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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:00

Anthony Mann débuta en réalisant des ‘films noirs’ dont certains sont devenus des petits classiques. Il tourna des ‘epics’, mais s’il a marqué les esprits cinéphiles, c'est par son parcours westernien.

Il a défendu la cause indienne dans « LA PORTE DU DIABLE », fait de James Stewart – et ce n’était pas gagné ! – une icône du genre et a signé quelques chefs-d’œuvre parmi lesquels le noir et obsédant « L'HOMME DE L’OUEST ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 106 ans. Happy birthday, Mr Mann.

MANN

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:59

Kenneth Branagh à pied d’œuvre pour tourner un film de superhéros Marvel ? L’idée peut sembler incongrue, mais au vu du résultat, on comprend vite que Stan Lee et Shakespeare présentent plusieurs points communs.

« THOR » déborde d’allusions à la mythologie et à l’œuvre du grand Will. Odin, sous les THORtraits d’Anthony Hopkins est une sorte de mélange de King Lear et de Prospero. Étonnant d'ailleurs de voir à quel point Hopkins a hérité de tous les rôles qu’auraient pu tenir Sean Connery ou Charlton Heston en leur temps. Thor et son « frère » Loki, semblent échappés de « HAMLET » (en plus musclés).

Étonnamment, la mayonnaise prend. D’abord parce que le scénario est loin d’être idiot, que les péripéties s’enchaînent sans arrêt mais jamais gratuitement et parce que le film étant focalisé sur l’évolution de son héros, on reste accroché : du belliqueux crétin du début, Thor apprend – au contact des humains, on aura tout vu ! – à devenir humble et réfléchi. Chris Hemsworth, sorte de clone de Brad Pitt dans « TROIE », rend le personnage concret et attachant, sans se départir de son air benêt. Face à lui, Natalie Portman et Stellan Skarsgård sont clairement surqualifiés pour des rôles simplistes et sans épaisseur. On retrouve avec plaisir l’immense Idris Elba dans un personnage énigmatique de sentinelle cosmique omnisciente. On a même le plaisir de revoir la toujours belle René Russo.

Les F/X sont irréprochables, les géants de glace sont plutôt impressionnants, les batailles bien réglées. À peine pourra-t-on chipoter sur le décor de la petite ville où a lieu l’essentiel de l’action terrienne, et qui paraît réduire notre planète à un coin perdu du Nouveau-Mexique.

On ne s’ennuie pas une seconde à la vision de « THOR » ce qui est déjà un exploit en soi, et surtout on a la satisfaction de n’être pas pris pour des bouffeurs de pop-corn analphabètes par les auteurs, ce qui en fait une belle réussite du genre. Merci pour nous.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:07

AFRAID TV (1)« DON’T BE AFRAID OF THE DARK » est un des rares téléfilms des seventies à être passé à la postérité en devenant quasi-culte et en inspirant des années après sa diffusion un remake cinéma. D'ailleurs, cela ressemble davantage à une série B qu’à un produit télé lambda, ceci expliquant probablement cela.

Passé l’intérêt rétrospectif de voir de quoi sont partis les auteurs du remake et de mesurer AFRAID TVleur (beau) travail d’adaptation, qu’en est-il de cet original ? Force est de reconnaître en premier lieu ses défauts : une vilaine photo de série TV, un scénario éhontément étiré alors qu'il aurait été un parfait 26 minutes pour « TWILIGHT ZONE », un dialogue d’une platitude inouïe. Alors d’où vient sa réputation ? De quelques détails : la voix des « créatures » chuchotant : « Sally ! Sally ! We want you, Sally ! », une litanie aussi glaçante que la petite voix de l’insecte mutant dans « LA MOUCHE NOIRE ». Et puis le look des monstres en question, petits gnomes à fourrure au faciès de momies énervées. À la fois ridicules et étrangement dérangeants. Cela n’empêche évidemment pas les maigres 74 minutes du film de sembler parfois très longues et de juger le décor –AFRAID TV (2) pourtant primordial – pauvret et sans mystère, mais il serait malhonnête de nier au film un certain pouvoir de fascination, envers et contre tout.

Kim Darby, l’ex-héroïne de « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF » joue donc ‘Sally’ (qui sera une fillette dans le remake), une jeune femme pas très heureuse en ménage, harcelée par des gremlins insistants. Elle n’arrive pas vraiment à susciter la sympathie, pas plus que Jim Hutton en époux incrédule et borné.

À resituer dans son contexte donc, pour en apprécier les qualités et certainement à voir en double-programme avec le film de 2011, car le jeu des différences s’avère tout à fait intéressant et instructif.

 

À NOTER : le téléfilm fut diffusé en France sous le titre (trop) explicite « LES CRÉATURES DE L’OMBRE ».

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:12

Qu'il joue un pirate acrobate, un prince sicilien, un militaire fasciste, un Apache ou n'importe quoi d’autre, Burt Lancaster a toujours été un des plus grands acteurs du cinéma américain. Il est normal qu'il ait lui aussi sa filmo Blu-ray sur « WWW », car franchement… il le vaut bien.

BLU BURT

« VERA CRUZ » est dispo aux U.S.A., ainsi que « LE GRAND CHANTAGE » chez Criterion, on trouve « LE VENT DE LA PLAINE » dans nos contrées, ainsi que le sublime « GUÉPARD » dans tous ses différents montages (italien, français et américain). « LES PROFESSIONNELS » bénéficie d’une copie incomparable, « LES CHASSEURS DE SCALPS » est trouvable en Allemagne, « AIRPORT » est annoncé pour bientôt, « 1900 » est sorti en Amérique et « LA PEAU », dans lequel il n’apparaît que très peu, est disponible chez nous.

On peut également trouver à droite et à gauche et en import « JUSQU'AU BOUT DU RÊVE », « L’ÎLE DU DOCTEUR MOREAU » et « VIOLENCE ET PASSION ».

Il y a encore du boulot, mais c'est un bon début !

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:43

Pour parler honnêtement de « VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE », il faudrait pouvoir se redémarrer soi-même comme un ordinateur, programmer un ‘reboot’ de sa personnalité et revenir en pré-ado amateur de jeux vidéo en 3D. Là et seulement là, on pourrait VOYAGEéventuellement se faire une opinion à peu près juste d’un tel film.

Car cette lointaine adaptation de Jules Verne, qui donna déjà lieu à un petit classique dans les sixties, n’est fondamentalement qu’une bande-démo du cinéma en relief. Le scénario n’est qu’un prétexte à F/X, à séquences d’action, à décors entièrement recréés. Le film est donc plongé dans une totale irréalité, on ne sent jamais le moindre danger, la plus petite empathie pour les personnages, car malgré ses efforts, on sent constamment le tournage sur fond vert : l’eau ne mouille pas, les dinosaures semblent échappés d’une pub, les petits oiseaux fluo renvoient à Walt Disney. Bref, tout cela est impalpable, inexistant, virtuel de A jusqu'à Z. Mais comme il faut toujours trouver quelque chose de positif à mettre à l’actif d’une œuvre, disons que l’idée d’adaptation n’était pas mauvaise : les explorateurs découvrent que le roman de Verne était en fait basé sur un témoignage réel et ils l’utilisent quasiment comme un guide du routard. C'est amusant.

Brendan Fraser qui fut jadis un acteur valable, comme il le prouva dans « GODS AND MONSTERS » ou « UN AMÉRICAIN BIEN TRANQUILLE », rejoint ici la cohorte des acteurs-à-tout-faire hollywoodiens, globuleux et grimaçant, dans la noble lignée des Nicolas Cage ou Vin Diesel. Quant à ses partenaires, tirons un voile pudique sur leurs prestations.

Un conseil donc : si vous avez plus de neuf ans, débranchez votre cerveau, oubliez qu’un film a besoin d’un scénario, de comédiens et de mise en scène et plongez-vous là-dedans comme on lit une BD bariolée pour faire passer le temps pendant un long trajet en train. C'est le mieux qu’on puisse faire.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 06:11

Ian Bannen est un acteur anglais des sixties souvent venu tourner dans des productions U.S., où son ironie, son élégance parfois inquiétante firent merveille. Il joue à ses débuts de nombreux militaires dans des productions britanniques, avant d’éclater dans « LA COLLINE DES HOMMES PERDUS » dans un rôle complexe de gardien de bagne humain mais pleutre. Il tourne deux fois avec Aldrich : un des naufragés du désert dans « LE VOL DU PHÉNIX », un des commandos – le fou furieux – de « TROP TARD POUR LES HÉROS ».

On le retrouve officier de cavalerie dans « LES DYNAMITÉROS », en méchant espion dans « LE PIÈGE », en cocu dans « LE VOYAGE », tout à fait malsain en serial killer dans « THE OFFENCE » où son duo avec Sean Connery est magistral.

Bannen est excellent en concurrent beau-joueur dans « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE », en déserteur en fuite dans « INGLORIOUS BASTARDS », en chef des services secrets dans « L’ARME À L’ŒIL », en officier dans « GANDHI », en commissaire moscovite dans « GORKY PARK », en grand-père sanguin dans « HOPE & GLORY », puis « FATALE ».

BANNEN

À noter que Bannen apparaît méconnaissable dans « BRAVEHEART » en noble dévoré par la lèpre. Il est étonnamment drôle en grigou dans « VIEILLES CANAILLES » et meurt dans un accident de voiture, peu après ce regain de succès, à l’âge de 71 ans.

À la TV, on le voit en Angleterre, dans les séries « DOCTOR FINLAY » et « THE POLITICIAN WIFE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 84 ans. Happy birthday, Mr Bannen.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:52

« THE MAUD FRAZER STORY » est le premier des quatre épisodes de « LA GRANDE CARAVANE » que Barbara Stanwyck tourna en ‘guest star’, à l’instar de sa collègue et rivale Bette Davis.

Dès les premiers plans où elle apparaît, superbe quinquagénaire filiforme, la « reine de la prairie » s’impose dans un rôle manifestement écrit pour elle : la femme d’un guide de caravane manipulant celui-ci pour aller chercher une mine d’or, au péril de la sécurité du convoi. À la suite d’une attaque d’Indiens, tous les hommes sont tués et Stanwyck doit mener les survivantes, qu'elle mène à la baguette, à San Francisco. Seulement voilà, elle veut toujours aller à la mine et tente de séduire Robert Horton, héros de la série venu la secourir. Quand celui-ci lui fait remarquer qu'elle n’a pas porté longtemps le deuil de son mari, la ‘queen’ répond : « Je ne l’ai jamais aimé. C'était une lavette. Je n’aime pas les lavettes ! ». Difficile de faire plus stanwyckien !

WAGON stanwyck

Avec ses chapeaux noirs, sa moue méprisante, sa voix légèrement cassée, la comédienne s’épanouit dans cet emploi de manipulatrice dure et amorale. Son revirement final n’en est que plus absurde et improbable. Mais quoi ! On est à la télé, pas chez Billy Wilder… Notons tout de même les laïus très MLF que ‘Maud Frazer’ déclame au coin du feu, pour motiver sa troupe de veuves.

Curieusement, l’épisode ne mentionne pas le nom du réalisateur.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:37

« WWW » ne voit pas de raison pour laquelle Lee Van Cleef, l’autre Lee emblématique du blog, n’aurait pas lui aussi droit à sa filmo bleue, après Charles Bronson, Lee Marvin et Klaus Kinski. La voici donc…

BLU LVC

« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » s'apprête à sortir aux U.S.A. en Blu-ray. On saute ensuite une bonne décennie pour tomber sur « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » et « LA CONQUÊTE DE L’OUEST » où Lee n’apparaît que fugitivement. « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » sont disponibles partout (Van Cleef est doublé par un autre comédien dans certaines séquences du director’s cut définitif du second).

Un grand vide pour ce qui est de la filmo ‘spaghetti western’ du ‘Cattivo’ en Blu-ray, ce qui est contrariant, concernant quelques titres indispensables. On trouve par contre « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES » et « NEW YORK 1997 ».

Peut – et doit ! – mieux faire !

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 07:09

Faut-il être amoureux de la sublime Paulette pour s’infliger jusqu'au bout un film comme « L’OR DU CIEL » quand on n’est pas spécialement fan de ‘musical’ et que Jimmy Stewart a tendance à nous taper sur les nerfs !

Malgré ses (lointains) relents de Capra ou Lubitsch, ce film pénible commence pourtant plutôt bien, dans la bonne humeur et le pittoresque. Mais rapidement, le but de l’entreprise se fait jour : il s’agit en fait de mettre en valeur un groupe de musiciens et chanteurs populaires à l’époque, sortes d’équivalents de nos ‘Compagnons de la Chanson’ made in France. La moitié du métrage est donc occupée par leurs numéros musicaux auxquels les deux stars en titre ne font qu’assister d’un air béat, l’autre moitié est squattée par l’insupportable cabot qu’est Charles Winninger, jouant un vieux capitaliste atrabilaire sans la moindre retenue.

POTOGOLD

Que reste-t-il au couple vedette, alors ? À vrai dire, pas grand-chose… Stewart n’a peut-être jamais été aussi mauvais, accumulant les ‘double takes’, les mimiques pataudes, les grommellements, avec la subtile finesse d’un Fernandel yankee. C'est encore pire pour notre chère Paulette Goddard, qui n’a strictement RIEN à faire, à part afficher son éblouissant sourire et esquisser quelques pas de danse en poussant la chansonnette. Ce ne sont manifestement pas eux qui ont intéressé le réalisateur, qui s’est concentré sur les séquences musicales tournées invariablement en plans larges sans vigueur et sur des seconds rôles lâchés en roue-libre.

Ceci dit, il est possible qu’un amateur de comédies musicales et un complétiste de James Stewart ait un regard diamétralement opposé sur ce film.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 06:00

Kathy Bates fait partie de ces comédiennes marquées au fer rouge par un seul et unique rôle. Dans son cas, ce fut celui d’Annie Wilkes la folle furieuse de « MISERY », qu'elle incarna de traumatisante manière. Elle tenta de réitérer l’exploit en jouant une autre héroïne de Stephen King dans « DOLORES CLAIBORNE », mais en vain. Annie elle était, Annie elle restera à jamais.

Elle tourne beaucoup, apparaît dans des blockbusters comme « TITANIC » ou des films indépendants comme « M. SCHMIDT ». Elle fut excellente dans la série « SIX FEET UNDER ».

Aujourd'hui, elle fête ses 64 ans. Happy birthday, Annie – enfin… Kathy.

BATES

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