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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:36

GOOD WIFE« THE GOOD WIFE » (également connu sous le titre « THE UMBRELLA WOMAN ») est un beau film venu d’Australie dont le scénario, échappant à tous les poncifs hollywoodiens ne cesse de surprendre et de déconcerter par les réactions toujours inattendues de sesGOOD WIFE (1) protagonistes.

À la base, c'est clairement un démarquage de « MADAME BOVARY », mais situé dans un milieu d’individus primitifs et incultes. Rachel Ward – la très belle et sensuelle Rachel Ward – trouve ici le rôle de sa vie. Épouse soumise, effacée, ignorée de tous, sexuellement insatisfaite, elle est en quête d’un ailleurs. Et c'est sur la personne d’un barman Don Juan venu de la ville, qu'elle va faire une fixation. Jusqu'à l’humiliation, presque jusqu'à la mort.

C'est un beau sujet, traité avec délicatesse. Certaines séquences n’auraient jamais pu exister dans un film américain, comme celle où le mari, Bryan Brown « prête » sa femme à son jeune frère. Un geste stupéfiant qui déclenchera le cataclysme.

Doté d’une réalisation parfaitement fluide, d’une jolie photo sans effet inutile, d’une BO entêtante, « THE GOOD WIFE » est une œuvre subtile et vénéneuse, qui reste longtemps en mémoire. Et Sam Neill est formidable en gandin ringard et rouleur de mécaniques, sorte de Clark Gable du bush.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:13

RACE WITH DEVIL (3)Alors qu'ils passent leur première nuit dans leur mobil home, en route pour aller skier à Aspen, Warren Oates lève son verre et trinque avec ses trois amis : « Je bois aux RACE WITH DEVILmeilleures vacances de notre vie ! », dit-il.

Évidemment, on se doute bien qu’à partir de là, l’aventure va tourner vinaigre. « LA COURSE CONTRE L’ENFER » inspire la sympathie par son casting, par son côté série BRACE WITH DEVIL (1) assumé. Mais le scénario semble avoir été écrit par une équipe de cascadeurs qui a trouvé un vague prétexte (une secte satanique adepte des sacrifices humains !) pour amener la grosse poursuite de voiture finale qui est le clou et la raison d’être de toute l’entreprise.

L’étude de caractères est quasi-nulle : deux braves blaireaux amateurs de motos (Peter Fonda oblige), leurs épouses hurleuses, des ploucs inquiétants… Difficile vraiment, de s’intéresser à qui que ce soit dans ce RACE WITH DEVIL (2) film. Même Warren Oates malgré son inimitable naturel, n’arrive pas à donner la moindre épaisseur humaine à son rôle. On reconnaît également Loretta Switt de la série « MASH » et R.G. Armstrong qui joue – comme d'habitude – un shérif.

Alors bien sûr, le temps passe très lentement, on s’étonne même que le film fasse à peine 88 minutes. Et ce n’est pas la tôle froissée de la fin qui risque d’éveiller un soupçon d’intérêt, même si les cascades sont bien réglées. Seule la visite d’une Amérique profonde rarement vue au cinéma, peut intriguer.

Après le remarquable « L'HOMME SANS FRONTIÈRE », Fonda Jr. et Oates ont pas mal bourlingué ensemble. Ils auraient peut-être dû mieux choisir leurs films…

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:54

Tout le monde a été ravi d’apprendre que Jeff Bridges avait obtenu l’Oscar pour sa prestation dans « CRAZY HEART » et le plaisir est renforcé par la confirmation qu'il l’a bien mérité. Si le film en forme de ‘road movie’ semi musical n’a rien de révolutionnaire, il est transcendé par la performance de l’acteur qui chante lui-même – et très bien – les nombreuse chansons country et incarne sans pudeur ce presque vieillard insalubre, autodestructeur, gâchant son talent dans l’alcool.

Lent mais jamais ennuyeux, le film ressemble à un remake de « TENDER MERCIES » le film qui valut son Oscar à Robert Duvall (ici coproducteur !), jusque dans les moindres péripéties à peine transposées. Le vieil acteur tient d'ailleurs un petit rôle de patron de bar qui aide Bridges sans jamais le juger.

CRAZY HEART

Le scénario assez habile, amorce des catastrophes comme la mort inévitable du chanteur, la perte du petit garçon au centre commercial, l’accident de break, sans jamais aller jusqu'au bout. C'est une épée de Damoclès constamment au-dessus de la tête du vieux Bad Blake, qu'il a décidé d’ignorer jusqu'à l’extrême limite. En faisant ce choix de la sobriété, l’auteur évite complètement l’écueil du mélodrame.

Film modeste, humain et dépouillé, « CRAZY HEART » est un peu l’aboutissement du parcours atypique de Jeff Bridges. Pour qui l’a suivi depuis « FAT CITY » ou « LE CANARDEUR », il est tout de même très déstabilisant de le découvrir en vieil homme ventripotent à la barbe blanche…

« Tu le sais bien le temps passe, ce n’est rien », disait un autre chanteur.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:48

ULEE GOLD (1)Curieux film que « L’OR DE LA VIE », qu’on dirait écrit pour Clint Eastwood qui est « remplacé » par le fils d’Henry Fonda

Le scénario est un mélange pas toujours homogène de film d’auteur destiné au festival de Sundance et de polar classique. Victor Nuñez monte une mayonnaise en établissant leULEE GOLD personnage de Ulee comme un ‘viet vet’ taiseux devenu apiculteur, et le confronte à des dealers menaçant sa famille. Alors qu’on s’attend à un happening utilisant les aptitudes de l’ex-soldat dans son bayou natal, le scénario continue sa gentille progression molle, jusqu'à un dénouement tranquille où la seule effusion de sang est une blessure à l’épaule sans gravité. On ne s’attendait pas à « RAMBO », mais au moins à « LA HORSE » !

Toujours est-il que si « L’OR DE LA VIE » laisse indéniablement sur sa faim, Peter Fonda y trouve un de ses meilleurs rôles, celui d’un homme seul renfermé sur lui-même et son passé. À ses côtés, d’excellents acteurs inconnus parmi lesquels une toute jeune Jessica Biel en ado rebelle.

Grâce à ce film, on en apprend beaucoup sur le travail du miel, on voit de jolis paysages des Everglades et si on se laisse prendre par ce rythme lent et contemplatif, on peut même prendre un certain plaisir à voir se dérouler cette histoire en creux qui refuse obstinément tout spectaculaire. Un choix respectable, mais qui laisse sur une sensation d’inconsistance.

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:17

POIGNEE SALOPARDS (1)Il est fort à parier que nul n’aurait plus jamais entendu parler de « UNE POIGNÉE DE SALOPARDS », si Quentin Tarantino ne l’avait récemment remis au goût du jour en signant « INGLOURIOUS BASTERDS » qui n’en est pourtant pas le remake, mais qui POIGNEE SALOPARDSemprunte (et déforme) seulement son titre américain.

Film de guerre ‘spaghetti’, c'est une énième mouture des « 12 SALOPARDS », mâtinée de « DE L’OR POUR LES BRAVES », une trame que le réalisateur Enzo Castellari avait déjà usée dans plusieurs westerns.POIGNEE SALOPARDS (2)

Le film tient étonnamment bien le coup dans sa première moitié, par son côté « road movie », son humour potache et sa roublardise insensée (la baignade des Allemandes à poil dans la rivière sort carrément d’un autre film). Ensuite, on retombe dans des schémas plus « sérieux », et la longue séquence de l’attaque du train n’en finit pas de finir. En fait, « UNE POIGNÉE DE SALOPARDS » ressemble à un film U.S. fauché et en même temps à une grosse comédie du genre « LE MUR DE L’ATLANTIQUE », où ne manquerait que Bourvil.

Le casting réunit quelques costauds de l’époque, comme le blond Bo Svenson, le karatéka POIGNEE SALOPARDS (3)Fred Williamson dans un emploi à la Jim Brown, face à un mafioso calqué sur celui de John Cassavetes dans le film d’Aldrich. L’Anglais Ian Bannen vient jouer les officiers et notre Michel Constantin national, barbu, campe un résistant nommé… Véronique. Tout le monde semble bien s’amuser, et c'est justement cette bonne humeur qui rend le film sympathique et fait oublier ses (gros) manques.

« UNE POIGNÉE DE SALOPARDS » est connu sous une multitude de titres à travers le monde, mais c'est son titre U.S. qui prévaudra maintenant, pour sa similitude avec le film de Tarantino. Son exhumation inespérée et opportuniste, permet au moins de découvrir le film dans des conditions optimales.

POIGNEE SALOPARDS (4) 

À NOTER : la v.f. est quelque peu discutable, car Constantin à la voix si identifiable, ne s’est pas postsynchronisé lui-même, et Fred Williamson est doublé par… Jacques Balutin. Pas convaincant à 100% !
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 18:18

WAKE IN FRIGHT
Tourné en Australie, par le réalisateur canadien de « RAMBO », « RÉVEIL DANS LA WAKE IN FRIGHT (3)TERREUR » est un film excessivement étrange et dérangeant, qui a pour qualité principale de ne répondre à aucune attente, de ne sombrer dans aucun cliché, et donc de surprendre en permanence.WAKE IN FRIGHT (1)

Un jeune instit quitte son trou pour les vacances, et atterrit dans un trou encore plus paumé, où il perd aussitôt tout son argent. Pris en main par les « locaux », il régresse le temps d’un week-end, se soûle jusqu'à l’abrutissement total, égorge des kangourous, se clochardise à toute vitesse, et finit très probablement par se faire violer par un des ivrognes du coin, lors d’une beuverie dantesque et écœurante.

Le « trip » du pauvre protagoniste est un voyage au bout de l’enfer, d’une banalité à pleurer, une sorte de « WIZARD OF OZ » (d'ailleurs, les Australiens appellent leur pays Oz !) cauchemardesque, qui ne cède jamais à l’horreur WAKE IN FRIGHT (2)à l’inverse de l’excellent « WOLF CREEK » par exemple, mais montre à quel point le vernis de civilisation est ténu chez chacun d’entre nous.

La lenteur du film, le temps infini qu'il met à déployer sa thématique, peuvent paraître rébarbatifs, mais à partir de la scène de chasse (assez horrible, car les animaux sont réellement abattus, et agonisent sous nos yeux) on entre dans une dimension parallèle, au cœur même de ce qui différencie l'homme de la bête.

Gary Bond – qui évoque Peter O’Toole – est très bien, dans ce rôle complexe où tout passe par le langage corporel et les regards, Donald Pleasence est effrayant en dégénéré repoussant qui devient l’image du Diable, et on reconnaît un jeune Jack Thompson, en plouc imbécile gorgé de bière.

« RÉVEIL DANS LA TERREUR » est un film unique, qui donne à réfléchir, et qui laisse sur un malaise palpable.

 

À NOTER : disparu depuis longtemps, au point qu’on le croyait perdu à jamais, « WAKE IN FRIGHT » ou « OUTBACK », a récemment été restauré, et vient de sortir en Blu-Ray en Australie.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:59

On se souvient dans « THE PLAYER » d’Altman, la façon dont les scénaristes « vendaient » leurs idées au producteur. Eh bien, pour « NOT FORGOTTEN », on imagine très bien le pitch : c'est « A HISTORY OF VIOLENCE » rencontre « MAN ON FIRE ».

Fillette kidnappée, pays d’Amérique Latine (le Mexique), identité du héros révélée peu à peu avec son cortège de violences et de secrets, on est vraiment en terrain familier, et le film a des allures de polar des années 70. La réalisation est plutôt télévisuelle, encombrée de timides effets « à la Tony Scott » peu nécessaires, et l’histoire tient en haleine, malgré quelques raccourcis trop sévères.

Irremplaçable enquêteur de la série « THE MENTALIST », Simon Baker semble un peu trop cérébral, pour ce personnage à facettes, dont on a du mal à imaginer le passé, de par l’aspect physique de son interprète. La sublime Paz Vega elle, continue d’être sublime (on l'y encourage, d'ailleurs !), dans un rôle plus effacé. On retrouve l’odieux commissaire de la série « THE SHIELD », Benito Martinez, en flic local.

« NOT FORGOTTEN » est tiré par les cheveux, manque visiblement de moyens, mais quelques séquences de pure violence sont bien maîtrisées, l’ambiance glauque des bas-fonds mexicains est parfaitement rendue, et le background religieux, entre Santeria et Vaudou, fait planer un malaise constant au-dessus du film.

Un agréable thriller en somme, qui ne laissera probablement pas grand souvenir, mais qui rappelle l’excellent « ROLLING THUNDER » de Paul Schrader, toujours inédit en DVD.

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:11

Si son premier film « RESERVOIR DOGS » a toujours fait l’unanimité, depuis « PULP FICTION » c'est systématiquement la même rengaine : Tarantino est-il un génie ou un farceur ? Ses films sont-ils des monuments de sophistication ou des fourre-tout narcissiques et masturbatoires ? Son dialogue surabondant est-il éblouissant ou juste soporifique ?

Ce n’est pas avec « INGLOURIOUS BASTERDS » qu’on aura une réponse tranchée ! Sur 2 H 30, « QT » aligne de looooooongues séquences figées, où des personnages assis les uns en face des autres (dans une ferme, en forêt, dans un café, dans un bunker, dans un restaurant, etc.) échangent d’interminables répliques, jusqu'à la conclusion parfois explosive, parfois plate et décevante. En cela, « INGLOURIOUS BASTERDS » se rapproche du film à sketches, où il y a par définition à prendre et à jeter.

Le plaisir du film vient indéniablement des numéros de Christopher Waltz qui jouit visiblement de chaque seconde de présence à l’écran, dans un rôle de nazi cruel et mondain et de Brad Pitt en grande forme. Curieux d'ailleurs, que cet acteur irritant dans ses rôles de bellâtres, atteigne une certaine forme de génie dans les emplois de composition comme le serial killer de « KALIFORNIA » ou plus récemment le demeuré tête-à-claques de « BURN AFTER READING ». Ici, prognathe et l’air idiot, il joue un scalpeur d’Allemands (ce qu'il faisait déjà dans « LÉGENDES D’AUTOMNE ») avec une verve inouïe.

Le film s’achève par une réplique (« Je crois bien que je viens de signer mon chef-d’œuvre ») qui en dit long sur la modestie de l’auteur. Enseveli sous les clins d’œil plus ou moins lisibles, sous les hommages plus ou moins subtils, alternant les musiques de westerns italiens avec la chanson de David Bowie tirée de « LA FÉLINE », n’hésitant pas à faire massacrer tout l’État-Major allemand, Hitler compris, par ses héros, « INGLOURIOUS BASTERDS » amuse par ses côtés « couillons » et adolescents, fatigue par son auto-complaisance, endort par sa longueur injustifiée et confirme que Tarantino devrait peut-être revenir à un cinéma plus personnel comme « JACKIE BROWN », son film le moins aimé mais le plus mature.

Après, concernant ces « BASTERDS », c'est vraiment chacun ses goûts : Le film est  noté 8,5/10 sur IMDB ! Comme quoi...

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:47

« Cette femme tartare est pour moi. Et mon sang me dit : ‘Prends-la’ ! », cette fameuse réplique du « CONQUÉRANT », qui servit également comme phrase d’accroche sur une des affiches du film, donne le ton d’une des productions les plus glorieusement aberrantes d’Howard Hughes, restée célèbre pour de tristes raisons. Pendant le tournage dans le désert de l’Utah, les comédiens furent en effet exposés à des radiations dues à des essais nucléaires sur le site, et certains – dont les stars – y laissèrent leur santé.

Mais « LE CONQUÉRANT », réalisé par l’acteur Dick Powell, n’est pas que triste. Les extérieurs, les acteurs (John Wayne, Susan Hayward, William Conrad, Lee Van Cleef, Pedro Armendáriz, Leo Gordon, Ted de Corsia), la musique, les batailles à cheval, tout laisse à penser que nous sommes dans un bon vieux western des familles. Mais pas du tout ! Le film conte la vie d’un guerrier mongol nommé Temudjin, plus connu sous le nom de « Gengis Kahn ». Et qui tient le rôle ? Le « Duke », bien sûr ! Qui d’autre ?


Souvent cité comme une des plus ridicules erreurs de casting de l’Histoire du 7ème Art, il faut bien reconnaître que nous n’en sommes pas loin. Avec ses petites moustaches à la Fu-Manchu, ses chapeaux de fourrure, sa bonne bedaine et son accent traînant, Wayne est le plus improbable Mongol qu’on pouvait imaginer. Mais il n’est pas le seul à se ridiculiser : il faut voir Conrad (futur « CANNON » de la TV) plier une barre d’acier entre ses bourrelets, Van Cleef se lancer dans la danse la plus grotesque de mémoire de Mongol, Susan Hayward se trémousser lascivement devant Gengis, Agnès Moorehead (la belle-doche de « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE ») en duègne pénible… Ça n’arrête pas !

Si aujourd'hui, la vision du film fait rire de bon cœur, « LE CONQUÉRANT » était tout ce qu'il y a de sérieux, il y a un demi-siècle, et on a peine à imaginer qu’après cette débâcle, Wayne allait directement enchaîner avec son meilleur rôle, dans « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT ». Cet homme avait le sens du contraste.

Quoiqu’il en soit, le film – demeuré l’unique exemple de western mongol – est disponible en zone 2, depuis quelque temps déjà, dans une copie préférable au zone 1 qui est en 4/3, et c'est vraiment idéal pour une soirée entre amis.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 15:39

Au niveau du « pitch », ce n’est pas compliqué : c'est « PLUS JAMAIS » (où J-Lo jouait une femme battue), rencontre « L'HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DES CHEVAUX » de Redford. À la différence que si J-Lo est toujours battue, Redford lui, murmurerait plutôt à l’oreille d’un ours. Mais le concept du scénario est un peu trop opportuniste et plan-plan, et le nom du routinier Lasse Hallström à la réalisation, ne promettait rien de bien extraordinaire.

De fait, « UNE VIE INACHEVÉE » aligne les clichés et les scènes à faire sans le moindre complexe. Et pourtant… Le film est étonnamment agréable, parfois même touchant, et si Robert Redford a souvent tourné de bien meilleurs films, il a rarement été aussi impeccable qu’ici. Débarrassé de sa frange blonde, de son sourire « dents blanches », il fait preuve d’une belle densité humaine, et personnifie parfaitement l’esprit des pionniers obtus et taiseux, de l’époque du western. Son amitié avec Morgan Freeman, son employé physiquement ravagé par une attaque de grizzly, est belle et poignante, grâce à la complicité aveuglante des deux vedettes, qui s’étaient déjà croisées, il y a bien longtemps dans « BRUBAKER ».


Le point faible du casting, c'est bien sûr Jennifer Lopez, au jeu toujours incertain et hésitant, qui se fait bouffer toute crue par les « vieux », contrairement à la petite Becca Gardner, d’une rare justesse.

La symbolique de l’ours relâché, censé représenter le pardon, est bien lourdingue, et la punition du vilain boy friend tabasseur trop caricaturale, mais « UNE VIE INACHEVÉE » permet de respirer un bol d’air frais, dans les magnifiques paysages du Wyoming, de retrouver un Redford buriné et épaissi par les années, et de se délecter du numéro si bien maîtrisé de Freeman, qui a un très beau face à face avec « son » grizzly, vers la fin.

En laissant un peu son cynisme au placard, « UNE VIE INACHEVÉE » peut être un véritable plaisir… Pas sûr par contre, qu'il laisse énormément de souvenirs.


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