connu pour avoir été Ed Brown, un des assistants de Raymond Burr dans la série « L'HOMME DE FER ». Il est apparu dans le western « VIOLENCE À JERICHO » et s’est même montré excellent en mari désabusé de JoBeth Williams dans le magnifique « LES COPAINS D’ABORD » de Lawrence Kasdan.

Mais sa participation au film de Sergio Leone nous a semblé douteuse. Aussi, considérant qu'il n’y a pas meilleure preuve que l’image, nous avons retrouvé les quatre sbires d’Henry Fonda : un édenté, un mangeant une pomme, un barbichu abruti et un autre avec un fusil sur les épaules. Et aucun ne ressemble de près ou de loin à Don Galloway. Peut-être le regard du troisième a-t-il pu induire un observateur en erreur ?

Donc, en conclusion à cette enquête rigoureuse – et essentielle à l’avancée de l’Humanité, nous sommes en mesure d’affirmer haut et fort que Don Galloway ne joue pas dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et que son nom devrait être retiré du générique d’IMDB.

CQFD…
DON GALLOWAY (1)

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 19:09

Le flash-back chez Sergio Leone fait partie intégrante du récit. Il apparaît d’abord en filigrane, de façon quasi-abstraite, pour arriver en surface et provoquer l’affrontement final. Une lente remontée avec paliers de décompression jusqu'à l’arrivée à l’air libre et la mort annoncée d’un des protagonistes.

Dans « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », le flash-back est verbal. « Joe » évoque brièvement son passé à Marianne Koch, expliquant qu'il a connu quelqu’un comme elle, jadis. Embryonnaire.

FBACK LEONE
Dès « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » le système Leone se met en place. Sous l’emprise de la marijuana, El Indio revoit une jeune femme qu'il tenta de violer, après avoir abattu son fiancé, et qui se suicida dans ses bras. Il lui a volé une montre à gousset qu'il contemple parfois, dans un nuage rouge de semi-conscience. Le flash-back est évolutif et finit par être partagé par un autre : le frère de la fille, lors du duel.

« LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » est exempt de flash-back. La rencontre entre Tuco et son frère Pablo au monastère en fait office. Un voile se lève sur le passé d’un des trois protagonistes, mais au présent. Et cela passe par le verbe.

« IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » est un modèle de flash-back. D’une image d’abord complètement floue, au ralenti, qui émerge de la mémoire de Harmonica, on commence de séquence en séquence à distinguer une silhouette d’homme avançant vers la caméra. Et tout devient net, terriblement net pendant le duel. Expliquant tout… Et ouvrant des portes sur de nouvelles questions.

FBACK LEONE (2)
Dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION », le flash-back de Sean Mallory est à la fois symbolique (la fille qu'il se partage avec son meilleur ami, et qui ressemble à l’Irlande) et narratif, et chargé de culpabilité : Sean a exécuté cet ami parce qu'il avait trahi sous la torture. Un geste qui le hantera à jamais, l’a poussé à l’exil et a blanchi ses cheveux avant l’âge. Au moment de mourir, Sean visualise peut-être son image du Paradis : une course joyeuse dans la verte Eire, où il retrouverait son compagnon en même temps que leurs idéaux dans toute leur pureté.

FBACK LEONE (1)
L’apothéose arrive avec « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE », qui n’est qu’un enchaînement de flash-backs, un maelström de souvenirs, de fantasmes, de rêves de drogue (l’opium de Noodles remplaçant la marijuana de l’Indio), qui fait perdre jusqu'à la notion de temps présent.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:52

Lors de sa première apparition à l’image dans « LES 7 MERCENAIRES », Charles Bronson fait un geste rapide, tout simple, mais qui est demeuré dans les annales du western : entendant deux étrangers arriver derrière lui, pendant qu'il coupe du bois, il ne prend même pas la peine de se retourner. Il déplace simplement son holster posé à portée de main, afin de placer la crosse dans la bonne position pour dégainer. Ça n’a l’air de rien, mais c'est le genre de détail qui définit complètement un personnage. Économie de mouvement, ultra-professionnalisme, confiance en soi, goût du risque, intimidation muette.

IEW clin d'oeil (1)
Huit ans plus tard, Sergio Leone demandera au même Bronson de refaire exactement le même geste dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Assis sur une barrière, où il attend patiemment Frank, Harmonica voit arriver Cheyenne, tout juste évadé du train. C'est un allié, certes mais sait-on jamais ? Alors lui aussi, tourne son arme, de façon à pouvoir s’en saisir plus rapidement en cas de besoin.

IEW clin d'oeil
Ce petit plan très court n’apparaît que dans la version « director’s cut » du film, uniquement disponible en Italie en DVD.

Connaissant la cinéphilie aiguë du maestro, impossible de douter une seconde qu'il s’agit bien d’un clin d’œil à John Sturges.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:36

MORTON (1)Il est un personnage dont on parle peu dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », même s’il fait partie des cinq principaux. Morton est le propriétaire de la ligne de chemin de fer, partie pour relier les océans et apporter le progrès. Pour ce faire, il faut une MORTONnouvelle race d’hommes : à l’inverse des pistoleros bronzés et sans nom, des tueurs aux yeux bleus, des bandidos charismatiques (tous joués par des comédiens américains), Morton est un « poisson froid », un homme d’argent, un business man sans état d’âme, qui n’aime pas se salir les mains et laisse le sale boulot à des exécutants de basses-œuvres. Et il est joué par un Italien.

La façon dont Sergio Leone a filmé ce personnage va curieusement à l’encontre du cliché auquel on pouvait s’attendre : d’abord et avant tout, Morton est infirme. Rongé par un cancer des os, il a du mal à se déplacer, et sait qu'il n’en a plus pour longtemps. « N'importe quel homme normal se serait fait sauter la cervelle depuis longtemps. Vous, vous êtes seulement devenu un peu plus pressé », lui dit Frank. Morton a un rêve : voir le Pacifique avant de mourir. Et le thème musical qui l’accompagne, lorsqu’il contemple une toile représentant la mer, ou quand la plaine se met à onduler quand il la contemple, laissent entrevoir un côté romantique et bâtisseur du personnage. 

Quand Frank dégaine son colt, Morton sort une liasse de dollars, infiniment plus puissante. Mais quand Frank – qui n’a pas les nerfs pour devenir un homme d’affaires – finit par faucher les béquilles de Morton, et le menace de « l’écraser comme une vieille pomme pourrie », le boss n’est plus qu’un pauvre malade impuissant, rampant dans la poussière, à la merci de la force brutale.

Morton est confronté au hors-la-loi Cheyenne, qui le méprise ouvertement, se moque de son état physique. Pourtant, c'est l’handicapé qui tuera le gunfighter, d’une balle dans le ventre.

Incarné par Gabriele Ferzetti, acteur tous-terrains, apparu dans « L’AVVENTURA », « LA BIBLE », un 007 et même des séries TV pour TF1, Morton est le personnage le plus ingrat, le plus complexe de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Le génie du réalisateur est d’avoir saupoudré ce rôle d’un soupçon d’humanité, pour qu’on ne puisse pas le haïr tout à fait.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:40

IEO SCENE COUPEEFrank vient de quitter le train avec ses hommes, pour assister à la vente aux enchères forcée à Flagstone. Il laisse son boss, Mr. Morton avec quelques acolytes, et Harmonica ligoté, qu'il vient de capturer.

Alors que le calme revient dans le wagon, Morton fixe un petit Arlequin de plomb sur son bureau, qui vacille secoué par les cahots du train qui prend de la vitesse. Il le regarde avec une telle intensité, qu’on comprend qu'il s’identifie au petit bibelot. Car lui aussi a du mal à tenir sur ses pieds. Aussi, quand la figurine tombe enfin, tente-t-il de la rattraper. En vain… Morton lève alors les yeux, et s’aperçoit qu’Harmonica l’observe avec intérêt. Échange de regards entre le pistolero d’un autre âge et le business man de l’avenir.

Trois secondes plus tard, Harmonica voit Cheyenne apparaître, la tête en bas, par la vitre du wagon. Et le film reprend son cours normal…

Cette très courte séquence ne figure que dans le DVD italien de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », reconstituée d'après la copie personnelle de Sergio Leone. Un moment muet, pas réellement indispensable à l’action principale, mais qui confronte pour la seule fois l'Ouest légendaire à ceux qui l’ont détruit. Le vengeur énigmatique et l'homme de pouvoir, puissant mais rongé par sa propre corruption au point d’en être infirme.

A NOTER : Puisqu'on en est - une fois encore ! - à parler de notre film préféré, un petit tour du côté de chez Maëster s'impose. Cet homme-là a un goût très sûr... 

http://maester.over-blog.com/article-il-etait-une-fois-quelques-crobards-dans-l-ouest--44129966.html

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article
31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 14:12

Le cocher conduisant Jill McBain à la ferme de son mari, s'arrête pour boire un coup dans un relais de diligences, au milieu de nulle part. Là se trouvent quelques passagers en attente, Harmonica et bientôt Cheyenne, qui s’évade justement à quelques pas de là, descend ses gardiens et pénètre dans la bâtisse sombre.

PASSAGER RELAIS
Comme il est enchaîné, il demande à Harmonica – qu'il ne connaît pas encore – de lui prêter son colt. C'est alors qu’un des clients approche précautionneusement sa main de son holster. Cheyenne pointe son index sur lui : « Je t’ai vu ! ». L’autre se pétrifie. Cheyenne le toise avec mépris : « Tu ne sais pas jouer avec ça… », dit-il.

Puis il oblige le malheureux, sous la menace d’une arme, à faire sauter ses chaînes d’un coup de revolver. Complètement liquéfié, l’autre s’en sort de justesse, et Cheyenne lui ditPASSAGER RELAIS (1) « Bravo ! » comme à un cancre débile.

Que dire de ce personnage quasi-suicidaire ? Il est tellement trouillard, qu'il n’ose même pas tirer sur Cheyenne quand il est désarmé. Alors qu’espérait-il, en essayant de prendre son arme ? D'ailleurs, qui est-il au juste ? Il semble vêtu en notable, porte une chemise blanche, une petite cravate, il est rasé de près. Comment se fait-il qu'il porte un revolver en holster, comme un pistolero ?

Encore un mystère niché au cœur de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

On va encore se demander longtemps quelle était l’occupation du passager de la diligence. Représentant en armes, peut-être ?

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens