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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 12:26

CHACUN POUR SOI (1)

Mise en actualité d'un post édité en mars 2011, afin de coller à la sortie française du DVD.

 

Le scénario de « CHACUN POUR SOI » est une variation sur le thème du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE ». À savoir la fièvre de l’or et ses conséquences sur l’âme humaine.

Sous ses dehors de ‘spaghetti western’, le film de Giorgio Capitani va bien plus loin qu’unCHACUN POUR SOI simple film de genre et une fois le quatuor d’associés-ennemis lancés à la recherche de la mine, l’aventure se résume à une pièce de théâtre à ciel ouvert, une étude CHACUN POUR SOI (2)étouffante sur l’avidité, l’obsession et la paranoïa.

« CHACUN POUR SOI » pousse le bouchon très loin, puisque tous ses personnages sans exception sont de tristes individus, allant du pathétique au répugnant. À peine pourra-t-on ressentir quelque empathie pour Gilbert Roland, pistolero malade mais élégant. Et encore ! Van Heflin, l’autre vétéran américain du casting, joue à contremploi un prospecteur tanné par le soleil, un ivrogne braillard et matois, jamais attachant. George CHACUN POUR SOI (3)Hilton est ambigu à souhait en bellâtre formant un couple des plus étranges avec « le blond », serial killer de l'Ouest déguisé en prêtre, vicieux et efféminé, qui le domine complètement. Avec une telle description, facile de deviner qui tient ce rôle : Klaus Kinski, dans une de ses meilleures apparitions dans le genre. Relativement sobre, le teint blême, il campe cet assassin reptilien avec une sorte de morgue rentrée, mais nous offre un ‘Klaus moment’ comme on les aime, lors d’un déluge de pluie où il se roule parterre en hurlant de rire. On se croirait dans « L’EXORCISTE » ! Il ajoute au film un grain de folie et de machiavélisme bienvenu.

CHACUN POUR SOI (4)

Le film est bien construit en trois actes distincts. C'est une sorte d’aller-retour en enfer rigoureusement mené, qui ne cède pas aux tics habituels du western italien et se concentre sur l’évolution des personnages. Un vraiment beau travail, si l’on excepte des coups de zoom très vilains et une BO lancinante et trop invasive. Mais bon... C'est d'époque !

 

À NOTER : le film est récemment sorti en DVD en Allemagne sous le titre « DAS GOLD VON SAM COOPER », dans une belle copie 16/9 en langues allemande, italienne et anglaise, recomposée à partir d’éléments disparates, puisque le générique est en… français et que des séquences ont été réintroduites uniquement sous-titrées en italien.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KLAUS KINSKI
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:25

EPHRONNous apprenons la mort à l’âge de 71 ans de Nora Ephron, auteur de comédies à succès comme « QUAND HARRY RENCONTRE SALLY… », pour lequel il lui sera beaucoup pardonné, même le remake U.S. du « PÈRE NOËL EST UNE ORDURE » et celui terrifiant de « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE ».

Elle réalisa elle-même – sans génie – huit films dont le plus mémorable demeure « NUITS BLANCHES À SEATTLE », mais son plus bel accomplissement est « LA BRÛLURE » son livre de souvenirs dont fut tiré un film avec Meryl Streep qui tenait son rôle.

R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:42

Allez ! Après Charley et Lee, pas de raison que Klaus Kinski n’ait pas droit lui aussi à sa filmo Blu-ray sur « WWW ».

Sur le support HD capable de donner un coup de jeune phénoménal à des classiques parfois poussiéreux, on peut ainsi trouver « DOCTEUR JIVAGO » et « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », dans lesquels Klaus ne fait que passer. Mais avec quelle présence ! Nos amis américains viennent d’éditer un magnifique « EL CHUNCHO ». On trouve « NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT » chez nous et nos voisins allemands ont sorti récemment « MORT D’UN POURRI » (pourquoi pas nous ?).

BLU KK

Mais la grande nouvelle bleue concernant l’ami KK vient encore d’Allemagne, son pays d’adoption, puisque cet été va sortir un coffret de l’intégrale Kinski-Werner Herzog en Blu-ray. Et la présence de « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » et de « WOYZECK » justifierait à elle seule l’achat de ces cinq films inégaux. Nous n'aurons donc qu'un mot à dire : Yessss !!!

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:30

CONFLICTOn peut aisément confondre « LA MORT N’ÉTAIT PAS AU RENDEZ-VOUS » et « LA SECONDE Mme CARROLLS » tourné deux ans plus tard, car les deux films offrent à Humphrey Bogart à peu près le même rôle d’assassin d’épouse et pour faire bonne mesure, la même partenaire : Alexis Smith. La seule – mais importante – différence, est que ce film-CONFLICT (1)là est entièrement écrit du point de vue du meurtrier, alors que le suivant sera vu à travers les yeux de sa nouvelle épouse.

Drôle d’idée d'ailleurs, d’imaginer ‘Bogie’ dans cet emploi de bourgeois malmené par sa mégère de femme. À l’aise dans son rôle archétypique d’aventurier misanthrope, cynique et sentimental, l’acteur n’était pas le roi de la composition et il paraît souvent mal à l'aise en époux amer, calculateur qui tue sa femme pour convoler avec la jeune sœur de celle-ci. Quand la morte revient le hanter, Bogie panique : est-ce un fantôme ? Est-elle toujours vivante ? Est-il le jouet d’une machination ? Il ne faut pas être un grand spécialiste du polar pour deviner le fin mot de l’histoire et la « chute » tombe complètement à plat. Se peut-il que quelqu’un ait été surpris en 1945 ? Dans ce cas, on était bien naïf, en 1945 !

Soigneusement réalisé, le film ne passionne guère. Surtout, nous l’avons dit, parce que Bogart n’est pas tout à fait lui-même. Malgré son imper mastic et son chapeau habituels, il se contente d’écarquiller les yeux à intervalles réguliers, de crisper les mâchoires pour transmettre les angoisses de son personnage. Mais tout cela semble artificiel et forcé. On le préfère définitivement en ‘privé’ ou en patron de boîte de nuit marocaine ! À ses côtés, dominant un casting extrêmement faible, on retrouve un de ses partenaires familiers, le « fat man » Sidney Greenstreet, qui cabotine aimablement dans un rôle absurde de psychanalyste amateur de roses.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 06:29

Dans un souci d’équité et pour ne pas créer de tensions inutiles qui pourraient bêtement dégénérer, « WWW » après avoir exploré la filmo Blu-ray de Charles Bronson, se devait de faire de même avec celle de l’autre tête de gondole du blog, c'est-à-dire l’immense Lee Marvin.

Celui-ci est moins gâté par le support – pour l’instant – même si on peut trouver quelques perles : nos amis anglo-saxons viennent de rééditer le classique « RÈGLEMENT DE COMPTES ». On a également accès à « OURAGAN SUR LE CAINE » (mais il n’y tient qu’un petit rôle), « LES COMANCHEROS » (même punition), « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » sorti tout récemment, « LES PROFESSIONNELS », « 12 SALOPARDS » (uniquement aux U.S.A.), « CHASSE À MORT » (en Allemagne) et… that’s all folks !

BLU LEE

Croisons donc les doigts en espérant « UN HOMME EST PASSÉ », « LE POINT DE NON-RETOUR » ou « DUEL DANS LE PACIFIQUE » qui devraient grandement bénéficier de la HD.

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 05:03

Shirley Anne Field est une très belle et racée comédienne anglaise des années 60, qui tourna des films ambitieux comme « LE VOYEUR » ou « SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN », puis fut deux fois la partenaire de Yul Brynner dans « CHÉRIE, RECOMMENCONS » et « LES ROIS DU SOLEIL », croisa McQueen dans « L'HOMME QUI AIMAIT LA GUERRE ». Elle fut une des conquêtes de Michael Caine dans « ALFIE LE DRAGUEUR » et achève sa carrière à la TV où elle est toujours active.

Aujourd'hui, elle fête ses 74 ans. Happy birthday, Shirley Anne.

FIELD

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:00

Dans la mouvance des films américains sur la délinquance juvénile, les quartiers chauds et le rock’n roll naissant, « VIOLENT PLAYGROUND » en est un pendant anglais, situé à Liverpool qui vaut bien le Bronx.

Réalisé par l’efficace Basil Dearden, ce drame policier et social souffre d’un ton empesé et d’un agaçant prêchi-prêcha, d’un manque de dynamisme dommageable dans les séquencesVIOLENT PLAYGROUND (1) d’action, mais il est sauvé par deux excellents comédiens qui donnent le meilleur d’eux-mêmes : Stanley Baker, sorte de morphing entre Lino Ventura et Sean Connery, qui campe un flic dur-à-cuire muté dans une brigade vouée à la jeunesse et qui apprend la tolérance et l’empathie. Il tire le maximum d’un rôle très aseptisé grâce à la tension interne qu'il ne relâche jamais. Face à lui, le tout jeune David McCallum étonnant en loubard tourmenté et fragile, sorte de version britone de James Dean, un pyromane avide de reconnaissance médiatique. Il est parfait dans le dernier quart du film, alors qu'il retient les enfants d’une école maternelle en otages, mitraillette à la main. En curé lugubre et moralisateur, on reconnaît Peter Cushing, plus habitué à jouer les chasseurs de croque-mitaines pour la Hammer.

Bien sûr, « VIOLENT PLAYGROUND » a beaucoup vieilli, énormément même, et certains moments prêtent à rire : la « danse de sauvages » pendant laquelle les ‘djeuns’ gominés entrent en transe est un grand moment de kitscherie involontaire, par exemple. Mais on sent un vrai refus du manichéisme, une relative finesse dans l’écriture des protagonistes et un réalisme constant dans la description des décors. Une sorte de « GRAINE DE VIOLENCE » anglais en somme, qui annonce aussi « LE TEMPS DU CHÂTIMENT » tourné aux U.S.A. deux ans plus tard.

VIOLENT PLAYGROUND

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 09:08

De retour de vacances, « WWW » se devait de replonger tête baissée dans les problèmes cruciaux de la réalité quotidienne et de répondre sans détour aux questions essentielles – voire vitales – que se posent ses visiteurs. Sans fard, sans faux-semblant, sans détour.

Par exemple ? La présence de notre mascotte Charley Bronson dans le monde en expansion du Blu-ray. Qu’en est-il ? L’ami Bronson va-t-il parvenir à trouver sa place dans un nouveau support après le 35 MM, la VHS, la LaserDisc et le DVD ? Où en sommes-nous aujourd'hui, toutes contrées confondues ?

CB BLU

Les deux westerns « mexicains » « VERA CRUZ » et « LES 7 MERCENAIRES » sont trouvables un peu partout. « 12 SALOPARDS » est édité aux U.S.A., « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » est le plus diffusé de tous, on trouve « CITÉ DE LA VIOLENCE » aux U.S.

L’Allemagne a sorti en exclusivité « LE FLINGUEUR », « MISTER MAJESTYK », « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES », « CHASSE À MORT » et « CABO BLANCO ». De vrais aficionados !

On annonce pour très bientôt la ‘franchise’ des « JUSTICIER DANS LA VILLE » en Angleterre et on espère incessamment « LA GRANDE ÉVASION ».

Elle est pas bleue, la vie ?

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 06:35

Son physique de ‘tough guy’, son visage grêlé, sa personnalité glaçante auraient probablement été plus à leur place dans le cinéma des années 50. Acteur « à tronche », Robert Davi a toujours beaucoup tourné, souvent des rôles de méchants, avec une forte présence, mais sans le petit truc en plus qui aurait pu faire de lui un autre Tommy Lee Jones.

Il joue les gangsters dans « HAUT LES FLINGUES ! » et « LE CONTRAT », un agent du FBI borné dans « PIÈGE DE CRISTAL », le Némésis de 007 dans « PERMIS DE TUER », un commissaire dans « PREDATOR 2 ». Il joua également un flic pendant quatre ans dans la série « PROFILER ». Il se consacre au petit écran et aux DTV.

Aujourd'hui, il fête ses 61 ans. Happy birthday, Robert.

DAVI

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:53

Littéralement sorti de nulle part, vendu comme un vulgaire DTV avec flic, serial killer et blonde sulfureuse, une ‘tagline’ qui tue et un titre français tenant du pur n'importe quoi, « TRAQUÉS » n’a rien pour attirer le chaland. Enfin, si… La présence de Russell Crowe au générique intrigue tout de même. On ne le savait pas (encore) obligé de tourner des séries B alimentaires…

Un coup d’œil plus attentif nous apprend que le réalisateur a fait ses armes dans un suspense médiiocre avec De Niro et a tourné des épisodes de séries TV à la mode. En fait, contre toute attente, « TRAQUÉS » n’a rien d’un DTVTRAQUES d’action. C'est une sorte de ‘road movie’ existentiel, dans lequel l’auteur s’amuse à prendre des archétypes du polar pour les tordre et les retourner : Crowe joue un flic, oui. Mais un semi-retraité complètement lessivé et dépressif, dont la femme végète dans un coma dépassé et qui colle aux basques d’un tueur presque par désœuvrement. Jon Foster n’a rien d’un tueur en série de cinéma : c'est un jeune psychopathe placide et plutôt séduisant, incapable de résister à ses pulsions homicides. Mais celle qui vaut qu’on voie absolument ce film, c'est Sophie Traub, une inconnue saisissante, incarnant une « pauvre fille » à la fois ravissante et ingrate, lumineuse et instable, qui s’accroche au tueur, en espérant qu'il lui donnera un jour le « baiser de la mort ». Magnifique numéro d’équilibriste, qui culmine à la fin dans une scène au milieu d’un lac. On entendra sûrement reparler de l’étonnante Sophie. On retrouve avec plaisir Laura Dern dans un second rôle de tante inquiète.

Bien filmé, sans aucun effet ostentatoire, monté avec fluidité, d’une lenteur délibérée et parfaitement maîtrisée, « TRAQUÉS » sans être un grand film, parvient à happer le spectateur dans son rythme de mauvais rêve et à l’emmener sans brutalité jusqu'à son dénouement inévitable. À voir donc, en oubliant son regrettable ‘packaging’. Pour l’admirateur découragé de Russell Crowe, c'est un véritable souffle d’air frais, au milieu de ses dernières prestations bouffies : l’acteur n’a pas été aussi bon et concerné depuis bien longtemps. À découvrir.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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